[revue-presse-FNH] Petite revue de presse centrée sur aléas climatiques, émissions de GES, dérèglement climatique, Accord de Paris & COP26 (vendredi 28 février)

Florence de Monclin f.demonclin at fnh.org
Ven 28 Fév 07:52:23 CET 2020


Bonjour à tous,

Un petit tour d'horizon avec deux possibilités d'accès aux dépêches et articles suivants : 
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1- Océans : la fragmentation des particules joue un rôle majeur dans la séquestration du carbone <http://www.cnrs.fr/fr/oceans-la-fragmentation-des-particules-joue-un-role-majeur-dans-la-sequestration-du-carbone>, CNRS, 13/02/20
2- Norvège : des pressions tellement basses que les avions sont cloués au sol ! <https://www.futura-sciences.com/planete/breves/meteorologie-norvege-pressions-tellement-basses-avions-sont-cloues-sol-1972/>, Futura-sciences, 17/02/20, 13h00
3- Ces cartes montrent les conséquences du réchauffement climatique dans les décennies à venir <https://dailygeekshow.com/cartes-consequences-rechauffement-climatique/>, Daily Geek Show, 17/02/20
4- Jeff Bezos lance un fonds pour la terre de 10 milliards de dollars <https://www.geo.fr/environnement/jeff-bezos-lance-un-fonds-pour-la-terre-de-10-milliards-de-dollars-199945>, AFP, 18/02/20, 00:00
5- Les feux de forêts ont touché 75% des Australiens, selon une étude <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/les-feux-de-forets-ont-touche-75-des-australiens-selon-une-etude_141627>, AFP, 18/02/20, 05:00
6- Interview. Hervé Le Treut : “S'adapter au changement climatique est un devoir” <http://www.lavie.fr/actualite/ecologie/herve-le-treut-s-adapter-au-changement-climatique-est-un-devoir-12-02-2020-103798_8.php>, La Vie, 18/02/20, 10h09
7- Neige par hélico : Borne reçoit des responsables de stations de ski <https://www.lepoint.fr/societe/neige-par-helico-borne-recoit-des-responsables-de-stations-de-ski-20-02-2020-2363636_23.php>, AFP, 20/02/20, 09:00
8- Comment le changement climatique a réduit le débit du fleuve Colorado <https://www.geo.fr/environnement/comment-le-changement-climatique-a-reduit-le-debit-du-fleuve-colorado-199994>, AFP, 20/02/20, 21:00
9- Dix ans après Xynthia : le village de Charron toujours pas au sec <https://information.tv5monde.com/info/dix-ans-apres-xynthia-le-village-de-charron-toujours-pas-au-sec-347895>, AFP, 21/02/20, 12:00
10- Derrière l'appel des 1000 scientifiques à la rébellion, quelle économie pour le changement climatique ? <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/apres-les-1000-scientifiques_141771?xtor=RSS-15>, Sciences & Avenir, 21/02/20, 18h25
11- Pays-Bas : Shell, KLM et d'autres groupes accusés d'avoir soutenu financièrement un climato-sceptique <https://information.tv5monde.com/info/pays-bas-shell-klm-et-d-autres-groupes-accuses-d-avoir-soutenu-financierement-un-climato>, AFP, 22/02/20, 15:00
12- Ce que fera le Haut Conseil pour le Climat en 2020 <https://www.euractiv.fr/section/climat/news/ce-que-fera-le-haut-conseil-pour-le-climat-en-2020/>, EurActiv, 24/02/20, 15:08
13- Les incendies en Australie ont détruit 20% des forêts <https://information.tv5monde.com/info/les-incendies-en-australie-ont-detruit-20-des-forets-348391>, AFP, 24/02/20, 18:00
14- Entretien. Jérôme Chappellaz : « Pour l’instant, la France n’a pas d’ambition importante pour l’Antarctique » <https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/02/24/jerome-chappellaz-pour-l-instant-la-france-n-a-pas-d-ambition-importante-pour-l-antarctique_6030669_1650684.html>, Le Monde, 24/02/20, 18h00
15- Inondations, feux de forêts, sécheresse : la cartographie des menaces qui pèsent sur l’Europe dans un monde à +4°C <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/inondations-feux-de-forets-secheresse-la-cartographie-des-menaces-qui-pesent-sur-l-europe-dans-un-monde-a-4-c-148218.html>, Novethic, 24/02/20
16- Le réchauffement, ce sont les banques qui en parlent le mieux <http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-rechauffement-ce-sont-les-banques-qui-en-parlent-le-mieux,103676?xtor=RSS-31>, Le JDLE, 24/02/20
17- La solution fondée sur la Nature la plus efficace pour lutter contre la crise climatique <https://mcusercontent.com/ef20ae4c3fdc09fc772db39fa/files/ac75f54b-89ac-49db-92bc-24089e2703af/Lettre_d_information_Pro_Natura_fe_vrier_2020_c.pdf>, Pro-Natura International, Lettre d'Information, 24/02/20
18- Une tempête de sable et de poussière recouvre la Mauritanie et le Sénégal <https://information.tv5monde.com/afrique/une-tempete-de-sable-et-de-poussiere-recouvre-la-mauritanie-et-le-senegal-348434>, AFP, 25/02/20, 00:00
19- Factuel. Dans l’Antarctique, les stations deviennent les porte-drapeaux des grandes nations <https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/02/24/dans-l-antarctique-les-stations-deviennent-les-porte-drapeaux-des-grandes-nations_6030670_1650684.html>, Le Monde, maj le 25/02/20, 05h31
20- Climat : les entreprises européennes incitées à doubler leurs investissements <https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/02/26/climat-les-entreprises-europeennes-incitees-a-doubler-leurs-investissements_6030902_3234.html>, Le Monde, 26/02/20, 11h44
21- Reportage. Dix ans après Xynthia, Charron attend encore sa digue nord <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/27/dix-ans-apres-xynthia-charron-attend-encore-sa-digue-nord_6030973_3244.html>, Le Monde, 27/02/20, 05h48
En audio
22- Votre empreinte carbone bientôt affichée sur votre facture téléphonique <https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/votre-empreinte-carbone-bientot-affichee-sur-votre-facture-telephonique-7800126891>, RTL, C’est notre Planète, 21/02/20, 06:29

Bien à vous,
Florence

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RAPPORT & ÉTUDES DU JOUR : — Une équipe franco-britannique pilotée par le Laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer (CNRS/Sorbonne Université) vient de découvrir qu’un processus méconnu régule la capacité des océans à séquestrer le dioxyde de carbone (CO2). (cf. item 1)
— Les trois-quarts des Australiens, soit près de 18 millions de personnes, ont été touchés par la crise des feux de forêts, selon une étude qui souligne la chute de la cote de confiance du gouvernement. (cf. item 5 & 13)
— L'immense fleuve Colorado, qui alimente en eau 7 Etats américains, a vu son débit réduit de 20% en un siècle, et plus de la moitié de la baisse est due au réchauffement du climat, selon une étude parue dans la revue Science. (cf. item 8 & suite)
— Une menace pour la survie de l’espèce humaine. C’est l’une des conclusions d’une étude confidentielle sur les effets du réchauffement climatique commanditée par JP Morgan, l’une des plus puissantes banques d’investissements de la planète. (cf. item 16)
SCÉNARIOS DU JOUR : L’Agence européenne de l’environnement a effectué des projections sur la fin du XXIe siècle afin d’imaginer ce qui attend les Européens avec le réchauffement climatique. En découlent des cartes qui illustrent deux scénarios possibles. (cf. item 3 & 15)
CITATION DU JOUR : "Je ne pensais pas que, de mon vivant, je verrais à ce point les effets du réchauffement climatique", Hervé Le Treut, climatologue (cf. item 6)
IMPATIENCE DU JOUR : Dix ans après le passage de Xynthia, à peine la moitié du projet a été réalisé pour garder au sec Charron, village de Charente-Maritime. (cf. item 9 & 21)
GRAND ÉCART DU JOUR : Si certains chiffres et annonces sont désormais connus de beaucoup sur la montée possible des températures, les recommandations des économistes semblent, elles, bien plus obscures. Pourtant, elles sont là et permettent de comprendre les possibles leviers d'action pour le politique. (cf. item 10)
RÉVÉLATION DU JOUR : Des dizaines de grands groupes néerlandais ont dans les années 1990 soutenu financièrement dans ses activités une figure du climato-scepticisme aux Pays-Bas, selon des révélations d’un collectif de journalistes d'investigation. (cf. item 11)
REPORTAGE DU JOUR : Les pays présents en Antarctique dit le « Continent blanc » développent ou modernisent leurs stations, avec des visées scientifiques mais aussi géostratégiques, sur un territoire en pleins bouleversements écologiques. (cf. item 19 & 14)
CHIFFRE DU JOUR : En 2019, les entreprises européennes ont engagé 124 milliards d’euros afin de réduire leurs émissions de carbone, après 172 milliards un an plus tôt se plaçant ainsi parmi les plus volontaristes du monde, selon l’organisme international indépendant CDP (Carbon Disclosure Project). (cf. item 20)
EMPREINTE DU JOUR : Orange, Free, SFR et Bouygues Télécom vont devoir bientôt informer leurs clients du bilan carbone des mails ou des vidéos qu'ils consomment. Ce sera obligatoire en 2022. (cf. item 22 & suite)
NOTRE ACTU : A suivre sur notre site Internet <http://www.fondation-nature-homme.org/>, Facebook <https://www.facebook.com/FondationNH/>, Twitter <https://twitter.com/fondationNH> ou Instagram <https://www.instagram.com/fondationNH/>.
> Baromètre des mobilités du quotidien - Coût, manque d'alternatives : les Français prisonniers de la voiture <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/cout-manque-dalternativesles-francais-prisonniers-de-leur-mode-de-transport>
> Guide en ligne. 7 propositions pour contribuer au grand débat national <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/7-propositions-pour-contribuer-au-grand-debat-national/>
> Pétition. L’Affaire du Siècle. Climat : stop à l’inaction, demandons justice ! <https://laffairedusiecle.net/>
> Let’sbio ! Le Bonus cantine Bio et Locale <https://www.letsbio.org/>
> 30 gestes et astuces pour réduire sa conso d’énergie <https://www.lesgesteseclaires.com/>
> Groupe Facebook "Infos et astuces pour économiser l’énergie <https://www.facebook.com/groups/208132273169772/?utm_campaign=GE2018&utm_medium=E5&utm_source=GE2018E516>"
> Une collection de vidéos pour décrypter les enjeux écologiques et climatiques <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>
> Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
> Pétition. Crèches : arrêtons d’intoxiquer nos enfants <https://formulaires.fondation-nicolas-hulot.org/fra/petition_ecolocreche>
> Pour répondre PRÉSENT à l’APPEL DES SOLIDARITÉS porté par plus de 80 ONG & associations de tous horizons <https://www.appel-des-solidarites.fr/>
> 2nd édition de My Positive Impact : les 6 lauréats du public et les 3 lauréats du jury <http://www.mypositiveimpact.org/les-solutions>
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1- Océans : la fragmentation des particules joue un rôle majeur dans la séquestration du carbone, CNRS, 13/02/20

Une équipe franco-britannique pilotée par le Laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer (CNRS/Sorbonne Université) vient de découvrir qu’un processus méconnu régule la capacité des océans à séquestrer le dioxyde de carbone (CO2). Il faut savoir qu’à la surface des océans, la photosynthèse réalisée par le phytoplancton transforme le CO2 atmosphérique en particules organiques dont une partie chute ensuite en profondeur. Ce mécanisme essentiel permet de séquestrer une partie du carbone océanique. Or entre 100 et 1 000 mètres de profondeur, environ 70 % de ce flux de particules est perdu. Des études précédentes avaient montré que des petits animaux en consomment la moitié mais aucune mesure n’avait permis d’expliquer ce qu’il advenait de l’autre moitié. En utilisant une flotte de robots déployés dans différents océans, des scientifiques ont révélé qu’environ 35 % de ce flux est fragmenté en particules plus fines. Ces résultats sont publiés le 14 février 2020 dans Science.
<http://www.cnrs.fr/fr/oceans-la-fragmentation-des-particules-joue-un-role-majeur-dans-la-sequestration-du-carbone>
En savoir plus :
> Report. Major role of particle fragmentation in regulating biological sequestration of CO2 by the oceans <https://science.sciencemag.org/content/367/6479/791>, Science, 14/02/20
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2- Norvège : des pressions tellement basses que les avions sont cloués au sol !, Futura-sciences, 17/02/20, 13h00
Céline Deluzarche

La semaine dernière, les avions de la compagnie norvégienne Widerøe ont été cloués au sol en raison de la météo. Tempête de neige ? Risque de tornade ? Épais brouillard ? Pas du tout : ce sont des pressions exceptionnellement basses qui ont empêché les aéronefs de décoller. Du jamais vu depuis 90 ans, d'après l'entreprise. Selon l'Institut météorologique norvégien, la pression atmosphérique au nord des pays était inférieure à 940 hectopascals mardi, un niveau qui rend les vols dangereux. Widerøe, qui dessert principalement des routes régionales intérieures, a mis à l'arrêt toute sa flotte durant plusieurs jours.
Ce ne sont pas les basses pressions en elles-mêmes qui rendent le vol dangereux, mais le fait qu'elles empêchent les altimètres de calculer la distance au sol correctement. « Nos plus petits avions de type Dash 100, 200 et 300 ne peuvent pas voler avec une pression inférieure à 948 hPa car, dans ce cas, l'altimètre ne fournit pas d'informations fiables », s'est ainsi excusée la compagnie sur sa page Facebook le 10 janvier. Heureusement, les plus grands avions disposent d'instruments plus perfectionnés qui peuvent se caler sur de plus basses pressions.
Les records de basse pression ont également entraîné une forte montée des eaux. À Tromsø, une ville située au nord de la Norvège, le niveau de la mer était ainsi 3,54 mètres au-dessus de la normale, rapporte l'Institut de météo norvégien sur son compte Twitter.
>> Suite à lire à :
<https://www.futura-sciences.com/planete/breves/meteorologie-norvege-pressions-tellement-basses-avions-sont-cloues-sol-1972/>
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3- Ces cartes montrent les conséquences du réchauffement climatique dans les décennies à venir, Daily Geek Show, 17/02/20
Maurine Briantais - Source : France Infos

Même dans le meilleur des scénarios, les prévisions sont inquiétantes
L’Agence européenne de l’environnement a effectué des projections sur la fin du XXIe siècle afin d’imaginer ce qui attend les Européens avec le réchauffement climatique. En découlent des cartes qui illustrent deux scénarios possibles : si l’accord de Paris était respecté et si absolument rien n’était fait. Et dans les deux cas, les résultats sont alarmants.
Des cartes préoccupantes pour plusieurs scénarios possibles
L’Agence européenne de l’environnement (EEA) a publié ce lundi 10 février une série de cartes basées sur les différents scénarios du réchauffement climatique d’ici 2100. Deux types de projections ont été réalisées. L’une si l’accord de Paris – à savoir si le réchauffement est limité à moins de 2 °C, ce qui, d’après les scientifiques, est quasiment impossible à atteindre au vu de la trajectoire prise – est respecté. L’autre projection part sur un réchauffement de plus de 4 °C. Dans les deux scénarios imaginés, les conséquences sont préoccupantes.
Ainsi, d’ici la fin du XXIe siècle, la fréquence, la durée et la gravité des événements météorologiques vont augmenter. Les catastrophes naturelles feront partie du quotidien, ce qui est déjà visible aujourd’hui avec les fortes inondations que subit Venise ou la multiplication d’incendies toujours plus ravageurs. De même, l’agriculture devra s’adapter à des précipitations plus instables et des périodes de sécheresse plus longues.
Le rapport quinquennal fait le constat de quelques progrès en matière de lutte contre le changement climatique : les émissions de CO2 ont baissé de 22 % entre 1990 et 2017 et la part des énergies renouvelables représente 17,5 % de la consommation finale, qui est revenue au même niveau qu’en 1990 grâce aux politiques d’économie d’énergie. Cependant, les émissions sont reparties à la hausse depuis 2014 et les secteurs de l’agriculture et des transports sont de plus en plus émetteurs. Un bilan plus que mitigé donc.
Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’EEA, déclare en préambule du sixième rapport sur l’état de l’environnement en Europe que “les trajectoires actuelles ne sont fondamentalement pas durables. Ces trajectoires sont interconnectées et liées à nos principaux systèmes de production et de consommation et il devient urgent de mettre en œuvre des réponses crédibles pour inverser les tendances.” Ces rapports interviennent à point nommé, d’autant plus que la Commission européenne s’apprête, début mars, à dévoiler sa loi climat pour décréter le principe de la neutralité carbone en 2050.
>> Suite à lire et à voir à :
<https://dailygeekshow.com/cartes-consequences-rechauffement-climatique/>
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4- Jeff Bezos lance un fonds pour la terre de 10 milliards de dollars, AFP, 18/02/20, 00:00

Jeff Bezos, fondateur d'Amazon et homme le plus riche du monde, a annoncé lundi sur son compte Instagram le lancement du "Bezos Earth Fund" (Fonds Bezos pour la Terre) pour lutter contre le changement climatique.
M. Bezos précise qu'il dote personnellement le fonds de 10 milliards de dollars "pour commencer" et que les premières subventions à des chercheurs, militants et ONG seront attribuées cet été.
Cette décision intervient 20 jours après que 300 employés d'Amazon ont signé des critiques contre leur groupe, notamment au sujet de sa politique environnementale.
Le groupe Amazon Employees for Climate Justice (AECJ) pousse l'entreprise à aller plus loin dans son plan de mitigation annoncé à grand renfort de publicité en septembre, quand Jeff Bezos a lancé une campagne qui doit permettre de remplir - avec 10 ans d'avance - les engagements climatiques de l'accord de Paris.
Amazon, qui a bâti son succès sur un énorme réseau logistique de transport routier pour assurer des livraisons de plus en plus rapides, est un gros producteur de gaz à effet de serre, les principaux coupables du changement climatique.
Les fermes de serveurs d'Amazon, qui a fait du cloud (informatique dématérialisée) une autre source très importante de profits, sont elles aussi extrêmement gourmandes en énergie.
Selon la plateforme en ligne Climate Watch, les 44,4 millions de tonnes d'équivalent CO2 produites chaque année par Amazon représentent un peu plus de 10% des émissions annuelles totales de la France.
En septembre, Jeff Bezos a promis qu'Amazon atteindrait la neutralité carbone en 2040. 
"Nous pouvons sauver la terre", affirme-t-il sur son post Instagram de lundi, sous une photo de la planète. "Cela nécessite une action collective dans grandes et petites entreprises, des Etats, des organisations mondiales et des individus".
"La terre c'est la chose que nous avons tous en commun. Protégeons-la, ensemble", conclut-il.
Les manifestations pour la protection de l'environnement et contre les grandes sociétés polluantes se sont multipliées cet automne et cet hiver, notamment sous la houlette d'associations comme Greenpeace, de l'activiste suédoise Greta Thunberg ou du mouvement Extinction Rebellion (XR).
Amazon a ainsi été la cible de plusieurs actions pour dénoncer la surconsommation et ses conséquences écologiques lors du Black Friday en novembre, une des grandes journées de promotion qui contribuent aux revenus colossaux de la multinationale.
Jeff Bezos est aussi le fondateur de la société spatiale Blue Origin, dont l'un des buts affichés est de développer l'activité humaine dans l'espace, notamment sur la lune, pour alléger la pollution sur terre.
<https://www.geo.fr/environnement/jeff-bezos-lance-un-fonds-pour-la-terre-de-10-milliards-de-dollars-199945>
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5- Les feux de forêts ont touché 75% des Australiens, selon une étude, AFP, 18/02/20, 05:00

Les trois-quarts des Australiens, soit près de 18 millions de personnes, ont été touchés par la crise des feux de forêts, selon une étude publiée mardi qui souligne la chute de la cote de confiance du gouvernement.
Menée par l'Université nationale australienne, ce sondage montre l'ampleur humaine de ces incendies qui ont brûlé durant cinq mois, faisant plus de 30 morts et détruisant des milliers d'habitations.
"Pratiquement tous les Australiens ont été touchés par ces feux et beaucoup d'entre-nous en subiront les conséquences dans les années à venir", a expliqué Nicholas Biddle, chercheur en sciences sociales.
Cette étude, menée auprès de 3.000 personnes, montre que 14% de la population adulte, soit près de trois millions d'habitants, a été directement impactée par cette crise. Ils ont été contraints d'évacuer ou vu leurs maisons être détruites ou endommagées. 
Quelque 15 millions d'Australiens ont été affectés de manière indirecte par ces feux, en raison de la fumée toxique qu'ils ont dégagée ou des projets de vacances qu'ils ont dû changer.
Cette ampleur, qui a surpris les chercheurs, devrait être un sujet de préoccupation pour le gouvernement accusé de ne pas avoir apporté les bonnes réponses à la crise et de peu s'inquiéter des questions liées au changement climatique. 
Les scientifiques affirment que le réchauffement climatique a aggravé la crise saisonnière des incendies, nourrie par un temps particulièrement chaud et sec ces derniers mois sur l'immense île-continent.
Le Premier ministre conservateur Scott Morrison a notamment été critiqué pour être parti en vacances à Hawaï au beau milieu de la crise et pour refuser de réduire d'avantage les émissions de gaz à effet de serre.
"Seulement 27% des personnes interrogées ont déclaré avoir confiance ou très confiance en leur gouvernement", a déclaré M. Biddle, soit une baisse de onze points en trois mois. 
"C'est une des plus importantes baisses de confiance que j'ai jamais observées en si peu de temps", a-t-il ajouté.
Parmi les personnes ayant voté en faveur du gouvernement, lors des dernières élections législatives en mai, le soutien à la construction de nouvelles mines de charbon a chuté de 72% avant la crise à 57% en janvier. 
Le gouvernement est un ardent défenseur de la très puissante et lucrative industrie minière australienne.
<https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/les-feux-de-forets-ont-touche-75-des-australiens-selon-une-etude_141627>
Sur le même sujet :
> Australie : baisse de la production agricole en raison de la sécheresse <https://www.geo.fr/environnement/australie-baisse-de-la-production-agricole-en-raison-de-la-secheresse-199947>, AFP, 18/02/20, 09:00
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6- Interview. Hervé Le Treut : “S'adapter au changement climatique est un devoir”, La Vie, 18/02/20, 10h09
Propos recueillis par Olivier Nouaillas

Climatologue de renom, Hervé Le Treut a toujours cherché à appréhender ensemble les dimensions globale et locale du changement climatique. Ainsi, dès 2011, il fut le maître d'œuvre d'un ambitieux travail pluridisciplinaire en Aquitaine, une région où il a étudié et où il partage une maison familiale au Cap Ferret. 
Ce travail novateur a donné lieu à deux ouvrages, l'un de 360 pages en 2013, les Impacts du changement climatique en Aquitaine (Presses universitaires de Bordeaux), l'autre, plus long encore, en 2018, intitulé Anticiper les changements climatiques en Nouvelle-Aquitaine. Pour agir dans les territoires, regroupant les travaux de 240 chercheurs régionaux. 
Ces travaux ont contribué au programme d'action Néo Terra, validé en juillet 2019 par un vote du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. La plus grande région de France s'est ainsi donné un outil d'adaptation à tous les grands enjeux régionaux du changement climatique : vignoble, érosion du littoral, urbanisme, agriculture, tourisme, ressource en eau, etc. Autant de défis vertigineux. Entretien.
>> Suite à lire à :
<http://www.lavie.fr/actualite/ecologie/herve-le-treut-s-adapter-au-changement-climatique-est-un-devoir-12-02-2020-103798_8.php>
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7- Neige par hélico : Borne reçoit des responsables de stations de ski, AFP, 20/02/20, 09:00

La ministre de l'Ecologie reçoit ce jeudi des représentants de stations de ski après la décision de la Haute-Garonne de déverser de la neige par hélicoptère, pour évoquer l'avenir de certaines stations assombri par le changement climatique.
Elisabeth Borne s'entretiendra à partir de 17H00 avec "les représentants des professionnels et élus concernés par l’avenir des stations de ski pour travailler sur des solutions d’adaptation des stations de montagne au changement climatique".
Elle avait condamné ce week-end la décision de la Haute-Garonne de déverser de la neige par hélicoptère sur la station de Luchon-Superbagnères, dans les Pyrénées. L'opération avait duré deux heures et demie pour transporter environ 50 tonnes de neige.
Avant cela, la station de Montclar, située à 1.350 mètres d'altitude dans les Alpes, avait, elle aussi, transporté de la neige par hélicoptère. L'opération avait alors duré trois heures et nécessité 400 litres de gasoil.
"Enneiger des stations de ski par hélicoptère n’est pas une voie possible", avait jugé dimanche Elisabeth Borne. 
"On ne peut pas à la fois avoir des stations qui sont victimes du dérèglement climatique, elles n'ont plus de neige et, en même temps, qu'elles contribuent à aggraver le dérèglement climatique", a précisé la ministre mercredi sur RMC. 
Ces stations de ski doivent trouver "un autre modèle, c'est aussi une transition qu'il faut réussir", a-t-elle ajouté.
Cette opération hélicoptère a été décidée "afin de soutenir (...) la station, la ville de Luchon et les acteurs du tourisme, déjà fortement impactés par les conditions climatiques exceptionnelles", avait justifié le conseil départemental.
Pour Laurent Reynaud, directeur général de domaines skiables de France interrogé par RTL, il s'agit d'"une pratique tout à fait exceptionnelle". Il a souligné que les stations de ski font "vivre des territoires".
Si la réduction de l'enneigement touche depuis une quarantaine d'années la moyenne montagne, autour de 1.500 mètres, elle va désormais frapper plus haut, au-dessus de 2.000 m, selon Météo-France. 
Selon deux études publiées en 2019 impliquant Météo-France, qui portent sur les stations dans les Alpes et les Pyrénées, après 2050 "l'impact du réchauffement sur l'enneigement dans les stations est fort dès 1,5°C de réchauffement planétaire". Et, "au-delà de 3°C, la neige de culture ne suffit plus à compenser la réduction d'enneigement naturel".
<https://www.lepoint.fr/societe/neige-par-helico-borne-recoit-des-responsables-de-stations-de-ski-20-02-2020-2363636_23.php>
Sur le même sujet :
> Neige par hélico : Borne veut aider les stations de ski à s'adapter au réchauffement <https://www.lepoint.fr/politique/neige-par-helico-borne-veut-aider-les-stations-de-ski-a-s-adapter-au-rechauffement-20-02-2020-2363741_20.php>, AFP, 20/02/20, 22:00
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8- Comment le changement climatique a réduit le débit du fleuve Colorado, AFP, 20/02/20, 21:00

L'immense fleuve Colorado, qui alimente en eau sept Etats américains, a vu son débit réduit de 20% en un siècle, et plus de la moitié de la baisse est due au réchauffement du climat, selon une étude parue jeudi dans la revue Science.
Deux chercheurs du bureau de recherches géologiques américain (USGS) ont modélisé finement le mouvement de l'eau (neige, pluie, évaporation, débit fluvial...) dans l'ensemble du bassin supérieur du fleuve de 1913 à 2017, en utilisant les relevés de précipitations et de températures, ainsi que les observations satellites, afin de comprendre l'effet du réchauffement climatique sur ces mouvements.
Ils observent que le réchauffement a conduit à une réduction des accumulations de neige et de glace, d'un hiver sur l'autre. Moins de neige signifie qu'elle fond chaque année un peu plus tôt au printemps. Une surface moins enneigée reflète moins les rayons du Soleil, et par conséquent plus de rayons sont absorbés par le bassin au lieu d'être renvoyés vers l'espace.
Cette énergie absorbée supplémentaire provoque plus d'évaporation de l'eau, explique à l'AFP Paul Milly, scientifique à l'USGS. D'où un débit réduit.
L'évaporation due au réchauffement est désormais quantifiée, grâce à cette étude : le débit annuel a baissé de 9,3% par degré Celsius de réchauffement.
L'autre facteur de réduction du débit fluvial est lié aux variations de précipitations.
Le Colorado est un fleuve de 2.330 km de long, ponctué de nombreux barrages, surexploité et pompé pour alimenter en eau 40 millions d'Américains, dont les villes de Denver, Las Vegas et Los Angeles. Quand il arrive en fin de course au Mexique, dans le Golfe de Californie, il est quasiment asséché.
<https://www.geo.fr/environnement/comment-le-changement-climatique-a-reduit-le-debit-du-fleuve-colorado-199994>
En savoir plus :
> Precipitation, Temperature, Groundwater-Level Elevation, Streamflow, and Potential Flood Storage Trends Within the Brazos, Colorado, Big Cypress, Guadalupe, Neches, Sulphur, and Trinity River Basins in Texas Through 2017 <https://pubs.er.usgs.gov/publication/sir20195137>, USGS, 16/01/20
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9- Dix ans après Xynthia : le village de Charron toujours pas au sec, AFP, 21/02/20, 12:00
Olivier Guérin

Protéger Charron de l'océan était un chantier prioritaire après le passage de Xynthia. Pourtant, dix ans plus tard, à peine la moitié du projet a été réalisé pour garder au sec ce village de Charente-Maritime où une grand-mère et ses deux petits-enfants ont péri noyés dans la nuit du 27 au 28 février 2010.
Depuis, 180 maisons ont été rasées, près de 500 habitants sont partis et ce village proche de la Vendée essaie de se relever : trois nouveaux lotissements apparaissent sur la partie haute des terres, soit 160 maisons abritant environ 400 personnes, d'anciens Charronais, des nouveaux.
Mais le maire Jérémie Boisseau s'impatiente. Voilà dix ans qu'il se démène pour que le Plan d'action et de prévention des inondations (PAPI) soit réalisé. 
Le projet était pourtant simple : deux rangées de digues de terre compactée, longues de plusieurs km et hautes de 1,5 à 2,5 mètres, devaient empêcher l'eau d'atteindre le village en la bloquant sur trois côtés dans une zone de marais humide qui ferait office de champ d'expansion. 
Aujourd'hui, seule la moitié est réalisée. A l'ouest et au sud du village, le système défensif sera bientôt achevé mais au nord, le long de la Sèvre niortaise, tout est à l'arrêt. 
"On n'a pas de solution politique", souffle Jérémie Boisseau, "On a un problème d'autorité sur ce projet", renchérit Lionel Quillet, le "Monsieur digues" du Conseil départemental, maître d'ouvrage et cofinanceur des défenses littorales avec l'Europe, l'Etat et les communautés de communes. 
- "Enfer administratif" -
Car de l'autre côté de la Sèvre niortaise, c'est la Vendée et ce n'est plus la Nouvelle-Aquitaine mais les Pays de la Loire. De quoi sérieusement compliquer les prises de décision.
Le maire de Charron redoute que le gouvernement ait baissé les bras face à l'invasion des eaux, à preuve les récents propos de la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne tenant pour acquis que, "en Vendée ou dans la Somme, le littoral recule de 0,5 à 1,5 mètre par an".
"On entend déjà qu'il faudra peut-être accepter d'être inondé de temps en temps", regrette-t-il.
Malgré les difficultés, le département continue de protéger 225 km de côtes sur un total de 463 km, sans créer de nouvelles digues. 
"On restructure l'existant pour qu'il supporte un phénomène météorologique de type Xynthia + 20 cm correspondant à l'ampleur de la tempête et de la montée du niveau des océans, explique +Monsieur digues+. En gros de 2010 à 2030 on aura refait ce qui a été fait depuis le XIIIe siècle au coût de l'euro actuel, soit à peu près 320 millions d'euros. Aujourd'hui on a réalisé environ 60% des programmes".
Mais la réglementation environnementale toujours plus exigeante corse les choses. "Les PAPI de troisième génération sont toujours plus exigeants. Le PAPI 3 de l'île de Ré, ça fait quatre ans que je suis dessus. C'est un enfer administratif et de négociations", soupire Lionel Quillet, également président de la Communauté de communes de l'île de Ré. 
Et "plus on s'éloigne de l'événement, plus on sent que les financements commencent à tirer, témoigne l'élu rétais. Jusqu'à présent l'Etat finançait les travaux à 40%. On nous a fait comprendre récemment que ce serait 40%, mais des fois 30% ou 20% et que ça serait en fonction des projets".
Aujourd'hui, dit-il, "il faut arrêter de monter des digues, c'est les maisons qu'il va falloir monter, sur pilotis, flottantes ou que sais-je. L'architecture devrait être imposée depuis dix ans déjà. Il faut arrêter de vivre contre le risque, il faut vivre avec".
Le professeur d'université Eric Chaumillon, responsable de l'Observatoire du Littoral et de l’Environnement de La Rochelle, pense aussi "qu'on ne pourra pas défendre toute la côte. On a fait une étude sur 10 kilomètres en Charente-Maritime. 50% de cette longueur est sous le niveau de la mer à chaque gros coefficient de marée. Si le réchauffement climatique continue, on en aura plus encore".
<https://information.tv5monde.com/info/dix-ans-apres-xynthia-le-village-de-charron-toujours-pas-au-sec-347895>
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10- Derrière l'appel des 1000 scientifiques à la rébellion, quelle économie pour le changement climatique ?, Sciences & Avenir, 21/02/20, 18h25
Dominique Leglu

Un millier de scientifiques français appellent à la désobéissance civile devant l'inaction politique face au dérèglement climatique. A cette occasion, retrouvez sur le site de La Recherche le point de vue d'économistes sur le coût de la transition énergétique.
Un millier de scientifiques qui appellent à la "désobéissance civile", par des "actions" telles que "menées par les mouvements écologistes", ce n'est pas rien. Mais il est trop tôt pour savoir si cet appel à "la rébellion" aura un réel effet, après les très nombreuses alertes déjà lancées par des scientifiques, que Sciences et Avenir a rappelées à cette occasion. Celles et ceux interpellés par cette tribune parue dans Le Monde auront noté que les signataires estiment "indispensable d'engager sans délai un changement radical de modèle économique et productif" et insistent sur le fait que "le budget d'émissions de gaz à effet de serre fixé par la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) française n'a pas été respecté entre 2015 et 2018".
Si certains chiffres et annonces sont désormais connus de beaucoup, du moins peut-on l'espérer, sur la montée possible des températures – trajectoire vers 3°C, voire 5°C à la fin du siècle, chiffres redoutés par de nombreux scientifiques ayant établi des scénarios du changement climatique, les recommandations des économistes semblent, elles, bien plus obscures. Pourtant, elles sont là, pas toujours aisées à vulgariser, mais permettant de comprendre les possibles leviers d'action pour le politique.
>> Suite à lire à :
<https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/apres-les-1000-scientifiques_141771?xtor=RSS-15>
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11- Pays-Bas : Shell, KLM et d'autres groupes accusés d'avoir soutenu financièrement un climato-sceptique, AFP, 22/02/20, 15:00

Des dizaines de grands groupes néerlandais dont Shell et KLM ont dans les années 1990 soutenu financièrement dans ses activités une figure du climato-scepticisme aux Pays-Bas, selon des révélations publiées samedi par un collectif de journalistes d'investigation.
Ce lobbying avait pour but de "mettre en doute le changement climatique et le rôle de l'homme dans celui-ci", affirme la Plateforme Journalisme Authentique (PAJ), dans un rapport intitulé "Shell Papers".
Les conclusions de la PAJ ont été publiées samedi dans le quotidien de référence De Volkskrant et sur Follow the Money, un site d'information indépendant néerlandais pour le journalisme d'investigation financier et économique.
"Entre 1989 et 1998, le climato-sceptique néerlandais Frits Böttcher a reçu plus d'un million de florins (450.000 d'euros) de Shell et d'autres multinationales (néerlandaises)", déclare sur son site internet la PAJ, après cinq mois de recherches dans les archives de M. Böttcher, professeur émérite de chimie physique à l'Université de Leiden, décédé en 2008.
M. Böttcher était par ailleurs co-fondateur du Club de Rome, un groupe de réflexion créé en 1968 réunissant notamment des scientifiques et des économistes.
Le géant anglo-néerlandais du pétrole Shell, la compagnie aérienne KLM, la banque ING et des dizaines d'autres entreprises ont versé des fonds à M. Böttcher, selon le collectif de journalistes, qui met également en cause l'industriel allemand Thyssenkrupp.
M. Böttcher utilisait cet argent pour publier des ouvrages, rapports et articles d'opinions, et "mettre en place un réseau international de climato-sceptiques", poursuivent-ils.
Le professeur de chimie affirmait notamment que l'effet de serre était un mythe et estimait que le CO2 n'est pas dangereux mais, au contraire, "bon pour les plantes".
"Son lobbyisme a, selon des scientifiques, contribué au fait que les Pays-Bas ont mis longtemps à mettre en place une politique du climat", écrit De Volkskrant.
Plusieurs groupes mis en cause ont réagi dans le quotidien. Certains affirment que les faits remontent à trop longtemps pour pouvoir les vérifier dans leurs archives, d'autres reconnaissent le versement de fonds mais assurent que leur entreprise accorde aujourd'hui une grande attention aux problèmes climatiques.
"C'était il y a 25, 30 ans. Nous ne pouvons pas spéculer sur ce qui s'est précisément passé ni dans quel contexte. Nous allons nous pencher dessus", a déclaré Shell.
KLM a quant à elle affirmé qu'il n'y avait "aucune indication" qui prouve que la compagnie aérienne a "versé de l'argent il y a 30 ans à Frits Böttcher".
L'association d'automobilistes BOVAG a reconnu les faits mais assure que l'organisation, qui plaide aujourd'hui pour une réduction des émissions de CO2, n'est plus "celle qu'elle était" dans les années 1990.
ThyssenKrupp a indiqué ne pas pouvoir "confirmer" les allégations, qui concernent des faits trop anciens, et a assuré "ne pas soutenir le climato-scepticisme".
Le groupe de défense de l'environnement Milieudefensie a demandé dans un communiqué une enquête parlementaire sur l'influence du monde de l'entreprise sur la politique et la science.
<https://information.tv5monde.com/info/pays-bas-shell-klm-et-d-autres-groupes-accuses-d-avoir-soutenu-financierement-un-climato>
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12- Ce que fera le Haut Conseil pour le Climat en 2020, EurActiv, 24/02/20, 15:08
Victor Miget | Le Journal de l'Environnement

La présidente du Haut Conseil pour le Climat (HCC) a présenté sa feuille de route pour 2020 au Sénat devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.
Le HCC continue d’éplucher la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) du gouvernement. Après avoir rendu un premier rapport très critique en juin dernier, le HCC finalise le prochain, attendu en juin. Corinne Le Quéré, sa présidente, assure que « l’objectif pour ce rapport est bien évidemment de parvenir à un niveau de recommandations et d’analyses plus détaillé que ce que nous avons fait jusqu’à maintenant ».
Objectif neutralité carbone
Comme à son habitude, le HCC dressera un état des lieux des avancées politiques et des émissions annuelles de gaz à effet de serre. « Nous allons porter un regard plus en profondeur sur la stratégie bas carbone, un examen des hypothèses des risques et des prix [du carbone] effectifs existants et nécessaires pour atteindre la neutralité carbone [en 2050] ». En parallèle, le Haut Conseil attachera une importance toute particulière aux engagements territoriaux. Il compte notamment identifier les « initiatives positives » prises à l’échelle des régions.
>> Suite à lire à :
<https://www.euractiv.fr/section/climat/news/ce-que-fera-le-haut-conseil-pour-le-climat-en-2020/>
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13- Les incendies en Australie ont détruit 20% des forêts, AFP, 24/02/20, 18:00

Les récents incendies qui ont ravagé l'Australie ont détruit plus d'un cinquième des forêts du pays, des feux "sans précédent" après une sécheresse de plusieurs années liée au réchauffement climatique, selon des études publiées lundi.
Des climatologues sont actuellement en train d'étudier les données liées à ces incendies pour déterminer à quel degré le dérèglement climatique en est responsable.
Mais en attendant, dans une édition spéciale de la revue Nature Climate Change, des chercheurs australiens passent en revue d'autres aspects de ces feux de brousse. 
Selon l'une des études, entre septembre 2019 et janvier 2020, environ 5,8 millions d'hectares de forêts tempérées ont brûlé en Nouvelle-Galles du Sud et dans l'Etat de Victoria, soit la saison d'incendie la plus dévastatrice jamais enregistrée.
"Au milieu du printemps (austral) 2019, nous avons réalisé qu'une part très importante des forêts de l'est australien pourrait être brûlée en une saison", a commenté Matthias Boer, de la Western Sydney University.
"Ça a été un choc quand on a réalisé que cette saison était en fait complètement aberrante en terme de pourcentage de la partie continentale forestière brûlée", a-t-il indiqué à l'AFP. Et l'étude sous-estime probablement les chiffres, la Tasmanie n'ayant pas été incluse dans les données.
En moyenne, moins de 2% des forêts australiennes sont détruites chaque année par le feu.
Une autre étude se penche sur les conditions ayant aggravé les destructions provoquées par les incendies : une sécheresse de plusieurs années sur le bassin du Murray.
Andrew King, de l'université de Melbourne, et ses collègues, ont ainsi étudié un phénomène appelé le dipôle de l'océan indien (DOI), qui influence directement le niveau des précipitations en Australie notamment.
Ainsi, quand la température de la surface de la mer est plus chaude que la normale dans l'est de l'océan indien, avec des eaux plus froides à l'ouest, cela provoque habituellement des pluies plus importantes dans le sud-est de l'Australie. 
Les chercheurs estiment que la sécheresse subie par la majeure partie de l'Australie depuis 2017 est liée à une baisse de fréquence de ce type d'événements météo en raison du réchauffement de l'ensemble des océans.
Ainsi, selon eux, l'hiver austral 2016 a subi des précipitations importantes, liées à un événement DOI, mais depuis, le bassin de Murray a enregistré 12 saisons consécutives de pluies en dessous de la moyenne, soit la plus longue période depuis 1900.
Une situation qui risque de se reproduire de plus en plus souvent. "Cela veut dire que nous devons nous attendre à plus de saisons sèches en Australie, et possiblement plus de sécheresse", a expliqué Andrew King à l'AFP.
<https://information.tv5monde.com/info/les-incendies-en-australie-ont-detruit-20-des-forets-348391>
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14- Entretien. Jérôme Chappellaz : « Pour l’instant, la France n’a pas d’ambition importante pour l’Antarctique », Le Monde, 24/02/20, 18h00
Propos recueillis par Olivier Dessibourg 

Le directeur de l’Institut polaire français Paul-Emile Victor, optimiste après la visite en Antarctique de la ministre de la recherche fin 2019, espère que l’Etat mette en place une stratégie sur cette question-clé pour l’avenir de l’humanité. 
Jérôme Chappellaz est directeur de l’Institut polaire français Paul-Emile-Victor (IPEV), qui gère les activités de recherche françaises en Arctique, en Antarctique et dans les îles subantarctiques.
Quelle est la stratégie française en Antarctique ?
Elle est à définir. En 2009, Michel Rocard avait été nommé ambassadeur pour les pôles par Nicolas Sarkozy. Pendant sept ans, il s’est occupé de l’Arctique, produisant une feuille de route interministérielle pour l’ensemble des activités s’y déroulant. Il n’y a pas de document équivalent pour l’Antarctique. Michel Rocard avait prévenu : « L’Antarctique a toujours besoin de nos efforts. » La France est l’une des sept nations ayant revendiqué une partie du « continent blanc », une revendication gelée par le traité sur l’Antarctique [appliqué en 1961]. A ce titre, nous avons des responsabilités particulières. Or la France se contente de maintenir en état deux stations de recherches vieillissantes : Dumont-d’Urville et Concordia [en partage avec l’Italie]. Voilà. Nous n’avons pas d’ambition plus importante pour l’instant.
> Lire aussi  Dans l’Antarctique, les stations deviennent les porte-drapeaux des grandes nations
Récemment, vous avez dit que « la France fait beaucoup avec peu » en Antarctique. Faut-il comprendre cette déclaration comme une louange ou comme une revendication ?
Dans le rôle d’opérateur logistique polaire qu’assure l’IPEV, ne serait-ce qu’entretenir l’existant devient problématique car nous ne disposons plus des ressources nécessaires, humaines surtout. A titre d’exemple, l’usure des personnels et l’érosion des postes pérennes fait que le pilotage de nos infrastructures est assuré par un ingénieur du CNRS à la retraite, sous contrat comme micro-entrepreneur. De manière générale, nous manquons de personnels pérennes couvrant les métiers du bâtiment (fluides, électricité, gros œuvre, second œuvre). Aujourd’hui, pour accomplir ces tâches, il manque six postes que nous occupons parfois avec des CDD, avec, à chaque changement, une perte de compétences. Ces six postes représenteraient 350 000 euros par an et le relèvement de notre plafond d’emploi, sachant que l’IPEV dispose d’un budget annuel de 18 millions d’euros. Nous ne parlons donc pas d’enveloppes monstrueuses. Le CNRS comme le ministère en charge de la recherche sont conscients de la situation. J’en ai longuement discuté avec la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, lors de son séjour en Antarctique en novembre 2019.
Pourquoi faut-il soutenir les efforts de recherche en Antarctique ?
La première raison est que les questions de recherche qui se posent en Antarctique, autour des changements climatiques surtout, concernent l’ensemble des sociétés humaines. L’enjeu majeur de l’évolution future du niveau des océans se joue là-bas, notamment à travers de meilleures connaissances des interactions des glaciers flottants avec les océans. De leur fonte dépendra l’élévation du niveau des mers de 40 cm, 80 cm, voire plus d’ici à la fin du siècle – et, évidemment, l’avenir de nos sociétés ne s’arrête pas à la fin du XXIe siècle. D’autres sujets, concernant la biodiversité et la création d’aires marines protégées, ou encore les enjeux des pollutions aux pôles, sont très importants. Or la France héberge d’excellents scientifiques dans ces domaines. Deuxième argument, en corollaire : la diplomatie polaire passe par la science, et la voix de la France en la matière peut être écoutée. Mettre en place un plan d’action national autour de l’Antarctique, c’est s’assurer que notre nation conserve une voix importante au chapitre dans la gestion de cette région. Dernier point : la France a été historiquement une puissance polaire, à travers nombre d’explorateurs reconnus. Notre pays fut l’un des premiers à s’installer sur le « continent blanc » pour y mener des recherches. Il en va donc du positionnement de la France dans des lieux qui sont au centre de grands enjeux internationaux.
La situation est-elle vraiment si alarmante ?
Oui, je tire la sonnette d’alarme dans le sens où notre voix devient « standard » dans le concert des nations à ce sujet. D’autres se donnent les moyens de leurs ambitions pour se positionner : les Etats-Unis investissent très fortement en Antarctique ; la Russie reconstruit sa station historique, Vostok ; les Australiens ont voté des budgets considérables, eux qui ont revendiqué 42 % de l’Antarctique ; la Chine est en voie de construire une cinquième station de recherche, afin d’être présente sur tous les secteurs principaux du continent.
> Lire aussi  Jérôme Chappellaz, un glaciologue sur tous les pôles
En novembre 2019, vous avez donc accompagné la ministre de la recherche dans son périple en Antarctique. De quoi vous a-t-elle assuré ?
La présence même de Frédérique Vidal en Antarctique a été un signal extrêmement fort : c’était la première visite sur place d’un ministre en exercice de la République française. Le fait qu’elle ait pu s’y rendre pendant huit jours souligne a priori une volonté de l’Etat de réinvestir le terrain polaire. Et j’ai plutôt bon espoir qu’à travers cette visite de Mme Vidal – qui serait doublée de son déplacement au Svalbard [dans l’océan Arctique] au mois d’avril – un plan d’action puisse être concrétisé non seulement pour la recherche scientifique, mais plus généralement pour la place de la France dans les régions polaires. Elle s’est dite très impressionnée par la diversité des sujets scientifiques abordés en Antarctique, par les compétences présentes sur place, logistiques ou scientifiques. Nous avons donc aujourd’hui une très bonne oreille au niveau du ministère.
Cela dit, la ministre dispose d’une enveloppe financière fixée par Bercy et le premier ministre, si bien qu’elle devrait ponctionner quelque part les moyens supplémentaires qu’elle accorderait à l’IPEV. Ces arbitrages sont difficiles. Mon souhait est que, avec la France présidant la prochaine réunion du traité sur l’Antarctique, en juin 2021, à Paris – un événement important, trente-deux ans après celui où Michel Rocard annonçait la démarche conduisant au protocole de Madrid sanctuarisant l’Antarctique –, nous rendions publique une stratégie de recherche polaire claire et portée par l’ensemble des ministères concernés.
<https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/02/24/jerome-chappellaz-pour-l-instant-la-france-n-a-pas-d-ambition-importante-pour-l-antarctique_6030669_1650684.html>
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15- Inondations, feux de forêts, sécheresse : la cartographie des menaces qui pèsent sur l’Europe dans un monde à +4°C, Novethic, 24/02/20
Concepcion Alvarez

La Suède en feu, Venise sous les eaux, des inondations meurtrières dans l’Aude. Cela n’est que la bande-annonce d'un monde à +4°C. Même en respectant les objectifs de l’Accord de Paris, les impacts du changement climatique bousculeront notre quotidien. L’Agence européenne de l’environnement lance l’alerte avec une série de cartes sur les principales menaces qui pèsent sur l’Europe.
Ce qui était jusqu’ici considéré comme exceptionnel risque de devenir la norme demain. Inondation des littoraux européens sous l’effet de l'élévation du niveau de la mer, feux de forêts plus fréquents et sécheresses intenses : voici ce qui nous attend. L’Agence européenne de l'environnement a publié une série de cartes (1) montrant l’ampleur des menaces qui pèsent sur l’Europe. Et la France n’est pas épargnée
>> Suite à lire et à voir à :
<https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/inondations-feux-de-forets-secheresse-la-cartographie-des-menaces-qui-pesent-sur-l-europe-dans-un-monde-a-4-c-148218.html>
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16- Le réchauffement, ce sont les banques qui en parlent le mieux, Le JDLE, 24/02/20
Valéry Laramée de Tannenberg

Les économistes minorent totalement les effets du changement climatique, estime une étude confidentielle de JP Morgan.
Une menace pour la survie de l’espèce humaine. C’est l’une des conclusions d’une étude confidentielle sur les effets du réchauffement. Le propos pourra ne pas surprendre les lecteurs du JDLE. La nouveauté est l’institution pour laquelle la note de 22 pages a été rédigée : JP Morgan, l’une des plus puissantes banques d’investissements de la planète.
Ses auteurs, David Mackie et Jessica Murray, ne sont pas des inconnus. L’an passé, les deux économistes de la banque d’affaires avaient dénoncé l’incapacité des modèles économiques à considérer les risques faibles imputables au changement climatique. Une critique récemment reprise par un rapport rédigé par des experts de la Banque des règlements internationaux et de la Banque de France.
>> Suite à lire à :
<http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-rechauffement-ce-sont-les-banques-qui-en-parlent-le-mieux,103676?xtor=RSS-31>
En savoir plus :
> Special Report. Risky business : the climate and the macroeconomy <https://fr.scribd.com/document/448618435/JPM-Risky-Business-the-Climate-and-the-Macroeconomy#from_embed>, J.P. Morgan, 14/01/20
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17- La solution fondée sur la Nature la plus efficace pour lutter contre la crise climatique, Pro-Natura International, Lettre d'Information, 24/02/20

Allier agroforesterie et biochar - la solution fondée sur la Nature la plus efficace pour lutter contre la crise climatique.
> Pour accéder à la Lettre d'Information de Pro-Natura International (pdf) à ce sujet :
<https://mcusercontent.com/ef20ae4c3fdc09fc772db39fa/files/ac75f54b-89ac-49db-92bc-24089e2703af/Lettre_d_information_Pro_Natura_fe_vrier_2020_c.pdf>
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18- Une tempête de sable et de poussière recouvre la Mauritanie et le Sénégal, AFP, 25/02/20, 00:00

Visibilité de moins de 100 m, voitures au ralenti roulant avec leurs phares anti-brouillard allumés et des silhouettes fantomatiques circulant dans des rues quasi désertes : la capitale mauritanienne Nouakchott a été recouverte lundi d'un épais nuage de sable et de poussière, qui s'est étendu jusqu'au Sénégal.
"C'était une ambiance de fin du monde, avec des silhouettes noyées dans la poussière", a constaté une journaliste de l'AFP, selon qui les vendeurs de rue étaient notamment nettement moins nombreux que d'habitude dans la capitale de ce vaste pays sahélien.
"La prudence est requise, surtout chez les transporteurs qui empruntent les grands axes routiers en raison de la possibilité de formation de petites dunes de sable provoquées par les tempêtes", a déclaré à l'AFP le directeur des prévisions de l'Office national de la météorologie, Sidi Ould Mohamed Lemine.
Ces conditions, provoquées par une zone de basse pression sur Nouakchott, le Sud et l'Est de la Mauritanie, perdureront jusqu'à mercredi, a-t-il ajouté, en recommandant la prudence aux personnes atteintes de maladies respiratoires, aux enfants et aux personnes âgées.
Une "couche dense de poussière" est également apparue lundi après-midi sur le nord du Sénégal, voisin de la Mauritanie, selon les services météorologiques sénégalais, qui prévoient à partir de mardi une "densification de la poussière" et une "visibilité fortement réduite". Elle va progressivement toucher l'ensemble du territoire sénégalais jusqu'à jeudi, selon les mêmes sources.
Les huit aéroports de l'archipel espagnol des Canaries, au large du Maroc, ont en revanche rouvert lundi, après avoir été fermés dimanche en raison d'une tempête de sable d'une ampleur exceptionnelle.
Le chef du gouvernement régional des Canaries, Angel Victor Torres, a évoqué un "week-end cauchemardesque", en assurant que cela avait été la pire tempête de sable ayant frappé les Canaries en quatre décennies.
<https://information.tv5monde.com/afrique/une-tempete-de-sable-et-de-poussiere-recouvre-la-mauritanie-et-le-senegal-348434>
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19- Factuel. Dans l’Antarctique, les stations deviennent les porte-drapeaux des grandes nations, Le Monde, maj le 25/02/20, 05h31
Olivier Dessibourg

Les pays présents sur le « Continent blanc » développent ou modernisent leurs stations, avec des visées scientifiques mais aussi géostratégiques, sur un territoire en pleins bouleversements écologiques qui suscite les convoitises.
Il est loin, infiniment loin, le temps des huttes en planches qui abritaient les explorateurs de l’Antarctique des vents glaciaux, dans lesquelles ils pouvaient se nourrir « au chaud », voire dormir un peu. Aujourd’hui, les stations érigées sur le « continent blanc » prennent des allures futuristes sous les coups de crayon d’architectes de renom. Leur but premier reste de permettre aux scientifiques de travailler – dans un confort accru tout de même. Mais plus seulement. Elles sont parfois pensées avec d’autres desseins : hôtel éphémère, centre de conférences, lieux de cours ou site de relais satellitaires. Avec, en filigrane très souvent, une intention pour la nation hôte : afficher son positionnement stratégique sur ce bout du monde qui suscite les plus vives convoitises.
Le 15 janvier a été inaugurée sur la péninsule Antarctique la nouvelle base brésilienne, Comandante Ferraz. Conçue par le bureau d’architectes Estudio41, elle ressemble plus à un hôtel chic posé le long d’un fjord qu’à une station scientifique. Une semaine plus tôt était dévoilé le projet « Andromeda » de la Fondation polaire internationale (IPF), basée en Belgique. Celle-ci veut instituer, d’ici à 2026, la première « université de l’Antarctique » dans deux édifices ovales fonctionnant aux énergies renouvelables.
Et, à McMurdo, à la même échéance, l’emblématique « village-base » américain (avec sa centaine de baraques énergivores) devrait céder la place à un complexe de grands bâtiments aux lignes polygonales.
Enfin, en 2018 s’est ouverte la nouvelle station espagnole Juan Carlos I, dont les modules en forme d’igloos oblongs ont été dessinés par le bureau anglais Hugh Broughton Architects, la même agence qui a imaginé la mythique Halley VI britannique, infrastructure déplaçable (sur des skis géants) aux allures martiennes, inaugurée en 2013.
Depuis l’entrée en vigueur, en 1961, du traité sur l’Antarctique, qui voue le continent à la seule recherche scientifique, 97 bases scientifiques ou à vocation duale (scientifique et civile ou militaire) y ont été construites. Aujourd’hui, 78 sont en activité, dont 44 ouvertes toute l’année. Et 24 Etats sur les 54 signataires du traité ont annoncé, à l’horizon 2035, la construction de nouvelles bases ou l’extension de bases existantes, a recensé Mikaa Mered, professeur de géopolitique des pôles à l’Institut libre d’étude des relations internationales (Ileri) à Paris, et auteur d’un récent ouvrage de référence (Les Mondes polaires, PUF, 2019).
+ Carte : Stations de recherche & Revendications territoriales <https://img.lemde.fr/2020/02/24/0/0/0/0/630/0/0/0/7150f57_vHkWNxSzoe4zH-J7gCHMCj_r.png>
Outre la climatologie, la glaciologie et l’étude du vivant sur la côte, disciplines scientifiques phares en Antarctique, les chercheurs s’y rendent pour d’autres raisons : récolte de météorites, analyses géoscientifiques (sismologie, magnétisme de la Terre), traque d’organismes extrêmophiles, observation astronomique grâce à la pureté du ciel notamment. « A Andromeda, une des idées est d’installer un banc de test pour des technologies robotisées en milieux extrêmes », ajoute le glaciologue Konrad Steffen, directeur scientifique du Swiss Polar Institute, à qui a été confiée la tâche d’établir le programme scientifique de la future base, dont le budget de 72 millions d’euros doit encore être réuni.
Une université internationale
La raison d’être principale des stations antarctiques reste ainsi la recherche, estime Jérôme Chappellaz, directeur de l’Institut polaire français Paul-Emile-Victor : « A défaut de conduire des expéditions scientifiques ou d’être un pays possessionné [revendiquant une partie du territoire], c’est une condition sine qua non pour obtenir le statut de “partie consultative” [avec pouvoir de décision] au traité sur l’Antarctique. » Les bases deviennent « des points-relais géopolitiques multi-usages, ajoute Mikaa Mered. Certaines servent des intérêts de propagande, comme le Chili, qui a créé un musée in situ afin d’alimenter le tourisme et de distiller une historiographie prochilienne de la colonisation de l’Antarctique. »
Loin de tout discours subjectif, les initiateurs d’Andromeda ambitionnent, eux, d’en faire un lieu où étudiants en master et doctorants, en plus de mener leurs expériences, suivraient des cours. Selon Konrad Steffen, la structure accueillerait de 30 à 40 jeunes chercheurs pour quelques mois, avec l’objectif que leur séjour soit validé par des crédits d’études internationaux : « L’enseignement, incluant du mentorat, sera aussi théorique que pratique, puisque les étudiants devront faire fonctionner la station, dans toute son autonomie et sa complexité technologique. »
Au Svalbard, territoire norvégien situé dans l’hémisphère Nord, l’université internationale UNIS, dévolue à l’Arctique, fonctionne déjà ainsi, servant de modèle académique à Andromeda. « Créer la première université internationale en Antarctique renforcerait le caractère multinational du continent et pourrait servir de point de chute pour des conférences scientifiques, mais aussi politiques – l’assemblée parlementaire de l’OTAN s’est ainsi réunie à l’UNIS », commente Mikaa Mered. Nighat Johnson-Amin, cofondatrice de l’IPF, indique avoir été approchée par différentes institutions académiques intéressées par la démarche.
Celle-ci n’est pas unique : le 20 décembre 2019, l’université de l’Insubrie, dans le nord de l’Italie, a aussi annoncé vouloir être, d’ici à trois ans, « la première université à avoir un siège au pôle Sud pour la formation des étudiants et doctorants », en l’occurrence sur la base chilienne O’Higgins. Et, dans la même logique, la nouvelle McMurdo, budgétisée à 355 millions de dollars (329 millions d’euros) et placée sous l’égide de la National Science Foundation américaine, devrait accueillir dès 2026 des événements scientifiques et culturels dans son auditorium de 150 places, le premier en Antarctique.
Des touristes-ambassadeurs ?
Plusieurs observateurs considèrent ces idées avec circonspection pour des raisons écologiques. « Le traité sur l’Antarctique et le protocole de Madrid en 1991, qui ont non seulement sanctuarisé l’Antarctique pour la science mais ont imposé des conditions de contrôle environnemental extrêmement strictes, nous forcent, nous les opérateurs logistiques, à rendre des comptes sur l’impact environnemental de nos activités, rappelleJérôme Chappellaz. Si ces nouveaux usages des stations ont pour effet d’augmenter le trafic aérien de desserte des visiteurs, on va rapidement entendre des critiques très pertinentes à notre égard… »
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Les initiateurs de ces nouveaux projets ont bien sûr réponse à ces objections. « Dans le cas d’Andromeda, nous disposerons bientôt d’une piste pérenne pour avions de ligne à proximité du site, ce qui va nous économiser les vols internes avec les petits aéroplanes, coûteux et polluants », analyse Louis Greindl, président de l’IPF, ce qui permettra de compenser l’impact écologique des vols moyen-courriers depuis l’Afrique du Sud.
De son côté, Konrad Steffen met en avant la production de fuel liquide à partir simplement d’air et d’énergie solaire, selon un procédé expérimental mis au point à l’ETH de Zurich, où il est professeur. Un procédé qui pourrait être installé sur place : « De quoi encore améliorer le bilan environnemental de la future station, car il n’y aura plus besoin d’y apporter le carburant nécessaire au vol retour des avions. » Toutefois, le contre-argument principal est ailleurs.
Selon Louis Greindl, chaque visiteur découvrant le « continent blanc » en revient subjugué au point d’élargir le cercle des défenseurs-ambassadeurs de cette région hors norme. La majorité de scientifiques ayant fait ce périple confirment cet engagement : « Tout va lentement en termes de sensibilisation au sujet de l’importance de protéger l’Antarctique. Il faut des projets emblématiques aptes à présenter et traduire ces enjeux auprès de la société dans son ensemble. Enseigner sur le terrain est une manière unique de le faire », estime Steven Goderis, professeur à l’université Vrije de Bruxelles, qui va régulièrement à la station de l’IPF Princess-Elisabeth-Antarctica (PEA) pour « chasser » les météorites sur les champs de glace avoisinants.
Jérôme Chappellaz, lui, est mitigé : « Ce discours autour des “ambassadeurs de l’Antarctique” est reproduit par les tour-opérateurs qui y acheminent un nombre croissant de touristes. Mais où place-t-on la limite ? L’argument ne me semble pas raisonnable. Ou alors s’agira-t-il d’emmener peu de visiteurs, mais de marque, donc susceptibles de générer un écho médiatique important ? »
Justement, pour la présentation d’Andromeda au Cap (Afrique du Sud), ses responsables avaient invité l’ancien vice-président américain Al Gore, devenu une voix dans la lutte contre le réchauffement. « La relation entre l’humanité et la Terre est en train de se transformer profondément, a-t-il dit. Il n’y a rien de mieux pour illustrer ce phénomène que l’Antarctique. La vision d’y établir un lieu d’enseignement est irrésistible. La science qui y sera menée va accroître notre conscience du problème. »
Une cinquième base pour la Chine
De l’avis de Mikaa Mered, toute la démarche va plus loin : « D’une part, l’idée de créer un business des conférences là-bas est réelle. D’autre part, le traité interdit toute exploitation du sous-sol du continent (minerais, énergies fossiles, etc.). Mais si une nation décidait malgré tout de s’y livrer, il n’y aurait aucun moyen de répression. Augmenter le nombre d’ambassadeurs de l’Antarctique, surtout lorsqu’ils sont célèbres, permet de constituer une masse politiquement dissuasive dans le cas d’une velléité nationale délétère en Antarctique, à travers la pression publique qui serait exercée. Au final, le coût environnemental de faire venir ces visiteurs est moindre que le rayonnement qu’ils offrent comme porteurs de message. »
De même, la question de l’empreinte écologique est sans cesse mise en balance avec d’autres intérêts, économiques, voire géostratégiques. Parmi les premiers, une des idées, dont la rentabilité reste à établir, concerne l’espace : « Le marché des constellations de satellites explose, avec notamment la société américaine SpaceX, explique Thomas Petraca, chef des ingénieurs à PEA. Les pôles sont des lieux idéaux pour installer des antennes pour décharger les satellites de leurs données, car, la Terre tournant, la durée de téléchargement possible vers le pôle est plus longue que pour des antennes situées sur l’équateur. »
Aujourd’hui, seules trois stations du genre existent en Antarctique. Des contacts étroits ont été pris avec plusieurs agences spatiales pour établir de telles antennes à Andromeda, note Nighat Johnson-Amin. Actif dans le développement de l’Agence spatiale nationale sud-africaine (SANSA), Jean Kobus Van Zyl confirme un intérêt pour le segment des stations radar au sol, qui permettraient à son pays d’« étendre ses activités en Antarctique. Ce serait aussi un moyen réaliste de financer Andromeda, surtout si les contrats de partenariat viennent de l’industrie privée », du spatial ou des télécommunications.
Sur le plan géostratégique enfin, chaque Etat présent en Antarctique avance ses pions. Le plus actif est la Chine, qui construit actuellement une cinquième base. De quoi être installée dans tous les secteurs importants du continent, de son sommet (dôme A) jusqu’à chaque côte. « Si un jour le traité volait en éclats ou était renégocié, et que le continent se voyait territorialisé selon les revendications nationales, la Chine, jeune nation en Antarctique, veut que sa voix domine. Les autres acteurs importants, Russie et Etats-Unis en tête, se placent aussi dans cette démarche. L’arsenalisation du continent est une hypothèse peu probable, mais prise très au sérieux », analyse Mikaa Mered.
Des architectes cotés à la conception
Enfin, qui dit positionnement dit aussi nécessité de visibilité globale. C’est l’une des raisons pour lesquelles des architectes cotés sont appelés à imaginer des bâtiments qui marqueront les esprits et, dans la vague de nouvelles constructions, aideront les pays hôtes à se démarquer. « L’aspect esthétique est un élément important, mais pas primordial, tempère le Belge Philippe Samyn, qui a déjà à son actif la construction de la station PEA en 2009, semblant sortie de Star Wars, et qui vient de dessiner les plans d’Andromeda. Ce qui compte avant tout, c’est le soin des détails, qui deviennent des éléments majeurs lorsqu’on se trouve dans des environnements extrêmes. Dans l’œil de l’architecte, ceux-ci doivent avant tout servir l’efficience et la simplicité d’utilisation de l’endroit. »
Par le passé, la conception des stations était en effet souvent confiée à des ingénieurs, et avait pour objectif la survie. « En impliquant des architectes, la nouvelle génération d’édifices, née avec Halley VI il y a une décennie, a permis de prendre en considération d’autres aspects, comme le design des espaces de vie, abonde Gianluca Rendina, du bureau Hugh Broughton. Ainsi, Halley VI est l’une des stations ayant les plus grandes fenêtres, pour le bien-être des occupants. »
Un avantage rendu possible par l’emprunt de technologies à d’autres domaines comme le spatial pour les baies vitrées, évitant une trop grande perte de chaleur. Ou le maritime pour les systèmes de toilettes. Ou encore le ferroviaire lorsqu’il s’est agi d’attacher, comme les wagons d’un train, les modules de la station déplaçable.
Cette recherche toujours plus poussée de technologies permet même de disposer de stations autonomes en énergie (solaire et éolienne), telle PEA, quand bien même celle-ci n’est occupée que durant l’été austral. A Andromeda, les ingénieurs envisagent d’installer pour la première fois en Antarctique des piles à combustible à hydrogène, en lieu et place des polluantes batteries solides, pour stocker l’électricité solaire et éolienne.
Jérôme Chappellaz salue ces innovations, mais rappelle que les générateurs au fuel restent pour l’heure la seule technologie réellement éprouvée pour les stations très reculées comme la franco-italienne Concordia, qui pratiquent les hivernages et sont alors en autarcie complète, avec une nécessité de sécurité absolue pour leurs occupants, dont la vie dépend des systèmes d’énergie.
Quant aux formes originales de ces bâtiments, elles s’expliquent. « La compacité des deux ovoïdes d’Andromeda est liée à l’efficience énergétique. Les objets qui présentent le meilleur rapport entre leur surface et leur volume sont la sphère et le cylindre. Une telle structure minimise aussi les arêtes vives du bâtiment, et donc les problèmes de sollicitation dynamique par le vent », détaille Philippe Samyn. Au bout du compte, l’architecte l’admet, l’esthétisme rejoint la science et la technologie : « De même, face à une équation mathématique, on dit qu’elle est “belle” : c’est ce moment où s’établit une relation très intime entre la beauté des choses et leur dimension scientifique. » 
Pour Gianluca Rendina aussi, « il y a probablement malgré tout cette idée inconsciente, chez nous, que l’on attire d’autant mieux les meilleurs scientifiques dans ces stations qu’elles sont belles et agréables. Il en va aussi d’une certaine fierté dans le contexte géopolitique sur place. » On y revient.
« Les bases scientifiques antarctiques ne sont plus juste des porte-drapeaux, résume Mikaa Mered. Désormais, elles sont elles-mêmes des drapeaux, comme ceux que plantaient jadis les premiers explorateurs ! Dès lors, pour être des symboles de prestige national, à l’instar des missions spatiales, les bases antarctiques ne doivent pas être juste fonctionnelles, elles doivent faire rêver. »
<https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/02/24/dans-l-antarctique-les-stations-deviennent-les-porte-drapeaux-des-grandes-nations_6030670_1650684.html>
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20- Climat : les entreprises européennes incitées à doubler leurs investissements, Le Monde, 26/02/20, 11h44
Isabelle Chaperon

En 2019, ces firmes ont engagé 124 milliards d’euros afin de réduire leurs émissions de carbone, après 172 milliards un an plus tôt. 
Quand même les bons élèves ne font pas assez d’efforts. En matière de climat, si les entreprises européennes se placent parmi les plus volontaristes du monde, selon l’organisme international indépendant CDP (anciennement Carbon Disclosure Project), elles devraient doubler leurs investissements pour parvenir à l’objectif de zéro émission nette de CO2 à horizon 2050, fixé par la Commission européenne.
> Lire l’enquête : Comment des entreprises polluantes se donnent bonne conscience en plantant des arbres
Selon le rapport publié mardi 25 février par CDP et le cabinet de conseil Oliver Wyman lors d’une conférence qui s’est tenue à Paris, les Total, Volkswagen et autres LafargeHolcim ont alloué 124 milliards d’euros en 2019 – à la fois en investissements et en dépenses de recherche et développement – afin de réduire leur empreinte carbone. Un montant calculé à partir des données communiquées par 882 grandes entreprises européennes, y compris britanniques, représentant 76 % de la capitalisation boursière en Europe. A elles seules, elles totalisent l’équivalent de 75 % des émissions de CO2 du Vieux Continent, même si leurs usines ou encore leur fret peuvent se situer en Asie ou en Amérique.
« Le “vert” constitue une bonne opportunité »
« 94 % de cette enveloppe de 124 milliards est investie par les trois secteurs les plus polluants que sont l’énergie, le transport et la production de matériaux », souligne Steven Tebbe, directeur de CDP Europe. Ces fermes solaires, véhicules électriques ou valorisation de déchets éviteront d’émettre, sur la durée, 2,4 milliards de tonnes de CO2 – l’équivalent des émissions de la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et la Pologne combinées.
> Lire le décryptage : Voiture, industrie, viande… Quelles sont les causes du réchauffement climatique en France ?
Pour autant, l’effort déployé par les entreprises européennes en 2019 apparaît inférieur à celui de l’année précédente : en 2018, leurs engagements « bas carbone » totalisaient 172 milliards d’euros.
Pourquoi ce recul ? « Les grandes entreprises annoncent d’énormes investissements qui ne se reproduisent pas d’une année à l’autre », explique M. Tebbe. En 2018, par exemple, Renault avait lancé un programme de recherche et développement de 18 milliards d’euros sur la voiture électrique et le véhicule autonome.
> Lire aussi  Dans l’industrie, la taxe carbone a réduit les émissions de CO2 sans détruire l’emploi
« Ce qui est inquiétant, c’est que cet effort reste insuffisant. Nous estimons que les entreprises doivent doubler leurs ambitions en matière de climat. Pourtant, le “vert”constitue une bonne opportunité. Nous avons calculé que ces investissements peuvent rapporter six fois la mise », poursuit le responsable de CDP Europe.
Des technologies qui ne sont pas à la hauteur des besoins
En particulier, souligne l’étude, les investissements sur les technologies de rupture, sur le stockage du CO2 ou encore l’hydrogène, ne sont pas à la hauteur des besoins. Pour suivre la feuille de route de Bruxelles, il faudrait ainsi « multiplier par 200 à 400 fois d’ici trente ans » la capacité à récupérer les émissions polluantes des usines. A ce stade, seules deux implantations à grande échelle de cette technologie sont opérationnelles en Europe, toutes les deux en Norvège. Pour débloquer de nouveaux projets, CDP appelle les pouvoirs publics à mettre en œuvre des politiques plus incitatives, notamment sur le prix du CO2. En attendant, « nous avons établi un prix du carbone interne pour allouer nos investissements », explique Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain.
Chaque année, CDP met en avant les multinationales pionnières en matière de climat, eau et déforestation. Les 93 entreprises européennes distinguées au titre de 2019 représentent 44 % de cette liste prestigieuse : parmi elles, 27 sont françaises, soit le plus grand contingent national en Europe (le troisième mondialement derrière le Japon et les Etats-unis). « La France a mis en place des législations qui incitent à la transparence et le mix énergétique joue en faveur des entreprises hexagonales », salue M. Tebbe. L’Oréal et Danone figurent même dans le club très sélect des six entreprises dans le monde les mieux notées sur le plan environnemental par CDP.
<https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/02/26/climat-les-entreprises-europeennes-incitees-a-doubler-leurs-investissements_6030902_3234.html>
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21- Reportage. Dix ans après Xynthia, Charron attend encore sa digue nord, Le Monde, 27/02/20, 05h48
Frédéric Zabalza, La Rochelle, correspondant

En proie à un bras de fer entre le maire et l’Etat, le village meurtri par la tempête en 2010 n’a toujours pas été doté de nouveaux ouvrages de protection contre l’océan, contrairement à d’autres communes de la Charente-Maritime
Dans la nuit froide du 27 au 28 février 2010, poussé par la tempête Xynthia qui balayait l’Europe, un raz-de-marée submergeait le littoral Atlantique, provoquant la mort de 41 personnes en Vendée et en Charente-Maritime. Coincé entre la baie de l’Aiguillon et la Sèvre niortaise, le village de Charron était frappé de plein fouet. Les vagues emportaient trois vies, une grand-mère et ses deux petits-enfants, et détruisaient des centaines de maisons, marquant la mémoire des Charronnais.
Dix ans plus tard, une partie de la commune a disparu. Des lotissements entiers ont été rasés, 190 maisons qui se trouvaient en « zone noire »(inondable) ont été effacées du paysage, 40 hectares jadis construits sont devenus la propriété de l’Etat.
> Lire aussi Klaus, Xynthia, Irma.. dix ans d’intempéries meurtrières en France
Si des marques rappellent en plusieurs endroits le niveau atteint par l’eau en 2010, si les Charronnais ont pris l’habitude de se réunir dans la salle polyvalente à chaque SMS d’alerte submersion, la commune s’est relevée. Elle est même sur le point de retrouver le nombre d’habitants d’avant Xynthia (2 300), alors que 600 l’avaient quittée après la tempête.
« On est peu dégoûtés à vrai dire »
N’en demeure pas moins de l’amertume, pour ne pas dire de la colère, au regard de l’absence de travaux d’ampleur pour protéger Charron contre de nouveaux assauts de l’océan, quand d’autres communes, comme La Rochelle, Châtelaillon-Plage ou à l’île de Ré, ont vu se renforcer leurs défenses (digues, murets en béton, enrochements) au prix de plusieurs millions d’euros. « Il n’y a pas beaucoup d’habitants, le village n’est pas en zone touristique comme l’île de Ré. Xynthia n’est pas un sujet tabou ici, on en parle entre nous, mais on se dit que tout le monde s’en fout. On est peu dégoûtés à vrai dire », confie le père d’une famille sinistrée par Xynthia, mais qui a choisi de rester à Charron.
Jérémy Boisseau (sans étiquette), agriculteur, a succédé au maire Jean-François Faget quand celui-ci a démissionné quatre mois après la tempête. Réélu en 2014, il se représentera aux élections municipales le 15 mars avec la même conviction que « la protection de Charron aujourd’hui n’est pas acceptable », souligne-t-il. En 2013, estimant que les travaux tardaient, il a fait lui-même construire une « contre-digue », une levée de terre en plein champ, au nord de la commune. Non sans s’attirer les foudres de la préfète de l’époque, Béatrice Abollivier.
> Lire aussi En Vendée, les blessures à vif de la tempête Xynthia
Mécontent du projet de nouvelle digue de retrait, côté nord, dans le cadre du programme d’actions de prévention des inondations (PAPI) Nord Aunis, Jérémy Boisseau est prêt aujourd’hui à engager un nouveau bras de fer avec l’Etat.
« Il y a des incohérences dans le tracé de cette digue, il impose notamment une expropriation [d’un agriculteur]. Les bureaux d’études devraient s’imprégner de la réalité du terrain. Mais pas question de se laisser endormir. Je ne vais pas refaire des procédures, j’en ai déjà fait, j’ai été naïf… Ce qui m’intéresse, c’est les travaux. Ça ne posera pas de souci d’en refaire si nous ne sommes pas écoutés », prévient-il.
« Le plus grand chantier de France »
Après le passage de Xynthia, Charron a bénéficié dès 2010 d’une dérogation pour effectuer des travaux en urgence, déclarés prioritaires à l’unanimité, du président de la République Nicolas Sarkozy (UMP) à la présidente socialiste de la Région Poitou-Charentes Ségolène Royal. Il s’agissait alors de remettre en état la digue du Bas-Bizet, à l’ouest. Un chantier de 4,8 millions d’euros (financé à 40 % par l’Etat, 40 % par la région, 20 % par le département) achevé en 2016.
> Lire aussi La tempête Xynthia soulève la question des constructions en zone inondable
Depuis, plus rien de concret, si ce n’est la contre-digue bâtie entre-temps par le maire, attaquée par l’Etat… et finalement intégrée au plan départemental de défense des côtes. Quant au projet de digue de retrait – légal celui-là – au nord de la commune, il est contesté par Jérémy Boisseau en raison de son tracé. Ce dernier est allé jusqu’à démissionner, il y a deux ans, de son poste de vice-président de la Communauté de communes.
« Nous, au département, on est OK. Les tractopelles, les marchés, tout est prêt depuis 2018. Le maire n’est pas d’accord avec le tracé, parce qu’il existe une possibilité d’expropriation d’un agriculteur. On l’entend. Les services de l’Etat, qui l’ont reçu en 2019, lui ont expliqué que le PAPI est validé. S’il faut refaire une procédure, nous repartons pour trois ou quatre ans et il n’en est pas question. l’Etat nous a donné une autorisation pour faire ces travaux, nous suivons sa position », explique Lionel Quillet, vice-président du conseil départemental de la Charente-Maritime (divers droite) chargé du plan Digues. « Le plus grand chantier de France », assure-t-il, avec environ 300 millions d’euros investis par l’Etat, la région, le département et les communes, en plus des travaux d’urgence, pour restaurer ou renforcer les 225 km d’ouvrages de défense du littoral charentais (sur 463 km de littoral).
« Procédures interminables »
« C’est un petit village où rien n’est simple », confie Marie-Ange Morin, présidente de l’Association pour l’urgence de la sauvegarde et l’essor de Charron (Ausec), créée en 2012 pour défendre les intérêts des habitants. « En veille » depuis deux ans, l’association redonne de la voix à l’occasion des dix ans de Xynthia, déplorant que le village soit « le bon dernier élève de la classe » en matière de travaux.
« Nous continuons à nous battre pour que la commune soit protégée. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. La digue ouest a été refaite dans l’urgence après la tempête, et la contre-digue électorale [sic] construite par le maire en 2014, plus ou moins légalement, n’est pas assez haute. » Marie-Ange Morin déplore elle aussi que le projet de digue nord n’avance pas assez vite, pointant des « procédures interminables » et des « tergiversations » de la municipalité. « Ça génère une espèce de fatalisme chez les Charronnais, qui se disent : “Ça avancera quand ça avancera…” »
Face à la montée du niveau des océans, certains se demandent, à l’instar de l’enseignant-chercheur à l’université de La Rochelle, spécialiste du littoral, Eric Chaumillon, s’il faut « maintenir à tout prix le trait de côte ». Ce dernier plaide pour une autre solution, « de laisser faire ou de défaite, en réalité astucieuse sur bien des aspects », consistant à laisser des territoires à enjeux modérés retourner à la mer.
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« En France, dans certains secteurs à faibles enjeux, comme les réserves naturelles, on a laissé la mer inonder des territoires bas. A l’étranger également, des actions de ce type ont été réalisées. Retour des sédiments marins, restauration des zones de marais, submersions limitées, pièges à carbone… : les effets positifs ont pu être montrés », assure-t-il.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/27/dix-ans-apres-xynthia-charron-attend-encore-sa-digue-nord_6030973_3244.html>
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En audio
22- Votre empreinte carbone bientôt affichée sur votre facture téléphonique, RTL, C’est notre Planète, 21/02/20, 06:29
Virginie Garin

Orange, Free, SFR et Bouygues Télécom vont devoir bientôt informer leurs clients du bilan carbone des mails ou des vidéos qu'ils consomment. Ce sera obligatoire en 2022.
Nous utilisons tous une quantité de données tous les mois pour envoyer des mails, visionner des vidéos, conserver des milliers de photos. Nous consommons un certain nombre de gigaoctets. Nous avons un impact sur le climat : les opérateurs vont devoir le chiffrer et nous le dire. 
L'Ademe, l'agence de l'environnement, a calculé combien ces données consomment d'énergie. Combien télécharger une vidéo émet de CO2, car elle est stockée quelque part dans des data-center, de gros ordinateurs qui chauffent. Combien consomme aussi la transmission de données, car il faut les envoyer avec des machines et les recevoir avec d'autres. 
Les opérateurs vont devoir calculer tout ce que nos usages sur Internet consomment et le traduire en émission de carbone. Ce sera obligatoire en 2022.
>> Suite à lire ou à (ré)écouter à :
<https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/votre-empreinte-carbone-bientot-affichee-sur-votre-facture-telephonique-7800126891>
Sur le même sujet :
> Quelle méthodologie pour calculer l'impact carbone des opérateurs télécoms ?, L’Usine digitale, 21//02/20, 17h55
Alice Vitard
Le gouvernement a demandé aux opérateurs télécoms de travailler avec l'Ademe sur une méthodologie pour calculer leur impact carbone. En vertu de la loi anti-gaspillage, ces acteurs seront obligés à partir du 1er janvier 2020 de quantifier leur incidence environnementale et d'en informer les consommateurs pour qu'ils puissent choisir en tout conscience.
A partir du 1er janvier 2022, les opérateurs télécoms seront tenus d'informer les consommateurs de l'impact carbone de leurs usages et appareils en vertu de la loi anti-gaspillage adoptée le 30 janvier 2020. Mais comment calculer précisément cet impact ? C'est pour répondre à cette question que la secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, a réuni les opérateurs de télécoms et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) le 20 février 2020.
>> Suite à lire à :
<https://www.usine-digitale.fr/editorial/quelle-methodologie-pour-calculer-l-impact-carbone-des-operateurs-telecoms.N932719>
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À PROPOS DE LA FONDATION POUR LA NATURE ET L'HOMME (FNH)...
NOS APPELS 
– Let’s Bio ! Ensemble pour des cantines bios et locales <https://www.letsbio.org/> pour bien nourrir nos enfants.
– Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
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– 30 gestes et astuces pour réduire sa conso d’énergie <https://www.lesgesteseclaires.com/> pour participer à l'émergence d'un modèle énergétique plus propre et durable
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NOS VIDÉOS PÉDAGOGIQUES 
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NOS PUBLICATIONS (les plus récentes) 
– Baromètre des mobilités du quotidien - Coût, manque d'alternatives : les Français prisonniers de la voiture <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/cout-manque-dalternativesles-francais-prisonniers-de-leur-mode-de-transport>, janvier 2020
– Oui, les alternatives techniques aux néonicotinoïdes existent <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/oui-les-alternatives-techniques-aux-neonicotinoides-existent/?page=0&domaines1%5B%5D=32&domaines2%5B%5D=32&domaines3%5B%5D=32>, mai 2016
– Mettre la politique monétaire au service de l’avenir <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/mettre-la-politique-monetaire-au-service-de-lavenir/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, mai 2016
– Rapport mobiliser les financements pour le climat <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/rapport-mobiliser-les-financements-pour-le-climat/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, février 2016
– Alimentation et climat : enjeux et solutions à différentes échelles <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/alimentation-et-climat-enjeux-et-solutions-differentes-echelles/?page=0&domaines1%5B%5D=32&domaines2%5B%5D=32&domaines3%5B%5D=32>, décembre 2015
– Solaire photovoltaïque : 25% de l'électricité mondiale bas carbone d'ici 2050 ! <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/solaire-photovoltaique-25-de-lelectricite-mondiale-bas-carbone-dici-2050/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, novembre 2015
– Les révolutions invisibles, un livre pour comprendre le monde qui vient <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/revolution-invisible-un-livre-pour-comprendre-le-monde-qui-vient>, août 2015
– Une revue consacrée aux liens entre environnement et inégalités sociales <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/une-revue-consacree-aux-liens-entre-environnement-et-inegalites-sociales/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, juin 2015
– Démocratie participative : guide des outils pour agir <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/publication_etat_deslieaux_democratie_participative_0.pdf>, Etat des lieux & Analyses n°3, nouvelle édition, mars 2015
– Mobilité au quotidien - Comment lutter contre la précarité ? <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/etude-mobilite-precarite.pdf>, Etat des lieux & Analyses, septembre 2014
– Etude. Les solutions de mobilité soutenable en milieu rural et périurbain <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/etude-solution-mobilite-soutenable.pdf>, Fondation Nicolas Hulot & RAC France, juillet 2014
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