[revue-presse-FNH] Petite revue de presse centrée sur aléas climatiques, émissions de GES, dérèglement climatique, Accord de Paris & COP25 + 1 publication (lundi 4 novembre)

Florence de Monclin f.demonclin at fnh.org
Lun 4 Nov 07:49:19 CET 2019


Bonjour à tous,

Un petit tour d'horizon avec deux possibilités d'accès aux dépêches et articles suivants : 
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1- Mayotte menacée par la montée des eaux <https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/22/mayotte-menacee-par-la-montee-des-eaux_6016500_3244.html>, Le Monde, maj le 23/10/19 à 17h47
2- Trois morts et de gros dégâts matériels après les orages dans le sud <https://www.lepoint.fr/societe/trois-morts-dans-les-intemperies-du-sud-de-la-france-24-10-2019-2343368_23.php>, AFP, 24/10/19, 18:00
3- Un violent incendie se propage au milieu des vignobles californiens <https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/californie-un-violent-incendie-se-propage-au-milieu-des-vignobles-de-sonoma-6581187>, AFP, 25/10/19, 01:00
4- Convention citoyenne sur le climat : deuxième week-end de travaux <https://www.geo.fr/environnement/convention-citoyenne-sur-le-climat-deuxieme-week-end-de-travaux-198285>, AFP, 25/10/19, 13:00
5- Climat : le Fonds vert revitalisé malgré le désengagement de Trump <https://www.geo.fr/environnement/climat-le-fonds-vert-revitalise-malgre-le-desengagement-de-trump-198296>, AFP, 25/10/19, 18:00
6- Réchauffement climatique : Ces pays qui voient le dérèglement comme une aubaine <https://www.20minutes.fr/planete/2636867-20191025-rechauffement-climatique-pays-voient-dereglement-comme-aubaine>, 20 Minutes, 25/10/19, 19h41
7- Japon : dix morts et trois disparus dans des pluies diluviennes <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/japon-dix-morts-et-trois-disparus-dans-des-pluies-diluviennes_138601>, AFP, 26/10/19, 11:00
8- Sergio Coronado : « La COP25 ne peut pas se tenir dans un pays, le Chili, en état de siège » <https://reporterre.net/Sergio-Coronado-La-COP25-ne-peut-pas-se-tenir-dans-un-pays-le-Chili-en-etat-de-siege>, Reporterre, 26/10/19
9- Sécheresse : l'Etat reconnait l'état de catastrophe naturelle dans dix villes du Rhône <https://www.bfmtv.com/planete/secheresse-l-etat-reconnait-l-etat-de-catastrophe-naturelle-dans-dix-villes-du-rhone-1795324.html>, BFMTV, 28/10/19, 12h41
10- L'homme qui prêchait pour le climat dans le métro new-yorkais <https://www.dailymotion.com/video/x7n67bk>, AFP, 28/10/19, 22:00
11- Viande, avion ou épargne... ce test va vous aider à réduire votre empreinte carbone <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/viande-avion-ou-voiture-polluez-vous-plus-ou-moins-que-la-moyenne-francaise-147823.html>, Novethic, 28/10/19
12- Tribune. « Ensemble, nous pouvons éviter que les aléas climatiques se transforment en catastrophes » <https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/28/ensemble-nous-pouvons-eviter-que-les-aleas-climatiques-se-transforment-en-catastrophes_6017248_3212.html>, Le Monde, maj le 29/10/19 à 07h13 
13- En proie à la sécheresse, l’Afrique du Sud impose des restrictions d’eau dans les grandes villes <https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/29/en-proie-a-la-secheresse-l-afrique-du-sud-impose-des-restrictions-d-eau-dans-les-grandes-villes_6017287_3212.html>, Le Monde avec AFP, 29/10/19, 09h34
14- 300 millions de personnes menacées par la montée des océans d'ici 2050 selon une étude <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/mers-et-oceans/300-millions-de-personnes-menacees-par-la-montee-des-oceans-d-ici-2050-selon-une-etude_138669>, AFP, 29/10/19, 19:00
15- Finance et risques climatiques, l’impossible équation ? <https://theconversation.com/finance-et-risques-climatiques-limpossible-equation-125392>, The Conversation, 29/10/19, 20:32
16- Greta Thunberg refuse un prix pour l'environnement <https://information.tv5monde.com/info/greta-thunberg-refuse-un-prix-pour-l-environnement-329411>, AFP, 29/10/19, 23:00
17- Reportage. En Centrafrique, Bangui victime des inondations <https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/29/en-centrafrique-bangui-ravagee-par-des-inondations_6017347_3212.html>, Le Monde Afrique, maj le 30/10/19 à 04h22
18- Après le renoncement du Chili, la COP25 sur le climat peut-elle être organisée ailleurs ? <https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/30/secoue-par-une-violente-crise-sociale-le-chili-renonce-a-organiser-la-cop25_6017460_3244.html>, Le Monde, 30/10/19, 16h12
19- Climat : ExxonMobil défendu au tribunal par son ex-PDG et secrétaire d'Etat <https://information.tv5monde.com/info/climat-exxonmobil-defendu-au-tribunal-par-son-ex-pdg-et-secretaire-d-etat-329592>, AFP, 30/10/19, 23:00
20- Antarctique : on sait pourquoi les plateformes de glace fondent rapidement <https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-antarctique-on-sait-plateformes-glace-fondent-rapidement-42607/>, Futura-sciences, 30/10/19
21- Envie de travailler pour le climat ? Voici les cinq métiers qui recrutent <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/les-metiers-lies-au-climat-qui-recrutent-147792.html>, Novethic, 30/10/19
22- Près de 200 communes reconnues en état de catastrophe naturelle à cause des intempéries <https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/31/pres-de-200-communes-reconnues-en-etat-de-catastrophe-naturelle-a-cause-des-intemperies_6017551_3244.html>, Le Monde avec AFP, 31/10/19, 10h23
23- Les Etats-Unis toujours dans l'accord de Paris, mais plus pour longtemps <https://information.tv5monde.com/info/les-etats-unis-toujours-dans-l-accord-de-paris-mais-plus-pour-longtemps-329977>, AFP, 02/11/19, 09:00
24- La côte atlantique balayée par Amélie, 140.000 foyers sans électricité <https://www.courrier-picard.fr/id47070/article/2019-11-03/la-cote-atlantique-balayee-par-amelie-140000-foyers-sans-electricite>, AFP, 03/11/19, 14:00
En images
25- Chili : le réchauffement climatique a rayé un lac de la carte <https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/chili-le-rechauffement-climatique-a-raye-un-lac-de-la-carte_3679121.html>, France 2, journal de 13h, 28/10/19
26- Réchauffement climatique : la montée des eaux menace des régions entières <https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/rechauffement-climatique-la-montee-des-eaux-menace-des-regions-entieres_3679113.html>, France 2, journal de 13h, 28/10/19
Une publication
27- Climat, ne regardons plus ailleurs <https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/24/climat-ne-regardons-plus-ailleurs_6016707_3232.html>, Le Monde, 24/10/19, 09h42

Bien à vous,
Florence

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CHIFFRES DU JOUR : — Plus de 80 % des villages de Mayotte sont situés en bord de mer. Ces villages se sont constitués dans l’anarchie, ce qui les expose à tout type d’aléas et en moins d’un an, l’île s’est affaissée de 15 centimètres en raison de la formation d’un volcan sous-marin au large. (cf. item 1)
— 180.000 personnes évacuées, 74.000 hectares de végétation brûlée, depuis 11 jours, la Californie est en proie à de violents incendies contre lesquels bataillent plus de 4.000 pompiers. (cf. item 3 & suite)
— Dans le pire scénario climatique, jusqu’à 640 millions de personnes risquent d’être confrontés à des inondations côtières au moins une fois par an à la fin du siècle, particulièrement en Asie. (cf. item 14 & suite)
— Selon la Croix-Rouge, au moins 28 000 personnes ont été chassées de leur domicile par la montée des eaux en Centrafrique. (cf. item 17)
— 186 communes, de six départements du sud de la France, frappées par les violentes intempéries des 22 et 23 octobre, ont été reconnues en état de catastrophe naturelle. (cf. item 2 & 22)
BONNE NOUVELLE DU JOUR : Après le désengagement des Etats-Unis et la crise interne qui a suivi, le Fonds vert, bras financier de l'Accord de Paris sur le climat, a été revitalisé à Paris par les 27 autres pays membres avec près de 10 milliards de dollars. (cf. item 5 & suite)
ÉCHÉANCE DU JOUR : Deux ans et demi après avoir annoncé qu'il voulait déchirer l'accord de Paris sur le climat, Donald Trump va enfin pouvoir le dénoncer formellement lundi 4 novembre. Mais ses diplomates prendront encore une part aux négociations pendant un an. (cf. item 23)
INITIATIVES DU JOUR : — La "Convention citoyenne sur le climat", exercice inédit dans la vie publique française destiné à proposer des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique, tient son deuxième week-end de travaux. (cf. item 4 & suite)
— Transport, alimentation, biens & services, finance et logement, Avenir Climatique a créé la plateforme Mic Mac qui permet aux citoyens de calculer leur impact carbone en seulement cinq minutes. (cf. item 11)
DÉCISIONS DU JOUR : — Les autorités sud-africaines ont annoncé qu’elles avaient imposé des restrictions d’eau dans les principales villes du pays "pour éviter le redoutable jour zéro", lorsque l’eau cesse de couler du robinet. (cf. item 13)
— C’est une première dans l’histoire des négociations climatiques. Secoué par une vague de manifestation inédite, le Chili, pays-hôte de la COP 25, annule le sommet climatique mondial qui devait se tenir à Santiago du 2 au 13 décembre prochains. En remplacement, la COP25 se tiendra finalement à Madrid, mais le défi logistique risque d'être difficile pour les 25.000 délégués initialement attendus au Chili. (cf. item 18, suite & 8)
ÉTUDE DU JOUR : D’après une étude publiée dans Nature Communications, le nombre de personnes menacées par l’élévation du niveau de la mer dans le monde est au moins trois fois plus élevé que celui estimé auparavant. D’ici à 2050, 300 millions d’habitants risquent d’être confrontés à des inondations côtières au moins une fois par an – contre 80 millions d’après les précédentes estimations. Et, dans le pire scénario, jusqu’à 640 millions à la fin du siècle, particulièrement en Asie. (cf. item 14 & suite)
REPORTAGE DU JOUR : Au Chili, le lac d’Aculeo de 12 km2 est désormais à sec. La faute au réchauffement climatique, mais aussi à des détournements de cours d'eau pour les terres agricoles. (cf. item 25 & 26)
NOTRE ACTU : A suivre sur notre site Internet <http://www.fondation-nature-homme.org/>, Facebook <https://www.facebook.com/FondationNH/>, Twitter <https://twitter.com/fondationNH> ou Instagram <https://www.instagram.com/fondationNH/>.
> Guide en ligne. 7 propositions pour contribuer au grand débat national <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/7-propositions-pour-contribuer-au-grand-debat-national/>
> Pétition. L’Affaire du Siècle. Climat : stop à l’inaction, demandons justice ! <https://laffairedusiecle.net/>
> Let’sbio ! Le Bonus cantine Bio et Locale <https://www.letsbio.org/>
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> Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
> Pétition. Crèches : arrêtons d’intoxiquer nos enfants <https://formulaires.fondation-nicolas-hulot.org/fra/petition_ecolocreche>
> Pour répondre PRÉSENT à l’APPEL DES SOLIDARITÉS porté par plus de 80 ONG & associations de tous horizons <https://www.appel-des-solidarites.fr/>
> 2nd édition de My Positive Impact : les 6 lauréats du public et les 3 lauréats du jury <http://www.mypositiveimpact.org/les-solutions>
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1- Mayotte menacée par la montée des eaux, Le Monde, maj le 23/10/19 à 17h47
Grégoire Mérot et Cyril Castelliti  

En moins d’un an, l’île s’est affaissée de quinze centimètres en raison de la formation d’un volcan sous-marin au large. Un risque de submersion aggravé par le réchauffement climatique qui affecte fortement les territoires insulaires. 
« Je n’avais pas vu l’eau monter aussi loin sur les terres depuis début 2010. » A Mayotte, les habitants des bidonvilles situés dans la mangrove d’Iloni, petite commune à l’est de l’île, sont en première ligne face à des marées exceptionnelles. Le plus jeune département de France, où s’est rendu le président de la République, Emmanuel Macron, les 22 et 23 octobre, prend progressivement conscience de sa vulnérabilité face à la montée des océans.
Un mois avant la venue du chef de l’Etat sur l’île, l’eau s’est hissée jusqu’à 4,30 mètres, au grand désespoir des villageois d’Iloni vivant sur le littoral. « Nous avons l’habitude de vivre avec les pieds dans l’eau en cette période de l’année. Mais, depuis deux mois, c’est carrément jusqu’aux cuisses », glissait alors une habitante, tandis que de nouvelles marées d’envergure sont prévues pour la fin du mois d’octobre.
Sur son passage, l’eau laisse derrière elle des flaques nauséabondes où se mêlent déchets ménagers et rejets d’égouts. Un spectacle qui n’est pas rare en période de grandes marées ou de fortes pluies, mais qui prend une dimension particulière à l’heure où Mayotte s’affaisse à une vitesse inédite.
« En un an, l’île s’est enfoncée de 15 cm contre 1 mm en moyenne », constate le directeur de cabinet de la préfecture, Etienne Guillet. En cause : l’émergence du volcan sous-marin en formation à cinquante kilomètres du littoral, et le phénomène de vidange magmatique qu’il implique, explique-t-il. En d’autres termes, le volcan aspire le magma du réservoir sur lequel repose Mayotte, qui se retrouve soumise à un phénomène dit de subsidence.
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Un phénomène « jamais observé »
« Nous parlons d’immenses volumes de lave », insiste Frédéric Tronel, directeur du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) de Mayotte. « Dans ce jeu de vases communicants, plus de 5 km3 de magma se sont écoulés depuis mai 2018 », détaille-t-il.
Un phénomène « jamais observé », comme en témoignent l’ensemble des interlocuteurs. « En un an, c’est comme si l’île avait fait un bond de huit cents ans en avant dans le rythme global de la montée des eaux », décrit de son côté Saïd Hachim, géographe et coauteur de l’Atlas des risques naturels et des vulnérabilités territoriales de Mayotte.
Cette subsidence est accentuée par le réchauffement climatique auquel les territoires ultramarins sont particulièrement exposés. Pour la géographe Virginie Duvat, contributrice du rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) consacré à l’océan, Mayotte s’inscrit dans « ces territoires en première ligne des impacts de l’élévation du niveau de la mer ». Laquelle implique « la submersion graduelle et définitive des côtes basses qui n’ont pas la capacité de s’ajuster à l’élévation du niveau marin, ce qui va se traduire par une perte de territoire, nécessairement critique pour les îles », poursuit la chercheuse, qui a vécu dix ans dans l’océan Indien.
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Le département lui rappelle ainsi la situation des grands deltas qui « s’enfoncent sous l’effet combiné de leur tassement et d’activités humaines (…). Sur toutes les côtes qui connaissent un mouvement d’enfoncement du sol, on assiste à un effet de cumul de cet enfoncement avec l’élévation du niveau de la mer. » Entre l’émergence du volcan sous-marin et l’augmentation générale du niveau des océans, Mayotte subit la double peine.
Fin août, un épisode de grandes marées a provoqué l’inondation de plusieurs axes routiers, ainsi que d’une partie de l’aéroport. Depuis cette première alerte, la préfecture et les mairies s’organisent et communiquent lors de réunions publiques. Devant les populations inquiètes, Etienne Guillet prend le micro et rappelle que, « dans le pire des cas », des lieux d’évacuation sont prévus par les communes dans le cadre de leurs plans communaux de sauvegarde, revus et corrigés face à la nouvelle menace.
« Beaucoup d’aléas tels que le vent, la pluie ou encore l’éventualité d’un système tropical peuvent conduire à une vague de submersion », rappelle Laurent Floch, directeur de Météo France Mayotte, dont les services restent vigilants à l’approche des marées de fin octobre, alors que la météo s’annonce moins clémente que ces derniers mois. « Nous nous préparons à une hauteur d’eau supérieure de dix centimètres par rapport à l’épisode de fin septembre », prévient Etienne Guillet.
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« Des vies humaines sont exposées »
Dans un territoire où 40 % des logements sont de frêles cases en tôle selon les estimations de l’Insee, les populations sont particulièrement vulnérables.
Avant même les grandes marées, un courrier adressé au premier ministre, Edouard Philippe, par Mohamed Moindjie, maire adjoint de Mamoudzou – le chef-lieu du département qui concentre la plupart des activités économiques –, pointait déjà les effets du phénomène de subsidence sur l’urbanisme. « Plus de 80 % des villages de Mayotte sont situés en bord de mer. Ils se sont constitués dans l’anarchie, ce qui les expose à tout type d’aléas », s’inquiétait l’édile, concluant son courrier : « Oui, ici des vies humaines sont exposées. »
« On a là un territoire très vulnérable pour lequel il va falloir prendre des décisions rapidement, et parfois des décisions radicales, comme celle de devoir déplacer la population, activités et infrastructures », prévient Virginie Duvat. « Il est urgent de repenser l’aménagement des côtes qui concentrent la majeure partie des foyers de peuplement, des activités humaines et des infrastructures critiques comme les aéroports, les ports et les routes majeures », insiste la géographe, soulignant la nécessité de faire reculer l’activité humaine sur les terres.
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« Il va falloir réfléchir avec les collectivités pour savoir ce qu’on est capable d’aménager, ce qu’on veut aménager, et quels espaces il ne faut plus aménager ou trouver des solutions », concède, de son côté, le directeur de cabinet de la préfecture.
Déjà soumise à des retards colossaux en matière d’infrastructures, Mayotte s’est vu accorder jusqu’à la fin du mandat présidentiel une enveloppe de 1,6 milliard d’euros dans le cadre d’un « contrat de convergence » visant à moderniser le département. Si le préfet de Mayotte assure que « des marges de manœuvres sont possibles », aucun projet concret ne prend réellement en compte cette problématique des zones submersibles. A titre d’exemple, les travaux d’élargissement des routes prévus dans le cadre de la création du premier transport public par bus de Mayotte, censés débuter avant la fin de l’année, suivent un tracé traversant des zones déjà inondées par les dernières marées. Entre l’impérieux besoin de développement d’un département où 84 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et une vulnérabilité naturelle aujourd’hui indéniable, deux urgences se font face.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/22/mayotte-menacee-par-la-montee-des-eaux_6016500_3244.html>
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2- Trois morts et de gros dégâts matériels après les orages dans le sud, AFP, 24/10/19, 18:00
Ysis Percq, avec Isabelle Ligner à Montpellier

Le ministre de l'Intérieur a fait état de trois morts après les intempéries qui ont frappé le sud de la France, laissant des rues jonchées de boue et causant de gros dégâts sur l'axe ferroviaire entre Montpellier et Toulouse.
Dans un communiqué publié jeudi matin, Christophe Castaner a annoncé ces trois décès, parlant également de "dégâts importants". Ni lui, ni la ministre Elisabeth Borne, en visite à Béziers (Hérault) jeudi, n'ont précisé le lieu et les circonstances de ces décès. 
Les victimes ont été recensées dans l'Hérault, le Gard et les Pyrénées-Orientales, a précisé une source proche du dossier.
Parmi les trois morts figure une septuagénaire qui avait été hospitalisée "en urgence absolue" à Montpellier mercredi après avoir été emportée par les eaux à Cazouls-d'Hérault, à 45 kilomètres à l'ouest de Montpellier, selon une source proche du dossier. Celle-ci précise que cette femme, retrouvée inanimée dans des vignes, est décédée au cours de la nuit de mercredi à jeudi. Elle aurait paniqué devant la montée des eaux devant sa maison malgré les consignes d'attendre l'arrivée des secours à son domicile.
Un automobiliste nonagénaire était décédé mercredi à Alès (Gard) dans son véhicule tombé dans un cours d'eau après une sortie de route que les pompiers du Gard ne considéraient pas comme liée aux intempéries mais provoquée par un malaise. "Les circonstances exactes" de ce décès "ne sont pas encore établies", a affirmé jeudi la préfecture gardoise à l'AFP. "Pour l'instant, il n'y a pas de lien avec les intempéries", a précisé à l'AFP le procureur d'Alès François Schneider, qui a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort.
Plus de 2.000 sauveteurs mobilisés
De son côté, la préfecture des Pyrénées-Orientales a indiqué à l'AFP qu'un homme sans-abri avait été retrouvé mort mardi sur la voie publique dans une commune non précisée mais qu'une enquête était toujours en cours pour déterminer les causes de ce décès.
Cet épisode de violentes pluies, qui "a impacté simultanément jusqu'à huit départements", a donné lieu à 1.773 interventions et mobilisé plus de 2.000 sapeurs-pompiers et forces de la Sécurité Civile, a précisé le ministre de l'Intérieur, en "souhaitant que la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour les communes concernées soit accélérée".
"Ce bilan (humain, ndlr) aurait pu être plus lourd", a estimé à la mi-journée la ministre des Transports Elisabeth Borne, en visite à Béziers, commune particulièrement touchée par cet épisode météorologique.
La ministre a notamment rendu visite à des habitants d'un lotissement de Villeneuve-les-Béziers (Hérault), durement touchés par les inondations. Patiemment, des habitants étaient occupés jeudi à sortir des objets couverts de boue hors de leur maison ou de leur garage, tentant d'effacer les stigmates du déluge, a constaté une journaliste de l'AFP. "J'ai perdu une caravane et quelques machines d'éléctroménager", se lamentait Raymond, les pieds dans la boue sur la place centrale du lotissement qu'il habite, juste à côté du canal du Midi.
Jeudi matin, près de 400 foyers restaient encore sans électricité dans l'Hérault et 300 dans le Gard.
De nombreuses voies de chemin de fer ont également été endommagées, et le trafic des trains a dû être interrompu entre Montpellier et Toulouse et Montpellier et l'Espagne, au moins jusqu'à la fin des vacances de la Toussaint le 4 novembre, a annoncé la SNCF.
A 17H00 Plus aucun département ne se trouvait en vigilance orange "orages", l'évènement étant terminé en Haute-Corse, le dernier département concerné. L'an passé, 14 personnes étaient mortes dans l'Aude, lors d'importantes inondations qui avaient également causé plus de 200 millions d'euros de dégâts.
<https://www.lepoint.fr/societe/trois-morts-dans-les-intemperies-du-sud-de-la-france-24-10-2019-2343368_23.php>
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3- Un violent incendie se propage au milieu des vignobles californiens, AFP, 25/10/19, 01:00

Un violent incendie sévissait jeudi dans une région viticole au nord de San Francisco, en Californie, où les flammes ont déjà brûlé plus de 4.000 hectares, détruisant des bâtiments et forçant les autorités à faire évacuer la zone.
Baptisé "Kincade Fire", l'incendie s'est déclaré dans la nuit de mercredi dans le comté rural de Sonoma et se propageait à toute allure, poussé par des bourrasques dépassant les 120 km/h. Quelque 500 pompiers aidés par des hélicoptères et avions bombardiers d'eau tentaient en vain de le fixer jeudi après-midi.
"Nous lui courons quasiment après pour essayer de le suivre", a déclaré à des médias locaux Amy Head, porte-parole des pompiers californiens.
Un ordre d'évacuation a été lancé pour les habitants de Geyserville, petite ville d'un millier d'habitants bordée de vignobles, dont un appartenant au réalisateur américain Francis Ford Coppola.
"Si vous vous trouvez à Geyserville, partez immédiatement", a exhorté jeudi matin, avant le lever du jour, le bureau du shérif du comté de Sonoma.
"Cet incendie se déplace rapidement, veuillez rester à l'écoute des ordres d'évacuation", a demandé sur Twitter l'élu du Sénat de Californie Mike McGuire.
De nombreux habitants de Geyserville ont à peine eu le temps de rassembler quelques affaires avant de voir les flammes déferler sur leur communauté. "On pensait que le feu était à trois kilomètres, mais on n'avait pas pris en compte le vent", a expliqué au Los Angeles Times Dwight Monson, 68 ans.
Le temps de monter avec sa famille dans leur voiture et de se réfugier dans la vallée, les flammes atteignaient déjà les limites de son ranch, a-t-il dit.
Les autorités locales ignoraient l'origine du sinistre, dont les images, certaines rappelant des coulées de lave, témoignaient de son intensité.
Le "Kincade Fire" s'est déclaré alors que les autorités californiennes avaient hissé le drapeau rouge pour les incendies dans de nombreuses régions de cet Etat de l'ouest américain, confronté depuis plusieurs années à la sécheresse et en proie récemment à des températures élevées.
L'électricité a été coupée à quelque 180.000 clients du nord de la Californie jeudi, pour éviter que les lignes à haute tension ne provoquent des étincelles comme celles à l'origine de feux de forêt destructeurs ces dernières années.
"C'est beaucoup d'émotions pour les gens", a déclaré lors d'une conférence de presse le shérif du comté de Sonoma, Mark Essick. "Voici seulement deux ans que les feux dévastaient notre communauté. Pour beaucoup, c'est une période de stress et d'anxiété", a-t-il souligné.
Plus au sud, l'opérateur San Diego Gas & Electric a informé plus de 40.000 clients de la région qu'ils s'exposaient de la même manière à de potentielles coupures d'électricité préventives.
Un violent incendie avait ravagé à l'automne 2018 la petite ville de Paradise, dans le nord de la Californie, faisant 86 morts et plusieurs dizaines de milliers de déplacés.
<https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/californie-un-violent-incendie-se-propage-au-milieu-des-vignobles-de-sonoma-6581187>
Sur le même sujet : 
> Au moins 50 000 personnes évacuées en raison des incendies en Californie <https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/25/la-saison-des-incendies-bat-son-plein-en-californie_6016830_3244.html>, Le Monde, 25/10/19, 06h45
> Vidéo. La Californie en proie à de violents incendies qui provoquent l'évacuation de 50 000 personnes <https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/incendies-en-californie/video-la-californie-en-proie-a-de-violents-incendies_3676479.html>, France Info, 26/10/19, 18:34
> Menacées par les flammes, 180.000 personnes sommées d'évacuer en Californie <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/menacees-par-les-flammes-180-000-personnes-sommees-d-evacuer-en-californie_138614>, AFP, 28/10/19, 02:00
> Portfolio (10 photos). L’incendie « Kincade fire » dévaste le nord de la Californie <https://www.lemonde.fr/international/portfolio/2019/10/28/l-incendie-kincade-fire-devaste-le-nord-de-la-californie_6017138_3210.html>, Le Monde, 28/10/19, 06h31
> Incendies en Californie : les quartiers chics de Los Angeles touchés <https://information.tv5monde.com/info/incendies-en-californie-les-quartiers-chics-de-los-angeles-touches-329207>, AFP, 29/10/19, 02:00
> Les ruines de Sonoma, au hasard des braises portées par le vent en Californie <https://information.tv5monde.com/info/les-ruines-de-sonoma-au-hasard-des-braises-portees-par-le-vent-en-californie-329240>, AFP, 29/10/19, 05:00
> Californie : les pompiers tentent de stopper les feux avant le retour des vents violents <https://information.tv5monde.com/info/californie-les-pompiers-tentent-de-stopper-les-feux-avant-le-retour-des-vents-violents-329405>, AFP, 30/10/19, 09:00
> Incendies en Californie : « On touche à la limite de ce que l’homme peut contre la nature » <https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/31/incendies-en-californie-on-touche-a-la-limite-de-ce-que-l-homme-peut-contre-la-nature_6017578_3244.html>, Le Monde, 31/10/19, 12h27
> Incendies en Californie : les pompiers sur tous les fronts <https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendies-en-californie-les-pompiers-sur-tous-les-fronts_3683191.html>, France 2, journal de 13h, 31/10/19
> Nouveaux départs de feu en Californie, où les évacuations préventives évitent le pire <https://information.tv5monde.com/info/nouveaux-departs-de-feu-en-californie-ou-les-evacuations-preventives-evitent-le-pire-329754>, AFP, 31/10/19, 20:00
> "La maison va brûler !" : quand l'incendie frappe à la porte d'une famille californienne <https://information.tv5monde.com/info/la-maison-va-bruler-quand-l-incendie-frappe-la-porte-d-une-famille-californienne-329787>, AFP, 01/11/19, 01:00
> En Californie, certains soldats du feu sont des pompiers privés au service des plus riches <https://information.tv5monde.com/info/en-californie-certains-soldats-du-feu-sont-des-pompiers-prives-au-service-des-plus-riches>, AFP, 01/11/19, 09:00
> Californie : nouveau départ de feu dans le sud ravagé par les flammes <https://information.tv5monde.com/info/californie-nouveau-depart-de-feu-dans-le-sud-ravage-par-les-flammes-329876>, AFP, 01/11/19, 14:00
> Californie : le réchauffement aggrave les incendies, alerte Greta Thunberg en passant par Los Angeles <https://information.tv5monde.com/info/californie-le-rechauffement-aggrave-les-incendies-alerte-greta-thunberg-en-passant-par-los>, AFP, 02/11/19, 01:00
> Incendies : Trump menace (encore) de priver la Californie des aides fédérales <https://information.tv5monde.com/info/incendies-trump-menace-encore-de-priver-la-californie-des-aides-federales-330187>, AFP, 03/11/19, 21:00
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4- Convention citoyenne sur le climat : deuxième week-end de travaux, AFP, 25/10/19, 13:00

La "Convention citoyenne sur le climat", exercice inédit dans la vie publique française destiné à proposer des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique, tient de vendredi à dimanche son deuxième week-end de travaux.
Les 150 citoyens tirés au sort vont se retrouver à Paris pour une nouvelle série d'auditions d'experts et de séances des cinq groupes de travail thématiques: se déplacer, consommer, se nourrir, se loger, produire et travailler.
L'objectif de cette "forme de démocratie participative inédite," selon la formule du Premier ministre Edouard Philippe, est de proposer au gouvernement des mesures pour "réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici à 2030 par rapport à 1990", le tout dans un esprit de "justice sociale".
Un sujet potentiellement explosif, puisqu'un projet gouvernemental d'augmentation de la taxe carbone sur les carburants avait contribué à la crise des "gilets jaunes". C'est d'ailleurs à l'issue du "grand débat" né de cette crise que le président Emmanuel Macron avait annoncé cette Convention, s'engageant à ce que ses propositions soient soumises "sans filtre", soit au Parlement, soit à référendum, soit par application réglementaire.
Les participants doivent avoir au total six week-ends de travaux, jusqu'à fin janvier et leurs propositions finales seront publiques, ainsi que la réponse du gouvernement.
A l'occasion de cette deuxième session de trois jours un espace pour proposer des contributions sera ouvert sur le site de la convention (https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr), où sont diffusés une partie des travaux et où est également accessible la documentation fournie aux participants.
Ce système de "convention citoyenne" a été notamment utilisé plusieurs fois en Irlande, débouchant notamment sur les référendums sur la légalisation de l'avortement ou le mariage pour tous.
<https://www.geo.fr/environnement/convention-citoyenne-sur-le-climat-deuxieme-week-end-de-travaux-198285>
Sur le même sujet :
> La Convention citoyenne pour le climat dans le vif des sujets <https://www.lepoint.fr/societe/la-convention-citoyenne-pour-le-climat-dans-le-vif-des-sujets-26-10-2019-2343664_23.php>, AFP, 26/10/19, 17:00
En savoir plus :
> Retrouvez l’intégralité de la quatrième journée de la Convention Citoyenne pour le climat <https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/2019/10/25/retrouvez-lintegralite-de-la-quatrieme-journee-de-la-convention-citoyenne-pour-le-climat/>, 25/10/19
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5- Climat : le Fonds vert revitalisé malgré le désengagement de Trump, AFP, 25/10/19, 18:00
Antonio Rodriguez

Après le désengagement des Etats-Unis et la crise interne qui a suivi, le Fonds vert, bras financier de l'Accord de Paris sur le climat, a été revitalisé vendredi à Paris par les autres pays membres avec près de 10 milliards de dollars.
"Je suis extrêmement heureuse d'annoncer que nous avons clôturé cette conférence avec une enveloppe de 9,8 milliards de dollars" pour la période 2020-2023, a annoncé la directrice du Trésor français, Odile Renaud-Basso, lors d'un point presse au terme de la réunion des donateurs à Paris.
"Nous sommes parvenus à plus que compenser le désengagement des Etats-Unis", a-t-elle souligné, grâce à "un effort budgétaire considérable" de la part des 27 pays donateurs.
Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, qui avait ouvert la conférence, s'est réjoui du résultat sur Twitter : "Objectif atteint ! (...) Une excellente nouvelle pour la planète !", a-t-il salué après avoir pris connaissance des résultats. 
Le Fonds vert, capitalisé une première fois il y a cinq ans, avait été pénalisé par la décision des Etats-Unis de se retirer des Accords de Paris après l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2017. Washington n'a versé que 1 des 3 milliards de dollars promis.
Doté du coup de seulement 7,2 milliards de dollars, qui ont permis de soutenir 111 programmes dans une centaine de pays, il a connu une crise interne révélée au grand jour en juillet 2018, lorsque son conseil d'administration n'est pas parvenu à s'accorder sur la moindre décision, malgré l'urgence climatique.
Le Fonds a toutefois surmonté ce blocage interne cet été en permettant l'approbation de ses décisions à une majorité qualifiée de 80%. 
Grâce aux promesses recueillies à Paris, il disposera désormais de plus d'argent qu'auparavant pour soutenir les pays en développement "dans leur transition vers un modèle économique à faible taux d'émission" de gaz à effet de serre.
- Australie et Etats-Unis "consternants" -
L'ONG Oxfam s'en est félicitée. "Les engagements pris aujourd'hui par les Etats envoient un signal fort selon lequel les pays riches doivent aider les pays en développement à faire face aux dangers croissants causés par les changements climatiques", a affirmé Armelle Le Comte, responsable du plaidoyer climat pour l'ONG, citée dans un communiqué.
Elle a néanmoins qualifié de "consternant que l'Australie et les Etats-Unis aient refusé de contribuer au Fonds vert, et que de nombreux pays n'aient pris que des engagements bien inférieurs à leur juste part".
Le directeur exécutif du Fonds vert, Yannick Glemarec, a précisé que "13 des 27 pays donateurs ont doublé leur contribution" par rapport à la première capitalisation du Fonds et 75% d'entre eux ont augmenté leur participation pour donner les moyens au Fonds de poursuivre son activité en dépit du retrait américain.
"L'enjeu désormais est de concrétiser ces engagements rapidement afin que le Fonds puisse travailler efficacement", a affirmé Mme Renaud-Basso.
Parmi les pays qui ont doublé leur contribution figurent la France, dont la participation s'élève à 1,5 milliard d'euros, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suède, la Norvège, le Danemark, la Nouvelle-Zélande ou encore la Pologne. La Slovaquie et la Slovénie ont contribué pour la première fois. 
Le Japon, qui a renouvelé son apport de 1,5 milliard de dollars, est devenu le contributeur le plus important avec trois milliards de dollars en cumulé.
Ce fonds, géré de manière inédite à la fois par les donateurs et les bénéficiaires, avait été promis par les pays riches à la conférence de Copenhague (2009). Incarnant la confiance entre le Sud et le Nord, responsable historique du réchauffement, sa création a été essentielle au processus des négociations climat.
<https://www.geo.fr/environnement/climat-le-fonds-vert-revitalise-malgre-le-desengagement-de-trump-198296>
Sur le même sujet :
> Le Fonds vert parvient à réunir les 10 milliards de dollars promis, malgré l’absence des Etats-Unis <https://www.novethic.fr/actualite/finance-durable/isr-rse/fonds-vert-climat-le-fonds-vert-reuni-les-10-milliards-de-dollars-promis-malgre-l-absence-des-etats-unis-147854.html>, Novethic, 25/10/19
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6- Réchauffement climatique : Ces pays qui voient le dérèglement comme une aubaine, 20 Minutes, 25/10/19, 19h41
Jean-Loup Delmas

Le réchauffement climatique n’est pas qu’une urgence climatique absolue : il peut être aussi une sacrée opportunité pour les nations
• La Russie a découvert cinq nouvelles îles grâce à la fonte des glaces, lui permettant d’agrandir encore son territoire.
• Comme pour le pays des Tsars, le réchauffement climatique est parfois vu comme une aubaine pour de nombreuses nations.
• « 20 Minutes » fait le point sur ces opportunités bien malgré elles.
On l’a vu dans cette année 2019 de tous les records climatiques inquiétants, le réchauffement de la planète est devenu une urgence absolue et s’annonce comme le défi de ces début de siècle.
Pourtant, alors que les rapports scientifiques virent de plus en plus au pessimisme et à des chroniques d’une apocalypse annoncée, certains pays ont décidé de faire de mauvaise fortune bon cœur et de voir ce réchauffement climatique comme une aubaine. Car une planète en surchauffe, cela peut être aussi l’occasion de quelques belles opportunités, qu’on peut diviser en trois grandes catégories.
L’opportunité matérielle
Ce jeudi, la marine russe a annoncé avoir découvert cinq nouvelles îles. Elle les confondait jadis avec des glaciers, mais la fonte des glaces a permis de se rendre compte qu’il s’agissait bel et bien de petites îles. Un changement de définition qui a son importance : la Russie voit ainsi son territoire croître, en acquérant non seulement ces îles mais également les eaux environnantes. Vladimir Poutine déclarant même dans un semi-sarcasme qu’une augmentation d’un ou deux degrés en Russie serait une chance pour le pays.
Pour Sylvie Faucheux, économiste spécialiste des conséquences du réchauffement climatique, ce cas montre bien la première des aubaines de la hausse de température, l’opportunité matérielle. « La fonte des glaces libère de nouveaux territoires pour les Hommes, surtout dans le Grand Froid. » Des acquisitions qui peuvent revêtir plusieurs formes : élargissement des frontières donc, mais « également l’exploitation de ressources jusque-là imprenables ou l’ouverture de nouvelles routes commerciales », appuie l’économiste. La route de l’Arctique, qui permet d’éviter un sacré gros détour en coupant plein Nord, est notamment souvent citée.
Pour autant, ces aubaines matérialistes laissent sceptiques Sylvie Faucheux, qui y voit une semi-occasion : « Exploiter encore plus de ressources, couper toujours plus l’Arctique, cela ne fait qu’amplifier le problème. Ce sont des aubaines à très court terme, qui risque principalement d’aggraver les choses, et il n’est pas sûr que ce soit un avenir possible avec toutes les mesures climatiques prises par les pays. »
>> Suite à lire à :
<https://www.20minutes.fr/planete/2636867-20191025-rechauffement-climatique-pays-voient-dereglement-comme-aubaine>
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7- Japon : dix morts et trois disparus dans des pluies diluviennes, AFP, 26/10/19, 11:00

Dix personnes ont perdu la vie et trois autres sont portées disparues à la suite de pluies diluviennes sur le centre du Japon, deux semaines seulement après le passage meurtrier dans ce pays du typhon Hagibis, ont indiqué samedi les autorités et des médias.
Neuf personnes ont été victimes de glissements de terrain et d'inondations, dont deux hommes âgés retrouvés noyés dans des voitures, dans la région de Chiba, au sud-est de Tokyo.
Des images aériennes montraient les secours enlevant les décombres de deux maisons dans un secteur de cette région dévasté par les flots.
Une femme âgée d'une quarantaine d'années a quant à elle été retrouvée morte près de la côte à Fukushima (est), selon un responsable des pompiers.
Des plongeurs de la police ont été mobilisés pour tenter de retrouver des personnes disparues, qui seraient au nombre de trois selon la chaîne publique NHK.
"L'eau coulait dans mon jardin comme une rivière. C'était pire que durant le typhon", a témoigné un homme de 75 ans à la télévision.
L'Agence japonaise de météorologie (JMA) avait émis vendredi des alertes aux inondations et glissements de terrain dans plusieurs zones comprises dans l'est, le centre et une partie du nord du Japon en raison de "précipitations extrêmement intenses".
Un précédent bilan vendredi faisait état de quatre morts et une personne disparue. Les secours ont été facilités samedi matin par la baisse d'intensité des précipitations dans plusieurs régions. Des avis d'évacuation non-contraignants ont été levés dans de nombreux secteurs.
Le violent typhon Hagibis avait provoqué la mort de plus de 80 personnes au Japon. Plusieurs rives de cours d'eau et digues endommagées pendant ce cataclysme n'ont toujours pas été réparées.
<https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/japon-dix-morts-et-trois-disparus-dans-des-pluies-diluviennes_138601>
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8- Sergio Coronado : « La COP25 ne peut pas se tenir dans un pays, le Chili, en état de siège », Reporterre, 26/10/19
Propos recueillis par Lorène Lavocat 

Pour le militant écologiste, qui appelle au boycott de la COP25, il est impensable de « discuter de l’avenir de la planète avec au loin le bruit des balles ». Le Chili est en effet secoué par une mobilisation massive — « presque insurrectionnelle » dit-il dans cet entretien — et fortement réprimée.
Reporterre : Pourquoi appelez-vous au boycott de la COP25 au Chili ? 
Sergio Coronado : On a souvent reproché la tenue de ces grandes conférences – dont l’utilité est d’ailleurs critiquée – dans les bunkers coupés de tout. La COP21 à Paris s’est faite sous l’état d’urgence, qui a servi à mater toute forme de contestation. Les militants écologistes ont été assignés à résidence, arrêtés préventivement, nassés, gazés… Ça risque de se passer de manière beaucoup plus dure au Chili. La COP25 ne peut pas se tenir dans un pays en état de siège. Comment peut-on parler de transition et d’un monde plus juste, alors même que l’armée mate, arrête, enlève, matraque celles et ceux qui se mobilisent en faveur d’un système équitable pour les hommes et la planète ? Comment les dirigeants pourraient-ils discuter de l’avenir de la planète avec au loin le bruit des balles ? Ce serait faire preuve d’indifférence et d’un grand cynisme. On ne peut pas faire comme si de rien n’était. Les dernières COP n’ont pas fait avancer grand-chose. Le retrait des États-Unis est bien plus grave que le report de quatre ou cinq mois d’une COP.
>> Suite à lire à :
<https://reporterre.net/Sergio-Coronado-La-COP25-ne-peut-pas-se-tenir-dans-un-pays-le-Chili-en-etat-de-siege>
Sur le même sujet : 
> La COP25 au Chili fragilisée par l'explosion sociale <https://www.huffingtonpost.fr/entry/la-cop25-au-chili-fragilisee-par-lexplosion-sociale_fr_5db3fc64e4b006d4916f1406>, Le HuffPost, 26/10/19, 11:25
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9- Sécheresse : l'Etat reconnait l'état de catastrophe naturelle dans dix villes du Rhône, BFMTV, 28/10/19, 12h41

Cette décision fait suite à "des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation". 
Dix villes du Rhône ont été reconnues en état de catastrophe naturelle après les épisodes de sécheresse de cet été. L'arrêté ministériel du 17 septembre 2019 est paru au Journal officiel du 26 octobre 2019. 
"En application du code des assurances, les demandes de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ont été examinées pour les dommages causés par les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols", indique l'arrêté. 
>> Suite à lire à :
<https://www.bfmtv.com/planete/secheresse-l-etat-reconnait-l-etat-de-catastrophe-naturelle-dans-dix-villes-du-rhone-1795324.html>
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10- L'homme qui prêchait pour le climat dans le métro new-yorkais, AFP, 28/10/19, 22:00
Peter Hutchison

Debout dans un wagon du métro new-yorkais, quelque part entre deux stations de Brooklyn, Richard McLachlan entame d'une voix forte un discours bien rodé, à destination d'une dizaine de passagers pour la plupart plongés dans leur smartphone.
"Bonjour, tout le monde. Non, je ne veux pas d'argent, je demande juste votre attention pour quelques minutes", crie-t-il pour se faire entendre par-dessus le bruit de roulement de la rame.
"Je ne suis pas là pour parler de moi", lance cet homme de 68 ans, Néo-Zélandais d'origine, élégant avec sa veste rouge, son visage rasé de près et ses cheveux blancs brossés en arrière. "Il s'agit de nous tous et de l'urgence climatique à laquelle nous sommes confrontés".
Richard McLachlan est membre d'Extinction Rebellion, mouvement écologiste né en Grande-Bretagne l'an dernier et qui a multiplié les actions de blocage sur les routes et dans les transports pour attirer l'attention sur le climat.
Les New-Yorkais ont l'habitude des gens qui les haranguent dans le métro. Mais ce fonctionnaire à la retraite a lui choisi, depuis juin, de sensibiliser des milliers de passagers de la "catastrophe" climatique en cours.
- "Pas le choix" -
"Je sais que vous ne voulez pas que je vous crie dessus et moi non plus je n'en ai aucune envie", dit-il. "Mais j'ai l'impression de ne pas avoir le choix... Il faut qu'on se réveille, qu'on arrête d'éviter le sujet".
C'est après avoir vu des images des opérations de blocage menées par Extinction Rebellion à Londres en avril que l'idée lui est venue. 
"J'ai observé ce que les gens faisaient (pendant leur trajet), ils jouaient à Candy Crush, regardaient distraitement Tinder ou Instagram, et je me suis dit que j'allais leur parler", a-t-il expliqué à l'AFP.
Il a préparé un petit laïus, un peu gauche au départ, de son propre aveu, mais il a réussi à se motiver pour le déclamer devant des inconnus.
"J'ai respiré bien fort pendant un long moment, et finalement je me suis mis à crier et à demander aux gens de se taire. C'était un peu bizarre, mais c'est passé", se souvient-il. 
Au fur et à mesure, cet homme, qui fut dans une autre vie bijoutier, camionneur et tondeur de moutons, a poli son discours de deux minutes chrono.
Il l'a rendu plus personnel, en soulignant être "incroyablement triste" pour ses cinq petits-enfants, qui auront "une vie bien plus difficile" que la sienne.
Plus apocalyptique aussi : il évoque l'extinction des espèces, les incendies de forêts, la multiplication des sécheresses et des inondations, la faim engendrée par la destruction des récoltes.
Et il n'hésite pas à implorer ses auditeurs : "Parlez-en à votre famille, vos amis, vos amoureux, vos collègues ! Et si vous êtes comme moi, parlez-en aux inconnus dans le métro, ce n'est pas si difficile".
- Pas devant les enfants -
Il connaît désormais par cœur sa brève tirade, qu'il termine en distribuant des tracts. Et maintenant qu'il a gagné en confiance, le public est plus réceptif. "Ce n'est plus rare que les gens applaudissent", dit-il.
Lors d'un de ses récents voyages, personne n'a applaudi, mais plusieurs personnes ont dit être touchées.
"C'était très fort", a indiqué à l'AFP Anthony Urias, étudiant de 23 ans.
"Je vais faire des recherches Google pour en savoir plus", a aussi indiqué Jessica Francois, 30 ans.
Richard McLachlan dit intervenir dans le métro jusqu'à six fois par jour, mais jamais devant de jeunes enfants. "Parler de la fin du monde dans un wagon plein d'enfants de cinq ans me met mal à l'aise", dit-il.
Il se dit "profondément ému" lorsque les gens le remercient. Et n'a été vraiment embêté que trois fois, dont une fois par un vieil homme convaincu qu'une apocalypse nucléaire imminente rendait toute inquiétude pour la planète inutile.
Sa femme le soutient dans sa démarche, dit-il, mais lui a "fait promettre" de ne pas risquer sa vie en passant d'un wagon à l'autre quand le métro est en marche - une pratique possible à New York même si cause d'accidents mortels.
<https://www.dailymotion.com/video/x7n67bk>
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11- Viande, avion ou épargne... ce test va vous aider à réduire votre empreinte carbone, Novethic, 28/10/19
Marina Fabre

Comment réduire efficacement son impact carbone ? La plateforme Mic Mac créée par une association étudiante calcule en quelques minutes votre empreinte carbone, secteur par secteur. Une manière d'identifier les leviers à actionner pour la réduire efficacement. Un test qui met fin aux idées reçues et permet de comprendre si renoncer à la viande équivaut, en termes d'impact carbone, à renoncer à l'avion.
Une personne végétarienne qui se rend au travail en voiture émet-elle plus qu’une personne qui mange de la viande mais qui vient à vélo ? Avenir Climatique a créé la plateforme Mic Mac. Elle permet aux citoyens de calculer leur impact carbone en seulement cinq minutes. "Cela permet d’identifier les leviers à agir pour chacun", explique Guillaume Matin, bénévole et administrateur de l’association étudiante. Cinq secteurs sont mis en avant : le transport, l’alimentation, les biens et services, la finance et le logement. 
>> Suite à lire à :
<https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/viande-avion-ou-voiture-polluez-vous-plus-ou-moins-que-la-moyenne-francaise-147823.html>
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12- Tribune. « Ensemble, nous pouvons éviter que les aléas climatiques se transforment en catastrophes », Le Monde, maj le 29/10/19 à 07h13 
Par Alberto Bocanegra, représentant de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) au Niger

Pour le représentant de la Coix-Rouge au Niger, des moyens existent pour renforcer la résilience des populations face à la sécheresse ou aux inondations.
Tribune. Il y a un an, dans le village de Tombokoirey, dans le sud-est du Niger, la sécheresse avait anéanti les récoltes, mettant à genoux la communauté, au bord de la famine. Sans une opération de transfert monétaire de la Croix-Rouge, bon nombre de familles n’auraient pas pu remonter la pente et seraient devenues des « déplacées climatiques ».
Aujourd’hui, dans ce village, la terre aride et desséchée a cédé la place à une végétation luxuriante. Les cours d’eau ont repris vie, pour le grand bonheur des enfants. Mais ce n’est peut-être qu’un répit temporaire. Un arrêt brusque des pluies avant la maturité des plantes ou une invasion de chenilles pourrait survenir avant la saison des récoltes et tout détruire. C’est un cercle vicieux.
> Lire aussi  « L’Afrique doit prendre sa part de responsabilité dans la lutte contre le changement climatique »
Au Niger, les lourds dommages causés sur les cultures par les récentes inondations rendent l’avenir très incertain pour de nombreuses communautés, avec le risque d’une insécurité alimentaire croissante. Un paradoxe dans un pays où les mauvaises récoltes sont habituellement dues à la sécheresse.
A Tombokoirey, comme dans tant d’autres villages au Niger, les populations dépendent largement de l’agriculture pluviale pour survivre. Désormais, il faudra qu’elles tiennent compte des caprices du climat. Entre sécheresse et inondation, des milliers de familles ont vu leurs moyens d’existence sérieusement entamés ou engloutis et auront besoin d’aide pour se relever. Voilà la réalité du changement climatique au Niger.
Le coût de l’inaction
Un rapport publié récemment par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), « The Cost of Doing Nothing » (le coût de l’inaction), estime que le nombre de personnes ayant besoin d’aide humanitaire dans le monde à la suite de tempêtes, sécheresses et inondations pourrait dépasser 200 millions par an à partir de 2050 (contre 108 millions actuellement) et que les coûts humanitaires liés au climat atteindraient 20 milliards de dollars par an d’ici à 2030 (environ 18 milliards d’euros), dans le scénario le plus pessimiste.
Malheureusement, ce sont les pays pauvres qui payent le plus lourd tribut. Cette année, plus d’un million de personnes au Niger souffrent d’insécurité alimentaire en raison de l’échec des récoltes résultant de la sécheresse, au moment où plus de 200 000 personnes sont frappées par des inondations. Les répercussions sur l’agriculture et la sécurité alimentaire sont énormes et il y a de fortes probabilités qu’elles s’aggravent si des mesures énergiques ne sont pas prises. Devant une telle réalité, la seule option, c’est d’investir ensemble dans l’action.
> Lire aussi  « En Afrique, le changement climatique entraîne une multiplication des épidémies »
Certes, nous ne pouvons pas empêcher l’arrivée de fortes pluies, encore moins la sécheresse. Cependant, ensemble, nous pouvons faire en sorte que lorsqu’elles arrivent, elles ne se transforment pas en catastrophes. Pour ce faire, il faudra investir dans l’adaptation au changement climatique et dans la réduction des risques, notamment en s’efforçant d’améliorer l’alerte précoce, l’action humanitaire préventive et la résilience du secteur agricole.
Nous ne sommes pas impuissants
Dans de nombreux villages, nous travaillons déjà avec les communautés pour prévenir les impacts négatifs du changement climatique et accroître leur résilience grâce à des mécanismes d’adaptation et de survie.
Malgré des moyens limités, des initiatives locales ont donné d’excellents résultats. Dans le village de Tombokoirey, un programme de la Croix-Rouge et de ses partenaires a permis à de nombreuses familles d’agriculteurs d’acheter des vivres et de mettre en place des activités génératrices de revenus pour surmonter une période de soudure difficile. A Bakin Tapki, les populations sont aujourd’hui moins touchées par la sécheresse car elles ont trouvé une alternative aux cultures pluviales grâce à un jardin maraîcher de sept hectares utilisant les eaux souterraines et un système d’irrigation innovant. Elles ont maintenant une alimentation plus variée et des revenus qui leur permettent de faire face à d’autres besoins essentiels.
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Ailleurs, dans certains villages, la distribution de ruminants plus résistants aux aléas climatiques, la formation et l’adaptation des pratiques culturales en fonction de l’évolution des régimes de précipitations, la régénération des sols, ainsi que la fourniture de semences à maturité précoce et résistantes, permettent aux communautés de faire face aux chocs.
Toutes ces initiatives montrent que nous ne sommes pas impuissants face aux aléas climatiques. Les succès engendrés face à la sécheresse, en améliorant la gestion de l’eau et des terres, sont autant d’exemples éloquents dont bon nombre de communautés exposées au changement climatique peuvent s’inspirer pour renforcer leur résilience et éviter de subir les conséquences de leur inaction.
<https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/28/ensemble-nous-pouvons-eviter-que-les-aleas-climatiques-se-transforment-en-catastrophes_6017248_3212.html>
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13- En proie à la sécheresse, l’Afrique du Sud impose des restrictions d’eau dans les grandes villes, Le Monde avec AFP, 29/10/19, 09h34

« Nous avons devant nous une longue période de saison sèche », a prévenu la ministre de l’habitat, qui doit bientôt annoncer un plan sur l’approvisionnement en eau. 
Les autorités sud-africaines ont annoncé, lundi 28 octobre, qu’elles avaient imposé des restrictions d’eau dans les principales villes du pays « pour éviter le redoutable jour zéro », lorsque l’eau cesse de couler du robinet. Plusieurs zones du centre et du nord du pays ont été privées d’eau ces derniers jours, alors que l’Afrique du Sud est en proie à une vague de chaleur.
« Nous travaillons dur pour éviter le redoutable phénomène du jour zéro et nous avons donc annoncé des restrictions d’eau », a déclaré à des journalistes la ministre de l’habitat et de l’eau, Lindiwe Sisulu, sous le feu des critiques pour ne pas agir suffisamment contre les coupures d’eau provoquées par la sécheresse ou le délabrement des infrastructures.
A Laudium, dans la banlieue de la capitale, Pretoria, l’eau a cessé de couler des robinets la semaine dernière, en raison de la défaillance des installations du principal distributeur d’eau du pays, Rand Water. Ailleurs, comme dans les provinces du Cap-Oriental et du Cap-Occidental, la sécheresse a ruiné les récoltes et provoqué la mort de troupeaux de bétail.
> Voir aussi Au Cap, une vie au compte-gouttes 
« Le changement climatique est une réalité et il affecte l’Afrique du Sud », a assuré Mme Sisulu, qui a lancé un appel un calme : « Il n’y a pas de raisons de paniquer, mais il faut être prudent dans la manière dont nous utilisons l’eau. » Les pluies ne sont pas attendues avant décembre, « nous avons donc devant nous une longue période de saison sèche », a prévenu la ministre, qui doit annoncer un plan sur l’approvisionnement en eau le mois prochain.
Toute l’Afrique australe a subi ces dernières années une forte sécheresse, aggravée par le phénomène météorologique cyclique El Nino.
<https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/29/en-proie-a-la-secheresse-l-afrique-du-sud-impose-des-restrictions-d-eau-dans-les-grandes-villes_6017287_3212.html>
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14- 300 millions de personnes menacées par la montée des océans d'ici 2050 selon une étude, AFP, 29/10/19, 19:00
Marlowe Hood

Selon une étude parue ce mardi 29 octobre, l’étendue des zones touchées lors des marées hautes ou de fortes tempêtes serait beaucoup plus importantes que celles actuellement répertoriées. 300 millions de personnes pourraient être menacées d’ici 2050 par la montée des eaux.
D’ici 2050, des zones côtières abritant 300 millions de personnes pourraient être menacées par la montée des océans liée au changement climatique, selon une étude parue mardi.
La région la plus exposée est l’Asie, selon cette étude parue dans Nature Communications. Plus des deux-tiers des populations concernées se trouveront en Chine, au Bangladesh, en Inde, au Vietnam, en Indonésie et en Thaïlande.
Utilisant une forme d’intelligence artificielle, les chercheurs ont corrigé des données existantes concernant l’altitude des terres dans les zones côtières, qui pouvait être erronée, conduisant à largement sous-estimer l’étendue des zones touchées lors des marées hautes ou de fortes tempêtes.
« Les projections de l’élévation du niveau des océans n’ont pas changé », explique à l’AFP Ben Strauss, co-auteur de l’étude et président-directeur de Climate Central, un institut de recherches aux États-Unis. « Mais lorsque nous utilisons nos nouvelles données concernant le relief, nous trouvons beaucoup plus de gens vivant dans des régions vulnérables que ce que nous estimions jusqu’à présent », poursuit-il.
Les données gratuites fournies par la NASA, avec son programme SRTM qui a permis de cartographier 95 % de la Terre, peuvent comporter une marge d’erreur.Mais il y a environ cinq ans, Ben Strauss et Scott Kulp ont réalisé, en comparant ces éléments à des données plus fines, que le système SRTM surestimait systématiquement l’altitude des bords de mer, confondant des toits et des arbres avec le niveau du sol. « Pour la majorité des zones côtières à travers le globe, nous ne connaissions pas la hauteur du sol sous nos pieds », explique Ben Strauss.
Des régions entières du globe remodelées
La population mondiale, estimée à 7,7 milliards d’individus aujourd’hui, pourrait s’accroître de deux milliards d’ici 2050 et d’un milliard supplémentaire d’ici la fin du siècle, dont une grande partie résidant dans des mégalopoles en bord de mer.
Actuellement, environ 100 millions de personnes habitent dans des zones situées sous le niveau de la mer, selon cette étude. Certains sont protégés par des digues, mais la plupart ne bénéficient d’aucune protection.« Le changement climatique a le potentiel de remodeler des villes, des économies, des rivages et des régions entières du globe », souligne Scott Kulp, auteur principal de l’étude et scientifique chez Climate Central, soulevant la question de savoir « dans quelle mesure et combien de temps les protections côtières peuvent les préserver ».Plusieurs menaces pèsent sur les populations des littoraux : l’une d’elle est l’élévation du niveau des océans causée par la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique et la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique.
Une hausse du niveau des océans de 4 mm par an
Depuis 2006, les océans montent d’environ quatre millimètres par an, un rythme qui pourrait être multiplié par 100 si les émissions de gaz à effet de serre restent inchangées, a averti le mois dernier le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans un rapport sur les océans.
Si le réchauffement climatique est limité sous 2°C, comme prévu par l’Accord de Paris, la hausse des océans devrait atteindre environ 50 centimètres d’ici 2100. Si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel, l’élévation pourrait être presque deux fois plus importante.
Une autre menace est constituée par les typhons, cyclones et ouragans violents qui vont devenir plus fréquents.« Il n’est pas nécessaire d’avoir une augmentation importante du niveau des mers pour causer des problèmes catastrophiques », commente Bruce Glavovic, professeur à l’université Massey en Nouvelle-Zélande, qui n’a pas pris part à l’étude.
Le nouveau système mis au point par les chercheurs, nommé CoastalDEM, et présenté dans des revues scientifiques, constitue « un progrès significatif pour comprendre les risques pour des centaines de millions de personnes, inhérents à l’élévation des océans liée au changement climatique, d’ici la fin du siècle », estime le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du Giec.
<https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/mers-et-oceans/300-millions-de-personnes-menacees-par-la-montee-des-oceans-d-ici-2050-selon-une-etude_138669>
Sur le même sujet :
> D’ici à 2050, 300 millions d’habitants pourraient affronter des inondations une fois par an, Le Monde, maj le 30/10/19 à 00h57
Audrey Garric
D’après une étude publiée dans « Nature Communications », le nombre de personnes menacées par l’élévation du niveau de la mer dans le monde est au moins trois fois plus élevé que celui estimé auparavant. 
Le dérèglement climatique convoque tout un lot d’images dramatiques, dont celles de petites îles du Pacifique ou de métropoles côtières englouties par les flots.
La réalité pourrait être pire encore. D’après une étude publiée mardi 29 octobre dans Nature Communications, le nombre de personnes menacées par l’élévation du niveau de la mer dans le monde est au moins trois fois plus élevé que celui estimé auparavant. D’ici à 2050, 300 millions d’habitants risquent d’être confrontés à des inondations côtières au moins une fois par an – contre 80 millions d’après les précédentes estimations. Et, dans le pire scénario, jusqu’à 640 millions à la fin du siècle, particulièrement en Asie.
« Ces évaluations montrent comment le changement climatique sera capable d’altérer les villes, les économies, les côtes et des régions entières au cours de notre vie, explique Scott Kulp, principal auteur de l’étude et chercheur à Climate Central, une organisation scientifique américaine qui traite du climat. Les nations devront de plus en plus se demander si les défenses côtières peuvent les protéger, dans quelle mesure et pendant combien de temps. »
> Lire aussi  « 680 millions de personnes habitent dans des régions dont l’altitude ne dépasse pas dix mètres »
Les projections d’élévation du niveau des mers font l’objet de nombreux débats au sein de la communauté scientifique. Les océans pourraient grimper jusqu’à 1,10 mètre d’ici à 2100 par rapport à la période 1986-2005, selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), publié en septembre.
Certains scientifiques modélisent même une hausse supérieure à 2 mètres, en cas de poursuite des émissions de gaz à effet de serre à un rythme soutenu et de fonte accélérée de la calotte glaciaire de l’Antarctique. De quoi créer une menace majeure pour les sociétés et leurs économies.
Un tiers du Bangladesh et du Cambodge menacés
Pour connaître les littoraux les plus vulnérables, les scientifiques de Climate Central ont réalisé un modèle assorti d’une carte interactive, qui permet de visualiser, pour chaque partie du globe, les zones qui pourraient être submergées entre 2050 et 2100.
Différents paramètres sont étudiés : deux scénarios d’élévation du niveau de la mer (optimiste ou pessimiste), en fonction d’une stabilité ou non de la calotte antarctique, et trois scénarios d’émission de gaz à effet de serre (faible, modérée ou soutenue). Dans le pire des cas, un tiers du Bangladesh et du Cambodge apparaît en rouge sur la carte.
+ Carte des zones menacées du Bangladesh <https://img.lemde.fr/2019/10/29/0/0/526/616/688/0/60/0/f8266e2_yeA4Xv0CcVFgtZqtm7XITIfg.JPG>
Les résultats révisent tout d’abord à la hausse le bilan actuel : 110 millions de personnes vivent sur des terres situées sous le niveau des hautes marées, donc soumises à des inondations côtières permanentes, et 250 millions sont exposées à des inondations fréquentes, survenant au moins une fois par an en raison des tempêtes annuelles. Des valeurs quasiment quatre fois plus élevées que les précédents calculs (respectivement 28 et 65 millions de personnes). Ces chiffres devraient s’aggraver en 2050, quel que soit le scénario étudié, pour atteindre 150 millions d’habitants risquant d’être submergés en permanence et 300 millions une fois par an.
> Lire aussi  L’alarme du GIEC sur un océan en surchauffe
En revanche, la trajectoire à la fin du siècle dépendra des efforts déployés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En cas de poursuite des rejets et de débâcle glaciaire, 500 millions de personnes (valeur médiane) risqueront d’être inondées une fois par an en 2100, contre 340 millions si les émissions sont réduites rapidement et drastiquement. A noter que tous ces chiffres ne tiennent pas compte des ouvrages ou des protections naturelles (digues, mangroves, etc.) actuels ni futurs, en raison d’un manque de données.
Un million de Français inondés chaque année en 2050
L’Asie sera la plus durement touchée. Ainsi, 70 % des habitants menacés sont concentrés dans huit pays : la Chine, le Bangladesh, l’Inde, le Vietnam, l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines et le Japon. En 2050, 94 millions de Chinois risqueront de subir une inondation côtière au moins une fois par an, contre 29 millions dans les précédentes estimations.
La France ne sera pas épargnée : 1 million d’habitants pourront être inondés chaque année en 2050, essentiellement en Loire-Atlantique, en Charente-Maritime, en Gironde et dans les Hauts-de-France. En 2100, l’élévation du niveau de la mer constituera un danger pour 1,2 million de Français en cas d’émissions modérées et pour 1,7 million si les rejets se poursuivent à leur rythme actuel.
> Lire aussi  La France n’est pas préparée au « choc climatique » qu’elle subira d’ici à 2050
« Nos travaux suggèrent que la vulnérabilité côtière mondiale est au moins trois fois pire que nous ne le pensions, mais aussi que les avantages de la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont trois fois plus importants, résume Scott Kulp. Des réductions extrêmes des émissions mondiales sont essentielles pour que ces dangers restent gérables au cours des décennies à venir. » 
Corriger les calculs d’altitude
Comment expliquer une telle aggravation du diagnostic ? Les scientifiques de Climate Central se sont attaqués à une faiblesse des précédentes études : le manque de données d’altitude fiables. Jusqu’à présent, les risques d’inondations côtières étaient calculés grâce au SRTM, une base de données topographiques de la NASA utilisant des mesures satellites. Mais en confondant le haut des bâtiments ou des arbres avec la hauteur du sol, notamment dans les villes densément peuplées ou dans les forêts, ce modèle se trompe en moyenne de 2 mètres, voire de 4 mètres par endroits. Autrement dit, il surestime l’altitude de nombreuses parties du globe, et donc sous-estime le risque d’inondation.
Les chercheurs de Climate Central ont utilisé une technologie d’intelligence artificielle pour corriger ces erreurs, en comparant les données du SRTM avec d’autres mesures prises par laser aéroporté aux Etats-Unis, une technique plus fiable, mais chère, donc présente dans certains pays seulement. Ils ont ensuite appliqué les corrections aux 135 pays côtiers du monde.
Malgré quelques limites – notamment la validité de l’algorithme en Inde ou en Afrique –, « l’étude est solide et ses résultats sont importants, juge Gonéri Le Cozannet, chercheur au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), qui n’a pas participé aux travaux. Elle montre que l’exposition à l’élévation du niveau de la mer va s’accélérer dans trente, quarante ou cinquante ans. C’est un processus qui va durer des siècles, à un rythme rapide. »
Considérations économiques et éthiques
« Alors que la gestion des inondations côtières est déjà difficile dans les pays riches qui disposent de beaucoup de ressources pour aider ou indemniser les populations touchées, il sera terriblement difficile de gérer les impacts aussi importants des endroits où les ressources sont moindres et où l’exposition est élevée, du Vietnam et du Bangladesh à l’Equateur et au Mozambique », renchérit Stéphane Hallegatte, économiste du climat à la Banque mondiale, qui regrette l’absence de données topographiques dans les pays en développement, essentielles à l’évaluation des risques.
Si les résultats de Climate Central sont inquiétants, ils sont pourtant sous-estimés. Ils ne tiennent pas compte de la croissance de la population mondiale d’ici à la fin du siècle, de l’urbanisation côtière qui va encore progresser et de la multiplication des événements extrêmes, comme les cyclones qui surviennent une fois par décennie ou une fois par siècle, qui tuent et détruisent massivement.
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Pour Stéphane Hallegatte, ces nouveaux chiffres doivent désormais se traduire en termes de politiques publiques : quelles zones protéger ? Comment financer la construction et l’entretien des infrastructures de protection ? Comment aider les populations qui devront être relocalisées ? Autant de « problèmes de gouvernance pressants », selon l’expert, qui note la difficulté à « trouver un équilibre » entre les considérations économiques (protéger là où se trouve la plus grande valeur) et éthiques (aider les plus pauvres).
En 2013, une étude de la Banque mondiale avait estimé que le coût des inondations pourrait dépasser, en 2050, les 1 000 milliards de dollars (900 milliards d’euros) par an dans les 136 plus grandes villes côtières de la planète si elles ne se protègent pas mieux.
+ Infographie : Nombre de personnes menacées par au moins une inondation côtière par an à l’horizon de 2050, en millions <https://img.lemde.fr/2019/10/29/0/0/960/1107/688/0/60/0/8ab4d40_-w6cUkebiDz-_XK_RUMxptPz.png>
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/29/d-ici-a-2050-300-millions-d-habitants-pourraient-affronter-des-inondations-une-fois-par-an_6017342_3244.html>
En savoir plus :
> New elevation data triple estimates of global vulnerability to sea-level rise and coastal flooding <https://www.nature.com/articles/s41467-019-12808-z>, Nature Communications, 29/10/19
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15- Finance et risques climatiques, l’impossible équation ?, The Conversation, 29/10/19, 20:32
Par Vincent Bouchet, Doctorant sur l’intégration des enjeux climatiques en finance, École polytechnique & Nicolas Mottis, Professeur, management de l’innovation et entrepreneuriat, École polytechnique

Il est désormais établi que le réchauffement climatique aura un impact économique considérable sur de nombreux secteurs, et bien au-delà des plus évidents comme l’énergie ou les transports. Si les liens entre économie et changement climatique ont été largement étudiés, les recherches relatives à ses conséquences sur le système financier sont plus rares : parmi plus de 20 000 articles publiés dans 21 revues financières majeures entre 1998 et 2015, seuls 12 sont en lien avec le climat.
Quelques semaines après de nouveaux engagements de neutralité carbone pris par des investisseurs à l’occasion du sommet climat des Nations unies et à l’approche du « Climate Finance Day » du 29 novembre 2019, il est intéressant de se pencher sur les avancées et les obstacles rencontrés par les investisseurs pour intégrer les enjeux climatiques.
Dès septembre 2015, le gouverneur de la banque d’Angleterre Mark Carney alertait le système financier sur son exposition aux risques engendrés par les changements climatiques. Quelques mois plus tard, 195 pays approuvaient l’accord de Paris, qui fait explicitement référence au rôle des investisseurs
« […] rendant les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».
Dans un tel contexte, les investisseurs font face à deux problématiques. Tout d’abord, la transition énergétique nécessite des financements importants – 2,4 trillions de dollars par an dans les vingt prochaines années, rien que pour le système énergétique. Ils doivent intégrer ensuite de nouveaux risques climatiques.
La théorie financière suggère que les investisseurs intègrent toute l’information disponible dans leur prise de décision. Mais dans la pratique, l’analyse de la nouvelle famille des risques climatiques rencontre de nombreux obstacles.
>> Suite à lire à :
<https://theconversation.com/finance-et-risques-climatiques-limpossible-equation-125392>
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16- Greta Thunberg refuse un prix pour l'environnement, AFP, 29/10/19, 23:00

La jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg a refusé mardi un prix pour l'environnement, affirmant que le mouvement pour le climat n'avait pas besoin de prix, mais que les responsables au pouvoir commencent à "écouter" la "science".
La jeune fille, qui a rallié des millions de personnes à son mouvement "Fridays for Future", a été honorée lors d'une cérémonie organisée à Stockholm par le Conseil nordique, une instance régionale de coopération interparlementaire. 
Thunberg avait été nominée pour son action à la fois par la Suède et la Norvège et avait remporté le prix annuel de l'environnement de l'organisation.
Mais après l'annonce, un de ses représentants a déclaré au public qu'elle n'accepterait pas le prix ou la somme afférente de 350.000 couronnes danoises (environ 46.800 euros), a rapporté l'agence de presse TT.
"Le mouvement pour le climat n'a pas besoin d'autres prix", a-t-elle posté sur Instagram depuis les Etats-Unis. "Ce dont nous avons besoin, c'est que nos politiciens et les gens au pouvoir commencent à écouter les meilleures données scientifiques existantes".
Tout en remerciant le Conseil nordique pour ce "grand honneur", elle a également reproché aux pays nordiques de ne pas être à la hauteur de leur "grande réputation" sur les questions climatiques. 
"On ne manque pas de s'en vanter. Les belles paroles ne manquent pas. Mais lorsqu'il s'agit de nos émissions réelles et de notre empreinte écologique par habitant (...) c'est tout autre chose ", a dit l'égérie de la lutte contre l'inaction politique face au réchauffement climatique.
Bien qu'âgée de seulement 16 ans, Greta Thunberg est devenue célèbre lorsqu'elle a commencé à passer ses vendredis devant le Parlement suédois en août 2018, brandissant une pancarte "Grève scolaire pour le climat".
<https://information.tv5monde.com/info/greta-thunberg-refuse-un-prix-pour-l-environnement-329411>
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17- Reportage. En Centrafrique, Bangui victime des inondations, Le Monde Afrique, maj le 30/10/19 à 04h22
Gaël Grilhot  (Bangui, correspondance)

Selon la Croix-Rouge, au moins 28 000 personnes ont été chassées de leur domicile par la montée des eaux dans le pays. Le président Faustin-Archange Touadera a rendu visite mardi aux déplacés. 
Une crise humanitaire de plus pour la Centrafrique… Depuis une dizaine de jours, le pays est en proie à une montée de ses cours d’eau, dont l’Oubangui. La rivière a quitté son lit et débordé sur de nombreux quartiers d’habitation de la capitale, Bangui.
Selon la Croix-Rouge, au moins 28 000 personnes se retrouvent chassées de leur domicile par les eaux. Mardi 29 octobre, le président Faustin-Archange Touadera a rendu visite aux déplacés avec une bonne partie du gouvernement, alors que l’opposition critique l’absence de préparation des autorités.
Dimanche, en bottes et survêtement, la ministre de l’action humanitaire, Virginie Mbaïkoua, était venue mesurer l’étendue des dégâts, identifier les sites de déplacés et les besoins réels des habitants à Kolongo, un quartier de la périphérie ouest de Bangui. « Nous venons de faire quinze minutes en pirogue, tout le secteur est inondé, a-t-elle affirmé. L’eau est montée de 1,50 m, voire 1,70 m. Toutes les maisons sont inondées et certaines vont s’écrouler. Sur le plan humain, la situation est très sérieuse. Jusqu’à ce mardi 1 100 ménages étaient touchés à Bangui, soit environ 8 000 personnes. Mais compte tenu de la météorologie, le bilan risque d’évoluer. »
> Lire aussi  Centrafrique : les échos lointains d’une crise oubliée
De fait, le ministère évaluait mardi à plus de 10 000 le nombre de ménages sinistrés dans la capitale et à 8 000 dans le reste du pays. Mais ces données restent très partielles, car les familles préfèrent souvent se réfugier chez des proches ou dans des abris de fortune voisins, plutôt que de se signaler. Et en province, la faiblesse des services de l’Etat empêche tout recensement. « Lorsqu’on n’est pas préparé et que ce genre de catastrophe survient, c’est un désastre total », affirme Patrick Bidilou, le directeur général de la Protection civile, un corps en reformation depuis moins d’un an et qui fait face à sa première crise d’ampleur : « Les populations se trouvent dans des zones marécageuses, le plus souvent non constructibles. Les dégâts sont immenses. »
Risque de maladies
Dans le quartier de Sapéké 2, à Bangui, le promoteur de l’école Zo-Bel constate, impuissant, l’étendue du désastre : « Tout le quartier est sous l’eau. Cela fait une semaine et demie que l’eau monte. » De nombreux résidents sont réfugiés dans un hangar à proximité, mais le site n’est pas sécurisé et la montée des eaux va de nouveau les menacer. Des familles préfèrent pourtant rester là, au milieu de leur volaille pataugeant dans une eau sale à l’odeur nauséabonde. Une situation qui fait craindre la propagation de maladies…
« Les risques sanitaires sont importants », confirme Patrick Bidilou. L’eau a emporté les latrines et « le risque de maladies hydriques », comme la diarrhée et le choléra, se rapproche. Les autorités craignent également une infestation de moustiques et une forte poussée de paludisme au sein des populations. « La première urgence est de trouver des endroits sûrs pour les déplacés, poursuit Patrick Bidilou, mais aussi de leur fournir des moustiquaires. »
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Plus loin, en remontant vers le centre-ville, sur la berge en face de l’île aux Singes, un grand entrepôt à ciel ouvert accueille 800 personnes. Jean, arrivé avec ses proches, s’inquiète : « L’eau n’a pas cessé de monter, monter… D’autres familles sont encore là-bas. Nous sommes bien allés les chercher, mais la plupart sont repartis sur l’île pour chercher ce qu’ils pouvaient sauver, parce que là-bas, toutes les maisons sont sous l’eau. » Eux aussi devront être évacués vers des espaces plus sûrs.
Menace sur l’eau potable
Vendredi, le premier ministre, Firmin Ngrebada, qui s’est lui aussi rendu sur place, a lancé un appel à l’aide internationale. Des vivres et des kits de première nécessité ont été distribués par les autorités, mais les prévisions météorologiques ne sont guère optimistes et, selon la Protection civile, la situation ne devrait pas s’améliorer avant une vingtaine de jours.
Plus grave : le générateur qui alimente l’unique pompe de la Société de distribution d’eau (Sodeca) pourrait être atteint si la crue continue à ce rythme. Cette fois, c’est toute la capitale qui serait privée d’accès à l’eau potable. « On n’est pas à la cote d’alerte, tente de rassurer Patrick Bidilou. Mais nous travaillons avec la Sodeca sur un plan d’intervention d’urgence. »
> Lire aussi  En Centrafrique, l’accord de paix promeut les chefs de guerre mais les violences perdurent
Si les inondations sont fréquentes en Centrafrique, cette année la montée des eaux est hors normes, au point qu’il faut remonter à 2009 pour trouver des crues similaires. A l’époque, 8 millions de dollars (environ 7,2 millions d’euros) avaient été nécessaires pour remettre sur pied la seule ville de Bangui. Un programme d’action (système de drainage, relogement dans des quartiers plus sûrs, etc.) avait alors été envisagé par la Banque mondiale pour réduire les conséquences de ces inondations. Mais l’absence de financements et la crise politico-militaire qui a débuté en 2013 ont bloqué le processus.
<https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/29/en-centrafrique-bangui-ravagee-par-des-inondations_6017347_3212.html>
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18- Après le renoncement du Chili, la COP25 sur le climat peut-elle être organisée ailleurs ?, Le Monde, 30/10/19, 16h12

Le président Sebastian Piñera a annoncé l’annulation de la conférence de Santiago sur les changements climatiques, qui devait se dérouler du 2 au 13 décembre. 
Le Chili renonce à organiser la conférence mondiale sur le climat COP25 qui devait s’y tenir en décembre, ainsi que le sommet du forum de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) en raison du mouvement de contestation inédit qui agite le pays, a annoncé le président Sebastian Piñera, mercredi 30 octobre.
> Lire aussi  « La protestation collective au Chili fait écho à une actualité sociale planétaire »
« C’est avec un profond sentiment de douleur, parce que c’est douloureux pour le Chili, que notre gouvernement a décidé de ne pas organiser le sommet de l’APEC (…), ni celui de la COP25 », a déclaré le chef de l’Etat conservateur. Le sommet de l’APEC devait avoir lieu à Santiago les 16 et 17 novembre et la COP25 du 2 au 13 décembre.
Ticket de métro
Depuis onze jours, le mouvement ne faiblit pas dans le pays. D’abord provoqué par la hausse du coût de la vie dans le pays, et en particulier par l’augmentation du prix du ticket de métro à Santiago, le mouvement s’est amplifié malgré la suspension de cette dernière mesure.
« Nous n’avons pas été capables de reconnaître l’ampleur de cette situation d’inégalité et d’abus. Je vous demande pardon pour ce manque de vision », a déclaré Sebastian Piñera lors d’une intervention télévisée la semaine dernière. Hausse de 20 % des pensions de retraite les plus basses, revalorisation du salaire minimum, baisse du salaire des parlementaires, gel du prix de l’électricité, baisse de celui des médicaments, augmentation d’impôts pour les plus riches… M. Piñera, qui avait réuni plusieurs présidents de partis politiques ce mardi, a déroulé une longue série de mesures qui seront soumises au vote du Congrès ou approuvées par décret présidentiel. « Cet agenda social ne résoudra pas tous les problèmes qui accablent les Chiliens, mais c’est un effort nécessaire et significatif pour améliorer la qualité de vie des plus vulnérables », a annoncé le chef d’Etat.
Le chef de l’Etat conservateur s’est par ailleurs séparé lundi de huit ministres, sur les vingt-quatre que compte son gouvernement. Le tout nouveau ministre des finances, Ignacio Briones, a déclaré, mardi, que l’économie chilienne serait affectée par la crise sociale. « Les signaux que nous avons donnés (…) vont générer une diminution des investissements », a-t-il estimé, ajoutant qu’il serait nécessaire de réviser la prévision de croissance pour 2019.
De nouvelles manifestations, parfois émaillées d’incidents, ont encore eu lieu mardi pour maintenir la pression sur le gouvernement.
> Lire aussi  « Président, les Chiliens veulent du changement, pas des mots »
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/30/secoue-par-une-violente-crise-sociale-le-chili-renonce-a-organiser-la-cop25_6017460_3244.html>
Sur le même sujet : 
> Climat : le Chili annule la COP 25, <http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-chili-annule-la-cop-25,100676?xtor=RSS-31> Le JDLE, 30/10/19
> Le Chili renonce à accueillir la COP25 à cause de la crise sociale <https://information.tv5monde.com/info/le-chili-renonce-accueillir-la-cop25-cause-de-la-crise-sociale-329552>, AFP, 31/10/19, 01:00
> Après le retrait du Chili, qui organisera la COP25 ? <https://www.lejdd.fr/International/apres-le-retrait-du-chili-qui-organisera-la-cop25-3928585>, Le JDD, 31/10/19, 19h00
> L’Espagne propose d’accueillir la COP25, après le désistement du Chili <https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/01/l-espagne-propose-d-accueillir-la-cop25-apres-le-desistement-du-chili_6017651_3244.html>, Le Monde avec AFP, 01/11/19
> La COP25 aura bien lieu en Espagne en décembre, annonce l'ONU <https://information.tv5monde.com/info/la-cop25-aura-bien-lieu-en-espagne-en-decembre-annonce-l-onu-329916>, AFP, 01/11/19, 19:00
> La COP25 transférée en Espagne en décembre, difficultés logistiques en vue <https://information.tv5monde.com/info/la-cop25-transferee-en-espagne-en-decembre-difficultes-logistiques-en-vue-329934>, AFP, 01/11/19, 21:00
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19- Climat : ExxonMobil défendu au tribunal par son ex-PDG et secrétaire d'Etat, AFP, 30/10/19, 23:00
Catherine Triomphe

ExxonMobil n'est pas le "méchant" du changement climatique et a intégré ses conséquences dès 2006 dans ses projections : c'est ce qu'a dit en substance mercredi Rex Tillerson, qui fut PDG du géant pétrolier avant d'être secrétaire d'Etat de Donald Trump, appelé à témoigner dans un procès inédit à New York.
Dans ce procès ouvert le 23 octobre et très suivi par les organisations environnementales, la multinationale cotée en bourse est accusée par l'Etat de New York d'avoir trompé les investisseurs en prétendant à tort, depuis 2014, intégrer pleinement les risques de durcissement des législations sur les émissions de gaz à effet de serre dans ses projections à long terme.
Mais selon le procureur élu de ce bastion démocrate, l'entreprise utilisait, pour certaines évaluations internes, des estimations de coûts sous-évaluant ce risque. Une présentation "trompeuse" qui se serait traduite par une surévaluation des actions du groupe, et des dommages pour les actionnaires qui pourraient atteindre 1,6 milliard de dollars.
Face à ces accusations, l'ex-chef de la diplomatie américaine, qui n'est pas directement attaqué en justice mais dont le procureur affirme qu'il a approuvé cette "fraude", est apparu détendu, remettant avec plaisir sa casquette de PDG après avoir été limogé sans ménagement par Donald Trump fin mars 2018.
Trois heures durant, M. Tillerson a expliqué comment, après son arrivée à la tête d'Exxon début 2006, le géant américain avait introduit un système de coût prévisionnel des émissions polluantes, obligeant toutes ses unités à intégrer les coûts d'une législation renforcée sur le climat dans leurs projections à l'horizon 2030 ou 2040.
- "Risque croissant pour la société" -
"Nous reconnaissions le risque lié au changement climatique, nous reconnaissions qu'il prenait une importance croissante pour la société au sens large et que les législateurs allaient vouloir endiguer ses effets", a déclaré le PDG, qui s'est dit fervent partisan de l'accord de Paris, dénoncé par Donald Trump en 2017, quand M. Tillerson était encore au gouvernement. 
"Lorsque nous sommes arrivés à la conclusion qu'il y avait un grave risque, il était de notre responsabilité de comprendre comment cela allait affecter notre activité, et cela a vraiment commencé sous mon mandat", a ajouté celui qui présida ExxonMobil durant dix ans, jusque fin 2016.
"La question était comment intégrer ça dans notre planification. Alors nous avons trouvé cet outil (de coût anticipé) pour nous aider à comprendre les implications à long terme du problème climatique", a poursuivi M. Tillerson, qui s'est dit favorable à une taxe carbone applicable à tous. 
Il a volontiers reconnu qu'Exxon utilisait deux estimations différentes du coût des émissions dans ses calculs : l'un pour préparer son rapport annuel sur l'ensemble des facteurs affectant la demande de pétrole et de gaz à long terme, l'autre pour évaluer concrètement la rentabilité de projets d'investissement potentiels.
Mais cette différence était justifiée selon lui par le fait qu'ils correspondaient à des "niveaux différents" de projections, l'un "stratégique" et "macro-économique", l'autre "micro-économique", intégrant des coûts réels évalués par des responsables de terrain d'Exxon.
Cette différence n'a jamais servi à tromper les investisseurs, qui n'avaient pas à se préoccuper des estimations micro-économiques, sans effet sur les comptes de l'entreprise, à l'en croire : ils étaient prévenus qu'Exxon ne divulguerait pas le modèle économique utilisé pour évaluer ces projets potentiels.
- Autres procès à l'horizon -
Citant quelques extraits de rapports annuels d'Exxon, la représentante du procureur, Kim Berger, a essayé de faire admettre à M. Tillerson que l'utilisation de ces deux modes de calcul, qu'Exxon n'avait jamais explicitée, avait pu induire en erreur les investisseurs. Sans y parvenir.
M. Tillerson était le témoin vedette de ce procès prévu pour se terminer au plus tard le 12 novembre. Le juge d'Etat Barry Ostrager rendra ensuite seul un jugement, dans un délai encore non précisé.
Quelle que soit sa décision, les experts s'attendent à ce que ce procès soit suivi de plusieurs autres contre Exxon et d'autres compagnies pétrolières, accusées par les organisations environnementales d'avoir trompé non seulement les investisseurs, mais aussi consommateurs et acteurs publics sur les effets de leurs activités sur l'environnement.
Des villes et comtés de Californie et d'autres Etats américains ont déjà porté plainte en justice pour réclamer paiement des dégâts ou des travaux rendus nécessaires par le réchauffement. Et l'Etat du Massachusetts a formellement porté plainte contre Exxon la semaine dernière.
<https://information.tv5monde.com/info/climat-exxonmobil-defendu-au-tribunal-par-son-ex-pdg-et-secretaire-d-etat-329592>
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20- Antarctique : on sait pourquoi les plateformes de glace fondent rapidement, Futura-sciences, 30/10/19
Nathalie Mayer, journaliste

Dernièrement, des événements de fonte majeure en Antarctique occidental ont fait craindre pour la stabilité de la banquise. Des chercheurs montrent aujourd'hui que le phénomène de rivières atmosphériques est associé à un pourcentage élevé de ces fontes. De tels évènements restent rares mais le réchauffement climatique devrait les amplifier.
Des rivières, on en connait de nombreuses sur Terre. Mais il en existe aussi dans les airs. Les chercheurs parlent alors de rivières atmosphériques. Elles apparaissent lorsque des dépressions sont bloquées dans leur rotation sur elles-mêmes. L'humidité qu'elles transportent est alors contrainte à emprunter comme un étroit chenal virtuel. Et, au lieu de se répartir sur une vaste région, cette eau se déverse ensuite de façon intense et continue sur une zone spécifique.
Dans les régions tempérées, les chercheurs savent que ces rivières atmosphériques sont à l'origine de crues extrêmes. En Antarctique de l'ouest, des chercheurs de l'université́ Grenoble Alpes, du CNRS et de Sorbonne Université, du Royaume-Uni et du Portugal montrent aujourd'hui que le phénomène est l'origine de situations anormalement chaudes sur certaines zones localisées du continent. Les températures peuvent alors dépasser la normale de 10 °C !
Lorsque la zone touchée correspond à une plateforme glaciaire, cet apport de chaleur et l'important rayonnement des nuages dans les grandes longueurs d'onde provoquent la fonte de la neige et de la glace. Ainsi la fonte de la grande plateforme de Ross est systématiquement déclenchée par l'arrivée d'une telle rivière atmosphérique. Et le phénomène semble jouer un rôle crucial dans le déclenchement des événements de fonte massive qui peuvent se produire sur les plateformes le long de la péninsule.
>> Suite à lire à :
<https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-antarctique-on-sait-plateformes-glace-fondent-rapidement-42607/>
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21 - Envie de travailler pour le climat ? Voici les cinq métiers qui recrutent, Novethic, 30/10/19
Béatrice Héraud

Les acteurs économiques, financiers et politiques sont de plus en plus conscients des risques liés aux changements climatiques. Pour y faire face, et développer les opportunités, ils ont besoin de professionnels. Les métiers liés au climat sont donc en plein boom selon le cabinet de recrutement Birdeo spécialisé dans le développement durable et l’impact. Voici cinq profils qui sont activement recherchés en France.
>> Suite à lire à :
<https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/les-metiers-lies-au-climat-qui-recrutent-147792.html>
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22- Près de 200 communes reconnues en état de catastrophe naturelle à cause des intempéries, Le Monde avec AFP, 31/10/19, 10h23

Cette reconnaissance permettra de déclencher des indemnisations exceptionnelles pour les victimes des inondations et des coulées de boue dans six départements du sud de la France. 
La procédure a été accélérée. Au total, 186 communes, de six départements du sud de la France, frappées par les violentes intempéries des 22 et 23 octobre ont été reconnues en état de catastrophe naturelle, selon un arrêté publié jeudi 31 octobre au Journal officiel.
Près d’une centaine de ces communes (97) se trouvent dans l’Hérault, et une quarantaine dans l’Aude. Les autres se situent dans les Bouches-du-Rhône (23), les Pyrénées-Orientales (5), le Var (20) et le Vaucluse (1). Ces intempéries ont engendré des inondations et des coulées de boue ; cette reconnaissance permettra de déclencher des indemnisations exceptionnelles pour les victimes. Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, avait souhaité le 24 octobre « que la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les communes concernées soit accélérée ».
> Lire aussi  A Villeneuve-lès-Béziers, les habitants nettoient et s’interrogent sur les causes de l’inondation
Des dégâts importants
Le ministre avait alors fait état de trois morts liés à cet épisode de violentes pluies, dont celui d’une femme retrouvée inanimée dans un vignoble, dans l’Hérault. Concernant les deux autres décès, recensés dans le Gard et les Pyrénées-Orientales, les préfectures locales avaient toutefois estimé que le lien avec les intempéries n’était pas établi.
Ces intempéries, qui ont « impacté simultanément jusqu’à huit départements », avaient donné lieu à 1 773 interventions de secours et mobilisé plus de 2 000 sapeurs-pompiers et forces de la sécurité civile, avait indiqué le ministre. De nombreuses voies de chemin de fer ont également été endommagées. La SNCF a notamment été contrainte d’interrompre le trafic des trains entre Montpellier et Toulouse et entre Montpellier et l’Espagne, au moins jusqu’à la fin des vacances de la Toussaint, le 4 novembre.
> Lire aussi  Intempéries : le nombre de décès annoncé par le ministère de l’intérieur est contesté
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/31/pres-de-200-communes-reconnues-en-etat-de-catastrophe-naturelle-a-cause-des-intemperies_6017551_3244.html>
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23- Les Etats-Unis toujours dans l'accord de Paris, mais plus pour longtemps, AFP, 02/11/19, 09:00
Ivan Couronne

Deux ans et demi après avoir annoncé qu'il voulait déchirer l'accord de Paris sur le climat, Donald Trump va enfin pouvoir le dénoncer formellement lundi. Mais ses diplomates prendront encore une part aux négociations pendant un an.
C'est le paradoxe américain: à la Maison Blanche, le président Trump ignore l'accord et démolit la politique environnementale de son prédécesseur, Barack Obama. Et discrètement, en coulisses, les Etats-Unis contribuent aux discussions techniques pour préparer le terrain au cas où, un jour, le pays réintégrerait l'accord.
En raison du rôle traditionnellement joué par les Etats-Unis dans des sujets techniques comme la transparence des comptabilités carbone, "les autres gouvernements continuent de les écouter et de leur donner de l'importance", explique à l'AFP David Waskow, expert des négociations climatiques au World Resources Institute, à Washington.
Une délégation américaine participera au prochain grand sommet climat de l'ONU, à Madrid en décembre, la Conférence des Parties numéro 25 ou "COP 25"... comme à toutes les réunions climat depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.
La raison pour laquelle les Etats-Unis toujours un siège à la table des négociations est inscrite dans l'article 28 du texte. Il y est stipulé qu'un pays peut dénoncer l'accord à partir de trois ans après son entrée en vigueur le 4 novembre 2016, c'est-à-dire à partir de lundi.
Une fois la dénonciation envoyée, le retrait prend effet un an plus tard. Ce qui reporterait la sortie effective au 4 novembre 2020. Coïncidence, ce sera le lendemain de l'élection présidentielle américaine.
Concrètement, l'envoi attendu de la lettre, possible à compter de lundi, n'aura donc pas d'effet. Mais l'annonce sera symbolique pour le président républicain, en pleine campagne pour sa réélection.
"Cela ne peut que renforcer sa position", dit David Waskow. "Cela ne m'étonnerait pas qu'il exploite cela politiquement". 
- Après Trump -
En creux, le retrait américain révèle toutefois la relative vigueur de l'accord de Paris, car aucun autre pays n'a suivi les Etats-Unis.
Le Brésil est resté membre malgré l'élection du climatosceptique Jair Bolsonaro, et les grands pays émergents émetteurs de gaz à effet de serre, Chine, Inde ou encore Afrique du Sud, ont maintenu le processus, même si leurs plans climat sont jugés insuffisants pour l'instant.
Même la Russie a finalisé son adhésion en septembre.
Le nihilisme climatique de Donald Trump a aussi eu comme effet inattendu de doper les acteurs américains non fédéraux.
"Des Etats, des villes et des entreprises représentant plus de la moitié de l'économie et de la population se sont engagés à tenir les objectifs de l'accord de Paris", fait valoir Alden Meyer, expert des négociations climat à l'Union of Concerned Scientists, à Washington.
Ces initiatives au niveau local peuvent être vues comme un verre à moitié plein ou à moitié vide.
Les efforts de la Californie, de New York ou de multinationales ne sont pas négligeables, mais ils seront loin de compenser l'inaction fédérale. Par exemple, Barack Obama voulait fortement resserrer les normes écologiques pour les voitures, mais Donald Trump fait marche arrière.
L'objectif modeste fixé par M. Obama pour 2030 (au moins 26% de baisse des émissions par rapport à 2005) sera manqué d'environ un tiers, selon une estimation du groupe America's Pledge publiée l'an dernier, et qui sera actualisée en décembre.
Le vrai test de la solidité de l'accord de Paris aura lieu à la COP 26, en novembre 2020 à Glasgow au Royaume-Uni. 
Tous les pays sont censés revoir d'ici là leurs engagements, afin de faire infléchir la courbe des émissions et parvenir à zéro émission nette en 2050, seul moyen selon les scientifiques de limiter le réchauffement de la planète à +1,5°C par rapport à la fin du XIXe siècle.
L'élection américaine se sera tenue juste avant la COP, et dira si les pays interlocuteurs des Etats-Unis ont eu raison de ne pas rompre le dialogue technique avec Washington. Tous les opposants démocrates potentiels à Donald Trump se sont en effet engagés à faire revenir les Etats-Unis dans l'accord.
<https://information.tv5monde.com/info/les-etats-unis-toujours-dans-l-accord-de-paris-mais-plus-pour-longtemps-329977>
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24- La côte atlantique balayée par Amélie, 140.000 foyers sans électricité, AFP, 03/11/19, 14:00
Philippe Bernes-Lasserre avec les bureaux régionaux de l'AFP

Mer déchaînée, rafales à plus de 160 km/h, routes coupées par des arbres : Amélie, première tempête de l'automne, a balayé la façade atlantique privant dimanche 140.000 foyers d'électricité alors que le Sud-Est a souffert de fortes pluies et d'inondations.
A la mi-journée, services de secours et préfectures n'avaient fait état que de trois blessés légers -dont un hospitalisé- dans les Pyrénées-Atlantiques, victimes notamment de chutes de branches.
Selon Météo France, des rafales de vent à 163 km/h ont été enregistrées sur le littoral au Cap Ferret (Gironde), 148 km/h à Messanges (Landes) 146 km/h à Belle-Ile, 139 km/h à l'Ile-de-Ré, 138 km/h à Biscarrosse (Landes) et l'Ile d'Yeu. Le vent a aussi soufflé très fort à l'intérieur des terres, avec 121 km/h à Bordeaux.
La vigilance orange "vent" a finalement été levée pour 10 départements de l'arc atlantique et du sud-ouest mais de "de forts déferlements de vagues" restaient attendues sur le littoral. Dans le Massif central, seuls l'Allier, le Cantal et le Puy-de-Dôme restaient en vigilance orange jusqu'à 16H. Les rafales devaient y atteindre "de 90 à 110 km/h, 130 km/h sur le relief", a indiqué Météo France à la mi-journée.
Dans le Sud-Est, la vigilance orange "pluie-inondation et orages" a été levée pour les Alpes-Maritimes mais pas pour la Corse-du-Sud. Des orages pourraient y donner 40 à 50 mm d'eau en moins d'une heure, et sur l'ensemble de l'épisode jusqu'à 140 mm localement.
A midi, environ 140.000 clients restaient privés d’électricité dans le Sud-Ouest principalement : Pyrénées-Atlantiques, Landes, Dordogne, Charente-Maritime, Charente, la Gironde étant le département le plus impacté (45.000 foyers), a indiqué à l'AFP le réseau de distribution d'électricité Enedis. 
"La situation reste évolutive" a indiqué un porte-parole ajoutant que 700 techniciens sont mobilisés sur le terrain.
Sur la côte atlantique, où Amélie a soufflé en deux temps, aux premières heures de dimanche puis de nouveau après l'aube, les pompiers ont comptabilisé près de 200 interventions dans les Pyrénées-Atlantiques, plus de 150 en Gironde, 145 en Vendée, plus d'une centaine dans les Landes, en Charente-Maritime, notamment.
- Naufragés de la route secourus -
L'essentiel des interventions portait dans le Sud-Ouest sur des chutes d'arbres sur les voies, des câbles électriques à terre, des mises en sécurité de biens, bâchages de toitures. Mais dans les Landes 47 personnes ont été évacuées d'un camping à Aureilhan et mise à l'abri. A Mimizan, la toiture du casino s'est effondrée.
De nombreux axes de circulation secondaires ont été par ailleurs coupés, obstrués par des arbres tombés sur la voie. Ainsi 93 arbres sur des routes en Vendée, 35 dans le Morbihan. 
En Nouvelle-Aquitaine, plusieurs trains, des TER surtout ont été annulés ou reportés. Les lignes Bayonne-Hendaye, Dax-Tarbes, Pau-Oloron, notamment restaient interrompues en fin de matinée.
Dans le Sud-Est l'impact des intempéries a été plus localisé mais pas moins spectaculaire. Les pompiers des Bouches-du-Rhône ont effectué 180 interventions entre 23H30 et 3H00, là encore sans victime à déplorer. A Vitrolles, un camp de gens du voyage de plus de 100 personnes a en partie été évacué.
A Marignane, à environ 20 km de Marseille, des quartiers ont cumulé 50 mm d’eau en 3 heures, et deux cours d'eau, la Cadière et le Raumartin, ont débordé et se sont déversés dans la ville.
Une trentaine d'automobilistes coincés dans leur voiture ont été secourus dans la nuit par les pompiers, selon le maire Eric le Dissès. Des habitants, des commerçants, ont également vu leurs caves et rez-de-chaussée inondés, et ont du être évacués. Ils on pu depuis regagné leurs habitations.
Dans les Alpes-Maritimes les interventions pour locaux inondés ont été concentrées sur Nice. Vers 02H00, les pompiers ont réalisé 30 interventions en une heure sur la ville, notamment la mise en sécurité de 13 "naufragés de la route".
Les autoroutes A7, dans les deux sens de circulation, et A51 dans le sens Marseille/Aix-en-Provence ont été momentanément fermées. A l'aéroport d'Ajaccio, deux vols ont été annulés dimanche matin, et deux autres déroutés sur Bastia.
<https://www.courrier-picard.fr/id47070/article/2019-11-03/la-cote-atlantique-balayee-par-amelie-140000-foyers-sans-electricite>
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En images
25- Chili : le réchauffement climatique a rayé un lac de la carte, France 2, journal de 13h, 28/10/19

Le lac d'Aculeo, au Chili, est désormais à sec. La faute au réchauffement climatique, mais aussi à des détournements de cours d'eau pour les terres agricoles.
Direction le Chili, à moins de 100 km de la capitale Santiago, où les touristes ne se pressent plus au lac d'Aculeo. Et pour cause, il n'existe plus. Entre le manque de pluies et les déviations de cours d'eau, à l'emplacement du lac on trouve désormais une terre craquelée et des carcasses d'animaux. Le paysage est désespérément aride, dans une région du centre du pays frappée par la sécheresse. L'étendue d'eau faisait pourtant 12 km2 avec une profondeur allant jusqu'à 6 mètres.
> Reportage à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/chili-le-rechauffement-climatique-a-raye-un-lac-de-la-carte_3679121.html>
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26- Réchauffement climatique : la montée des eaux menace des régions entières, France 2, journal de 13h, 28/10/19

Sur le plateau du 13 Heures, Anne-Claire Poignard fait le point sur la montée des eaux qui résulte du réchauffement climatique, avec à terme des villes englouties.
Le réchauffement climatique a plusieurs conséquences, notamment la sècheresse dans plusieurs régions du monde. Mais il provoque également la montée des eaux dans de nombreuses zones du globe. "L'eau monte deux fois plus vite que le siècle dernier. C'est en tout cas ce qu'affirme le Giec, ce groupement d'experts sur le climat", informe Anne-Claire Poignard sur le plateau du 13 Heures. Un phénomène qui résulte de la hausse des températures et de la fonte des glaces.
> Plateau à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/rechauffement-climatique-la-montee-des-eaux-menace-des-regions-entieres_3679113.html>
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Une publication
27- Climat, ne regardons plus ailleurs, Le Monde, 24/10/19, 09h42
Simon Roger et  Michel Lefebvre  

« Générations climat », un hors-série du « Monde », donne la parole à ceux – scientifiques, intellectuels, activistes, syndicalistes, entrepreneurs – qui ont décidé d’alerter et d’agir. 
Hors-série. Un spectre hante la Terre, celui de l’extinction pour les plus pessimistes, celui d’un réchauffement climatique aux conséquences dramatiques pour les autres. Dans le scénario d’une croissance économique effrénée, la hausse de la température pourrait atteindre 7 °C en 2100, avancent les plus grands laboratoires français de climatologie. Le chiffre est effrayant à l’aune des effets déjà perceptibles du réchauffement climatique, qu’il sera très difficile de maintenir sous la barre des 2 °C : montée des eaux, atteintes irréversibles à la biodiversité, sécheresses.
> Lire aussi  Convention citoyenne pour le climat : Emmanuel Macron prône une « écologie du quotidien »
Et pourtant, les alertes sont déjà anciennes, personne ne pourra dire qu’il n’avait pas été prévenu. En 1974, René Dumont, candidat à l’élection présidentielle, alors que l’on parlait encore peu d’écologie, mettait en garde sur les dangers environnementaux en montrant symboliquement un verre d’eau à la télévision. Dans les années qui ont suivi, on a regardé le plus souvent les écologistes comme de doux utopistes, « défenseurs des castors » ou, même, comme des « Khmers verts ». Dès cette époque, les scientifiques lancent des signaux d’alerte mais ceux-ci sont ignorés. Pire, des entreprises ont sciemment semé le doute dans l’opinion publique en discréditant ces recherches.
De Severn Cullis-Suzuki à Greta Thunberg
En juin 1992, la jeune Canadienne Severn Cullis-Suzuki, 12 ans, adresse au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, un émouvant message pour alerter sur l’état de la planète. Vingt-sept ans après, elle est toujours aussi mobilisée et admirative de l’action de Greta Thunberg, 16 ans. Mais que de temps perdu. Après cette réunion de Rio, première négociation internationale sur le climat, chaque année, les chefs d’Etat et de gouvernement de la planète se réunissent pour tenter de répondre à la crise climatique. Après le protocole de Kyoto, en 1997, et l’accord international scellé à la COP21 à Paris, en 2015, aux avancées significatives, se tiendra la COP25, à Santiago du Chili, du 2 au 13 décembre.
> Lire aussi  Jamie Margolin, l’autre Greta Thunberg
Nous avons rassemblé, dans ce nouveau hors-série du Monde, les paroles de ceux qui ont décidé d’alerter et d’agir, des scientifiques, des intellectuels, des syndicalistes, des activistes, mais aussi des entrepreneurs. Ils sont révoltés, comme Raoni Metuktire, 88 ans, cacique indigène kayapo de l’Amazonie brésilienne, qui, lors d’une dernière tournée en France, désespéré, dénonçait la déforestation ; mobilisés, à l’instar de Nicolas Hulot et de Laurent Berger, qui appellent au rassemblement autour des deux objectifs indissociables : l’enjeu écologique et l’enjeu social, tout comme Naomi Klein, qui prône « un New Deal vert contre la barbarie climatique ». Nous avons aussi donné la parole à ces activistes, jeunes et moins jeunes, car ce sont plusieurs générations qui se battent aujourd’hui sur le front du climat, et dans le monde entier. Il reste peu de temps pour inverser le cours des choses.
§ Générations climat, hors-série du Monde, 100 pages, 8,50 euros, en kiosque et sur Lemonde.fr.
<https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/24/climat-ne-regardons-plus-ailleurs_6016707_3232.html>
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– J’agis pour la nature <http://www.jagispourlanature.org/> pour participer à des activités utiles et ludiques en pleine nature, près de chez vous.
NOS VIDÉOS PÉDAGOGIQUES 
– Sur notre chaîne You Tube <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>, retrouvez toutes nos vidéos.  
NOS PUBLICATIONS (les plus récentes) 
– Oui, les alternatives techniques aux néonicotinoïdes existent <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/oui-les-alternatives-techniques-aux-neonicotinoides-existent/?page=0&domaines1%5B%5D=32&domaines2%5B%5D=32&domaines3%5B%5D=32>, mai 2016
– Mettre la politique monétaire au service de l’avenir <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/mettre-la-politique-monetaire-au-service-de-lavenir/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, mai 2016
– Rapport mobiliser les financements pour le climat <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/rapport-mobiliser-les-financements-pour-le-climat/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, février 2016
– Alimentation et climat : enjeux et solutions à différentes échelles <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/alimentation-et-climat-enjeux-et-solutions-differentes-echelles/?page=0&domaines1%5B%5D=32&domaines2%5B%5D=32&domaines3%5B%5D=32>, décembre 2015
– Solaire photovoltaïque : 25% de l'électricité mondiale bas carbone d'ici 2050 ! <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/solaire-photovoltaique-25-de-lelectricite-mondiale-bas-carbone-dici-2050/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, novembre 2015
– Les révolutions invisibles, un livre pour comprendre le monde qui vient <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/revolution-invisible-un-livre-pour-comprendre-le-monde-qui-vient>, août 2015
– Une revue consacrée aux liens entre environnement et inégalités sociales <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/une-revue-consacree-aux-liens-entre-environnement-et-inegalites-sociales/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, juin 2015
– Démocratie participative : guide des outils pour agir <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/publication_etat_deslieaux_democratie_participative_0.pdf>, Etat des lieux & Analyses n°3, nouvelle édition, mars 2015
– Mobilité au quotidien - Comment lutter contre la précarité ? <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/etude-mobilite-precarite.pdf>, Etat des lieux & Analyses, septembre 2014
– Etude. Les solutions de mobilité soutenable en milieu rural et périurbain <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/etude-solution-mobilite-soutenable.pdf>, Fondation Nicolas Hulot & RAC France, juillet 2014
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