[revue-presse-FNH] Petite revue de presse centrée sur eau, santé, consommation, tourisme, loisirs, pollutions et déchets (jeudi 6 février)

Florence de Monclin f.demonclin at fnh.org
Jeu 6 Fév 08:03:14 CET 2020


Bonjour à tous,
  
Un petit tour d'horizon avec deux possibilités d'accès aux dépêches et articles suivants : 
–> Un accès 'rapide' direct à la source de l'article (hors abonnement) par un lien hypertexte sur son intitulé dans le sommaire ; si un lien vers un article ne fonctionne pas, vous pouvez retrouver son contenu dans le corps du mail à l'item correspondant.
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1- Enquête : se passer de neuf est-il possible ? <https://www.zerowastefrance.org/enquete-se-passer-de-neuf-possible/>, Zero Waste France, 16/01/20
2- La mode revêt sa tenue écolo, sans convaincre <https://information.tv5monde.com/culture/la-mode-revet-sa-tenue-ecolo-sans-convaincre-342699>, AFP, 22/01/20, 09:00
3- Pollution de l'air : prudence face à l'essor des micro-capteurs <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution-de-l-air-prudence-face-a-l-essor-des-micro-capteurs_140718>, AFP, 22/01/20, 09h06
4- En Mayenne, incendie dans une usine classée Seveso, pas de blessé <https://www.lemonde.fr/climat/article/2020/01/22/en-mayenne-incendie-dans-une-usine-classee-seveso-pas-de-blesse_6026866_1652612.html>, Le Monde avec AFP, 22/01/20, 17h24
5- Coronavirus : l’épidémie va peser sur l’économie chinoise <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/24/coronavirus-l-epidemie-va-peser-sur-l-economie-chinoise_6027089_3244.html>, Le Monde, 24/01/20, 11h08
6- Nestlé veut développer un grand marché du plastique recyclé alimentaire <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/economie-circulaire/isr-rse/nestle-veut-developper-un-grand-marche-de-plastique-recycle-alimentaire-148150.html>, Novethic, 24/01/20
7- Entretien. Coronavirus : « Il y a une cocotte-minute en Chine » <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/25/coronavirus-il-y-a-une-cocotte-minute-en-chine_6027176_3244.html>, Le Monde, 25/01/20, 03h46
8- 5G : l’Anses pointe un « manque important de données », ONG et scientifiques réclament un moratoire <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/27/5g-l-anses-pointe-un-manque-important-de-donnees-ong-et-scientifiques-reclament-un-moratoire_6027322_3244.html>, Le Monde, 27/01/20, 06h00
9- La fièvre de Lassa a tué 29 personnes au Nigeria dans le seul mois de janvier <https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/27/au-nigeria-la-fievre-de-lassa-a-tue-29-personnes-en-janvier_6027348_3212.html>, Le Monde Afrique avec AFP, 27/01/20, 11h01
10- Coronavirus : des craintes de voir l’économie mondiale s’enrayer <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/28/coronavirus-des-craintes-de-voir-l-economie-mondiale-s-enrayer_6027494_3244.html>, Le Monde, 28/01/20, 10h59
11- Une crise de l'eau abreuve la colère des Bulgares <https://information.tv5monde.com/info/une-crise-de-l-eau-abreuve-la-colere-des-bulgares-343994>, AFP, 29/01/20, 11:00
12- Risques de la 5G, Huawei… Thierry Breton dévoile la position de l’Europe <https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/01/29/risques-de-la-5g-huawei-le-commissaire-europeen-thierry-breton-devoile-la-position-de-l-europe_6027655_3234.html>, Le Monde, 29/01/20, 13h47
13- Marseille : Face à la grève des poubelles, la métropole stocke des déchets à même le sol <https://www.20minutes.fr/societe/2706451-20200129-marseille-face-greve-poubelles-metropole-stocke-dechets-sol>, 20 Minutes, 29/01/20, 18h20
14- Reportage. Mulhouse pratique déjà la consigne de bouteilles en plastique <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/30/mulhouse-pratique-deja-la-consigne-de-bouteilles-en-plastique_6027737_3244.html>, Le Monde, 30/01/20, 05h17
15- Les vêtements, maille invisible de la soupe de plastique des océans <https://information.tv5monde.com/info/les-vetements-maille-invisible-de-la-soupe-de-plastique-des-oceans-344331>, AFP, 30/01/20, 20:00
16- Reportage. Cloîtrés chez eux, les habitants de Wuhan racontent leur vie en quarantaine <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/31/cloitres-chez-eux-les-habitants-de-wuhan-racontent-leur-vie-en-quarantaine_6027870_3244.html>, Le Monde, 31/ 01/20, 04h01
17- Reportage. Les incinérateurs de déchets de Paris et de 84 communes d’Ile-de-France à l’arrêt <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/31/les-incinerateurs-de-dechets-de-paris-et-de-84-communes-d-ile-de-france-a-l-arret_6027887_3244.html>, Le Monde, 31/01/20, 12h31
18- A Bordeaux, une usine à cellules souches ouvre la voie aux thérapies cellulaires <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/31/a-bordeaux-une-usine-a-cellules-souches-ouvre-la-voie-aux-therapies-cellulaires_6027924_3244.html>, Le Monde, 31/01/20, 12h44
19- Un meilleur traitement de l’eau potable pourrait éviter plus de 2800 cancers par an en Europe <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/31/un-meilleur-traitement-de-l-eau-potable-pourrait-eviter-plus-de-2800-cancers-par-an-en-europe_6027952_3244.html>, Le Monde, 31/01/20, 12h47
20- Coronavirus chinois : pourquoi l'OMS déclare l'urgence internationale face à l'épidémie <https://www.sciencesetavenir.fr/sante/coronavirus-l-oms-declare-l-urgence-internationale-face-a-l-epidemie_141072>, Sciences et Avenir avec AFP, 31/01/20, 17h20
21- La capitale du Bangladesh noyée par des affiches électorales plastifiées <https://information.tv5monde.com/info/la-capitale-du-bangladesh-noyee-par-des-affiches-electorales-plastifiees-344555>, AFP, 01/02/20, 03:00
22- L’épidémie de coronavirus a stoppé net l’économie de la Chine <https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/02/04/coronavirus-l-economie-chinoise-est-a-l-arret_6028357_3234.html>, Le Monde, 04/02/20, 17h52
En images
23- Birmanie : le trésor menacé des îles Mergui <https://www.francetvinfo.fr/decouverte/vacances/birmanie-le-tresor-menace-des-iles-mergui_3802101.html>, France 2, journal de 20h, 27/01/20
24- Commerce : la grande distribution en crise <https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/commerce-la-grande-distribution-en-crise_3803499.html>, France 2, journal de 20h, 28/01/20
25- Dix sportifs prennent la pose dans une décharge de Fréjus <https://positivr.fr/recyclage-10-sportifs-prennent-la-pose-dans-une-decharge-de-frejus/>, Positivr, 29/01/20, 15:05
26- Bruxelles : 200 euros pour un mégot jeté dans la rue <https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/lutte-contre-le-tabagisme/bruxelles-200-euros-pour-un-megot-jete-dans-la-rue_3807431.html>, France 2, journal de 13h, 31/01/20
27- Plateau. Pollution : les mégots de cigarettes ravagent l'environnement <https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/bruxelles-200-euros-pour-un-megot-jete-dans-la-rue_3807477.html>, France 2, journal de 13h, 31/01/20

Bien à vous,
Florence

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DOSSIERS DU JOUR : — La Chine doit non seulement faire face à une crise sanitaire très complexe entraînant une déclaration d’urgence internationale mais les mesures de confinement ont un effet négatif sur l’activité économique et pèseraient sur la croissance mondiale. (cf. item 5, suite, 7, 10, 17, 20 & 22)
— L’Agence de sécurité sanitaire (Anses) a remis un premier rapport sur les risques liés à la 5G, la nouvelle technologie de téléphonie mobile attendue en France en fin d’année. ONG et scientifiques réclament un moratoire. (cf. item 8 & 12)
IMPACTS DU JOUR : — A une trentaine de kilomètres de Sofia, la capitale bulgare, Pernik est au cœur d'une crise de l'eau qui exaspère la population du pays le plus pauvre de l'Union européenne. (cf. item 11)
— Une étude quantifie les pathologies liées à la chloration de l’eau, nécessaire pour la rendre potable. (cf. item 19)
CHIFFRES DU JOUR : — 1,8 milliard d’euros, c’est la somme que Nestlé va dédier au développement du marché de plastique recyclé alimentaire. (cf. item 6)
— De la banquise aux abysses, les microfibres synthétiques crachées par nos machines à laver sont partout. Nos vêtements sont une source majeure de la pollution plastique des océans. Sous forme de gros morceaux ou de microparticules, ce sont chaque année 8 millions de tonnes de plastique qui finissent dans l'océan. (cf. item 15 & 23)
— A Dacca, capitale du Bangladesh, 304 millions d'affiches électorales plastifiées qui ne sont ni biodégradables ni recyclables, risquent de finir dans les égouts et les rivières. (cf. item 21)
— 40 milliards, c'est le nombre de mégots qui finissent chaque année dans la nature en France. Ces mégots contiennent 4 000 substances chimiques et chacun d’eux peut polluer 400 litres d'eau à lui seul. A Bruxelles, jeter un mégot à terre entraîne désormais une amende de 200 euros. (cf. item 26 & 27)
PRUDENCE DU JOUR : A propos des micro-capteurs bon marché pour évaluer la pollution de l'air, au mieux, ils voient flou, au pire ils nous mentent. Derrière ces technologies, il y a pas mal de questions, notamment en termes de fiabilité. De plus, compte tenu du nombre de paramètres à prendre en compte, on ne peut pas utiliser la même calibration à Paris ou à Kigali. (cf. item 3)
INITIATIVES DU JOUR : — Dans le petit village de Staffelfelden (Haut-Rhin), les particuliers qui rapportent chez leur coach ou ambassadeur de tri des sacs de bouteilles en plastique, reçoivent en échange une récompense. (cf. item 14)
— La start-up TreeFrog, récemment sélectionnée dans le programme French Tech 120, fait partie des plus belles pépites françaises du secteur de la biotech. (cf. item 18)
NOTRE ACTU : A suivre sur notre site Internet <http://www.fondation-nature-homme.org/>, Facebook <https://www.facebook.com/FondationNH/>, Twitter <https://twitter.com/fondationNH> ou Instagram <https://www.instagram.com/fondationNH/>.
> Baromètre des mobilités du quotidien - Coût, manque d'alternatives : les Français prisonniers de la voiture <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/cout-manque-dalternativesles-francais-prisonniers-de-leur-mode-de-transport>
> Guide en ligne. 7 propositions pour contribuer au grand débat national <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/7-propositions-pour-contribuer-au-grand-debat-national/>
> Pétition. L’Affaire du Siècle. Climat : stop à l’inaction, demandons justice ! <https://laffairedusiecle.net/>
> Let’sbio ! Le Bonus cantine Bio et Locale <https://www.letsbio.org/>
> 30 gestes et astuces pour réduire sa conso d’énergie <https://www.lesgesteseclaires.com/>
> Groupe Facebook "Infos et astuces pour économiser l’énergie <https://www.facebook.com/groups/208132273169772/?utm_campaign=GE2018&utm_medium=E5&utm_source=GE2018E516>"
> Une collection de vidéos pour décrypter les enjeux écologiques et climatiques <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>
> Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
> Pétition. Crèches : arrêtons d’intoxiquer nos enfants <https://formulaires.fondation-nicolas-hulot.org/fra/petition_ecolocreche>
> Pour répondre PRÉSENT à l’APPEL DES SOLIDARITÉS porté par plus de 80 ONG & associations de tous horizons <https://www.appel-des-solidarites.fr/>
> 2nd édition de My Positive Impact : les 6 lauréats du public et les 3 lauréats du jury <http://www.mypositiveimpact.org/les-solutions>
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1- Enquête : se passer de neuf est-il possible ?, Zero Waste France, 16/01/20
Marine Foulon

Zero Waste France publie les résultats de plusieurs études sur le Défi “Rien de neuf”, que 30 000 personnes ont relevé en 2019.
Peut-on réellement résister à l’appel de la consommation ? Comment fait-on pour réduire ses achats d’objets neufs ? Quels changements cette démarche apporte-t-elle dans la vie des participants ? Retour sur cette expérience inédite. 
Palmarès des solutions
Pour 66% des participants, essayer d’acheter le moins d’objets neufs possible est une démarche facile, voire très facile à mettre en place. Le premier réflexe à adopter est simple : il s’agit de questionner ses achats.
Ainsi, dans 19% des cas, les participants renoncent tout simplement à l’achat qu’ils prévoyaient de faire. Et lorsqu’ils estiment avoir réellement besoin d’un objet, les participants se tournent principalement vers l’achat d’occasion (80%). Mais le Défi les a aussi conduits à découvrir d’autres alternatives. En tête de liste, ils récupèrent des objets gratuitement auprès de proches, grâce à des applications ou dans des boîtes à dons (32%), les réparent ou les font réparer (13%) et les empruntent (11%), notamment des outils de jardinage et de bricolage. 
>> Suite à lire à :
<https://www.zerowastefrance.org/enquete-se-passer-de-neuf-possible/>
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2- La mode revêt sa tenue écolo, sans convaincre, AFP, 22/01/20, 09:00
Anna Pelegri & Fiachra Gibbons

Des images de koalas sauvés des flammes, des appels à sauver la planète : le secteur de la mode a revêtu sa tenue écolo pour les défilés à Paris, sans convaincre les experts qui appellent à des changements radicaux de cette industrie, très polluante.
Le défilé de la jeune marque américaine Rhude, prisée de Justin Bieber, s'est ouvert sur un message apocalyptique pour préserver "Notre mère la Terre". Sa compatriote Phipps a mis en avant des images de koalas sauvés des flammes en Australie. Le Belge Walter Van Beirendonck a fait défiler les mannequins avec des messages contre la mode rapide et bon marché.
Des marques plus connues s'y mettent aussi : Dior, pour sa collection prêt-à-porter femme en septembre, a recyclé les arbres de son décor et fait défiler des mannequins coiffées de tresses comme la militante suédoise pour le climat Greta Thunberg.
Un signe que la mode s'est convertie à l'urgence climatique ? Pas vraiment pour les experts. "Le climat et l'environnement sont devenus des slogans marketing pour la mode, oubliant qu'il s'agit d'une des industries les plus polluantes", dénonce Christie Miedema, du réseau Clean Clothes campaign qui réunit environ 200 associations.
Le styliste de Rhude, Rhuigi Villasenor, reconnaît avoir trouvé le discours accompagnant son défilé sur internet, sans en connaître l'auteur.
Un mois après le défilé de Dior, un rapport de la fondation Changing Markets, qui travaille avec des ONG, critiquait le manque de transparence concernant la viscose utilisée par la marque, mais aussi Prada, Versace, Fendi, Armani et Dolce et Gabbana.
La production de vêtements a doublé entre 2000 et 2014. Chaque année se vendent 100.000 millions de pièces, selon Greenpeace. Selon WWF, ce secteur est responsable de la production de 1,7 milliard de tonnes de CO2 par an.
"Le premier message est de réduire les quantités", explique Catherine Rolin, de l'association France Nature Environnement (FNE). Les vêtements "sont portés deux fois moins longtemps, il y a un grand gaspillage. Il y a trop de collections", poursuit-elle.
- Manque de transparence -
Les maisons de mode présentent une collection tous les six mois pendant les défilés. Dans les magasins, le rythme peut être encore plus rapide, incitant le consommateur à renouveler sa garde-robe en permanence.
Christie Miedema dénonce des initiatives a priori responsables, comme celle de H&M "qui offre une réduction aux clients ramenant leurs vieux vêtements en boutique pour les inciter à consommer plus".
Les matières utilisées ont aussi un impact sur l'environnement. Les microfibres synthétiques se retrouvent dans la mer après lavage. Le coton nécessite "des pesticides et beaucoup d'eau", détaille Catherine Rolin. Les matières moins impactantes sont "le lin, le chanvre et le coton biologique".
Dans l'industrie du luxe, "les marques ne fournissent pas d'informations concernant les modes de production et leurs fournisseurs, elles ne sont pas transparentes", regrette Urska Trunk.
Pour Joël Hazan, directeur associé chez Boston Consulting Group, l'industrie de la mode devra prendre le virage écologique. "80% des millennials attendent des marques qu'elles aient un rôle environnemental et sociétal fort", assure-t-il. "80% de la croissance du marché du luxe dans les cinq années à venir viendra des millennials", poursuit-il.
Des grands groupes comme Kering, Chanel, H&M, Inditex et Nike ont lancé en 2019 une coalition pour réduire leur impact environnemental et "diriger (les) entreprises vers des actions compatibles avec la trajectoire à 1,5°C de réchauffement climatique".
"On ne sait pas qui contrôle" ces engagements volontaires, regrette Catherine Rolin. "Il faut une traçabilité (...) prévoir des sanctions, un contrôle indépendant", martèle-t-elle.
La tenue de la semaine de la mode, avec des milliers de personnes se déplaçant en avion et en voiture, des dizaines de décors éphémères et le transport des collections, pose question. A Stockholm, elle a été supprimée.
A Paris, la Fédération de la haute couture et de la mode dit vouloir réduire son impact. Le secteur de la mode génère 500.000 emplois directs en France et un million indirects, selon le ministère de l'Economie.
<https://information.tv5monde.com/culture/la-mode-revet-sa-tenue-ecolo-sans-convaincre-342699 <https://information.tv5monde.com/culture/la-mode-revet-sa-tenue-ecolo-sans-convaincre-342699>>
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3- Pollution de l'air : prudence face à l'essor des micro-capteurs, AFP, 22/01/20, 09h06

Inquiets de la pollution de l'air, de plus en plus de citoyens, ONG ou décideurs se tournent vers des micro-capteurs bon marché pour évaluer la menace. Mais cette technologie "prometteuse" est encore souvent peu fiable, mettent en garde des experts.
"Au mieux, les micro-capteurs voient flou, au pire ils nous mentent", assène sans détour Nathalie Redon, chercheuse au Laboratoire central français de surveillance de la qualité de l'air, lors d'une conférence cette semaine à Paris.
Particules, dioxyde d'azote, CO2... Des centaines de ces capteurs miniaturisés existent sur le marché et de nouvelles offres naissent chaque semaine, répondant à une forte attente dans un monde où 7 millions de décès sont attribués chaque année à la pollution de l'air.
De quelques euros à plusieurs milliers d'euros, ces produits sont a priori moins chers que les stations de mesure déployées à Paris, Londres ou Los Angeles par les réseaux traditionnels de surveillance.
"Sur le principe, ces micro-capteurs sont très prometteurs", notamment en complément, commente Karine Léger, directrice générale d'AirParif, organisme de surveillance de la région parisienne.
Ils sont faciles à installer, permettent d'accroitre la densité spatiale des mesures ou de fournir des informations plus personnalisées.
Mais en l'absence de règlementation, "il y a derrière ces technologies pas mal de questions, notamment en termes de fiabilité", insiste-t-elle.
Certains capteurs surestiment ou sous-estiment systématiquement le ou les polluants mesurés, ne permettant donc que de détecter des tendances ; certains capteurs d'un même modèle peuvent même donner des résultats différents dans les mêmes conditions.
Pour permettre de faire un tri dans l'offre pléthorique, AirParif a dévoilé mardi les lauréats d'un concours sous l'égide d'un jury comprenant notamment l'Organisation météo mondiale.
Les tests sur une trentaine de micro-capteurs révèlent, malgré une durée de vie limitée ("généralement un an à 18 mois"), une amélioration de la qualité générale en un an et une meilleure fiabilité des dispositifs destinés à l'air intérieur.
Dans cet environnement "plus stable", "on a des solutions qui fonctionnent bien notamment pour le CO2 qui donne le taux de confinement d'un bâtiment et indique ainsi à quel moment il faut ouvrir les fenêtres. Une question qui se pose dans les entreprises ou les écoles", explique Mme Léger.
- Pays dépourvus de données -
Mais en extérieur, même un capteur considéré comme fiable ne l'est pas dans l'absolu.
"Si un capteur fonctionne correctement dans un climat méditerranéen, cela ne veut pas dire qu'il fonctionnera bien en Norvège avec de la neige et -10 ou -20°C", note ainsi Nuria Castell, de l'Institut norvégien pour la recherche sur l'air (NILU).
Température, humidité, pression atmosphérique... De nombreux paramètres peuvent altérer le résultat.
"Si vous avez derrière votre fenêtre un dispositif de mesure des particules fines PM2,5 et que vous ne savez pas que l'humidité conduit à une surestimation de 300%, vous pouvez être inquiets du résultat", commente Vicente Franco, de la direction Environnement de la Commission européenne.
Alors les micro-capteurs doivent être testés, comparés aux stations de référence, calibrés, et une correction adéquate appliquée aux résultats. Sans quoi "vous devez au moins être conscients que le résultat pourra être très différent de la valeur véritable", insiste-t-il.
Afin d'éviter cet écueil, IQAir, dont le capteur est un des lauréats du concours d'AirParif, a développé un algorithme "pour appliquer des corrections" selon que l'utilisateur est à Paris ou à Abu Dhabi, explique à l'AFP Chloe Parkin, une représentante de l'entreprise suisse.
Au-delà de cette utilisation citoyenne, cette technologie "peu chère est très attractive pour les pays qui ont des contraintes financières", note Karine de Fremont, de l'Agence Française de Développement qui finance des projets dans des pays du Sud, dont certains sont totalement dépourvus de système de surveillance de la qualité de l'air.
Mais là non plus, les micro-capteurs ne peuvent fonctionner seuls. "Dans certains pays en développement qui cuisinent au bois ou ont de vieilles voitures, la pollution est différente. Vous ne pouvez pas utiliser la même calibration à Paris ou à Kigali", insiste R. Subramanian, de l'université américaine Carnegie Mellon.
L'ingénieur qui travaille avec plusieurs pays africains plaide ainsi pour une approche mixte : "un hub central avec au moins une station de référence dans chaque pays, et un réseau de capteurs moins chers".
<https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution-de-l-air-prudence-face-a-l-essor-des-micro-capteurs_140718 <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution-de-l-air-prudence-face-a-l-essor-des-micro-capteurs_140718>>
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4- En Mayenne, incendie dans une usine classée Seveso, pas de blessé, Le Monde avec AFP, 22/01/20, 17h24

Le sinistre qui a touché l’usine Aprochim de Grez-en-Bouère, qui traite des PCB hautement toxiques, s’est déclaré vers 1h30. 
Un incendie a touché, mercredi 22 janvier au matin, l’usine Aprochim de Grez-en-Bouère (Mayenne), classée « Seveso seuil haut ». Il n’a pas fait de blessé, selon la préfecture du département. Vers 1 h 30, « il y a eu un début d’incendie, qui est resté dans le bâtiment, hall 2, dans lequel il s’est déclaré », a détaillé la préfecture de la Mayenne. Environ cinquante sapeurs-pompiers sont intervenus et « l’incendie a été rapidement maîtrisé ». Dans un communiqué, la préfecture précise que l’incendie a touché uniquement un hall « ne contenant pas de déchets pollués par des polychlorobiphényles (PCB) », des substances hautement toxiques.
« Ce sinistre n’a occasionné que des dégâts matériels sans effet immédiat pour la santé des riverains. Des prélèvements vont toutefois être réalisés sur les herbes dans l’environnement de l’établissement pour vérifier l’éventuel impact sur les productions agricoles par les fumées générées par l’incendie », précise le communiqué, tandis que ce genre d’accident risque de réveiller le spectre de celui de l’usine Lubrizol, à Rouen.
> Sur Lubrizol, lire aussi : « Choquant », « mépris », « précipitation » : les réactions à la réouverture partielle de l’usine Lubrizol, moins de 3 mois après l’incendie
D’autres mesures seront également réalisées sur la qualité de l’air. Un arrêté préfectoral de mesures d’urgence va être signé demandant à l’exploitant la réalisation de ces mesures dans l’environnement et le bâchage de la toiture pour restaurer l’étanchéité du bâtiment, ajoute la même source.
>> Suite à lire à :
<https://www.lemonde.fr/climat/article/2020/01/22/en-mayenne-incendie-dans-une-usine-classee-seveso-pas-de-blesse_6026866_1652612.html <https://www.lemonde.fr/climat/article/2020/01/22/en-mayenne-incendie-dans-une-usine-classee-seveso-pas-de-blesse_6026866_1652612.html>>
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5- Coronavirus : l’épidémie va peser sur l’économie chinoise, Le Monde, 24/01/20, 11h08
Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)

En plein Nouvel An lunaire, la principale fête de l’année pour les Chinois, cette crise risque d’avoir un impact sur la consommation des ménages. 
L’épidémie de coronavirus pouvait-elle tomber à plus mauvais moment pour la Chine ? Le Nouvel An lunaire est la principale fête de l’année pour les Chinois, qui voyagent aux quatre coins du pays pour passer ce moment en famille. Avec le risque de diffuser rapidement le virus. L’année dernière, la population avait effectué 3 milliards de trajets pendant les 40 jours entourant ces festivités.
> Lire aussi  Coronavirus en Chine : 40 millions de personnes et des villes entières confinées
Cette année, beaucoup ont annulé leur déplacement, même pour des destinations éloignées de Wuhan, afin d’éviter les foules. Cette crise pourrait avoir un impact majeur sur la consommation des ménages. Pendant les six jours des vacances officielles du Nouvel An, ils avaient, en 2019, dépensé 1 010 milliards de yuans (132 milliards d’euros). Cette période est essentielle pour les secteurs de la restauration, du tourisme ou des loisirs : les salles de cinéma réalisent 10 % de leur chiffre d’affaires annuel durant cette semaine. Le parc d’attractions de Disneyland à Shanghai a annoncé vendredi qu’il resterait fermé jusqu’à nouvel ordre.
Il est évidemment trop tôt pour mesurer les conséquences de cette nouvelle pandémie, mais l’épidémie de SRAS, entre fin 2002 et 2003, avait eu des effets importants : au deuxième trimestre, au cœur de la crise, la croissance chinoise avait perdu deux points de pourcentage, et l’impact mondial avait été évalué à 40 milliards de dollars (36 milliards d’euros), soit 0,1 % du PIB mondial de 2003. Cette année-là, la croissance des ventes au détail avait été divisée par deux en Chine. Ce qui n’avait pas empêché l’économie du pays de progresser de 9,1 % sur l’année, grâce à l’industrie et aux exportations. Mais à l’époque, la consommation des ménages représentait à peine plus de 40 % du PIB, contre environ 60 % aujourd’hui.
Mise en quarantaine de Wuhan
La mise en quarantaine de Wuhan (11 millions d’habitants) de Huanggang (7,5 millions) et de plusieurs villes alentour devrait avoir des conséquences directes sur la production, si le couvre-feu se prolonge. Wuhan est un centre majeur du secteur automobile, avec Dongfeng, l’un des principaux constructeurs automobiles d’Etat, qui compte des coentreprises à Wuhan avec PSA, Renault, Nissan. La métropole du centre de la Chine accueille aussi nombre d’universités réputées, accueillant environ 1 million d’étudiants. C’est enfin un lieu important de la production d’acier, même si Wuhan Steel, le fleuron local, en crise depuis des années, a été intégré à un autre géant d’Etat pour sauver l’entreprise.
Signe de l’inquiétude des investisseurs, en Bourse, Meituan, leader des livraisons de repas et d’achats de service en ligne, dont les voyages, a perdu 8 % cette semaine. CTRIP, numéro deux des réservations de voyages en ligne en Chine, a chuté de 12 % au Nasdaq. Les compagnies aériennes ont également baissé sur les marchés. Les champions français du luxe, qui réalisent le tiers de leur chiffre d’affaires grâce aux clients chinois, sont également à la peine : les titres de LVHM et de Kering ont reculé d’environ 5 % cette semaine, et celui d’Hermès de 2,7 %. Les seuls titres à bénéficier de la crise sont les laboratoires pharmaceutiques chinois.
> Lire aussi  Coronavirus en Chine : Wuhan, épicentre de la propagation et base de plusieurs constructeurs automobile français
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/24/coronavirus-l-epidemie-va-peser-sur-l-economie-chinoise_6027089_3244.html>
Sur le même sujet : 
> En Chine, la ville de Wuhan est mise en quarantaine pour « stopper la diffusion du virus » <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/23/nouveau-virus-en-chine-avec-la-mise-en-quarantaine-de-wuhan-la-population-s-organise_6026929_3244.html>, Le Monde, 23/01/20, 08h26
> Coronavirus : « Une situation complexe et évolutive », selon l’OMS <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/23/coronavirus-une-situation-complexe-et-evolutive-selon-l-oms_6026952_3244.html>, Le Monde, 23/01/20, 10h31
> En Chine, trois villes en quarantaine et les festivités du Nouvel An annulées en raison du virus <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/23/nouveau-virus-en-chine-la-ville-de-wuhan-mise-en-quarantaine_6026915_3244.html>, Le Monde avec AFP, 23/01/20, 15h29
> La situation épidémique du nouveau coronavirus en chiffres <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/23/la-situation-epidemique-du-nouveau-coronavirus-en-chiffres_6027004_3244.html>, Le Monde, 23/01/20, 17h29
> Coronavirus : un troisième cas d’infection confirmé en France <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/24/coronavirus-deux-premiers-cas-confirmes-en-france-a-bordeaux-et-paris_6027158_3244.html>, Le Monde, 24/01/20, 03h07
> En un graphique. Coronavirus chinois : quel est le bilan des contaminations et des morts, pays par pays ? <https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/01/24/coronavirus-chinois-quel-est-le-bilan-des-contaminations-et-des-morts-pays-par-pays_6027141_4355770.html>, Blog Les Décodeurs, 24/01/20, 16h54
> Coronavirus : le bilan monte à 56 morts en Chine <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/26/coronavirus-le-bilan-monte-a-54-morts-en-chine_6027240_3244.html>, Le Monde avec AFP, 26/01/20, 06h32
> Coronavirus : le nombre d’infections en Chine a dépassé celui du SRAS <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/29/coronavirus-25-nouveaux-deces-en-chine-dans-la-region-ou-a-demarre-l-epidemie_6027562_3244.html>, Le Monde, 29/01/20, 03h12
> Coronavirus : l’OMS qualifie l’épidémie « d’urgence de santé publique de portée internationale » <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/30/coronavirus-2019-ncov-l-organisation-mondiale-de-la-sante-decrete-l-urgence-internationale_6027851_3244.html>, Le Monde, maj le 31/01/20 à 05h59
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6- Nestlé veut développer un grand marché du plastique recyclé alimentaire, Novethic, 24/01/20
Marina Fabre

1,8 milliard d'euros. Voici la somme que Nestlé va dédier au développement du marché de plastique recyclé alimentaire. Le géant s'engage à réduire d'un tiers son utilisation des plastiques vierges d'ici 2020 avec pour objectif, cinq ans plus tard, d'avoir 100 % de ses emballages recyclables ou renouvelables. Pour cela, le groupe mise sur les startups et leur capacité d'innovation. 
Le géant suisse veut faire la chasse au plastique vierge. Nestlé a annoncé, le 16 janvier, son intention de réduire d’un tiers son utilisation des plastiques vierges d’ici 2020. Une étape majeure pour atteindre son objectif de rendre 100 % de ses emballages recyclables ou renouvelables d’ici 2025. Aujourd’hui, "la plupart des plastiques sont difficiles à recycler pour en faire des emballages alimentaires, d’où une offre limitée de plastique recycler pour conditionner les aliments", explique le groupe.
Pour faire évoluer la situation, Nestlé s’est donc engagé à acheter jusqu’à 2 millions de tonnes de plastique recyclé à usage alimentaire et va investir 1,8 milliard d’euros pour développer ce marché. La multinationale va également créer un fonds capital-risque de 233 millions d’euros pour investir dans les startups qui innovent dans ce domaine. "Nous prenons des mesures audacieuses pour créer un plus grand marché de plastiques recyclés destinés à conditionner les aliments et pour stimuler l’innovation dans le secteur de l’emballage. Nous invitons chacun à nous rejoindre dans notre action", plaide Mark Schneider, administrateur délégué de Nestlé. 
>> Suite à lire à :
<https://www.novethic.fr/actualite/environnement/economie-circulaire/isr-rse/nestle-veut-developper-un-grand-marche-de-plastique-recycle-alimentaire-148150.html <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/economie-circulaire/isr-rse/nestle-veut-developper-un-grand-marche-de-plastique-recycle-alimentaire-148150.html>>
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7- Entretien. Coronavirus : « Il y a une cocotte-minute en Chine », Le Monde, 25/01/20, 03h46
Propos recueillis par  Rémi Barroux

Dans un entretien au « Monde », Arnaud Fontanet, responsable de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur, et professeur au Conservatoire national des arts et métiers, estime que « les autorités chinoises font face à une crise sanitaire très complexe ». 
Responsable de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur, et professeur au Conservatoire national des arts et métiers, Arnaud Fontanet évoque la récente survenue en Chine d’une épidémie de coronavirus et les moyens mis en œuvre pour l’endiguer. Il estime que « les autorités chinoises font face à une crise sanitaire très complexe ».
Pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, les autorités chinoises ont étendu les mesures de quarantaine à quelque vingt millions de personnes. Cela n’avait pas été le cas lors du précédent épisode du SRAS en Chine en 2003.
Cette mesure n’avait en effet pas été prise lors de l’épidémie de 2003, l’épisode le plus récent et comparable que l’on ait. Ce qui avait alors été préconisé, c’était des mesures ciblées, comme la fermeture des lieux publics – restaurants, bars… – et l’annulation d’évènements comme des conférences ou des concerts… Les autorités avaient aussi organisé des mises en quarantaine dans les hôpitaux. Des universités avaient également été fermées.
Lors du pic d’avril 2003, avec une centaine de nouveaux cas par jour, il y avait eu aussi des coupures de route spontanées par des habitants à l’extérieur de Pékin. Ils avaient aussi construit, dans l’urgence, deux hôpitaux, ce qu’ils font d’ailleurs à Wuhan avec le chantier d’un nouvel hôpital. Mais ils n’avaient pas fermé de villes à ma connaissance.
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Cette mesure est-elle suffisante ?
Dans un pays comme la Chine, les autorités ont les moyens de bloquer les transports publics, trains, avions, bus… On peut imaginer que certains voudront partir en voiture, et tout dépendra de l’attitude des autorités qui ont demandé aux résidents de rester chez eux.
D’un point de vue mécanique, la limitation des déplacements a un impact immédiat sur la propagation de l’épidémie. Mais tout dépendra de l’existence ou non de foyers importants dans d’autres villes, ce qui affaiblirait considérablement l’impact de cette mesure. Il semble que ce soit le cas à Pékin et à Canton.
Que faut-il faire alors ?
Ce qui a fonctionné lors de la période critique du SRAS en avril 2003, c’était une combinaison de mesures restrictives.
D’une part, demander aux gens de rester chez eux, fermer les lieux publics, par ailleurs déserts, et organiser la prise en charge la plus précoce possible des malades et leur mise à l’isolement. Il faut informer les populations afin que les personnes fébriles se déclarent et puissent, si nécessaire, être mises à l’isolement.
D’autre part, y associer des mesures drastiques d’hygiène dans les hôpitaux, notamment le port de masques, le lavage des mains, le circuit des instruments, de la literie… Ce que l’on appelle des « mesures barrières ». Il faut arriver à faire en sorte que le dernier malade arrivé à l’hôpital n’ait infecté personne, que l’endroit puisse être déclaré « clean ». Ce travail est essentiel comme nous l’a appris l’expérience des Canadiens qui ont été confrontés en 2003 à une forte épidémie de SRAS à partir d’un hôpital à Toronto (Ontario). Il faut donc « stériliser » les hôpitaux et associer les mesures communautaires que nous avons évoquées.
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Le travail d’identification des contacts des patients est-il nécessaire ?
Oui, surtout s’ils sont étroits, c’est-à-dire des contacts à moins d’un mètre, la distance d’un postillon. Ce travail de traçage est une mesure lourde à mettre en place. Pour une personne infectée, il peut y avoir plusieurs dizaines de cas contacts qu’il faut alors suivre pendant quatorze jours, la durée maximum d’incubation du virus. Ces personnes doivent rester chez elles, prendre leur température deux fois par jour et prévenir les services sanitaires si elles ont de la fièvre.
Mais, rappelons-le, il faut qu’il y ait eu un contact étroit. Ont aussi été incriminées, sans qu’on ait pu le vérifier, des poignées de porte et des boutons d’ascenseur. D’où l’importance de se laver les mains et ne pas les porter à la bouche.
Plusieurs pays ont déclaré des cas « importés » de Chine. Faut-il craindre une épidémie mondiale ? Qu’en est-il de la France ?
En France, le dispositif repose sur deux éléments. D’abord, l’information à destination des voyageurs qui reviennent de Chine. S’ils sont fiévreux, toussent ou ont des difficultés respiratoires, ils doivent appeler le 15. Là, le régulateur évaluera le risque. L’élément le plus important est de savoir si la personne revient de Chine ou a été en contact avec des personnes provenant de la zone infectée.
Ensuite, si nécessaire, il y a une prise en charge dans un des hôpitaux de référence habilités à recevoir des patients infectés par le MERS – le syndrome respiratoire du Moyen-Orient –, qui est toujours actif. Ils sont équipés pour mettre à l’isolement les patients, en attendant la confirmation du diagnostic et en assurant les soins si nécessaire.
En période hivernale, c’est compliqué puisque les signes sont les mêmes que ceux de la grippe. Le critère déterminant est donc le contact avec l’origine en Chine. Cela permet d’éliminer beaucoup de cas suspects.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) aurait-elle dû décréter un état d’urgence internationale ?
C’est difficile à dire. On se rend compte que la déclaration de l’OMS a été très débattue : retardée d’un jour, avec un communiqué qui indique que les membres du comité avaient des avis différents, ce qui exceptionnel.
Pour déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale », il faut que ce soit soudain, grave, d’une ampleur mondiale et que la réponse nécessite une action coordonnée à l’échelle internationale.
Or, pour le moment, la dimension mondiale est encore incertaine, puisque dans tous les pays où des cas ont été enregistrés, il n’y a pas eu de cas secondaire, c’est-à-dire pas de personne secondairement infectée dans l’entourage du cas importé. Même si on se rend compte qu’il y a une cocotte-minute en Chine. Qu’en sera-t-il dans quinze jours ?
Peut-on avoir confiance dans les déclarations des autorités chinoises ?
Sur la partie virologique, oui, ils ont été très rapides. Ils ont identifié le nouveau virus en un mois et ils en ont partagé la séquence immédiatement avec les autorités sanitaires dans le monde entier. Ils ont posté la séquence sur un site spécialisé pour les virologues, ce qui a permis entre autres de mettre au point un test de dépistage. La situation était compliquée du fait qu’il s’agissait d’un nouveau virus pour lequel aucun test commercial n’était disponible. Le Centre national de référence des infections respiratoires de l’Institut Pasteur a pu ainsi mettre au point un premier test.
Sur la partie épidémiologique, par contre, les informations sont plus poussives. Mais il faut comprendre que les autorités chinoises font face à une crise sanitaire extrêmement complexe. On est à près de 1 300 cas avec leurs contacts à suivre, et on sait, grâce aux travaux de modélisation mathématique qu’il y en a beaucoup plus ; il est normal qu’elles soient débordées.
Lors de l’épidémie de 2003, Pékin a caché pendant trois mois l’existence de l’épidémie. Là, ils l’ont déclarée au bout de quinze jours. La première zone d’infection était la ville de Wuhan (elle compte 11 millions d’habitants) avec des cas isolés dont il a fallu retracer la provenance et s’apercevoir que parmi les premiers cas, il y avait plusieurs vendeurs d’un même marché.
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Il n’existe aucun traitement ?
Non, il n’existe pas de traitement antiviral efficace. On procède à un traitement symptomatique, c’est-à-dire que l’on propose une assistance respiratoire, pour les cas les plus atteints, et on lutte contre les symptômes.
La mortalité du virus est estimée à quelques pour cent, mais cela pourrait augmenter avec le temps. Pour le moment, ce sont essentiellement des personnes âgées avec d’autres maladies associées, avec un système immunitaire affaibli, qui ont été les victimes de ce virus.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/25/coronavirus-il-y-a-une-cocotte-minute-en-chine_6027176_3244.html>
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8- 5G : l’Anses pointe un « manque important de données », ONG et scientifiques réclament un moratoire, Le Monde, 27/01/20, 06h00
Stéphane Mandard  

L’Agence de sécurité sanitaire remet un premier rapport sur les risques liés à la nouvelle technologie de téléphonie mobile, attendue en France en fin d’année. 
La 5G arrive en France avec ses promesses de révolutionner les usages liés à la téléphonie mobile, de la voiture autonome à la chirurgie à distance. Les premières offres sont attendues à la fin de l’année. L’autorité de régulation des télécoms a lancé le 30 décembre 2019 la procédure d’attribution de fréquences dans la nouvelle bande 3,5 GHz. Son déploiement s’accompagne cependant de nombreuses interrogations sur ses effets sanitaires et environnementaux.
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Pour y répondre, les ministères de la santé, de l’écologie et de l’économie ont saisi en juillet 2018 l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin d’évaluer les risques liés à l’exposition de la population aux champs électromagnétiques découlant de cette technologie qui permettra de transférer des données mobiles en plus grande quantité et à plus grande vitesse.
Dans un rapport préliminaire publié lundi 27 janvier, l’Anses conclut à « un manque important voire à une absence de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels liés aux fréquences autour de 3,5 GHz ». En d’autres termes, à ce stade, il lui est donc impossible d’évaluer les risques liés à la 5G. Aussi, elle demande aux opérateurs de fournir toutes les informations techniques afin de pouvoir caractériser les niveaux d’exposition.
« Aujourd’hui, on ne peut pas encore dire si les Français seront davantage exposés aux champs électromagnétiques. Le niveau d’exposition va beaucoup dépendre de l’usage qui sera fait de la 5G, commente Olivier Merckel, chef d’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques à l’Anses. Tant que le déploiement n’est pas fait, nous pouvons seulement faire des simulations à partir de différents scénarios d’exposition. »
C’est ce travail auquel va désormais s’atteler l’Anses, dont le rapport définitif n’est pas attendu avant le premier trimestre 2021. « Pour estimer l’exposition, nous avons besoin de savoir quel type d’antenne sera déployé, avec quelle puissance, dans quelle direction, détaille le chercheur. Selon les données des opérateurs, les niveaux seront limités dans l’espace par rapport au réseau actuel mais l’usager sera a priori plus exposé puisque soumis à plus de puissance et plus de débit à travers son smartphone. »
En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer a classé les radiofréquences comprises entre 30 kHz et 300 GHz comme cancérogène possible pour l’homme. « Aujourd’hui, il y a des incertitudes sur les effets à long terme d’une utilisation intensive du téléphone portable. Certaines études montrent des excès de risque pour les cancers ou les tumeurs du cerveau », note Olivier Merckel. Les effets sont-ils les mêmes à 3,5 GHz ? C’est l’une des questions auxquelles nous allons essayer de répondre. »
Demande de moratoire
Ce rapport devrait donner des arguments supplémentaires à ceux qui réclament un moratoire sur le déploiement de la 5G. Les associations Agir pour l’environnement et Priartem-Electrosensibles préparent un recours devant le Conseil d’Etat afin de faire annuler l’arrêté du 30 décembre 2019 relatif aux modalités d’attribution de fréquences dans la bande 3,5 GHz. Elles ont lancé une pétition, « Stop à la 5G », vendredi 24 janvier. « Une fois de plus, la France fait les choses à l’envers : on déploie d’abord la 5G et après on regarde s’il y aura des impacts, déplore François Lafforgue, l’avocat des associations. Au nom du principe de précaution, une évaluation environnementale et sanitaire aurait dû être lancée. »
Une hyperconsommation numérique et énergivore
Dans une analyse publiée le 22 janvier dans la revue Molecular and clinical oncology, le professeur d’oncologie Lennart Hardell et son collègue Rainer Nyberg réclament également un moratoire. Depuis un appel lancé en septembre 2017 avec plus de 260 chercheurs et médecins, ils exhortent l’Union européenne (UE) à geler le déploiement de cette technologie tant que des études indépendantes n’auront pas été menées sur les risques sanitaires. Deux ans et demi plus tard, les chercheurs estiment que « les réponses de l’UE ont jusqu’ici privilégié les profits de l’industrie au détriment de la santé humaine et de l’environnement ».
La présidente de Priartem-Electrosensibles de France, Sophie Pelletier, relaie une autre critique, sociétale : le déploiement de la 5G va entraîner une hyperconsommation numérique et énergivore, à rebours des objectifs de modération pour atténuer le changement climatique. « Alors que la sobriété énergétique est inscrite dans la loi, on sait déjà que ce déploiement augmentera la consommation électrique, de l’ordre de 10 TWH, soit l’équivalent d’une centrale comme Fessenheim », déplore-t-elle. Le think tank The Shift Project, qui travaille sur les impacts environnementaux du numérique, estime qu’avec la 5G, la consommation d’énergie des opérateurs mobiles sera multipliée par 2,5 à 3 dans les cinq ans à venir, soit une augmentation de 2 % de la consommation d’électricité du pays.
> Lire aussi  Oiseaux tués, insectes en surchauffe…, démêler le vrai du faux sur les animaux et la 5G
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/27/5g-l-anses-pointe-un-manque-important-de-donnees-ong-et-scientifiques-reclament-un-moratoire_6027322_3244.html>
Sur le même sujet : 
> 5G : l'Anses note un manque de données sur les effets sanitaires des ondes <https://information.tv5monde.com/info/5g-l-anses-note-un-manque-de-donnees-sur-les-effets-sanitaires-des-ondes-343551>, AFP, 27/01/20, 08:00
> 5G, attention danger sanitaire ? <https://www.euractiv.fr/section/economie/news/5g-attention-danger-sanitaire/>, EurActiv, 28/01/20, 10:50
En savoir plus : 
> Rapport préliminaire. Exposition de la population aux champs électromagnétiques liée au déploiement de la technologie de communication « 5G » et effets sanitaires associés <https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2019SA0006Ra.pdf>, ANSES, octobre 2019
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9- La fièvre de Lassa a tué 29 personnes au Nigeria dans le seul mois de janvier, Le Monde Afrique avec AFP, 27/01/20, 11h01

Les autorités ont pris des mesures d’urgence pour endiguer l’épidémie, qui a fait 170 morts dans le pays en 2019. 
Les autorités sanitaires nigérianes ont pris des mesures d’urgence pour faire face à une augmentation des cas de fièvre de Lassa, une maladie qui a tué 29 personnes en janvier, a annoncé le Centre nigérian de contrôle des maladies (NCDC). « Au 24 janvier 2020, 195 cas confirmés et 29 décès ont été signalés dans 11 Etats », a déclaré le NCDC dans un communiqué daté du samedi 25 janvier.
L’agence a activé un centre national d’opérations d’urgence pour coordonner la réponse « au nombre croissant de cas de fièvre de Lassa » dans tout le pays. La fièvre de Lassa, qui est endémique au Nigeria, appartient à la même famille que les virus Ebola et Marburg, mais elle est beaucoup moins mortelle. La transmission se fait par les excrétions de rongeurs ou par contact direct avec du sang, des urines, des selles ou d’autres liquides biologiques d’une personne malade. Une fois déclarée, la fièvre est suivie d’hémorragies.
> Lire aussi  Le Nigeria s’organise pour contrer le nouveau coronavirus de Chine
Le Nigeria a déclaré une épidémie de fièvre de Lassa il y a un an et environ 170 personnes sont mortes du virus en 2019. Selon les responsables sanitaires, il y a généralement une augmentation du nombre de cas en janvier, pendant la saison sèche que connaît le pays. Près de 90 % des cas récemment confirmés ont été relevés dans trois Etats du sud (Edo, Ondo et Ebonyi), mais il y a également eu des décès dans le nord du pays. Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec quelque 200 millions d’habitants, dispose de cinq laboratoires capables de diagnostiquer la fièvre de Lassa.
<https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/27/au-nigeria-la-fievre-de-lassa-a-tue-29-personnes-en-janvier_6027348_3212.html>
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10- Coronavirus : des craintes de voir l’économie mondiale s’enrayer, Le Monde, 28/01/20, 10h59
Julien Bouissou  

Un ralentissement en Chine, du fait d’une baisse de la consommation, pèserait sur la croissance. 
Simultanément au déclenchement de la crise sanitaire, les inquiétudes économiques et financières apparaissent. Même s’il est trop tôt pour évaluer les conséquences de l’épidémie chinoise du coronavirus, la consommation des ménages dans la deuxième puissance économique mondiale est déjà durement touchée, faisant planer une menace sur le reste du continent. Un ralentissement en Asie, qui génère près des deux tiers de la croissance du PIB mondial, pourrait avoir des conséquences sur les grandes entreprises du monde entier. Les principales places financières mondiales ont clôturé en baisse, lundi 27 janvier. Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, cédait 1,57 % à 3 243,63 points. L’indice Nikkei de Tokyo, qui a terminé mardi en baisse de 0,55 %, avait déjà chuté la veille de 2 %, sa plus lourde perte depuis cinq mois. La perspective d’une contraction de l’activité chinoise a également fait chuter les cours du pétrole qui ont atteint lundi leur plus bas niveau depuis fin octobre.
> Lire aussi  Coronavirus : en Chine, les leçons à demi apprises du SRAS
L’épidémie pourrait « potentiellement avoir un impact élevé mais de courte durée »en Chine selon le cabinet Oxford Economics qui fonde son analyse sur les effets qu’avait eus l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002 et en 2003, à l’origine de la mort de 800 personnes en Asie. La croissance chinoise en rythme annuel avait décéléré à 9,1 % au deuxième trimestre 2003, contre 11,1 % au trimestre précédent. Ce ralentissement avait frappé plus durement les secteurs de la distribution, du tourisme et du transport aérien. Mais la croissance avait vite rebondi pour atteindre les 10 % au deuxième semestre 2003. Faut-il s’attendre au même scénario ? « La consommation est devenue aujourd’hui un moteur plus important de l’économie chinoise », met en garde Julien Marcilly, économiste en chef de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface), une société d’assurance-crédit. Un moteur d’autant plus important que les exportations chinoises ont ralenti au cours des derniers trimestres, affectés par la guerre économique entre Pékin et Washington avant l’annonce d’une trêve mi-janvier.
Economie « mondialisée »
La consommation intérieure contribue aujourd’hui à hauteur de 57 % des richesses produites chaque année en Chine. Or l’épidémie tombe au pire moment : en plein Nouvel An lunaire, une période où les Chinois consomment et voyagent plus que d’habitude. Le cabinet Standard & Poor’s a calculé qu’un recul de 10 % des dépenses des consommateurs chinois, dans les secteurs des divertissements, des transports ou du tourisme, pourrait freiner la croissance du pays d’environ 1,2 point de PIB. Tandis que la panique se propage dans d’autres provinces, les habitants restreignent leurs déplacements pour éviter les risques de contamination, et reportent leurs achats, ce qui pourrait peser sur la consommation et augmenter le taux d’épargne déjà élevé dans le pays.
> Lire aussi  En Chine, l’inquiétude vire à la psychose face à la propagation du coronavirus
Autre différence de taille par rapport à 2003, « l’économie de la Chine s’est mondialisée », ajoute Julien Marcilly. Le poids de la Chine a plus que doublé depuis l’épidémie de SRAS, et compte pour le cinquième du PIB mondial, contre 8,7 % en 2003. Les touristes chinois, dont le nombre a décuplé depuis 2003, dépensent 130 milliards de dollars chaque année à l’étranger. La décision de Pékin d’interdire les voyages organisés à l’extérieur du pays aura un impact sur les économies asiatiques qui dépendent du tourisme, à l’instar du Vietnam, de la Thaïlande, de Hongkong, des Philippines et de Singapour. Le cabinet Oxford Economics précise toutefois que ces pays ont les marges de manœuvre suffisantes pour amortir la diminution du nombre d’arrivées. En revanche, l’économie de Hongkong, déjà affaiblie par les contestations sociales, est plus fragile. « La contraction de la croissance hongkongaise pourrait se poursuivre au premier trimestre, voire au-delà », estiment les analystes d’Oxford Economics.
Dans ce climat d’incertitude, la confiance joue un rôle-clé pour éviter que l’affolement ne gagne les marchés financiers. « Les autorités chinoises font preuve de davantage de transparence, partagent les informations rapidement et ont pris des mesures impressionnantes », témoigne Philippe Guibert, du groupe International SOS, qui accompagne les entreprises dans la gestion de leurs risques sanitaires et de sécurité. Pékin a décidé de prolonger de trois jours, jusqu’au 2 février, les très longs congés du Nouvel An chinois, afin de contenir la propagation de l’épidémie.
Incertitudes
Wuhan, à l’épicentre de l’épidémie, reste totalement bloquée. Sixième plus grande ville de Chine, elle abrite une partie importante de l’industrie automobile du pays. Les constructeurs PSA, Honda et Nissan y possèdent des usines. « Mais l’industrie automobile en Chine était déjà en surcapacité », relativise Julien Marcilly. Sa position centrale, en bordure du fleuve Yangzi, et à l’intersection de deux grandes lignes ferroviaires reliant l’ouest et l’est, le nord et sud du pays, font d’elle un lieu important de transit. « Les restrictions de mouvement dans les environs de Wuhan pourraient donc avoir des effets plus larges sur les transports de marchandises », conclut Standard & Poor’s, et ainsi perturber les chaînes d’approvisionnement. La réouverture du hub industriel de Suzhou, près de Shanghaï, qui abrite des usines de Foxconn, sous-traitant d’Apple ou de Samsung, a également été retardée.
Le risque de propagation du virus alimente les incertitudes. Là où les symptômes du SRAS apparaissaient en quelques jours et pouvaient tuer rapidement, les patients atteints du coronavirus pourraient contaminer leurs proches sans avoir manifesté de symptômes, comme l’a expliqué le week-end dernier un responsable du ministère chinois de la santé. Ce qui laisse redouter une épidémie d’une ampleur plus importante dans les jours à venir. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a toutefois renoncé à proclamer une « urgence internationale ».
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/28/coronavirus-des-craintes-de-voir-l-economie-mondiale-s-enrayer_6027494_3244.html>
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11- Une crise de l'eau abreuve la colère des Bulgares, AFP, 29/01/20, 11:00
Vessela Sergueva

Forcée à "vivre sans eau, au XXIe siècle, dans un pays de l'Union européenne", Yana Stoyanova ne vitupère pas contre le changement climatique mais accable la mauvaise gestion des pouvoirs publics qui met au régime sec quelque 100.000 habitants d'une cité bulgare.
Depuis trois mois, cette comptable de 36 ans et son mari technicien stockent l'eau dans des bidons et des seaux pour avoir des réserves lorsque les robinets s'arrêtent de couler, de 22h00 à 16h00 le lendemain.
Le couple et ses deux filles n'habitent pas dans une zone isolée de Bulgarie mais à une trentaine de kilomètres de Sofia, la capitale. Leur cité, Pernik, est au coeur d'une crise de l'eau qui exaspère la population du pays le plus pauvre de l'Union européenne.
Situé au pied du Mont Vitocha, le massif qui surplombe Sofia, le barrage de Stoudena est pratiquement vide. Rationnés depuis le mois de novembre, les 97.000 habitants de Pernik et plusieurs localités alentours n'ont accès que six heures par jour à une eau trouble et non potable.
La pénurie de Pernik a provoqué une mini crise politique : début janvier, le ministre de l'Environnement Neno Dimov a été inculpé pour "mauvaise gestion préméditée" et contraint à la démission. Et le Premier ministre conservateur Boyko Borissov a fait face à d'âpres débats parlementaires en surmontant mercredi une motion de censure.
- Pression économique -
Le parquet reproche au ministre démissionnaire d'avoir ignoré les alertes sur le niveau d'eau dans le barrage, d'une capacité de 20 millions de m3, et d'avoir renouvelé les autorisations permettant au groupe sidérurgique bulgare Stomana de s'y approvisionner.
Fief industriel déchu, Pernik a connu le sort des villes de l'ancien espace communiste qui ont vu leur tissu économique se déliter après 1989. L'usine Stomana reste le principal employeur de la commune.
"Nous sommes victimes de négligence et corruption, pas du climat. Il y a trente ans une dizaine d'entreprises - aujourd'hui fermées - fonctionnaient, le niveau de l'eau était suivi au quotidien", et Pernik ne connaissait pas de pénurie, soupire Ivan Dragov, 67 ans, ancien ouvrier du réseau local de distribution d'eau. 
L'ancienne maire de Pernik, battue aux élections d'octobre, est également mise en cause pour avoir refusé d'imposer le rationnement en pleine campagne municipale.
Samedi, plusieurs centaines d'habitants ont manifesté leur colère devant le siège du gouvernement à Sofia aux cris de "Démission !", "Assassins", "Mafia !".
Dans la famille Stoyanov, tout le quotidien est bouleversé par le rationnement : "A notre retour du travail à 19h00, nous courons prendre une douche et tâchons de tout laver jusqu'à l'arrêt à 22h00", explique Yana.
Elle encourage ses filles de 5 et 9 ans à apprendre l'anglais : "Elles n'ont pas d'avenir ici. Nous les préparons à quitter la Bulgarie dès qu'elles seront adultes", confie la comptable.
Employé dans une station de service de Pernik, Slavi Gueorguiev, 28 ans, s'est pour sa part doté d'un jerrican à 60 litres qu'il remplit régulièrement à une source naturelle, à sept kilomètres de la ville.
- Gaspillage -
Avec des précipitations de 25% inférieures à la moyenne en 2019, deuxième année la plus chaude dans le monde, la Bulgarie a également pâti de la situation climatique. L'hiver est plus sec que la normale. 
La crise de Pernik a aussi mis en lumière l'usure des infrastructures de distribution en Bulgarie, qui laissent s'échapper environ 60% de l'eau avant qu'elle parvienne aux consommateurs. A Pernik, les pertes s'élèvent à 75% dans ces canalisations datant des années 1960-1970.
A cause de cette situation, 315.000 personnes dans ce pays de 7 millions d'habitants sont soumises à des restrictions d'eau régulières, surtout en été.
"Nous ne pouvons pas verser de l'argent dans un tonneau sans fonds", s'est agacé le nouveau ministre de l'Environnement, Emil Dimitrov.
Le gouvernement a promis que 900 millions d'euros seraient utilisés d'ici deux ans pour rénover les canalisations, un chantier évalué à 6 milliards d'euros au total.
Si rien n'est fait pour Pernik, il n'y aura plus d'eau en avril, ont averti les pouvoirs publics. Pour maintenir l'approvisionnement six heures par jour, le gouvernement prévoit de dérouter, via Sofia, de l'eau d'un autre barrage. Reste à installer à temps les 13 kilomètres de tuyaux de ce raccordement.
<https://information.tv5monde.com/info/une-crise-de-l-eau-abreuve-la-colere-des-bulgares-343994>
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12- Risques de la 5G, Huawei… Thierry Breton dévoile la position de l’Europe, Le Monde, 29/01/20, 13h47
Propos recueillis par  Virginie Malingre  (Bruxelles, bureau européen)

Le commissaire européen a présenté la « boîte à outils » imaginée par l’UE pour se protéger contre les risques liés au déploiement de cette nouvelle technologie. 
Le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton a présenté, mercredi 29 janvier, la « boîte à outils 5G » qu’ont imaginée les vingt-sept Etats membres de l’UE pour se protéger contre les risques liés au déploiement de cette nouvelle technologie. Il s’agit de « règles » que se sont données les Etats et qu’ils se sont « engagés à mettre en œuvre », insiste l’ex-PDG d’Atos. Alors que les Etats-Unis ont exclu de leur marché l’équipementier chinois Huawei et font pression pour que l’Europe fasse de même, les Européens ont adopté une position intermédiaire. Pas d’interdiction donc, mais des règles de sécurité qui, dans certains cas, bannissent Huawei.
> Lire le portrait : De la direction d’Atos à Bruxelles, Thierry Breton, un patron très politique
Sur la 5G, on entend parler de risque d’espionnage, de sabotage… On exagère ?
Il faut comprendre que l’architecture des réseaux 5G n’a rien à voir avec les systèmes de télécommunication précédents, c’est-à-dire 4G, 3G, 2G, GSM. Et que les risques sont autrement plus importants qu’ils l’ont jamais été. Imaginez, d’ici à 2030, la 5G va relier entre eux jusqu’à 500 milliards d’objets connectés sur la planète. Beaucoup des applications qui vont être déployées par ces réseaux concernent directement la sécurité, voire la souveraineté des Etats.
Pouvez-vous détailler les dangers ?
Les opérateurs télécoms qui gèrent les réseaux 5G vont devoir faire des opérations de maintenance extrêmement délicates. Et des mises à jour des logiciels qui sont parmi les plus complexes au monde, nécessitant davantage de lignes de code qu’il n’en a fallu pour envoyer une sonde sur la Lune. Dans la plupart des cas, les opérateurs n’auront d’autre choix que de sous-traiter ces missions. A titre d’exemple, une mise à jour nécessite que l’on aspire toutes les données du logiciel, avant de le corriger et de réinjecter le tout. Ces données, ce peut être la modélisation numérique d’une usine, du réseau de vidéo protection d’une ville, d’un hôpital…
Vous comprenez donc que ces mises à jour puissent devoir être faites sur le territoire européen et sous contrôle européen, afin que ne soient pas envoyées dans le monde entier des informations que le client de l’opérateur télécom souhaite garder confidentielles. Les entreprises doivent donc être très vigilantes dans le choix de leurs sous-traitants. Tout autant qu’ils doivent l’être dans le choix de leur fournisseur d’équipements.
> Lire la chronique : « La bataille de Huawei devait être technologique et commerciale, elle est devenue géopolitique »
Vous pouvez préciser ?
Tout d’abord, il ne faut pas qu’un opérateur ne dépende que d’un seul équipementier. Si celui-ci devait avoir un souci, c’est tout le réseau qui serait menacé. Il faut aussi évoquer un autre risque inhérent au déploiement de la 5G : celui d’une intrusion dans le réseau, qui pourrait entraîner une disruption massive. Par exemple, faire sauter le courant de toute une ville ou bloquer complètement une administration. Dans ce contexte, vous comprenez bien que les opérateurs télécoms ne doivent pas sélectionner des fournisseurs à risques, qui pourraient permettre à un Etat par exemple de prendre la main sur les sites stratégiques que sont les capitales, les endroits abritant une activité militaire intense ou une centrale nucléaire. Dans ces zones, on peut avoir des règles plus strictes qu’ailleurs.
Qu’est-ce qu’un fournisseur à risque ?
Cette notion a été définie par les Vingt-Sept. Il s’agit, par exemple, d’une société qui dépend fortement d’un Etat, ou qu’un Etat peut obliger à divulguer les données de ses clients.
Vous pensez à Huawei ?
Aux Etats-Unis, le Cloud Act de 2018 permet à la justice d’accéder aux données que détient une entreprise partout dans le monde dès lors que celle-ci a des activités américaines. La Chine va bien plus loin avec, depuis 2017, une loi permettant à l’Etat d’avoir accès à toutes les données.
Mais je veux que les choses soient claires. Le marché européen de la 5G est ouvert à tous les fournisseurs qui souhaitent y travailler, pour autant qu’ils respectent l’intégralité de nos conditions en matière de sécurité. Ces règles qui visent à protéger l’Europe face aux risques inhérents à la 5G ne sont pas faites pour exclure telle ou telle entreprise.
> Lire la chronique : Huawei : « la politique du mi-chèvre mi-chou »
Toutes ces mesures sont des règles de bonne conduite sur lesquelles les Etats membres se sont mis d’accord. Mais finalement rien ne les oblige à les appliquer ?
Il s’agit là d’un cahier des charges. Mais ce sont les vingt-sept membres de l’UE qui en ont défini les contours. Et tous se sont engagés à les mettre en œuvre. Ce ne sont donc pas de simples déclarations d’intention, ce sont des règles.
Vous parlez des Etats. Mais qu’en est-il des opérateurs télécoms ?
Les Etats sont propriétaires des fréquences, ils octroient des licences aux opérateurs, lesquels choisissent leurs fournisseurs. Ces entreprises savent depuis longtemps que les réseaux 5G poseront des questions spécifiques en matière de sécurité et qu’ils devront, avec les Etats, s’en préoccuper. Il est de leur responsabilité de faire en sorte que les données de leurs clients qui passent par les réseaux qu’ils opèrent soient protégées.
> Lire l’entretien : « Je pense profondément que la 5G va nécessiter plus de régulation »
Jusqu’à présent, chez les opérateurs, les questions d’infrastructures et de choix d’équipementiers étaient pour l’essentiel laissées aux mains des directions techniques et des achats. Aujourd’hui, compte tenu des risques systémiques en jeu, les conseils d’administration ne peuvent plus ne pas y être associés. Je vous signale que depuis la mise en place du RGPD [règlement général sur la protection des données], d’ailleurs, une entreprise, voire ses administrateurs, peuvent être condamnés en cas de manquement sur ces questions.
Quand une entreprise gère des données, son conseil d’administration et ses administrateurs doivent pleinement s’assurer que les règles sont bien appliquées. C’est un changement de mentalité de la part des opérateurs qui est nécessaire.
Les grands clients de ces groupes – par exemple une ville, un grand site industriel, une entreprise gérant un réseau de transport ou d’énergie… – ne pourront pas non plus faire abstraction de ces règles de sécurité quand ils choisiront leur opérateur 5G. Eux aussi auront à discuter de ce choix en conseil d’administration et assumer leurs responsabilités.
On le voit bien, sur ces questions, la responsabilité de la sécurité des données devient désormais l’affaire de tous : les Etats, les opérateurs, leurs grands clients. Cette boîte à outils est là pour aider chacun d’entre eux.
Finalement il n’y a pas beaucoup d’équipementiers 5G dans le monde – Huawei, Nokia, Ericsson… Comment expliquer qu’ils soient si peu nombreux ?
L’industrie d’équipement de télécom s’est énormément concentrée depuis le début des années 2000. Notamment à cause du prix que les opérateurs télécoms ont payé pour acheter leurs licences. Du coup, ils ont mis sous pression les équipementiers, les forçant ainsi – pour réduire leurs coûts – à se regrouper. C’est dans ce contexte que, par exemple, Nokia a fusionné avec Alcatel et Siemens Networks, qu’Ericsson a repris Nortel…
> Lire aussi  Les équipementiers de télécommunications européens tentent de profiter des embarras de Huawei dans la 5G
Au passage, vous pourrez remarquer que l’Europe n’est pas du tout démunie ni en retard en matière de 5G. Les Européens sont d’ailleurs ceux qui ont déposé le plus de brevets essentiels. Mais ce paysage n’est pas figé, d’autres acteurs vont sans doute émerger.
Pour que l’Europe continue de faire la course en tête, j’ai lancé sans attendre une initiative afin d’accompagner et accélérer nos efforts de recherche en Europe sur la 6G.
<https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/01/29/risques-de-la-5g-huawei-le-commissaire-europeen-thierry-breton-devoile-la-position-de-l-europe_6027655_3234.html>
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13- Marseille : Face à la grève des poubelles, la métropole stocke des déchets à même le sol, 20 Minutes, 29/01/20, 18h20
Adrien Max

La métropole a décidé d’entreposer des déchets sur un de ses terrains face à la grève des éboueurs mobilisés contre la réforme des retraites
• La métropole a stocké sur l’un de ses terrains des déchets contrairement à toutes les réglementations en vigueur.
• Elle a fait ce choix face à la grève des éboueurs dans le cadre du conflit sur la réforme des retraites, pour des raisons d’hygiène, selon elle, mais aussi pour ne pas pâtir d’une mauvaise image à quelques semaines des élections municipales.
• Les syndicats regrettent un manque de dialogue et accusent la métropole de mettre le feu aux poudres en ayant recours à d’autres solutions pour ramasser les déchets.
Des tonnes de déchets stockés entre une autoroute et un fleuve. Il faut emprunter une petite impasse, la traverse de la Bounaude, dans le 11e arrondissement de Marseille, pour arriver sur un terrain de la métropole d’Aix-Marseille. C’est ici, entre l’autoroute A50 et l’Huveaune que sont stockés des véhicules de nettoyage et des bennes de ramassage des ordures, derrière des bâtiments réservés aux employés. Et depuis mardi, des tonnes de déchets à même le sol, comme l’a révélé La Marseillaise alors que du sable a été fraichement disposé pour faciliter le passage des camions. 
Ce mercredi matin, le calme semble revenu. Mais les déchets n’ont pas disparu. Ils sont là, à la vue des voitures empruntant l’autoroute et à l’odeur des tours environnantes. « On ne sait pas combien de temps ça doit durer, les responsables doivent passer », lâche un employé. Quelques minutes plus tard, la métropole explique, elle, que le nettoyage est en cours. Mais force est de constater que les employés sont plus occupés à la pause déjeuner qu’à nettoyer.
>> Suite à lire à : 
<https://www.20minutes.fr/societe/2706451-20200129-marseille-face-greve-poubelles-metropole-stocke-dechets-sol>
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14- Reportage. Mulhouse pratique déjà la consigne de bouteilles en plastique, Le Monde, 30/01/20, 05h17
Rémi Barroux (Mulhouse, Haut-Rhin, envoyé spécial)

A Staffelfelden, les particuliers, qui rapportent chez leur coach ou ambassadeur de tri des sacs de bouteilles en plastique, reçoivent en échange une récompense. 
Dans son petit village de Staffelfelden (Haut-Rhin), au nord de l’agglomération mulhousienne et au pied du massif des Vosges, Audrey Zagula mange bio, pour les fruits et légumes ainsi que les produits laitiers, achète écologique pour tout ce qui touche à son bébé, et, bien sûr, trie ses déchets. Mais l’engagement de cette jeune femme de 28 ans se situe aussi ailleurs.
Elle est l’une des deux salariées de Vitrines de Mulhouse, une petite entreprise qui a pour but de dynamiser les commerces de centre-ville, dans un esprit « éco responsable » du nom de la charte mise en place en 2018, rejointe par 72 boutiques et restaurants. Parmi les nombreux engagements, on trouve « sensibiliser ma clientèle sur la réduction des déchets (dispositif Yoyo) ». Tout à fait dans l’esprit de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, votée définitivement par le Sénat, jeudi 30 janvier.
> Lire aussi  Déchets : un projet de loi pour mettre fin au gaspillage et renforcer la responsabilité des producteurs
Audrey Zagula est une « coach Yoyo ». Ce lundi 27 janvier, dans son bureau, situé à quelques centaines de mètres de l’imposant temple Saint-Etienne, s’empilent de grands sacs orange siglés « Yoyo ». A l’intérieur de chaque, une petite cinquantaine de bouteilles en plastique. Exclusivement.
Créer du lien social
Le principe est simple : les particuliers s’inscrivent comme « trieurs », reçoivent ces sacs qu’ils remplissent et ramènent ensuite chez leur coach ou ambassadeur de tri. Sur l’agglomération mulhousienne, Yoyo – la société a été créée en 2016 et est présente à Lyon, à Bordeaux, à Reims et en région parisienne… –, dispose d’une soixantaine de points relais qui ont permis de collecter 17 000 sacs, soit quelque 20 tonnes de déchets de bouteilles en plastique en à peine dix-huit mois.
Pour encourager ce tri, une récompense sous forme de points rétribue le geste vertueux, soit 125 points par sac. Ceux-ci se transforment, grâce au soutien d’une soixantaine de partenaires, en entrées au musée, au zoo, ou en bons pour des plats, bio évidemment. « Au-delà du petit cadeau, on souhaite entraîner les gens à trier, et pas seulement les bouteilles en plastique. On veut les amener aussi à la réduction de la consommation et donc de la production de déchets », explique Alicia Mayer, chef de projet Yoyo à Mulhouse. Le dispositif permet aussi, selon elle, de créer du lien social dans ces « quartiers prioritaires de la politique de la ville » et d’avancer des offres culturelles.
Financée à hauteur de 120 000 euros annuels par le Sivom de l’agglomération – le Syndicat intercommunal à vocation multiple (gestion des déchets et assainissement), qui regroupe 53 communes, soit environ 288 000 habitants –, la petite société vient combler un manque.
> Lire aussi  Combien de déchets sont produits et recyclés en France ? Jouez à notre quiz
Le Sivom a fait appel à elle car les refus de tri – quand on mélange des déchets dans la poubelle jaune, autres que les emballages, papiers, cartons, plastiques, le sac ne peut plus être trié et valorisé – sont en augmentation ; ils coûtent 700 000 euros par an à la collectivité, alors que deux ans plus tôt, ils n’en représentaient que 500 000. « Les consignes de tri passent moins bien dans certains quartiers, et la mise en place de coachs de proximité, ainsi que la légère incitation permet d’améliorer la collecte triée », avance Alicia Mayer.
« Choisir un geste vertueux »
Alors que le débat fût vif sur la proposition du gouvernement de mettre en place un système de consigne – les élus locaux, les sénateurs et certaines associations comme Amorce, qui représente les collectivités et les entreprises du recyclage, étant farouchement opposés à cette mesure –, la jeune femme n’y voit, elle, pas d’inconvénient.
Même si l’instauration de cette mesure – soit le fait de payer plus cher une boisson contenue dans une bouteille en plastique et de récupérer ce surcoût en la ramenant une fois vide à des points fixes –, pourrait lui enlever une partie du gisement. « La consigne ne sera pas un frein. Si cela permet d’étendre le geste de tri, c’est bien », estime Alicia Mayer.
Michèle Lutz, maire (Les Républicains) de Mulhouse, ne dit pas autre chose. « Si vous avez moins de déchets dans la poubelle jaune, on ne peut que s’en réjouir. La notion de consigne incite les citoyens à choisir un geste vertueux, à se prendre en charge », analyse l’élue, qui dit vouloir engager plus encore sa ville dans la transition écologique : création de recyclerie, mise en place de tri pour les commerçants du marché couvert du Canal, boîtes à pain pour récupérer les restes destinés alors à l’alimentation animale…
Mais ce discours de Michèle Lutz sur la consigne ne semble guère partagé par nombre d’élus locaux. Dans un communiqué signé par l’Association des maires de France, Amorce, l’Assemblée des communautés de France, etc., ils expriment « leur préoccupation sur les conséquences d’une décision précipitée de mise en œuvre d’une consigne pour recyclage en 2023, qui démobiliserait tous les acteurs publics et privés aujourd’hui chargés de la collecte sélective et du recyclage des emballages d’ici cette date ».
> Lire aussi  Recyclage ou réemploi ? Pourquoi le projet de consigne est contesté
La loi prévoit que la mise en place éventuelle de la consigne pour réemploi et recyclage attendra 2023, après l’évaluation de l’évolution des performances. A cette date, seront examinés les progrès du taux de collecte des bouteilles en plastique pour boisson qui doit atteindre 77 % en 2025 et 90 % en 2029. Il est actuellement, selon Citeo (éco organisme spécialisé dans les emballages ménagers et papiers), de 58 %.
Incertitude sur la compensation
Dans le grand centre de tri Coved-Paprec d’Aspach-Mittelbach, à une vingtaine de kilomètres de Mulhouse, l’inquiétude règne. « Si la consigne voyait le jour, on continuerait à collecter de la même façon les poubelles jaunes, sans faire donc aucune économie, mais, sans les bouteilles en plastique, on perdrait environ 10 % du tonnage », proteste Armand Blaison, directeur commercial de Paprec pour le territoire Alsace-Lorraine-Franche-Comté. La rénovation du site, en 2016, a coûté 4,6 millions d’euros, mais explique-t-il, elle était basée sur un modèle de tonnage qui intégrait l’apport de cette matière plastique. « Nombre de nos clients, des collectivités territoriales, sont perturbés. Ils ne savent pas ce qui se passera en 2023 et hésitent à investir pour moderniser ces centres de tri. Quelle sera la compensation annoncée et combien de temps durera-t-elle ? », s’interroge M. Blaison.
Directeur du Sivom, et client de ce centre de tri, Régis Ochsenbein, est aussi plus mitigé sur la consigne. « La bouteille plastique rapporte pas mal en valorisation matière et elle facilite aussi le geste de tri, le fait d’aller à la poubelle jaune. On risque donc de perdre ce vecteur si la consigne se met en place. D’un autre côté, cela peut aussi amener des gens à ce geste par la rémunération, ce n’est donc pas totalement négatif », estime-t-il.
> Lire aussi  Déchets, recyclage, réutilisation : qu’est-ce que l’économie circulaire ?
En attendant l’échéance de 2023 fixée par le gouvernement, tous les professionnels savent qu’il faut améliorer les performances du système en étendant les consignes de tri. Pour « sortir de l’ère du tout jetable », ainsi que le professe Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire. « En luttant contre la pollution plastique et micro plastique, contre l’obsolescence programmée ou encore la surproduction, en interdisant la destruction des produits neufs invendus, nous envoyons un signal clair aux industriels qui vont devoir changer leurs modes de production », conclue-t-elle.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/30/mulhouse-pratique-deja-la-consigne-de-bouteilles-en-plastique_6027737_3244.html>
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15- Les vêtements, maille invisible de la soupe de plastique des océans, AFP, 30/01/20, 20:00
Amélie Bottollier-Depois

De la banquise aux abysses, les microfibres synthétiques crachées par nos machines à laver sont partout. Nos vêtements sont une source majeure de la pollution plastique des océans, fléau invisible qui peut être attaqué sur plusieurs fronts.
Sacs, bouteilles, pailles, emballages divers... La chasse aux plastiques a commencé un peu partout dans le monde, pour tenter de réduire les 8 millions de tonnes de plastique qui finissent chaque année dans l'océan, sous forme de gros morceaux ou de microparticules.
Mais un des premiers coupables de cette pollution marine est souvent oublié: le textile synthétique, polyester, nylon ou encore acrylique.
"La majorité de nos vêtements sont en plastique", souligne Imogen Napper, chercheuse à l'université de Plymouth. "Nous pensons que le lavage de nos vêtements pourrait être une des sources principales de la pollution plastique dans l'environnement", poursuit-elle, qualifiant d'"effrayante" cette pollution "invisible" qui perdurera "au moins de notre vivant".
Les chiffres varient d'une étude à l'autre et d'un matériau à l'autre, mais selon les scientifiques, à chaque lavage en machine, des centaines de milliers voire des millions de microfibres partent dans le circuit d'évacuation, dont une partie jusqu'à la mer. 
La fondation Ellen McArthur décrivait en 2015 une fuite de 500.000 tonnes par an de ces fibres minuscules, sur une production de 53 millions de tonnes de textile.
Selon une étude de l'organisation Ocean Wise publiée l'an dernier, un foyer moyen aux Etats-Unis et au Canada émet 533 millions de microfibres par an. Et si, dans ces pays, 95% d'entre elles sont interceptées lors du traitement des eaux usées, 878 tonnes finiraient malgré tout en mer.
Alors que les pratiques sont différentes d'un continent à l'autre et que peu de stations d'épuration sont capables de stopper des éléments si petits, il est difficile d'extrapoler un chiffre mondial, note l'un des auteurs, Peter Ross.
Quel que soit leur volume, les microfibres, comme les autres microplastiques, sont sans doute tout aussi néfastes pour les petits organismes, qui les confondent avec de la nourriture, qu'un sac en plastique pour une tortue. Même si c'est moins facile à prouver dans la nature: "Les preuves disparaissent vite, les individus faibles ou morts sont mangés par d'autres espèces", explique le biologiste marin.
Alors comme lui, des chercheurs tentent d'identifier les conditions dans lesquelles un lavage rejette plus ou moins de microfibres.
- "Fast Fashion" -
"Quand vous faites une lessive, vous pouvez réduire l'impact par quelques gestes : 30°C maximum, lessive liquide plutôt que poudre qui a un effet gommage, pas de sèche-linge", explique Laura Diaz Sanchez, de la Plastic Soup Foundation. Et surtout "ne lavez pas autant vos vêtements !", insiste-t-elle, appelant aussi à moins acheter.
Parce que l'industrie textile est très polluante, mais aussi parce que des études montrent que les premiers lavages crachent le plus de microfibres.
Mais "nous pouvons arrêter ça", assure à l'AFP Mojca Zupan, fondatrice de la start-up slovène PlanetCare dont le filtre à installer sur sa machine à laver est soutenu par la Plastic Soup Foundation.
"Votre voiture est équipée de filtres pour l'environnement. Votre machine devrait l'être aussi", plaide la chef d'entreprise qui participe cette semaine à Paris à la conférence ChangeNow sur les "solutions" pour la planète.
D'autres entreprises proposent des balles équipées de picots, des sacs ou autres dispositifs à placer dans le tambour pendant la lessive.
"Ça peut être utile pour les gros enchevêtrements, mais pas pour les plus petites fibres", estime Francesca de Falco, chercheuse à l'Institut des polymères, composés et biomatériaux en Italie.
Pas de solution miracle en vue : "La seule solution serait de ne pas porter de vêtement", lance Laura Diaz Sanchez en riant.
Ou plutôt, "il faut agir simultanément aux différentes étapes de la décharge des microfibres", depuis la fabrication du textile au traitement des eaux usées, insiste Francesca de Falco.
Côté fabrication, chaque matériau synthétique a ses propres propriétés, et la façon dont les fils sont tissés entre aussi en jeu. Certaines marques travaillent d'ailleurs avec des scientifiques pour évaluer la performance de leurs vestes polaires ou de leur T-shirt en élasthanne.
Devrait-on se tourner vers le textile naturel ? Pas si simple, répondent les experts, insistant sur l'exemple du coton, gourmand en eau et en pesticides.
"Les alternatives naturelles (...) peuvent être chères, avoir leurs propres problèmes environnementaux", souligne Imogen Napper, pour qui le vrai problème est ailleurs. "Nous vivons dans une culture de la +Fast Fashion+. Quand on réalise le volume de vêtements qu'on achète, ça fait peur"...
<https://information.tv5monde.com/info/les-vetements-maille-invisible-de-la-soupe-de-plastique-des-oceans-344331>
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16- Reportage. Cloîtrés chez eux, les habitants de Wuhan racontent leur vie en quarantaine, Le Monde, 31/ 01/20, 04h01
Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)

Depuis une semaine, 56 millions d’habitants de la province du Hubei, épicentre de l’épidémie de pneumonie à coronavirus, sont confinés dans leurs villes. Beaucoup restent enfermés à leur domicile. 
Quand il en a marre de ses parents ou d’Internet, Can Liu ouvre la fenêtre : « On crie à travers la résidence et d’autres répondent depuis leurs fenêtres », raconte ce Chinois qui vit en France depuis cinq ans, rentré à Wuhan, sa ville d’origine, pour passer le Nouvel An en famille. Sur de nombreuses vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on entend des « Wuhan jiayou » (« Allez Wuhan ! ») repris en chœur par des dizaines de voisins, dont les cris résonnent sur les façades des immeubles d’une vingtaine d’étages. De quoi lâcher un peu de pression.
> Lire aussi  Coronavirus en Chine : Pékin, ville morte, se mure dans la peur
Can Liu s’est retrouvé coincé par la mise en quarantaine de la ville, décidée le 23 janvier par les autorités chinoises pour tenter de limiter la propagation du nouveau coronavirus.
Les jours suivants, ville par ville, c’est toute la province du Hubei et ses 56 millions d’habitants qui ont été coupés du reste du pays. La plupart vivent cloîtrés chez eux, osant à peine ouvrir leur porte aux livreurs qui passent encore, parfois, leur amener un plat préparé. Après les premiers jours d’incertitude, qui ont vu certains se ruer sur les magasins pour faire des réserves, ils prennent leur mal en patience.
Ballet de nourriture et pénurie de masques
La plupart du temps, Can Liu, ou Luc (son nom français), regarde la télé, lit ou joue à des jeux vidéo avec ses cousins. « En ligne, évidemment. On se retrouve sur une plate-forme et on joue ensemble », précise-t-il. Pas question de mettre le nez dehors.
« Les gens ont peur parce que c’est un virus qu’on ne connaît pas et il n’y a pas de médicaments pour le soigner. Le fait d’être en quarantaine, ça stresse les gens », décrit-il. Certains ont trouvé la solution pour évacuer l’anxiété : dans certaines supérettes, les présentoirs à préservatifs sont aussi vides que ceux des masques, d’après des photos postées sur les réseaux sociaux.
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Habituellement, les vacances du Nouvel An lunaire sont l’occasion pour les familles de se retrouver. La tradition veut qu’on rende des visites de courtoisie (bainian) à chaque famille, qui passe en retour visiter votre foyer. C’est un ballet continu de thé, de fruits secs, de banquets, de toasts et d’enveloppes rouges garnies de billets.
Mais pas cette année : « Vu qu’on a annulé les visites familiales, je reste avec mes parents, on est tous les trois à la maison, à regarder la télé, les infos sur le virus. On téléphone aussi à tous les proches régulièrement, pour savoir si tout va bien, si quelqu’un est malade, si tout le monde a des masques, très difficiles à trouver,raconte encore Luc. Comme je n’ai pas vu mes parents depuis un an, c’est l’occasion de passer du temps avec eux. »
« On a repris goût à faire les courses et la cuisine »
Les habitants de Wuhan ne sont pas contraints à rester chez eux, mais, dans la ville d’origine du coronavirus, les autorités ont suspendu les transports en commun et ont interdit la circulation des voitures individuelles. Seuls des métiers indispensables donnent le droit de rouler et des volontaires servent de taxi aux médecins ou aux malades devant se rendre à l’hôpital. Les rues sont très calmes.
« Dans ma résidence, il y a un cas suspecté, explique Shiqi, 28 ans. Je suis sortie de chez moi une fois, il y a deux jours, pour aller chercher un colis dans un point de collecte de ma résidence. En rentrant, un homme, la cinquantaine, a partagé l’ascenseur avec moi. Il n’avait pas de masque… Arrivée chez moi, j’ai jeté mon manteau par terre, j’ai lavé toutes mes affaires, j’ai pris une douche. Désinfection complète ! », témoigne-t-elle.
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Pour tous, cette vie retranchée oblige à prendre son temps. « Ces derniers mois, on se faisait livrer tous les repas. La livraison en Chine a pris une proportion impressionnante : un thé ou n’importe quoi, c’est livré en quinze minutes, explique Balthazar Boyer, un Français installé à Wuhan. On a repris goût à faire les courses et la cuisine. Pour nous et pour le petit », explique ce jeune papa d’un enfant de 19 mois. « Ça occupe, ajoute-t-il. Après, le reste de la journée, les courriels, les infos, les réseaux sociaux, la communauté des personnes qui ont décidé de rester, ceux qui sont à l’étranger qui demandent des nouvelles…, les journées passent plutôt vite. »
Représentant du pôle de compétitivité de Nouvelle-Aquitaine Alpha Route des lasers & des hyperfréquences et habitant à Wuhan depuis plus de dix ans, il estime que la situation n’est pas dramatique et a choisi de ne pas être rapatrié en France. En attendant, il prend son mal en patience : « Evidemment, une journée comme aujourd’hui avec grand soleil, on aimerait bien sortir et aller faire une balade en famille. Mais on préfère attendre que la situation s’améliore », soupire-t-il.
Le tourisme à la maison pour tromper le confinement
Sur les réseaux sociaux chinois, le confinement imposé par le virus a donné lieu à des élans de créativité. Douyin, l’application de vidéos qui s’appelle TikTok en Occident, est un réservoir à mèmes sur le thème de l’enfermement. Il y a les dîners du Nouvel An à distance : deux voisins se passant les plats grâce à des cordelettes accrochées à leurs fenêtres, à la manière des détenus en prison. Ou encore le tourisme à la maison : la famille visite la chambre, le salon, la cuisine, la véranda, habillée différemment à chaque fois et finit sur le canapé, épuisée après ce périple.
Certains proposent d’excellentes danses du lion, traditionnelles lors des défilées du Nouvel An, avec un seau en plastique sur la tête du lion et une couverture pour recouvrir les deux danseurs. D’autres utilisent chaque mètre carré de leur appartement pour des parties de badminton endiablées. Les vidéos les plus populaires restent celles de l’hymne national entonné par toute une résidence.
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Des initiatives pas toujours spontanées : un jour, Shiqi a reçu un message sur le groupe Wechat de sa résidence appelant tous les habitants à entonner La Marche des volontaires, à 20 heures ce soir-là. Mais elle n’est pas du genre à brailler à sa fenêtre. Elle ironise : « C’est assez drôle quand les gens chantent l’hymne tous ensemble, enfermés chez eux, parce que la première phrase de notre hymne, c’est : “Debout ! Ceux qui ne veulent plus être des esclaves !” »
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Notre sélection d’articles sur le nouveau coronavirus chinois
• Le décryptage : 4 questions pour comprendre l’origine et la dangerosité du coronavirus
• L’interview d’Arnaud Fontanet, de l’Institut Pasteur : « Il y a une Cocotte-Minute en Chine »
• Le reportage : En Chine, l’inquiétude vire à la psychose face à la propagation du coronavirus
• L’infographie : Quel est le bilan des contaminations et des morts, pays par pays ?
• La situation française : Trois cas de coronavirus confirmés, comment la France fait face à l’épidémie
• Le contexte : Le coronavirus cousin du SRAS réveille de vieilles méfiances en Chine
• Le zoom : L’épidémie va peser sur l’économie chinoise
> Retrouvez tous nos articles sur le coronavirus dans cette rubrique <https://www.lemonde.fr/coronavirus-2019-ncov/>.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/31/cloitres-chez-eux-les-habitants-de-wuhan-racontent-leur-vie-en-quarantaine_6027870_3244.html>
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17- Reportage. Les incinérateurs de déchets de Paris et de 84 communes d’Ile-de-France à l’arrêt, Le Monde, 31/01/20, 12h31
Patricia Jolly  

La grève des salariés de trois usines perturbe l’élimination des 6 000 tonnes quotidiennes de détritus provenant de la capitale et de sa couronne. 
Dans la salle de commandes de l’incinérateur de déchets ménagers d’Ivry-sur-Seine, une douzaine de salariés en grève arborant casques de sécurité et gilets fluorescents discutent, dos à leurs écrans de contrôle figés. Au sommet d’une fosse gigantesque aux parois tapissées de falaises de détritus pend un énorme grappin, ses crocs d’acier vides.
Depuis le 23 janvier, à l’appel de la CGT Energie-Mines, les fours de l’Unité de valorisation énergétique (UVE) du Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères (Syctom) – située à cheval sur la commune du Val-de-Marne et le 13e arrondissement de Paris – sont à l’arrêt, tout comme ceux des usines d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).
> Lire aussi  La CGT-Energie vote l’arrêt de trois incinérateurs d’Ile-de-France
Qualifiée d’« historique » par la CGT, mais largement occultée jusqu’ici par la grève dans les transports, l’action coordonnée de ces trois sites, pour obtenir le retrait par le gouvernement du projet de réforme des retraites, pourrait rapidement semer une zizanie inédite.
« Ecologiquement catastrophique »
A elles trois, d’ordinaire, ces usines traitent en effet quotidiennement 6 000 tonnes de déchets ménagers de Paris et des 84 autres communes d’Ile-de-France. Et la « valorisation » du rebut des six millions de personnes qu’elles abritent permet notamment d’alimenter à plus de 45 % la Compagnie parisienne de chauffage urbain (COCU) qui distribue chauffage et eau chaude dans 500 000 équivalents logements de Paris (soit 70 mètres carrés occupés par trois personnes) et de seize communes de la petite couronne…
Dès le 24 janvier au matin, le mouvement de ses UVE a contraint le Syctom à réorienter la noria des camions-bennes de collecte vers une quinzaine de centres de transferts, unités de valorisation énergétique publiques ou privées, et de centres d’enfouissement souvent situés à plusieurs dizaines de kilomètres. Une alternative dont le Syctom estime le surcoût à 700 000 euros par jour, soit 5 millions d’euros depuis une semaine, et que les parties s’accordent à qualifier d’« écologiquement catastrophique », puisque 5 000 des 6 000 tonnes de déchets qui se retrouvent enfouies quotidiennement ne sont donc plus valorisées. Et que le COCU doit avoir recours à l’achat d’énergies fossiles…
Craignant la saturation de ces exutoires de substitution qui risque d’aboutir à la suspension de la collecte des déchets déjà largement perturbée, la direction du Syctom a mis les exploitants des trois sites d’incinération en demeure de reprendre un « fonctionnement normal » par un courriel daté du 28 janvier.
> Lire aussi  Réforme des retraites : les actions « spectaculaires » « servent à produire un événement quand on n’a pas la force du nombre »
Face « aux risques » du blocage « en termes de salubrité et de sécurité publique », la direction de l’agence métropolitaine des déchets ménagers y indique avoir sollicité du préfet de police, du préfet de région et des préfets des départements concernés, la « réquisition des personnels nécessaires au redémarrage des usines »,quitte à recourir à l’intervention des forces de l’ordre. Jacques Gautier, président du Syctom, a aussi demandé par mail, jeudi 30 janvier, au premier ministre Edouard Philippe, de « donner les ordres permettant cette réquisition ». 
« Le gouvernement est à l’origine de cette crise »
« Jamais les trois usines n’avaient été arrêtées en même temps et c’est le gouvernement qui est à l’origine de cette crise », répond Julien Lambert, membre du bureau de la fédération Mines et Energie de la CGT, tout en déployant pour la façade de l’usine d’Ivry un calicot flambant neuf de quatre mètres par un qui clame « Usine en grève, retrait de la réforme des retraites, augmentation des pensions, reconnaissance de la pénibilité ».
Mobilisés depuis le 5 décembre 2019, les trois UVE du Syctom ont d’abord conduit des actions ponctuelles en réduisant le volume des déchets traités, avant de durcir le ton. Voté en assemblée générale pour la période du 23 au 27 janvier, l’arrêt des fours a été reconduit au moins jusqu’au 3 février, date du début de l’examen du projet de loi sur les retraites en commission à l’Assemblée nationale.
Le 27 janvier, une rencontre avec la ministre de la transition écologique Elisabeth Borne a laissé sur leur faim les représentants des 140 000 salariés des industries électriques et gazières (EDF, Engie, Enedis, RTE, GRDF…) qui bénéficient d’un régime spécifique, avec un calcul de leur retraite sur les six derniers mois de leur carrière, des départs anticipés pour les services dits « actifs » et un âge moyen de départ actuel de 58,9 ans.
Philippe Bouyssou, maire communiste d’Ivry-sur-Seine, qui soutient « pleinement » la mobilisation des salariés des incinérateurs, a fait part au Syctom par un courriel de son « opposition totale » aux procédures engagées par ce dernier. Infirmier de formation, l’édile estime que « la réquisition pour risque sanitaire s’applique dans les hôpitaux, quand des vies humaines sont en danger immédiat, pas lorsque des exutoires sont saturés ».
La collecte des ordures ménagères se complique
« Une intervention policière dans l’usine serait une atteinte inadmissible au droit de grève, prévient-il. Mais je ne vois pas comment on pourrait imposer la reprise du travail dans des UVE où ne peuvent intervenir que des techniciens très qualifiés. » 
> Lire aussi  Qu’est-ce que l’Etat peut réquisitionner lors d’une grève ?
Pour l’heure, la CGT Eboueurs n’a pas rallié le mouvement de la CGT Energie-Mines, mais la collecte des ordures ménagères se complique dans la capitale.
« Nos priorités sont la sécurité et le suivi sanitaire, explique Paul Simondon, adjoint chargé de la propreté et de la gestion des déchets à la mairie de Paris. Pour combler les retards, nous mobilisons des équipes qui remplissent d’ordinaire d’autres missions afin d’assurer des tournées supplémentaires en soirée et même la nuit. »
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/31/les-incinerateurs-de-dechets-de-paris-et-de-84-communes-d-ile-de-france-a-l-arret_6027887_3244.html>
Sur le même sujet : 
> Incinérateurs d’Ile-de-France en grève : les pouvoirs publics réquisitionnent des personnels <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/04/incinerateurs-d-ile-de-france-en-greve-les-pouvoirs-publics-requisitionnent-des-personnels_6028393_3244.html>, Le Monde, 04/02/20, 16h22
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18- A Bordeaux, une usine à cellules souches ouvre la voie aux thérapies cellulaires, Le Monde, 31/01/20, 12h44
Julia Zimmerlich

La start-up TreeFrog, récemment sélectionnée dans le programme French Tech 120, fait partie des plus belles pépites françaises du secteur de la biotech. 
Dans le microscope : des cellules cardiaques qui se contractent à un rythme régulier. Ces cellules ont été « programmées » dans le laboratoire de la start-up TreeFrog, installée dans les locaux de l’Ecole nationale supérieure de technologie des biomolécules de Bordeaux (ENSTBB). Et d’ici quelques années, elles pourraient changer la vie de centaines de milliers de patients victimes d’infarctus et dont le cœur est défaillant. Ici les chercheurs se préparent à l’essor des thérapies cellulaires en mettant au point une usine à cellules souches. Ces dernières années, les premières thérapies cellulaires ont été mises sur le marché et de nombreux autres traitements sont en phase de tests cliniques, notamment au Japon et aux Etats-Unis.
« Pour l’heure, les laboratoires académiques fabriquent leurs stocks de cellules souches à la main dans des boîtes de Petri, raconte Kevin Alessandri, physicien et cofondateur de TreeFrog. Mais dans quelques années, tout l’enjeu sera de réussir à en produire à l’échelle industrielle sans détériorer la qualité des cellules pour soutenir la demande des laboratoires pharmaceutiques. » Un cap qu’aucune équipe dans le monde n’a encore réussi à passer. Sauf cette équipe de Bordelais, qui vient d’être sélectionnée dans le programme French Tech 120 et qui est sur le point de réussir son pari.
>> Suite à lire à :
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/31/a-bordeaux-une-usine-a-cellules-souches-ouvre-la-voie-aux-therapies-cellulaires_6027924_3244.html>
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19- Un meilleur traitement de l’eau potable pourrait éviter plus de 2800 cancers par an en Europe, Le Monde, 31/01/20, 12h47
Stéphane Foucart  

Une étude quantifie les pathologies liées à la chloration de l’eau, nécessaire pour la rendre potable. 
C’est un mal pour un bien, mais un mal tout de même. Dans la dernière édition de la revue Environmental Health Perspectives (EHP), une trentaine de chercheurs publient la première estimation du nombre de cancers de la vessie attribuables, en Europe, aux méthodes de traitement de l’eau du robinet : chaque année, environ 6 500 Européens contracteraient cette pathologie cancéreuse en raison de leur exposition aux trihalométhanes (THM) issus de la chloration de l’eau potable. La disparité des concentrations relevées dans l’Union est importante ; les auteurs estiment que si les pays situés au-dessus de la moyenne européenne ramenaient leurs taux de THM à cette moyenne, plus de 2 800 cancers de la vessie pourraient être évités annuellement sur le Vieux Continent.
Les THM se forment par réaction entre la matière organique présente dans l’eau et le chlore utilisé pour sa désinfection. Leur association avec le cancer de la vessie est connue depuis de nombreuses années et leur concentration ne doit pas excéder, selon la réglementation européenne, le seuil de 100 microgrammes par litre (µg/L). Les valeurs moyennes, par pays, rapportés par les chercheurs n’excèdent jamais ce taux. Le plus mauvais élève est la Roumanie (91,8 µg/L), suivi de Chypre (66,2 µg/L), Malte (49,4 µg/L) et l’Irlande (47,3 µg/L). La France se situe dans la moyenne de l’UE, avec une concentration moyenne de THM de 11,7 µg/L.
Les « efforts » des autorités sanitaires françaises
Selon les cas, l’effet sanitaire peut être important : en Roumanie, par exemple, les chercheurs estiment que le tiers des quelque 3 300 cancers de la vessie diagnostiqués chaque année dans le pays sont attribuables à la contamination de l’eau potable par les THM. Si les quatre pays européens les plus laxistes sur leurs taux de THM étaient alignés sur la moyenne européenne, les chercheurs estiment que plus de 1 000 cancers pourraient être évités annuellement.
A l’inverse, l’eau distribuée dans certains pays comme l’Autriche, l’Allemagne, le Danemark, la Lituanie, les Pays-Bas ou la Slovénie présente des taux de THM très faibles, inférieurs à 3 µg/L. Au total, moins d’une centaine de cas de cancers de la vessie sont, dans ces pays, attribuables aux THM. En France, les chercheurs estiment qu’environ 740 cas de ces cancers spécifiques – sur les 15 000 environ diagnostiqués chaque année – sont causés chaque année par la présence de ces substances dans l’eau potable.
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« La concentration moyenne en France qui a servi à cette étude couvre la période 2005-2011 et une diminution des concentrations a été observée sur cette période, explique-t-on à Santé Publique France (SpF). Elle traduit probablement les efforts des autorités sanitaires et des exploitants pour réduire la matière organique de l’eau dans les stations de traitement avant la mise en œuvre de l’étape de chloration, et pour optimiser des injections de chlore dans les réseaux de distribution pour éviter toute dégradation de la qualité microbiologique de l’eau tout en minimisant la formation des THM. »
Le point noir de la Vendée
La moyenne relevée pour chaque pays masque toutefois des disparités importantes. En France, par exemple, selon les données du ministère de la santé, 90 % de la population bénéficie d’une eau potable contenant moins de 50 µg/L de THM, 9 % étant alimentés par une eau dont la teneur est située entre 50 µg/L et 100 µg/L. Pour moins de 1 % de la population, ces concentrations sont non conformes à la réglementation, soit supérieures à 100 µg/L.
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Les disparités semblent, pour une grande part, régionales. Dans une étude conduite en 2017 restreinte à 4400 communes françaises de 11 départements, SpF relevait ainsi que les 33 communes affichant des taux de THM supérieurs à 400 µg/L étaient toutes en Vendée. Parmi les 4 400 communes incluses dans l’étude de SpF, 360 communes présentaient des taux supérieurs au seuil réglementaire (100 µg/L) et les trois quarts d’entre elles étaient également située en Vendée. Le Calvados (18 %), la Loire-Atlantique et la Manche (4 %) se partageant les autres.
Dans la capitale française, la concentration moyenne de THM communiquée par Eau de Paris est de 13,76 µg/L en 2019, légèrement supérieure à la moyenne nationale. « Cela s’explique facilement : les THM se forment plus facilement dans les eaux de surface, précise la régie parisienne. Or l’alimentation en eau de Paris est assurée à 46 % par des eaux de surface, contre 34 % en moyenne en France. » Eau de Paris ajoute qu’elle investit dans de nouveaux réacteurs à charbons actifs, susceptibles de faire chuter les taux de matière organique dans l’eau prélevée et réduire ainsi les concentrations en THM à l’extrémité de la chaîne.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/31/un-meilleur-traitement-de-l-eau-potable-pourrait-eviter-plus-de-2800-cancers-par-an-en-europe_6027952_3244.html>
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20- Coronavirus chinois : pourquoi l'OMS déclare l'urgence internationale face à l'épidémie, Sciences et Avenir avec AFP, 31/01/20, 17h20
CG avec AFP

Face à l'épidémie de coronavirus, l'OMS déclare l'urgence internationale pour la sixième fois seulement, les précédentes incluant Ebola ou encore Zika. Cette procédure entraîne un examen régulier de la situation par l'OMS et une importante coopération entre États pour prévenir et soigner la maladie.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS), critiquée pour ses atermoiements, a déclaré jeudi 30 janvier 2020 l'urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) face à l'épidémie du nouveau coronavirus apparu en décembre, dont le bilan s'est alourdi à 213 morts en Chine alors que les cas de contamination locale se multiplient dans le monde.
Une menace "élevée" à l'international
Les autorités chinoises ont fait état vendredi 31 janvier 2020 au matin de 43 décès enregistrés en 24 heures, tous sauf un dans la province du Hubei (où se trouve Wuhan, épicentre de l'épidémie), soit la plus forte progression quotidienne depuis le début de l'épidémie. Le nombre de patients contaminés est par ailleurs monté à près de 10.000 en Chine et 102.000 personnes sont en observation avec de possibles symptômes de la maladie, selon les autorités. Une centaine de cas, dont des cas de contamination locale par des malades venus de Chine, ont été déclarés dans les autres pays du monde, y compris en Europe et en Amérique du Nord. 6 personnes sont contaminées en France, mais aucun mort n'est encore à déplorer.
"Je déclare l'épidémie une urgence de santé publique de portée internationale", a lancé le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l'issue d'une nouvelle réunion à Genève jeudi 30 janvier 2020. L'organisation s'était refusée la semaine précédente à déclarer cette urgence, et n'avait admis que lundi 27 janvier que la menace était "élevée" à l'international, attribuant son appréciation précédente d'un risque "modéré" à une erreur de formulation. "Il ne s'agit pas d'un vote de défiance à l'égard de la Chine", a cependant souligné le directeur de l'organisation, estimant qu'il n'y avait pas lieu de limiter les voyages et les échanges commerciaux avec ce pays. "Notre plus grande préoccupation est la possibilité que le virus se propage dans des pays dont les systèmes de santé sont plus faibles", a-t-il expliqué.
"On peut s'attendre dans n'importe quel pays à l'apparition de nouveaux cas exportés de Chine. Par conséquent, tous les pays doivent être prêts à prendre des mesures pour endiguer l'épidémie, notamment par une surveillance active, un dépistage précoce, l'isolement et la prise en charge des cas", avertit l'OMS sur son site.
Seulement cinq urgences internationales avaient jusque-là été déclarées
L'urgence de santé mondiale est une mesure exceptionnelle, décrétée seulement cinq fois par l'OMS : pour la grippe H1N1 en Asie (2009), le virus Zika (2016), Ebola (en 2016, puis à nouveau en 2019), et la poliomyélite (2014). Les deux dernières sont toujours en cours. Cet état d'urgence est prévu par le Règlement sanitaire international, entré en vigueur en 2007, et fournit un cadre à l'OMS pour lutter contre les flambées épidémiques internationales en collaboration avec les pays touchés. Un comité d'urgence donne son avis au directeur général de l'OMS concernant les événements susceptibles de constituer une "urgence de santé publique de portée internationale". La décision finale revient au directeur de l'OMS.
Une telle urgence s'entend, selon l'OMS, d'un "événement extraordinaire dont il est déterminé qu'il constitue un risque pour la santé publique dans d'autres États en raison du risque international de propagation de maladies et qu'il peut requérir une action internationale coordonnée". Cette définition implique que la situation est "grave, soudaine, inhabituelle ou inattendue ; a des implications pour la santé publique dépassant les frontières nationales de l'État affecté ; et pourrait nécessiter une action internationale immédiate".
Lorsque l'état d'urgence est déclaré, le comité doit se réunir au moins tous les trois mois pour réévaluer la situation et donne son avis sur les recommandations temporaires qui devraient être prises par les pays confrontés à une urgence de portée internationale pour prévenir ou réduire la propagation et éviter toute interférence inutile avec le commerce et les voyages internationaux et, le cas échéant, la fin de l'urgence. Décréter l'alerte permet aussi d'homogénéiser la collecte et la surveillance des données ou de stimuler les recherches sur des traitements ou vaccins.
<https://www.sciencesetavenir.fr/sante/coronavirus-l-oms-declare-l-urgence-internationale-face-a-l-epidemie_141072>
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21- La capitale du Bangladesh noyée par des affiches électorales plastifiées, AFP, 01/02/20, 03:00

La capitale du Bangladesh, Dacca, est noyée par des centaines de millions d'affiches plastifiées à l'approche des élections locales prévues samedi et des militants s'inquiètent des conséquences néfastes pour l'environnement. 
Estimées à environ 304 millions, ces affiches vont finir dans les égouts et les rivières, s'emporte Sharif Jamil, secrétaire général du Bangladesh Environment Movement.
"Et si les affiches sont brûlées, cela va polluer l'air", note-t-il. La qualité de l'air à Dacca est parmi les plus mauvaises au monde.
"Il va falloir 400 ans avant que ces affiches ne se décomposent", souligne Sharif Jamil.
Chaque affiche contient environ deux grammes de propylène, un hydrocarbure utilisé entre autres pour la fabrication de matières plastiques polymérisées, indique l'Organisation pour l'Environnement et le Développement Social (ESDO). 
Son porte-parole, Hossain Shahriar, a déclaré à l'AFP que les affiches ne sont pas biodégradables voire recyclables.
La semaine dernière, la Cour suprême du Bangladesh a ordonné l'arrêt de la production d'affiches plastifiées. Mais sans conséquences majeures. Des affiches en noir et blanc continuent d'être apposées et d'envahir Dacca, métropole de 18 millions d'habitants. 
Pour sa part, le chef de la décharge municipale, Manjur Hossain, a assuré dans une déclaration à l'AFP que les autorités allaient s'occuper de ce problème après les élections.
<https://information.tv5monde.com/info/la-capitale-du-bangladesh-noyee-par-des-affiches-electorales-plastifiees-344555>
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22- L’épidémie de coronavirus a stoppé net l’économie de la Chine, Le Monde, 04/02/20, 17h52
Julien Bouissou et Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)

Usines fermées, routes bloquées, tourisme volatilisé… les mesures de confinement ont un effet négatif sur l’activité industrielle, même s’il est trop tôt pour savoir si l’impact sera durable. 
A chaque jour qui passe, l’inquiétude augmente. Alors que le bilan de l’épidémie du coronavirus, avec au moins 20 438 personnes contaminées en Chine continentale et 425 décès, a dépassé celui du SRAS en 2002 et 2003, les fermetures d’usines et les mesures de confinement paralysent un peu plus la deuxième économie de la planète au risque de ralentir la croissance mondiale. La Bourse de Shanghaï était sur le point de clôturer en légère hausse mardi 4 février, après avoir dévissé de 7,7 % la veille malgré l’annonce par la banque centrale chinoise d’injecter 157 milliards d’euros de liquidités. Le cabinet Oxford Economics a abaissé lundi sa prévision de croissance chinoise à 4 % au premier trimestre 2020, contre 6 % prévus initialement. Il table désormais sur une croissance à 5,4 % pour l’ensemble de l’année 2020, loin des 6,1 % enregistrés en 2019.
L’impact sur l’économie, qui dépend du rythme de propagation du virus et de son traitement, est toutefois difficile à prévoir. Pour l’instant, vingt-quatre provinces chinoises ont décidé d’allonger les congés du Nouvel An jusqu’au 9 février inclus. Ensemble, elles représentent 80 % du PIB chinois et 90 % des exportations du pays.
De nombreux chefs d’entreprise redoutent la faillite. Jia Guolong, patron de Xibei, une chaîne qui compte 400 restaurants en Chine, a alerté dans la presse chinoise : si la crise dure, il pourrait mettre la clé sous la porte d’ici trois mois. L’entreprise emploie 20 000 salariés dans 60 villes de Chine. Avec 150 millions de yuans de dépenses par mois et aucune recette ou presque, les rares enseignes ouvertes ne proposent que des plats à emporter, le groupe ne peut tenir longtemps.
Sur Weibo, Sun Dawu, patron d’un des principaux groupes agricoles de Chine, déjà durement frappé par la crise porcine en 2019, accuse, lui aussi, le coup : « Les blocages des routes et des villes dans tout le pays déstabilisent l’industrie de l’élevage. » Sa société qui produit des œufs, des poussins et des plats cuisinés ne peut pas les livrer à cause des barrages routiers. « Si les poussins ne sont pas livrés aux fermes à temps, après l’éclosion, la plupart vont mourir de faim. Et un grand nombre de poulets vont aussi devoir être tués et cela va affecter la production », s’alarme-t-il.
> Lire aussi  Coronavirus : la Chine dénonce sa mise en quarantaine mondiale en pleine épidémie
« Le secteur des services sera le plus impacté »
Dans le Henan, Chu Weixiang, propriétaire d’un petit élevage de pigeons, pourra continuer à les alimenter grâce à la production de grain locale, mais ne peut plus vendre. « Les marchés sont fermés, les routes bloquées, et j’ai peur que les marchés aux volailles restent fermés plus longtemps [l’épidémie a été associée aux animaux vivants], s’inquiète l’éleveur, et quand ça rouvrira, les prix seront au plus bas. » 
Seule certitude pour l’ensemble des observateurs, l’impact sera au moins aussi important que celui de l’épidémie de SRAS. En 2003, l’économie chinoise avait vite rebondi et la production industrielle avait compensé en grande partie les pertes enregistrées pendant l’épidémie. Dix-sept ans plus tard, la demande intérieure est devenue le nouveau moteur de l’économie chinoise or l’épidémie tombe au pire moment : en plein Nouvel An lunaire, une période où les Chinois consomment et voyagent plus qu’à l’accoutumée.
Les manques à gagner seront difficilement compensés : dans des secteurs du transport aérien ou des loisirs, les consommateurs reportent rarement leurs achats. « Le secteur des services sera le plus impacté », estime Julien Marcilly, chef économiste de Coface. Plusieurs enseignes comme Apple, Starbucks ou encore Ikea, ont annoncé la fermeture temporaire de leurs magasins. Une dizaine de compagnies aériennes ont suspendu pour plusieurs semaines leurs vols vers la Chine, dont l’allemande Lufthansa qui a annoncé lundi que les siens ne reprendront pas avant le 28 février. « Tous mes investisseurs étrangers ont annulé leurs voyages en Chine », se désole Deng Yubao, le patron d’une entreprise de 150 personnes installée dans la zone économique spéciale du port de Shanghaï.
> Lire aussi  Epidémie de coronavirus : les réponses aux 40 questions des lecteurs du « Monde »
Dégringolade boursière de Foxconn
Dans une économie chinoise en plein ralentissement, qui a connu, en 2019, la pire performance de ces trente dernières, certains secteurs industriels comme celui de l’automobile, en surcapacité, devraient être moins touchés par la fermeture d’usines. A Wuhan, Nissan a annoncé, mardi, un report de la reprise de sa production, « après le 14 février ».
En revanche, la suspension de leur activité risque de perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales dont la Chine est devenue l’épicentre, comme en témoigne la dégringolade boursière, lundi, du sous-traitant électronique, et important fournisseur d’Apple, Foxconn. Le géant taïwanais, qui a annoncé qu’il ne redémarrerait pas ses usines chinoises avant la mi-février, a vu son cours boursier s’effondrer de 10 %.
Le cabinet Euler Hermès note que les secteurs du textile et de l’informatique-électronique, dont la Chine contribue à hauteur de 19 % et 17 % de la valeur ajoutée mondiale, seront particulièrement touchés. « Etant donné le niveau relativement bas des inventaires dans le secteur de l’électronique, des pénuries sont possibles », ajoute le cabinet dans une note publiée lundi 3 février.
« Le scénario le plus probable aujourd’hui est celui d’un choc temporaire », relativise toutefois Isabelle Mateos y Lago, la directrice adjointe du BlackRock’s Official Institutions Group, qui souligne la capacité du pays à relancer son économie. « La puissance économique de la Chine et sa capacité à répondre aux crises sont significativement supérieures à celles de 2003 », juge Lian Weiland, le responsable adjoint de la Commission chinoise pour la réforme et le développement, ajoutant que les secteurs et entreprises touchées par l’épidémie recevraient le soutien de l’Etat.
Pour alléger le fardeau des entreprises, les autorités ont d’ores et déjà annoncé des mesures d’aides, invitant les banques à donner du temps aux entreprises en difficulté pour rembourser leurs emprunts. La municipalité de Shanghaï a, pour sa part, annoncé que certaines cotisations patronales seraient remboursées, et d’autres paiements pourraient être échelonnés.
Les effets de l’épidémie du coronavirus seront planétaires
Avec la montée en puissance de la Chine dans l’économie mondiale, les effets de l’épidémie du coronavirus seront planétaires. La banque Goldman Sachs estime qu’elle diminuera la croissance américaine de 0,4 à 0,5 point de pourcentage au premier trimestre. Le ralentissement de l’activité chinoise affecte également le cours des matières premières, avec une baisse des prix du pétrole de 15 % enregistrée en janvier.
Enfin le nombre de touristes chinois à l’étranger, le plus élevé du monde, va chuter avec la suspension par Pékin des voyages organisés hors de Chine. Cette baisse des visites va entraîner une réduction des dépenses dans le secteur du luxe en France et au Japon, et freiner l’activité touristique surtout en Asie. Le cabinet Oxford Economics a ainsi abaissé de 0,2 point de pourcentage ses prévisions de croissance dans la zone euro et de 0,25 point dans le monde. Des estimations qui restent provisoires et vont dépendre de la durée de l’épidémie et de sa progression.
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Notre sélection d’articles sur le nouveau coronavirus
• La synthèse : Un sixième cas confirmé en France, les rapatriements depuis la Chine débutent
• Le décryptage : Coronavirus, Zika, Ebola… Quelles maladies sont les plus contagieuses ou les plus mortelles ?
• Le reportage : Cloîtrés chez eux, les habitants de Wuhan racontent leur vie en quarantaine
• L’infographie : Quel est le bilan des contaminations et des morts, pays par pays ?
• Le contexte : Le coronavirus cousin du SRAS réveille de vieilles méfiances en Chine
• Le zoom : Des craintes de voir l’économie mondiale s’enrayer
• La tribune : « En Chine, plus personne ne croit en la parole officielle »
> Retrouvez tous nos articles sur le coronavirus dans cette rubrique <https://www.lemonde.fr/coronavirus-2019-ncov/>.
<https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/02/04/coronavirus-l-economie-chinoise-est-a-l-arret_6028357_3234.html>
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En images
23- Birmanie : le trésor menacé des îles Mergui, France 2, journal de 20h, 27/01/20

Des îles paradisiaques existent encore au bout du monde dans l'archipel des Mergui en Birmanie. Si elles sont préservées des touristes, elles le sont de moins en moins de la pollution marine.
À première vue c'est un paradis perdu, tout ce qu'il y a de plus idyllique. Une constellation de 800 îles, la plupart inhabitées avec du sable blanc et de l'eau turquoise. Mais à y regarder de plus près, les îles Mergui en Birmanie n'ont pas été épargnées par un fléau mondial : la pollution plastique, ramenée par les courants sur ces plages du bout du monde.
Reportage à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/decouverte/vacances/birmanie-le-tresor-menace-des-iles-mergui_3802101.html>
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24- Commerce : la grande distribution en crise, France 2, journal de 20h, 28/01/20

Les Français ont changé leurs habitudes de consommation. La grande distribution fait face à une crise sans précédent.
Entre la concurrence du commerce en ligne et le changement des habitudes des Français, est-ce la fin du modèle qui faisait la gloire de la grande distribution ces dernières décennies ? Tour à tour, ces géants du commerce s'affaiblissent. Qui est le plus touché ? Carrefour annonçait il y a 2 ans un vaste plan d'économies et la suppression de 2 400 postes. Il y a 15 jours, le couperet tombait chez Auchan : 677 postes de moins. Casino, de son côté, continue de céder ses magasins.
> Reportage à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/commerce-la-grande-distribution-en-crise_3803499.html>
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25- Dix sportifs prennent la pose dans une décharge de Fréjus, Positivr, 29/01/20, 15:05
Mathilde Sallé de Chou

Dix athlètes, un photographe et des tonnes de déchets : c'est le projet "Bouteille à la mer". Son ambition ? Rappeler l'importance du recyclage.
Un shooting photo dans une décharge, dit comme ça, cela n’a rien de séduisant. Pas de quoi arrêter le photographe Dom Daher qui a immortalisé dix athlètes pratiquant leur sport au milieu des débris et détritus dans le cadre du projet « Bouteille à la mer ». Des images puissantes qui interpellent sur notre consommation et font briller une étincelle d’espoir sur les possibilités de revalorisation de nos déchets. 
En mer ou en montagne, pour les sportifs amateurs de grands espaces et de nature, même constat : leur terrain de jeu est de plus en plus pollué. Pour alerter sur cette situation dramatique, dix sportifs de haut niveau, parapentistes, cyclistes ou alpinistes ont répondu à l’appel du freeskieur Mathieu Navillod pour lancer leur « bouteille à la mer ».
Résultat, sous l’œil aiguisé du photographe sportif Dom Daher, les athlètes se sont livrés à un photoshoot post-apocalyptique dans une déchetterie de Fréjus, dans le Var. Des clichés chocs qui montrent les sportifs en train de ramer dans une mer de plastique, dévaler une montagne de déchets à ski ou gravir des blocs de cartons compactés…
Un simple cri d’alarme ? Non. Chaque photo est accompagnée d’un deuxième cliché présentant les solutions qui peuvent être mises en place pour revaloriser ces déchets et leur donner une seconde vie.
Parmi ces ambassadeurs du tri, on retrouve notamment Kilian Jornet, superstar du trail, Jean-Frédéric Chapuis, champion Olympique de skicross, mais aussi Liv Sansoz (escalade, alpinisme, parapente), Stéphane Tourreau (apnée), Laurie Renoton (trail, VTT), Romain Raisson (parapente, freeski), Zébulon (alpinisme, parapente), Rico Leroy (waterman) et Emelie Forsberg (trail, ski-alpinisme).
Un projet plein de sens et source d’espoir.
Pour découvrir le projet «Une bouteille à la mer», rendez-vous sur le compte Instagram <https://www.instagram.com/unebouteillealamer_asso/?hl=fr> de l’association du même nom ou le site Neuf Dixième <https://www.neufdixieme.com/une-bouteille-a-la-mer>.
> Photos à voir à :
<https://positivr.fr/recyclage-10-sportifs-prennent-la-pose-dans-une-decharge-de-frejus/>
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26- Bruxelles : 200 euros pour un mégot jeté dans la rue, France 2, journal de 13h, 31/01/20

À Bruxelles (Belgique), des policiers traquent les fumeurs qui jettent leur mégot au sol afin de les verbaliser. L'amende sera de 200 euros dès samedi 1er février.
Un énorme pollueur et pourtant tout petit : il s'agit du mégot, un véritable fléau pour les municipalités. De plus en plus de villes décident de frapper fort au porte-monnaie en prévoyant une amende de 200 euros aux fumeurs qui jettent leur mégot par terre. Parmi elles, Bruxelles, en Belgique. La mairie a lancé un vaste plan de lutte. L'objectif : que les fumeurs changent leurs habitudes.
> Reportage à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/lutte-contre-le-tabagisme/bruxelles-200-euros-pour-un-megot-jete-dans-la-rue_3807431.html>
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27- Plateau. Pollution : les mégots de cigarettes ravagent l'environnement, France 2, journal de 13h, 31/01/20

Les mégots de cigarette continuent de polluer la nature chaque jour un peu plus. Les précisions de la journaliste Valérie Heurtel sur le plateau de France 2.
Les mégots de cigarette sont un vrai fléau. "40 milliards par an rien que pour la France, c'est le nombre de mégots qui finissent chaque année dans la nature. Un mégot a beau être petit, il n'en reste pas moins très polluant. Dedans, il y a 4 000 substances chimiques, dont du plastique, du plomb, du mercure, de l'arsenic et même des insecticides comme le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane). Ces mégots se laissent emporter par le vent et partent dans le caniveau, donc dans les égouts, donc dans les rivières, donc dans la mer. Un seul mégot peut polluer 400 litres d'eau à lui seul. Il lui faut au moins douze ans pour se décomposer", indique la journaliste Valérie Heurtel sur le plateau du 13 Heures.
> Plateau à retrouver à :
<https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/bruxelles-200-euros-pour-un-megot-jete-dans-la-rue_3807477.html>
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