[revue-presse-FNH] Petite revue de presse centrée sur biodiversité, sciences et protection du vivant et de l'univers, patrimoine + 1 annonce (mardi 3 mars)

Florence de Monclin f.demonclin at fnh.org
Mar 3 Mar 08:09:10 CET 2020


Bonjour à tous,

Un petit tour d'horizon avec deux possibilités d'accès aux dépêches et articles suivants : 
–> Un accès 'rapide' direct à la source de l'article (hors abonnement) par un lien hypertexte sur son intitulé dans le sommaire ; si un lien vers un article ne fonctionne pas, vous pouvez retrouver son contenu dans le corps du mail à l'item correspondant.
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1- Biodiversité : Le nouvel Office français lancé par Macron a-t-il les moyens de ses ambitions ? <https://www.20minutes.fr/planete/2717583-20200213-biodiversite-nouvel-office-national-lance-macron-moyens-ambitions>, 20 Minutes, 13/02/20, 17h03
2- Le Point de la semaine sciences <https://www.pressreader.com/france/le-point/20200213/page/13/textview>, Le Point n°2477, 13/02/20
3- Paléontologie. En Allemagne, la découverte d'un fossile de reptile préhistorique intrigue les scientifiques <https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/paleontologie/la-decouverte-d-un-fossile-de-reptile-laisse-les-chercheurs-perplexes_141652>, Sciences & Avenir, 20/02/20, 17h00
4- Verdict dans le meurtre d'un défenseur d'antilopes et héros populaire kazakh <https://www.geo.fr/environnement/verdict-dans-le-meurtre-dun-defenseur-dantilopes-et-heros-populaire-kazakh-199996>, AFP, 21/02/20, 05:00
5- Des centaines de milliers de pangolins vendus illégalement dans le monde <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/des-centaines-de-milliers-de-pangolins-vendus-illegalement-en-asie-du-sud-est_141705>, AFP, 21/02/20, 07:00
6- Projet de simplification pour chasser sangliers et chevreuils l'été <https://www.geo.fr/environnement/projet-de-simplification-pour-chasser-sangliers-et-chevreuils-lete-200008>, AFP, 21/02/20, 12:00
7- Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts... et c’est très grave <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/les-zones-humides-disparaissent-trois-fois-plus-vite-que-les-forets-et-c-est-grave-148226.html>, Novethic, 21/02/20
8- Echouage massif de dauphins sur les côtes françaises <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/22/echouage-massif-de-dauphins-sur-les-cotes-francaises_6030425_3244.html>, Le Monde, 22/02/20, 00h56
9- Le cadre mondial pour protéger la biodiversité négocié à Rome <https://www.geo.fr/environnement/le-cadre-mondial-pour-proteger-la-biodiversite-negocie-a-rome-200049>, AFP, 24/02/20, 19:00
10- Nigeria : enquête sur une vidéo montrant un lamantin traîné dans la rue <https://www.geo.fr/environnement/nigeria-enquete-sur-une-video-montrant-un-lamantin-traine-dans-la-rue-200040>, AFP, 24/02/20, 20:00
11- Colombie : offensive militaire contre le narco-trafic dans les parcs naturels <https://www.rtbf.be/info/monde/detail_colombie-offensive-militaire-contre-le-narcotrafic-dans-les-parcs-naturels?id=10443716>, AFP, 24/02/20, 23:00
12- Entretien. Outre-mer : «La biodiversité de ces territoires est fragile et a besoin de protection» <https://www.liberation.fr/terre/2020/02/25/outre-mer-la-biodiversite-de-ces-territoires-est-fragile-et-a-besoin-de-protection_1779283>, Libération, Fil vert, 25/02/20, 06:32
13- La faune sauvage, bénéficiaire indirecte du coronavirus <https://information.tv5monde.com/info/la-faune-sauvage-beneficiaire-indirecte-du-coronavirus-348514>, AFP, 25/02/20, 13:00
14- L'"Arche de Noé végétale" s'étoffe en plein cœur de l'Arctique <https://information.tv5monde.com/info/l-arche-de-noe-vegetale-s-etoffe-en-plein-coeur-de-l-arctique-348540>, AFP, 25/02/20, 22:00
15- En Guinée-Bissau, une mystérieuse hécatombe de vautours <https://information.tv5monde.com/info/en-guinee-bissau-une-mysterieuse-hecatombe-de-vautours-348697>, AFP, 26/02/20, 14:00
16- Dans l'Arctique russe, le cannibalisme en hausse chez les ours blancs <https://information.tv5monde.com/info/dans-l-arctique-russe-le-cannibalisme-en-hausse-chez-les-ours-blancs-348743>, AFP, 26/02/20, 18:00
17- Enquête. Biorégions, et au milieu coule une frontière <https://www.liberation.fr/debats/2020/02/26/bioregions-et-au-milieu-coule-une-frontiere_1779711#Echobox=1582784913>, Libération, 26/02/20, 18:11
18- Aux Seychelles, la découpe du "coco fesse" <https://information.tv5monde.com/info/aux-seychelles-la-decoupe-du-coco-fesse-348831>, AFP, 27/02/20, 10:00
19- Ces quatre actions clés pourraient sauver les océans <https://www.futura-sciences.com/planete/breves/ocean-ces-quatre-actions-cles-pourraient-sauver-oceans-2031/>, Futura-sciences, maj le 27/02/20 à 17:44
20- COP15 Biodiversité : l'objectif de 30 % d'espaces protégés en 2030 ne suffira pas à garantir un succès <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/cop15-biodiversite-les-conditions-d-un-succes-148269.html>, Novethic, 27/02/20
En images
21- Bornéo : un orang-outan tend sa main pour « sauver » un homme <https://www.lepoint.fr/environnement/borneo-un-orang-outan-tend-sa-main-pour-sauver-un-homme-07-02-2020-2361725_1927.php>, Le Point, maj le 08/02/20 à 10:56 
22- Voici les plus belles photos sous-marines de l’année <https://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Voici-les-plus-belles-photos-sous-marine-de-l-annee-2020-1675652>, Paris Match, 25/02/20, 19h30 
Une annonce
23- Colloque 50 ans "Demain, des insectes ?" <http://yh0v.mjt.lu/nl2/yh0v/57q4g.html?m=AMYAABmsI3UAAchkh0AAAAG-vOIAAABEnDAAAGGfAAvMOABeVRsGdrl-6AfqTYittowNQ_r3cgAL4NM&b=0eb6e736&e=7fbd72db&x=SyvSJY3CVsGr451zyKC1bPaAdYOdHNjUHoO7PBt7huk>, OPIE, Muséum national d'histoire naturelle, le 18/03/20, de 9h à 17h

Bien à vous,
Florence

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QUESTIONNEMENT DU JOUR : De la police de l’environnement à l’animation du réseau des aires protégées, l’Office français de la biodiversité (OFB), qui vient d’être lancé officiellement, a du pain sur la planche au regard des objectifs affichés, mais en a-t-il les moyens ? (cf. item 1 & suite)
CITATION DU JOUR : "L’humanité est au bord du précipice : elle risque de provoquer une perte irréversible de biodiversité et une crise climatique qui met en péril l’avenir de nos petits-enfants et des générations à venir. Nous devons agir avec audace, et le faire sans attendre", communiqué de 23 anciens ministres des affaires étrangères du monde entier, réunis au sein de 'l’Aspen ministers forum’ (cf. item 20)
HÉCATOMBES DU JOUR : — Près de 900.000 pangolins, animal menacé d'extinction, ont été vendus illégalement dans le monde au cours des deux dernières décennies, a indiqué jeudi une ONG qui surveille les circuits de trafic illégaux d’animaux. (cf.item 5)
— Les zones humides -marais, rivières, lacs, tourbières, mangroves ou récifs corallien-, écosystème vital, se meurent trois fois plus vite que les forêts et dans une grande indifférence. (cf. item 7)
— Plus de 600 cétacés ont été retrouvés sur les plages françaises depuis décembre, dont 95 % portent des traces d’accidents de pêche. (cf. item 7)
AMORCE DU JOUR : Depuis le 24 février, les négociateurs de 140 pays sont réunis à Rome, en Italie, pour plancher sur le nouveau cadre mondial de la biodiversité pour l’après 2020, en vue de la COP15 Biodiversité qui se tiendra à Kunming, en Chine en octobre. (cf. item 9 & 20)
ADAPTATION DU JOUR : S'entre-dévorer pour survivre : les cas de cannibalisme recensés parmi les ours polaires de l'Arctique russe sont en hausse, selon des chercheurs expliquant partiellement le phénomène par le manque de nourriture dans une région bouleversée par l'activité humaine. (cf. item 16)
ENQUÊTE DU JOUR : Remettant en cause le découpage administratif, le biorégionalisme propose de repenser le territoire en fonction des écosystèmes. (cf. item 17)
ALTERNATIVES DU JOUR : — Cinq espèces, préservées par cinq associations, dans cinq territoires, pendant cinq ans. Le programme Life Biodiv’om tente de trouver des solutions pour sauvegarder la grande richesse de l’outre-mer. (cf. item 12)
— Nichée dans l'Arctique, la plus grosse réserve mondiale de semences a accueilli un nouvel et important arrivage de graines, une assurance-vie pour la biodiversité face aux périls, notamment climatiques. (cf. item 14)
— Des chercheurs britanniques appellent leur gouvernement à redoubler d'efforts pour sauver les océans. (cf. item 19)
ÉMERVEILLEMENT DU JOUR : Les 30 plus belles photos sous-marines de l’année. (cf. item 22)
NOTRE ACTU : A suivre sur notre site Internet <http://www.fondation-nature-homme.org/>, Facebook <https://www.facebook.com/FondationNH/>, Twitter <https://twitter.com/fondationNH> ou Instagram <https://www.instagram.com/fondationNH/>.
> Baromètre des mobilités du quotidien - Coût, manque d'alternatives : les Français prisonniers de la voiture <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/cout-manque-dalternativesles-francais-prisonniers-de-leur-mode-de-transport>
> Guide en ligne. 7 propositions pour contribuer au grand débat national <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/7-propositions-pour-contribuer-au-grand-debat-national/>
> Pétition. L’Affaire du Siècle. Climat : stop à l’inaction, demandons justice ! <https://laffairedusiecle.net/>
> Let’sbio ! Le Bonus cantine Bio et Locale <https://www.letsbio.org/>
> 30 gestes et astuces pour réduire sa conso d’énergie <https://www.lesgesteseclaires.com/>
> Groupe Facebook "Infos et astuces pour économiser l’énergie <https://www.facebook.com/groups/208132273169772/?utm_campaign=GE2018&utm_medium=E5&utm_source=GE2018E516>"
> Une collection de vidéos pour décrypter les enjeux écologiques et climatiques <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>
> Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
> Pétition. Crèches : arrêtons d’intoxiquer nos enfants <https://formulaires.fondation-nicolas-hulot.org/fra/petition_ecolocreche>
> Pour répondre PRÉSENT à l’APPEL DES SOLIDARITÉS porté par plus de 80 ONG & associations de tous horizons <https://www.appel-des-solidarites.fr/>
> 2nd édition de My Positive Impact : les 6 lauréats du public et les 3 lauréats du jury <http://www.mypositiveimpact.org/les-solutions>
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1- Biodiversité : Le nouvel Office français lancé par Macron a-t-il les moyens de ses ambitions ?, 20 Minutes, 13/02/20, 17h03
Fabrice Pouliquen

Aires protegées.  De la police de l’environnement à l’animation du réseau des aires protégées, l’Office français de la biodiversité, lancé ce jeudi par Emmanuel Macron, a du pain sur la planche au regard des objectifs forts affichés par le président. Mais en a-t-il les moyens ?
• En Haute-Savoie, Emmanuel Macron n’a pas seulement visité la mer de Glace. Il a aussi conclu le séminaire de lancement de l’Office français de la biodiversité, bras armé de l’État en matière de police de l’environnement et de gestion des aires protégées.
• L’occasion de faire le lien entre les objectifs affichés – passer 30 % du territoire en aires protégées d’ici à 2022 – et les moyens alloués pour y parvenir.
• Le flou demeure sur le deuxième volet, regrette le syndicat SNE-FSU et France Nature Environnement
Alors que l’écologie sera l’un des enjeux forts de la fin du quinquennat, de l’aveu même du président de la République, il y a un objectif que martèle ces dernières semaines l’exécutif : porter les aires protégées à 30 % du territoire d’ici à 2022, contre un peu plus de 20 % actuellement.
L’objectif a été confirmé ce mercredi lors du quatrième « conseil de défense écologique ». Il a été répété ce jeudi midi par Emmanuel Macron à Chamonix (Haute-Savoie), dans un discours concluant le séminaire de lancement institutionnel de l’Office français de la biodiversité (OFB).
Le président de la République a apporté quelques détails par rapport à la veille, notamment en détaillant la stratégie de création de nouvelles aires protégées pour arriver à ces fameux 30 %. Emmanuel Macron a commencé par rappeler la création du onzième parc national, à cheval entre Bourgogne et Champagne, en novembre dernier « le plus grand d’Europe ». « Sous deux ans, 250.000 hectares de forêts seront créés, en Guyane mais aussi en France métropolitaine, a-t-il ajouté. Une réserve naturelle nationale sera aussi créée d’ici juin, dans les îles Glorieuses [océan Indien] et nous étendrons celle des Terres australes. » Quatre nouveaux parcs naturels régionaux seront aussi créés d’ici 2022. Au Mont Ventoux, dans la Baie de Somme, mais aussi le parc de Corbières-Fenouillèdes (Occitanie) et celui du Doubs-Horloger. De même que vingt réserves naturelles nationales.
Jean-David Abel s’en félicite, mais le vice-président de la France Nature Environnement, en charge du réseau biodiversité, aurait aussi aimé entendre le président de la République sur les moyens alloués pour accompagner la création de ces nouvelles aires protégées.
>> Suite à lire et à voir à :
<https://www.20minutes.fr/planete/2717583-20200213-biodiversite-nouvel-office-national-lance-macron-moyens-ambitions
Sur le même sujet :
> Biodiversité: au lancement de l’OFB, la colère gronde, Le JDLE, 13/02/20
Romain Loury
A Chamonix, le lancement officiel de l’Office français pour la biodiversité (OFB), jeudi 13 février en présence d’Emmanuel Macron, laisse un goût amer aux agents du nouvel établissement. En toile de fond, une souffrance au travail qui s’est fortement accrue ces derniers mois.
Le séminaire de lancement institutionnel de l’OFB, qui s’est tenu mercredi 12 et jeudi 13 février, n’est manifestement pas du goût du personnel de l’organisme, fruit de la fusion le 1er janvier de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
En cause, le coût de l’événement, estimé au minimum à 400.000 euros par les syndicats, mais aussi sa préparation précipitée. Le séminaire se tient le jour même de l’inauguration à Marseille d’une exposition sur les calanques organisée par l’OFB –et à laquelle Pierre Dubreuil, le directeur général de l’office, a annulé sa venue.
>> Suite à lire à :
<http://www.journaldelenvironnement.net/article/biodiversite-au-lancement-de-l-ofb-la-colere-gronde,103436?xtor=RSS-31>
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2- Le Point de la semaine sciences/santé, Le Point n°2477, 13/02/20

Pluie électrique
Energie. Chaque goutte d’eau qui tombe sur le sol disperse de l’énergie. Depuis longtemps, les chercheurs savent la transformer en électricité. Jusqu’ici le rendement était très faible. Des ingénieurs de l’université de Hongkong viennent de mettre au point un générateur électrique permettant à une goutte tombant de seulement 15 centimètres de développer une puissance de 140 volts capable d’illuminer brièvement 100 leds. Imaginons la production d’une pluie tropicale ! (Nature)
Sauvons les insectes !
Entomologie. Trente spécialistes lancent un cri d’alarme en faveur des insectes. Leur déclin est sur le point d’avoir de graves conséquences. Ils pollinisent les plantes cultivées et sont à la base de la chaîne alimentaire. Il existerait 5,5 millions d’espèces dont seules 20% identifiées. Depuis le début de l’ère industrielle, entre 5 et 10ù d’entre elles ont probablement disparu. (Elsevier)
44 % de biomasse
Si toutes les espèces animales et végétales de grande taille (éléphants, baleines, séquoias…) venaient à disparaître, cela pourrait entraîner la perte de 44% de biomasse totale sur Terre (animaux et végétaux compris). Avec le risque de réduire de 92% la fertilité des sols (Nature Communications)
<https://www.pressreader.com/france/le-point/20200213/page/13/textview>
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3- Paléontologie. En Allemagne, la découverte d'un fossile de reptile préhistorique intrigue les scientifiques, Sciences & Avenir, 20/02/20, 17h00
Anne-Sophie Tassart

La découverte d'un fossile de reptile possédant des caractéristiques propres aux sphénodons et aux squamates a éveillé la curiosité des paléontologues.
La découverte d'un "nouveau" reptile préhistorique trouvé en Allemagne pourrait permettre d'en savoir davantage sur l'histoire de l'évolution de ces animaux.
Un juvénile pas si jeune que cela
Les lépidosauromorphes représentent une classe de vertébrés tétrapodes qui compte environ 10.500 espèces. On y retrouve par exemple les rhynchocéphales comprenant les sphénodons et aussi les squamates, comprenant notamment les lézards et les serpents. L'histoire de ces animaux est riche... et ancestrale. Des chercheurs américains et allemands ont trouvé un petit fossile de lépidosauromorphe dans un gisement datant du Trias moyen (-247 millions d'années à -237 millions d'années) à Vellberg, dans le sud de l'Allemagne. La découverte est réduite : il s'agit, entre autres morceaux, d'un crâne partiel d'environ 12,5 mm. Les analyses ont révélé son appartenance à une espèce inconnue finalement baptisée Vellbergia bartholomaei. 
La petite taille de ce spécimen - c'est l'un des plus modestes fossiles découverts dans ce gisement - suggère qu'il pourrait s'agir d'un jeune reptile. Il possède des orbites relativement grandes par rapport à la taille de son crâne, lui-même petit, ce qui indique que ce spécimen "n'était pas complètement développé", notent les chercheurs dans une étude parue le 20 février 2020 dans la revue Scientific Reports. "Cependant, nous ne le considérons pas comme un nouveau-né ou un jeune juvénile à cause du haut degré d'ossification des os crâniens, comme les frontaux et les nasaux", rapportent-ils.
>> Suite à lire à :
<https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/paleontologie/la-decouverte-d-un-fossile-de-reptile-laisse-les-chercheurs-perplexes_141652>
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4- Verdict dans le meurtre d'un défenseur d'antilopes et héros populaire kazakh, AFP, 21/02/20, 05:00

L'affaire avait ému tout un pays. Vendredi, un tribunal kazakh livre son verdict dans le meurtre d'un garde-forestier, battu à mort par des braconniers chassant le saïga, une antilope menacée de disparition et emblématique au Kazakhstan.
En janvier 2019, le mort de Ierlan Nourgaliev, 52 ans, avait bouleversé l'ancienne république soviétique et ravivé les craintes sur l'avenir du saïga, un animal au nez en forme de trompe dont la population s'est effondrée après la fin de l'URSS, sur fond de braconnage et d'habitat menacé.
Le ranger avait succombé à ses blessures deux jours après avoir été tabassé par des hommes armés, alors que lui et un collègue, blessé dans l'agression, venaient de trouver plusieurs saïgas abattus dans la région de Karaganda, au centre du pays. 
Sept hommes sont jugés pour ce crime et braconnage, dont trois risquent la perpétuité. 
Avec sa mort, Ierlan Nourgaliev est devenu un héros populaire au Kazakhstan, symbole d'intégrité et de courage dans un pays riche en hydrocarbures, où les fonctionnaires ont bien souvent la réputation d'être des agents avides et corrompus. Certains ont même été convaincus de complicité avec des braconniers. 
A Almaty, la capitale économique du Kazakhstan, une fresque peinte sur les murs d'un immeuble d'habitation célèbre ainsi la mémoire de Nourgaliev. Inspirée d'une photo ayant fait le tour des réseaux sociaux kazakhs, on l'y voit en uniforme dans la steppe, un bébé saïga dans les bras.
Les Kazakhs, qui ont leurs racines dans l'héritage culturel des tribus nomades des steppes et montagnes d'Asie centrale, ont un attachement émotionnel fort pour leurs animaux nationaux : chevaux, aigles, léopards des neiges et saïgas.
La mort de Nourgaliev a été assortie d'un deuxième choc. En juillet dernier, un autre ranger, Kanych Nourtazinov, a été tué par balles alors qu'il essayait lui aussi d'arrêter des braconniers dans la région d'Akhmolinsk. 
Reconnaissables à leurs cornes torsadées et à leur long museau arrondi, comme une petite trompe, les saïgas ont déjà frôlé plusieurs fois l’extinction. Leur origine remonte à la dernière glaciation.
- Juteux trafic -
Pendant la période soviétique, ces bovidés bénéficiaient d'une protection renforcée avec une interdiction totale de leur chasse dès 1919, puis des quotas de chasse très stricts à partir des années 1950. 
Leur population a atteint plus de deux millions d'individus sous l'URSS, contre quelques milliers avant la révolution bolchévique. 
L'indépendance du Kazakhstan, en 1991, a toutefois été suivie d'une explosion du braconnage du saïga, le rapprochant une nouvelle fois de la disparition.
Près de 90% des saïgas dans le monde vivent au Kazakhstan, or la médecine traditionnelle de la Chine voisine utilise les cornes de saïgas mâles, nourrissant un trafic juteux et dévastateur pour l'antilope. 
Les autorités kazakhes ont, elles, prolongé jusqu'en 2021 le moratoire sur la chasse au saïga et renforcé leur lutte contre les braconniers, qui risquent jusqu'à cinq ans de prison.
"Les braconniers sont bien équipés, armés, et agissent en toute impunité", a reconnu en septembre le président kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, promettant de sévir contre "une forme très dangereuse de crime organisé".
Mais dans un pays de steppes grand comme cinq fois la France et peuplée de moins de 20 millions d'habitants, la surveillance est ardue.
Les saïgas, qui peuvent vivre jusqu'à 10 ans, font également face à d'autres dangers: en 2015, plus de 200.000, soit bien plus de la moitié de leur population à l'époque, avaient succombé à une épizootie.
Trois ans plus tard, des scientifiques ont établi que les antilopes avaient été victimes d'une bactérie nasale dont le développement avait été favorisé par des températures inhabituellement chaudes et un temps humide pour les steppes kazakhes. 
Depuis, le nombre est reparti à la hausse et a augmenté de 55% l'année dernière pour atteindre 334.000 individus, selon les chiffres officiels.
<https://www.geo.fr/environnement/verdict-dans-le-meurtre-dun-defenseur-dantilopes-et-heros-populaire-kazakh-199996>
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5- Des centaines de milliers de pangolins vendus illégalement dans le monde, AFP, 21/02/20, 07:00

Près de 900.000 pangolins, animal menacé d'extinction, ont été vendus illégalement dans le monde au cours des deux dernières décennies, a indiqué jeudi une ONG qui surveille les circuits de trafic illégaux d'animaux.
"Il ne passe pas un jour sans que l'on voie une saisie d'animaux sauvages en Asie du Sud-Est et souvent les volumes sont impressionnants", a noté Kanitha Krishnasamy, directrice de l'ONG Traffic dans la région.
L'ONG a estimé à environ 895.000 les pangolins vendus illégalement entre 2000 et 2019 dans le monde au vue des saisies.
Quelque 96.000 kilos d'écailles ont ainsi été confisqués entre 2017 et 2019, en Malaisie, à Singapour et au Vietnam.
Le petit mammifère est le plus braconné au monde, pour ses écailles qui sont très utilisées dans la médecine traditionnelle asiatique, pour des vertus qui n'ont pas été prouvées, et sa chair appréciée des gourmets.
Le timide animal mangeur de fourmis, qui se roule en boule devant les prédateurs, a été braconné de façon intensive en Asie du Sud-Est et est désormais de plus en plus chassé en Afrique.
En 2016, la Convention internationale sur le commerce d'espèces sauvages menacées d'extinction (Cites) a interdit strictement son commerce. 
Malgré cette mesure, le trafic se poursuit et l'ONG a appelé à la mise en place de sanctions plus sévères contre les trafiquants pour fermer les marchés et les plateformes qui permettent le commerce en ligne d'animaux sauvages.
Des chercheurs chinois ont estimé que le pangolin pourrait avoir transmis à l'homme le nouveau coronavirus, mais d'autres scientifiques appellent à la prudence en attendant une confirmation définitive.
Quelque 225.000 kilos d'ivoire d'éléphants africains, 100.000 tortues à nez de cochon et 45.000 oiseaux ont aussi été saisis en Asie du Sud-Est ces dernières années, a ajouté l'ONG.
<https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/des-centaines-de-milliers-de-pangolins-vendus-illegalement-en-asie-du-sud-est_141705>
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6- Projet de simplification pour chasser sangliers et chevreuils l'été, AFP, 21/02/20, 12:00

La chasse anticipée aux sangliers et chevreuils au 1er juin, qui nécessite des autorisations indivuelles, pourrait être simplifiée selon un projet de décret actuellement mis à consultation du public, qui prévoit aussi d'interdire le nourrissage des sangliers.
Ce projet de décret, soumis à consultation publique jusqu'au 3 mars, indique que les dommages agricoles dus au grand gibier sont "estimés à 30 millions d'euros par an" et "propose de nouveaux outils pour améliorer la situation".
Actuellement, la date d'ouverture de la chasse varie selon les départements, entre fin août et septembre. La chasse aux sangliers et aux chevreuils peut être ouverte de façon anticipée à compter du 1er juin, mais cela nécessite que chaque chasseur obtienne une autorisation préfectorale. Le projet de décret supprime "l’autorisation individuelle de chasse anticipée".
"La période de chasse reste la même, mais la question des autorisations préfectorales accordées pour pouvoir chasser le grand gibier à partir du 1er juin est supprimée", a expliqué à l'AFP Pierre Dubreuil, directeur général de l'Office français de la biodiversité (OFB). "Il y a un très gros problème avec les sangliers, qui s'ajoute à d'autres problèmes pour les agriculteurs", a-t-il rappelé.
Avec des hivers plus doux, de la nourriture plus abondante, des lâchers de sangliers par les chasseurs par le passé, la population de cet animal s'est multipliée dans l'Hexagone au cours des dernières décennies : 36.000 étaient tués par an au début des années 1970, 750.000 en 2017.
Les sangliers provoquent des dégâts, en particulier sur le maïs, le blé tendre et les prairies, tandis que le chevreuil provoque plutôt des dégâts sur les arbres en forêt. Les chasseurs sont tenus d'indemniser les agriculteurs pour les dommages causés aux cultures.
Le projet de décret prévoit aussi l'interdiction du "nourrissage en vue de concentrer des sangliers sur un territoire".
Pour la Ligue de protection des oiseaux (LPO), "le gouvernement veut offrir l'été aux chasseurs". Pour réduire la population de sangliers, elle propose à la place "l'interdiction totale de l’agrainage (nourir, NDLR) des sangliers et de leur élevage", "la fin des enclos de chasse" et "laisser leur prédateur le loup se développer au lieu de vouloir en tuer toujours plus".
<https://www.geo.fr/environnement/projet-de-simplification-pour-chasser-sangliers-et-chevreuils-lete-200008>
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7- Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts... et c’est très grave, Novethic, 21/02/20
Concepcion Alvarez

Pour protéger la planète, le geste réflexe est de planter des arbres. Mais il y a un autre écosystème vital qui se meurt trois fois plus vite et dans l’indifférence : les zones humides. Peu connues du public, elles désignent aussi bien les marais, rivières, lacs, tourbières que les mangroves ou les récifs coralliens. À l'approche du Congrès mondial de la Nature qui se tiendra en juin à Marseille, la France souhaite mobiliser tous les acteurs concernés.
À l’échelle mondiale, 35 % des zones humides ont disparu entre 1970 et 2015, un rythme trois fois supérieur à celui des forêts, selon le panorama dressé en 2018 (1) par la Convention Ramsar sur les zones humides. Les menaces sont nombreuses : agriculture intensive, usage croissant d’engrais, urbanisation, extraction minière, changement climatique, espèces envahissantes et pollution. Plus de 80 % des eaux usées sont ainsi déversées dans les zones humides sans traitement adéquat. 
Pourtant, les zones humides que constituent les marais, rivières, lacs, tourbières, mangroves et récifs coralliens, jouent un rôle fondamental pour la vie sur Terre. Elles fournissent, directement ou indirectement, presque toute l’eau douce consommée dans le monde et sont une source d'aliments pour plus d’un milliard de personnes. Elles sont aussi une source de matières premières, de ressources génétiques pour la pharmacopée et d’énergie hydroélectrique. Elles nous protègent des catastrophes et elles stockent plus de carbone que tout autre écosystème terrestre.
>> Suite à lire à :
<https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/les-zones-humides-disparaissent-trois-fois-plus-vite-que-les-forets-et-c-est-grave-148226.html>
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8- Echouage massif de dauphins sur les côtes françaises, Le Monde, 22/02/20, 00h56
Martine Valo 

Plus de 600 cétacés ont été retrouvés sur les plages françaises depuis décembre, dont 95 % portent des traces d’accidents de pêche. 
L’hécatombe des dauphins a repris de plus belle cet hiver sur la façade ouest des côtes françaises. Depuis 2016, le nombre de cétacés trouvés gisant sur le littoral bat chaque année les records précédents. Et 2020 s’annonce pire avec déjà plus de 600 dauphins communs (delphinus delphis) échoués depuis décembre, morts surtout dans le golfe de Gascogne, alors que la saison est loin d’être terminée.
En 2019, pour l’intégralité de la période critique, de janvier à avril, le bilan atteignait 844 individus de cette espèce emblématique et protégée, signalés par des promeneurs ou des membres du réseau d’observateurs Pélagis. Au total, 1 233 petits cétacés, divers dauphins et marsouins, ont été retrouvés en 2019, majoritairement poussés vers les plages de Vendée et de Charente-Maritime.
> Lire aussi  « La semaine dernière, 26 en une seule journée » : hécatombe de dauphins sur le littoral atlantique
Leur sort ne laisse aucun doute : 95 % des carcasses analysées par les scientifiques de l’Observatoire Pelagis rattaché à l’université de la Rochelle-CNRS portent les traces des accidents de pêche qui ont été fatals à ces animaux. Or la plupart de ces victimes collatérales des filets des pêcheurs coulent au fond de l’océan, estiment ces scientifiques. Après avoir étudié les courants marins et fait tourner leurs modèles, en tenant compte de l’abondance, de la mortalité, de la flottabilité, de la dérive et du taux de découverte, ils évaluent à 11 300 le nombre de dauphins communs réellement sacrifiés en 2019, trois fois plus qu’en 2017. Difficile dans ces conditions de convaincre que tout est mis en œuvre pour leur sauvegarde.
« Pas de mesures ambitieuses »
Le 18 février, France nature environnement (FNE) lançait l’alerte au lendemain d’un « week-end meurtrier » qui s’est soldé par une centaine de cétacés morts. La fédération demande une fois encore l’interdiction saisonnière de certains types de pêche dans le golfe de Gascogne. En effet si le dauphin commun, dont la survie inquiète, est une espèce en principe protégée par la loi, les « captures accidentelles dans les engins de pêche » sont tolérées et exemptes de sanction. Lasse de voir la France prendre des arrêtés et des engagements internationaux mais « pas de mesures ambitieuses » sur le terrain, FNE s’est associée à vingt-vinq autres ONG pour demander à la Commission européenne de former une procédure d’infraction contre Paris et quatorze gouvernements européens guère plus performants à l’égard des captures de marsouins et dauphins de la Baltique ou de Galice espagnole.
> Lire aussi  La pêche au chalut pélagique interdite au large de l’île de Ré pour protéger dauphins et bars
Pour Sea Shepherd, la France est le pays « qui tue le plus de dauphins en Europe et l’un des pires à l’échelle mondiale ». L’ONG est actuellement en mission dans le golfe de Gascogne pour le troisième hiver d’affilée, patrouillant entre chalutiers et fileyeurs afin d’attirer l’attention du public certes, mais aussi pour tâcher d’en apprendre davantage sur les ressorts du carnage.
Quels sont les engins les plus redoutables : les grands chaluts traînés ou les filets droits de plusieurs dizaines de kilomètres de long qui barrent le golfe et forment de redoutables labyrinthes ? Les cétacés s’approchent-ils davantage aujourd’hui des zones côtières faute de trouver au large assez de maquereaux, anchois et sardines pour se nourrir ? « Nous reviendrons tant que le problème demeurera, prévient Lamya Essemlali, présidente de la branche française de l’organisation. Nous insistons pour que les navires acceptent des contrôleurs et des caméras à bord[ce que réclame aussi FNE]. Certains marins y seraient prêts mais n’osent pas le dire pour ne pas avoir à affronter les autres. »
C’est peu dire que la présence des militants agace. Le président du comité régional des pêches de Bretagne, Olivier Le Nézet, dénonçait le 27 janvier au micro de France Bleu Breizh Izel le « harcèlement » des professionnels par les militants qui leur collent aux basques avec leurs caméras et leurs drones. Il incitait les pêcheurs à filmer à leur tour les actions de Sea Shepherd et rejetait la responsabilité des captures de cétacés sur les navires étrangers.
M. Le Nézet suggérait enfin que l’ONG aurait falsifié une vidéo montrant des marins en train de se tailler des steaks dans les flancs d’un dauphin sur le pont de leur bateau (ce que réfute celle-ci). Dans un communiqué, le comité des Pays-de-la-Loire, qui n’a pas répondu au Monde, affirme que « non, les professionnels de la mer n’infligent pas volontairement de blessures aux animaux » et met en avant les fonds publics alloués à la mise au point de techniques de pêche plus sélective.
De son côté, Sea Shepherd invite ces responsables à venir dialoguer en public. Pour l’heure, l’ONG reçoit surtout menaces, insultes… et même un macabre message d’injure maladroitement gravé sur le corps d’un dauphin. Vendredi 21 février, trois de ses bénévoles étaient convoqués pour la deuxième fois en dix jours à la gendarmerie de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) pour transport d’animal protégé sans autorisation.
Des carcasses en centre-ville
Les militants n’hésitent pas en effet à interpeller l’opinion en déposant des carcasses en plein centre-ville, avant de les apporter finalement à l’observatoire Pélagis, à la Rochelle. « On verra bien ce que le parquet des Sables-d’Olonne décidera, mais là on s’en prend clairement à ceux qui lancent l’alerte, estime Lamya Essemlali. Et les pêcheurs, que risquent-ils ? Sur 11 300 dauphins tués en 2019, ils n’ont rapporté qu’une dizaine de captures ! » 
> Lire aussi  En France, des initiatives pour limiter les captures accidentelles de dauphins
La déclaration de tout mammifère marin accidenté est pourtant inscrite dans la loi, ont rappelé les ministres de l’agriculture et de la transition écologique dans un récent communiqué. Tous deux annoncent entre autres que depuis le 1er janvier, les chalutiers pélagiques français de plus de douze mètres opérant dans le golfe de Gascogne doivent être équipés de pingers : des répulsifs acoustiques qui n’ont manifestement pas fait preuve d’une efficacité suffisante à ce jour. Les ministres évoquent aussi d’éventuelles « mesures expérimentales d’atténuation ou de restriction relatives à l’utilisation de certains engins de pêche », en fonction des recherches du groupe de travail national auquel participent notamment l’observatoire Pélagis et l’Ifremer. Sans annoncer d’échéances.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/22/echouage-massif-de-dauphins-sur-les-cotes-francaises_6030425_3244.html>
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9- Le cadre mondial pour protéger la biodiversité négocié à Rome, AFP, 24/02/20, 19:00
Laure Fillon

Protéger la biodiversité et gérer durablement les ressources naturelles à l'heure où les hommes dévastent la planète : la Convention sur la biodiversité biologique (CBD) a commencé lundi à examiner un plan d'action d'ici 2050.
Initialement prévue en Chine, qui accueillera en octobre la 15e réunion de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (COP15), les négociations de février ont été déplacées à Rome en raison de l'épidémie de coronavirus.
Les négociateurs de plus de 140 pays examinent jusqu'à samedi la première ébauche du texte qui doit être adopté à la COP15, avec l'espoir de déboucher sur un succès similaire à l'Accord de Paris pour le climat en 2015.
"La dégradation de la nature est d'une ampleur sans précédent dans l'histoire de l'humanité", a rappelé vendredi Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l'IPBES. Le bilan des experts en biodiversité de l'ONU est glaçant : 75% des terres et 66% des mers ont été modifiées par les activités humaines. Un million d'espèces sont en danger de disparition. Cette dégradation des écosystèmes menace le genre humain, qui en dépend pour l'air, l'eau potable, la nourriture...
2020, avec la tenue de la COP15, du congrès mondial de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) à Marseille et de la COP26 pour le climat à Glasgow, est "une super année pour la biodiversité", a souligné Elisabeth Maruma Mrema, secrétaire générale de la CBD, à l'ouverture des négociations lundi, qui a souligné "l'importance de faire des progrès" dès cette semaine.
Mi-janvier, la CBD a dévoilé la première version de sa feuille de route pour préserver puis restaurer les écosystèmes d'ici 2050.
Une partie du texte de douze pages est consacrée aux objectifs à atteindre d'ici le milieu du siècle, avec un point d'étape à 2030. D'autres parties portent sur les mesures à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs et le suivi de leur application. La réunion à Rome se concentre en priorité sur la première partie.
Parmi ces objectifs : des aires protégées couvrant "au moins [30%] des zones terrestres et marines avec au moins [10%] sous stricte protection", (les chiffres entre crochets étant à débattre), réduire d'ici à 2030 "d’au moins [50%] la pollution" par les fertilisants, utilisés notamment en agriculture, les biocides (désinfectants, insecticides...), le plastique et autre, ou encore contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique via des solutions basées sur la nature.
- Première étape -
"C'est une bonne première étape", a jugé Louisa Carron, de Greenpeace, à l'AFP. Pour Aleksandar Rankovic, expert à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), il s'agit d'"une base de travail très exigeante pour tous".
Lin Li, qui suit le sujet chez WWF International, a un sentiment plus "mitigé". Cette première version du texte "ne s'attaque pas aux causes de la perte de biodiversité", en particulier les systèmes alimentaires et nos modes de consommation, déplore-t-elle.
Là où la CBD veut ralentir la perte de biodiversité d'ici 2030 et inverser la tendance ensuite, WWF voudrait prendre plus vite le chemin de la restauration des habitats naturels.
Il faut être "concis, complet et réaliste", a fait valoir de son côté Francis Ogwal, qui copréside les négociations avec le Canadien Basile van Havre.
Le texte doit aussi "s'assurer du rôle central joué par les peuples autochtones" pour protéger la biodiversité, pour Brian O’Donnell, directeur de l'initiative Campaign for nature.
Lors de la séance plénière, des pays en développement ont rappelé que "la question se posera des ressources financières pour mettre en place les mesures", a indiqué Yann Wehrling, ambassadeur à l'environnement pour la France.
Tous ont en tête l'échec des précédents objectifs, dits d'Aichi, adoptés en 2010, notamment faute de suivi. Cet échec montre qu'"avoir simplement une +vision+ ne garantit pas sa mise en œuvre", relève Shuo Li de Greenpeace, pour qui les objectifs définis devront être déclinés ensuite au niveau national.
<https://www.geo.fr/environnement/le-cadre-mondial-pour-proteger-la-biodiversite-negocie-a-rome-200049>
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10- Nigeria : enquête sur une vidéo montrant un lamantin traîné dans la rue, AFP, 24/02/20, 20:00

Le ministère nigérian de l'Environnement a ordonné une enquête à la suite de la diffusion d'une vidéo montrant un lamentin - gros mammifère aquatique herbivore appartenant à une espèce protégée -, trainé dans une rue, qui a suscité l'indignation des organisations protectrices de l'environnement.
Sur cette vidéo dont la date n'est pas connue, mais partagée sur Twitter samedi, un groupe de jeunes hommes trainent le mammifère ligoté et gigotant dans une rue poussiéreuse.
La vice-ministre de l'Environnement a condamné dimanche sur Twitter cette "vidéo très dérangeante et désagréable" tournée dans le delta du Niger (sud), selon elle, appelant à une "campagne de sensibilisation dans les régions côtières pour protéger les lamantins".
"Il est triste que les lamantins restent l'un des mammifères marins les plus intensément chassés", a-t-elle déploré, ajoutant que les autorités locales avaient été mobilisées pour tenter de retrouver le lamantin de la vidéo.
Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), il y a quelque 10.000 lamantins sur les côtes ouest-africaines, mais leur population décline rapidement.
Bien que la chasse au lamantin soit interdite au Nigeria, elle demeure pratiquée, ce mammifère étant recherché pour sa viande, son huile et ses organes, utilisés dans la médecine traditionnelle.
La pauvreté généralisée dans le delta du Niger, où les populations locales sont largement exclues des bénéfices des immenses richesses pétrolières de leur région, alimente la criminalité et la chasse illégale.
De plus, les fuites d'hydrocarbures y ont endommagé le milieu naturel de la faune aquatique, dont les lamantins.
Selon la Société nigériane de préservation de la Nature, les agences gouvernementales font rarement respecter la législation sur les espèces protégées.
<https://www.geo.fr/environnement/nigeria-enquete-sur-une-video-montrant-un-lamantin-traine-dans-la-rue-200040>
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11- Colombie : offensive militaire contre le narco-trafic dans les parcs naturels, AFP, 24/02/20, 23:00

La Colombie a annoncé lundi une offensive militaire contre l'expansion du trafic de drogue dans les parcs naturels où, selon le gouvernement, des groupes armés sont à l'origine de feux de forêts pour déboiser et installer des narco-plantations.
"La force publique ne va pas se retirer des parcs nationaux naturels où les criminels prétendent se fixer (...) nous allons durcir l'offensive militaire pour les extirper de leurs tanières", a déclaré le ministre de la Défense, Carlos Holmes Trujillo, lors d'une conférence de presse.
Le ministre a attribué aux ex-guérilleros ayant rejeté l'accord de paix de 2016 un incendie qui, la semaine dernière, a détruit 700 hectares dans le Parc national naturel de la Sierra de la Macarena (sud), ancien fief des Farc, aujourd'hui transformées en parti politique.
Selon les autorités, ces dissidents "utilisent les paysans pour commettre ce massacre contre la nature".
"Ce qui s'est passé dans la Macarena est un crime contre l'environnement (...) Ceux qui aujourd'hui favorisent les incendies sont des délinquants qui veulent détruire les forêts et empoisonner les rivières pour planter de la coca", matière première de la cocaïne, a dénoncé M. Trujillo. 
Il a précisé que, dans le cadre de l'offensive, sera créée une force spéciale environnementale pour défendre les ressources naturelles de la Colombie, pays où la biodiversité est la plus grande au monde après le Brésil selon l'ONU.
L'an dernier, le gouvernement du président Ivan Duque a lancé l'Opération Artemisa contre la déforestation, après la destruction de plus de 197.000 hectares de forêts en 2018, majoritairement en Amazonie.
Outre l'abattage inconsidéré des arbres pour l'agriculture, l'exploitation minière illégale et les plantations de coca menacent les richesses naturelles.
Près de 5% des 169.000 hectares de narco-plantations répertoriés en 2018 se trouvaient dans des zones protégées de Colombie, premier producteur mondial de cocaïne dont les Etats-Unis sont le principal consommateur, selon des chiffres officiels.
De son côté, Carlos Castaño, ex-directeur des Parcs nationaux naturels de Colombie, a déclaré sur la radio W que d'ex-guérilleros avaient menacé des responsables de cet organisme pour les pousser à quitter ces réserves.
Les dissidents des Farc opèrent sans commandement unifié et se financent par le narco-trafic et l'extraction illégale de minerais, selon les autorités qui les estiment à environ 2.300 hommes armés.
<https://www.rtbf.be/info/monde/detail_colombie-offensive-militaire-contre-le-narcotrafic-dans-les-parcs-naturels?id=10443716>
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12- Entretien. Outre-mer : «La biodiversité de ces territoires est fragile et a besoin de protection», Libération, Fil vert, 25/02/20, 06:32
Propos recueillis par Margaux Lacroux 

Cinq espèces, préservées par cinq associations, dans cinq territoires, pendant cinq ans. Le programme Life Biodiv’om tente de trouver des solutions pour sauvegarder la grande richesse de l’outre-mer.
La France renferme 10% de la biodiversité mondiale et la grande majorité se trouve en outre-mer. Territoire riche mais fragile. La préservation des espèces et de leurs habitats y est insuffisante. Le programme Life Biodiv’om, majoritairement financé par la Commission européenne, tente de remédier à ce problème à la Réunion, Saint-Martin, Mayotte ainsi qu’en Martinique et Guyane. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) est à la coordination en partenariat avec quatre autres associations et deux parcs naturels locaux. Le programme se concentre sur trois espèces menacées d’oiseaux et deux de poissons. Delphine Morin, coordinatrice nationale du programme Life Biodiv’om à la LPO détaille les actions en cours.
Pourquoi est-ce essentiel de renforcer la préservation de la biodiversité en outre-mer ?
Delphine Morin : Ces territoires, tous insulaires…
>> Suite à lire sur abonnement à :
<https://www.liberation.fr/terre/2020/02/25/outre-mer-la-biodiversite-de-ces-territoires-est-fragile-et-a-besoin-de-protection_1779283>
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13- La faune sauvage, bénéficiaire indirecte du coronavirus, AFP, 25/02/20, 13:00
Stéphane Orjollet et Sofia Christensen à Johannesburg

Le coronavirus sauvera-t-il le pangolin ? L'annonce par la Chine d'une interdiction "complète" du commerce et de la consommation d'animaux sauvages est une bonne nouvelle pour les défenseurs de la nature, mais devra être confirmée sur la durée.
Pékin a annoncé lundi l'interdiction "complète" du commerce et de la consommation d'animaux sauvages, pratique suspectée d'être à l'origine de l'épidémie de coronavirus apparue en décembre dans le centre du pays et qui menace désormais le monde d'une "pandémie" selon l'OMS. Mais la mesure devra encore être définitivement inscrite dans la loi, dans un pays où l'on consomme aussi des serpents ou des chauve-souris.
"Nous applaudissons cette interdiction, qui montre que le gouvernement chinois est déterminé à changer une tradition millénaire, totalement inappropriée dans la société actuelle," se félicite Jeff He, directeur pour la Chine du Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw), qui estime qu'une "révision plus stricte encore est en préparation".
Car, avec la deuxième crise sanitaire du genre en 17 ans, après le Sras, "je pense que le gouvernement a compris que le coût pour l'économie et la société est bien plus lourd que les avantages" de ce commerce, poursuit-il, tout en soulignant que "l'arrêt du commerce d'animaux sauvages doit être un effort conjoint de la communauté internationale".
Directeur de l'ONG internationale WildAid, qui lutte contre le trafic d’animaux sauvages, Peter Knights attend lui aussi la pérennisation de la décision chinoise: "Tout cela est très nécessaire et sensé, la seule question est: que se passera-t-il à long terme".
Pour lui, les enjeux vont désormais au delà de la seule protection animale: "il y a de toute évidence quelque chose de bien plus grand en jeu, la santé humaine et des dégâts économiques massifs". Or une interdiction chinoise d'envergure et confirmée pourrait changer la donne globale: "Nous espérons que la Chine pourra montrer la voie à une interdiction mondiale de ces marchés et user de son influence et de ses capacités" pour y aider, notamment en Asie du Sud-Est et en Afrique, où la consommation d'animaux sauvages reste aussi répandue.
"C'est un avertissement et si nous l'entendons j'espère que nous pourrons non seulement protéger la vie humaine mais même sauver des espèces comme le pangolin", petits mammifères dont la chair est prisée et les écailles utilisées en médecine traditionnelle chinoise. Menacés d'extinction ils sont très trafiqués en Asie et pourraient selon certains scientifiques avoir servi de vecteur de transmission du nouveau coronavirus vers l'homme.
- Assécher le marché -
Leur commerce est totalement interdit depuis 2016 par la Cites. Ivonne Higuero, secrétaire générale de cet organe qui surveille le commerce international des espèces menacées, se félicite de l'annonce chinoise "si elle signifie que la Chine va prendre des mesures plus strictes pour pouvoir respecter ses obligations" aux termes de la convention.
En effet "il y a beaucoup de trafic d'espèces sauvages à destination de la Chine", relève la responsable. Et un assèchement du marché chinois serait donc bénéfique : "Retirer ce qui motive ces organisations criminelles souvent internationales c'est exactement ce qu'il faut. S'il n'y a plus d'acheteurs, pourquoi continuer".
Ce trafic est estimé à plus de 15 milliards de dollars par an au niveau mondial rappelle de son côté le WWF, qui "applaudit" l'annonce chinoise, tout en soulignant lui aussi que "les seules interdictions ne stopperont pas le trafic si la demande persiste".
Les militants écolos en Afrique, un des réservoirs de biodiversité, source de nombre d'animaux trafiqués, observent également avec attention l'évolution chinoise.
"Les gens pourraient faire plus attention à la consommation des pangolins. Ils pourraient aussi les voir comme une menace, ce qui les mettrait en danger", nuance Ray Jansen, président du "groupe de travail africain sur la pangolin".
Le docteur Andrew Muir, patron de l'ONG sud-africaine Wilderness Foundation Africa, estime que la décision chinoise constitue "un pas positif face à la perte de biodiversité et au nombre d'espèces qui disparaissent".
Il espère que "ça permettra de laisser les espèces sauvages tranquilles dans la nature faire partie de l'écosystème. Pour le dire simplement par rapport à ce cas (le coronavirus) : si on ne mange pas les bêtes sauvages elles ne nous feront pas de mal".
<https://information.tv5monde.com/info/la-faune-sauvage-beneficiaire-indirecte-du-coronavirus-348514>
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14- L'"Arche de Noé végétale" s'étoffe en plein cœur de l'Arctique, AFP, 25/02/20, 22:00
Mark Sabbatini avec Pierre-Henry Deshayes à Oslo

Primevères du prince Charles, maïs sacré des Indiens Cherokee... Nichée dans l'Arctique, la plus grosse réserve mondiale de semences a accueilli mardi un important arrivage de graines, une assurance-vie pour la biodiversité face aux périls, notamment climatiques.
Propriété de 35 institutions régionales et internationales, plus de 60.000 échantillons de semences scellés dans des caissons multicolores ont rejoint cette "Arche de Noé végétale" enfouie dans une montagne près de Longyearbyen, chef-lieu de l'archipel norvégien du Svalbard (Spitzberg), à 1.300 kilomètres du Pôle Nord.
"A mesure que le rythme du changement climatique et que la perte de biodiversité augmentent, émerge une nouvelle urgence dans les efforts pour sauver les cultures vivrières menacées d'extinction", a déclaré Stefan Schmitz, directeur de la fondation Crop Trust, un des partenaires du projet.
Ultime filet de sécurité pour les quelque 1.700 banques génétiques à travers le monde, la réserve du Svalbard ambitionne de préserver les plantes susceptibles de nourrir une planète toujours plus peuplée et plus chaude.
"Chacune des graines (...) contient des solutions potentielles pour l'agriculture soutenable", a fait valoir Lise Lykke Steffensen, directrice de banque génétique des Etats nordiques. "Des solutions vitales pour nourrir une population grandissante et réussir la transition verte".
Dans le nouvel arrivage figurent des cultures de base comme du blé et du riz, mais aussi des variétés sauvages moins courantes tel le pommier des bois d'Europe.
La liste des déposants comprend la nation Cherokee, premiers Indiens d'Amérique à abonder la réserve du Svalbard avec des graines de haricots, de courges et de maïs, notamment de maïs dit Aigle Blanc, la variété la plus sacrée à leurs yeux. 
Le prince Charles a quant à lui expédié des semences de 27 végétaux sauvages, y compris des primevères et des orchidées, collectées dans les prés de Highgrove, sa résidence de campagne.
"Cela s'est avéré être une tâche épuisante et souvent démoralisante de persuader les gens du rôle absolument essentiel joué par toute cette diversité dans le maintien d'écosystèmes dynamiques et sains", a souligné le prince de Galles dans un communiqué.
"Il est plus urgent que jamais d'agir pour protéger cette diversité avant qu'il ne soit vraiment trop tard", a-t-il ajouté.
- Un million de variétés -
Le nouvel lot de graines porte à 1,05 million le nombre de variétés stockées à une température optimale de -18°C dans trois alcôves souterraines qui peuvent en accueillir 4,5 millions.
A l'extérieur, rien ne trahit la présence de ce grenier vital pour l'humanité, si ce n'est son entrée monumentale : émergeant des entrailles terrestres, deux hautes parois grises surmontées de miroirs et de parties métalliques forment un prisme qui se détache dans l'obscurité de l'hiver polaire.
Parvenir à deux ou trois millions d'échantillons "serait une bonne chose pour rendre l'avenir de l'alimentation de l'Homme encore plus sûr", a expliqué à l'AFP Stefan Schmitz, emmitouflé pour résister aux -16°C régnant à Longyearbyen. 
Inaugurée en 2008 grâce à un financement norvégien, la structure se voulait au départ une solution de sauvegarde face aux catastrophes naturelles, aux guerres et aux impérities des hommes, ce qui lui a valu l'autre surnom de "chambre forte du Jugement dernier". 
Si le message se veut désormais moins alarmiste, l'utilité de la réserve a été crûment mise en lumière par le conflit syrien: les chercheurs ont ainsi pu y récupérer les doubles de graines disparues dans la destruction de la banque de gènes de la ville d'Alep.
Plus de 5.000 espèces végétales sont aujourd'hui entreposées sur l'archipel arctique où, paradoxalement, presque rien ne pousse en raison des latitudes élevées.
Autre paradoxe, la chambre forte censée être une parade contre le changement climatique a elle-même été victime du réchauffement. 
En 2016, elle a subi une infiltration d'eau au niveau du tunnel d'entrée en raison de la fonte du pergélisol, ce sol censé être gelé en permanence mais pourtant victime cette année-là de la hausse du thermomètre.
La Norvège a depuis dépensé 20 millions d'euros en travaux pour accroître la résistance de la réserve, notamment avec un nouveau tunnel d'accès hermétique, dans un environnement de plus en plus chaud et humide.
Selon les scientifiques, l'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que l'ensemble de la planète.
<https://information.tv5monde.com/info/l-arche-de-noe-vegetale-s-etoffe-en-plein-coeur-de-l-arctique-348540>
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15- En Guinée-Bissau, une mystérieuse hécatombe de vautours, AFP, 26/02/20, 14:00

Des centaines de vautours sont morts pour une raison mystérieuse ces derniers jours en Guinée-Bissau, ont indiqué mardi les autorités, qui ont recommandé aux populations d'éviter les contacts avec les cadavres des rapaces pour écarter les risques de contamination dans l'attente des résultats d'analyses vétérinaires.
Des dizaines de vautours morts ont notamment été retrouvés aux abords de l'abattoir principal de Bissau, où ils rôdent habituellement en grand nombre pour se nourrir de déchets de viande, ont indiqué des ouvriers de l'établissement.
Le phénomène a touché depuis environ une semaine plusieurs régions de cette ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest au climat tropical, notamment Bafata (est), Quebo (sud) et l'archipel des Bijagos (ouest), avant d'atteindre la capitale.
"J'ai été avisé par des bouchers et la population de la découverte des carcasses de vautours. Au total, on en a dénombré une centaine, mais nous n'avons pas encore une source médicale ou vétérinaire pour nous donner les raisons (expliquant) autant de morts de vautours", a déclaré à la presse le gouverneur de la région de Bafata, Dundu Sambù.
Quelque 135 rapaces ont été incinérés lundi dans cette région, à l'écart des zones habitées et sous la surveillance des autorités sanitaires et de représentants de l'Etat, selon le journal bissau-guinéen O Democrata, qui estime à plus de 240 le nombres de rapaces morts ces derniers jours dans le pays.
Des prélèvements ont été effectués et seront analysés dans un laboratoire de Dakar, au Sénégal voisin, afin de déterminer s'il s'agit d'"une grippe aviaire ou non", a déclaré à l'AFP un responsable national des services vétérinaires, Mboma Baldé.
Les populations ont été invitées à éviter tout contact avec les oiseaux morts et à empêcher les animaux domestiques de s'en approcher ou de s'en nourrir, a indiqué le gouverneur de Bafata, cité par O Democrata.
Dans les îles des Bijagos, au large de Bissau, où le vautour est un animal totem, des habitants ont sacrifié des poulets et répandu de l'huile de palme sur l'autel lors de cérémonies traditionnelles pour conjurer ce qu'ils estiment être une malédiction, a expliqué à l'AFP le fils d'un féticheur local.
<https://information.tv5monde.com/info/en-guinee-bissau-une-mysterieuse-hecatombe-de-vautours-348697>
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16- Dans l'Arctique russe, le cannibalisme en hausse chez les ours blancs, AFP, 26/02/20, 18:00

S'entre-dévorer pour survivre : les cas de cannibalisme recensés parmi les ours polaires de l'Arctique russe sont en hausse, selon des chercheurs expliquant partiellement le phénomène par le manque de nourriture dans une région bouleversée par l'activité humaine.
"Des cas de cannibalisme parmi les ours blancs sont avérés depuis longtemps. Mais alors qu'ils étaient auparavant rarement constatés, ils le sont maintenant assez souvent, ce qui nous inquiète", a affirmé mercredi Ilia Mordvintsev, de l'Institut de l'écologie et de l'évolution Severtsov de Moscou.
Cité par l'agence de presse Interfax, le chercheur, qui n'a pas donné de chiffres, a estimé que le manque de nourriture pourrait pousser les mâles à manger les oursons. 
L'habitat des ours et leur zone de chasse sont menacés à la fois par les effets du changement climatique et l'activité humaine accrue en Arctique, devenu une priorité économique et militaire stratégique de la Russie. 
L'expert a ainsi évoqué l'impact de l'extraction de gaz dans la péninsule de Yamal, un projet international qui a engrangé des milliards d'euros de bénéfices. 
L'augmentation du trafic maritime entre la mer des Barents et le golfe du fleuve Ob, liée au développement du projet, a réduit le territoire de chasse des animaux, selon lui. 
"Maintenant la glace dans le golfe de l'Ob, qui avait toujours été une terre de chasse pour les ours blancs, est brisée toute l'année", a-t-il noté.
Le chercheur note cependant que la hausse des cas observés de cannibalisme chez les ours blancs peut aussi s'expliquer, en partie, par la présence accrue d'humains observant le phénomène. 
"Nous avons maintenant des signalements non seulement de chercheurs, mais aussi du nombre croissant d'employés d'entreprises gazières et pétrolières et du ministère de la Défense" déployés dans l'Arctique, a précisé Ilia Mordvintsev.
Selon un autre expert russe, Vladimir Sokolov, la taille des glaces arctiques en fin d'été a baissé de 40% lors des 25 dernières années. Il a évoqué la possibilité qu'à l'avenir les ours blancs ne chassent plus sur la banquise, mais uniquement sur les côtes ou les archipels de haute latitude. 
Les incursions d'ours polaires en quête de nourriture près de zones habitées sont de plus en plus fréquentes dans le Nord de la Russie.
En juin, une ourse polaire affamée a été aperçue aux abords d'une ville russe, à plus de 800 kilomètres de son habitat naturel, puis capturée et prise en charge par des vétérinaires.
En février 2019, les autorités russes ont décrété l'état d'urgence en Nouvelle-Zemble à cause de l'afflux de dizaines d'ours polaires agressifs, à la recherche de nourriture.
<https://information.tv5monde.com/info/dans-l-arctique-russe-le-cannibalisme-en-hausse-chez-les-ours-blancs-348743>
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17- Enquête. Biorégions, et au milieu coule une frontière, Libération, 26/02/20, 18:11
Nicolas Celnik

Remettant en cause le découpage administratif, le biorégionalisme propose de repenser le territoire en fonction des écosystèmes.
Il y a quelque chose qui frappe quand on regarde une carte des Etats-Unis. Des lignes droites, tracées à la règle, découpent des blocs en angles droits qui satisferaient un géomètre obsessionnel. Comment ces frontières ont-elles été choisies ? Pourquoi avoir partagé une réserve naturelle entre quatre Etats, plutôt qu’avoir décidé d’en faire une seule entité ? C’est que les frontières administratives ne correspondent pas toujours aux frontières naturelles. Et, selon certains penseurs de l’écologie, voilà où ça coince : ces délimitations contre-intuitives organisent une société qui ne tient pas la route, d’un point de vue environnemental. S’il fallait chercher des réponses à la situation écologique actuelle, elles seraient alors à trouver du côté de notre manière d’habiter le territoire. En 1978, dans Reinhabiting California,le militant écologiste Peter Berg propose d’enclencher un processus de «réhabitation» : il faut arrêter de «gagner sa vie» grâce à un endroit, et commencer à «vivre in situ» («living in place»). Ce nouveau rapport au monde est la clé de voûte du mouvement biorégionaliste. A l’approche des municipales, le concept fait de timides apparitions lorsqu’il s’agit de réfléchir à l’organisation du territoire. S’il circule surtout parmi certains courants écolos, il séduit aussi en France certains urbanistes - au grand dam des adeptes de la première heure.
«Un lieu défini»
Prenant son essor en Californie au début des années 70, le biorégionalisme est porté par le groupe joyeux et foutraque de la Planet Drum Foundation, fondé par Peter Berg. Le concept naît d’abord de manière intuitive, et ne fera son entrée dans les essais universitaires qu’une dizaine d’années plus tard, lorsque le journaliste Kirkpatrick Sale publie Dwellers in the Land en 1985, qui vient d’être traduit en France (l’Art d’habiter la terre, Wildproject, 2020). L’idée de créer une société écologique était dans l’air : en 1975, Ernest Callenbach publie Ecotopia, un roman dans lequel il imagine qu’une région du nord de la Californie fait sécession du reste du pays pour vivre plus en adéquation avec la nature. A la même époque, les biorégionalistes californiens proposent d’organiser une région indépendante dans le nord-ouest des Etats-Unis, appelée «la Cascadie» - leurs revendications ont d’ailleurs été ranimées par l’élection de Donald Trump en 2016. C’est donc la première proposition du biorégionalisme : changer d’échelle, arrêter de penser global, et réorganiser nos modes de vie (nos sources d’alimentation, notre production d’énergie) à l’échelle de la biorégion.
Définir la «biorégion» n’est pas une mince affaire, et avant de partager un pays en deux, il faut couper les cheveux en quatre. Une biorégion, selon Kirkpatrick Sale, est «un lieu défini non par des diktats humains, mais par les formes de vie, la topographie, son biotope ; une région gouvernée non par la législature, mais par la nature». Pour Peter Berg, elle «peut être déterminée à l’origine par l’utilisation de la climatologie, physiographie, la géographie des animaux et des plantes, l’histoire naturelle et d’autres sciences descriptives». L’échelle emblématique de la biorégion est le bassin-versant, défini par l’espace géographique alimenté par un cours d’eau, ce dernier influençant la végétation et les êtres vivants qui vivent dans un lieu à l’état naturel.
«Les limites de la biorégion sont floues, et c’est important : il faut arrêter de penser comme si existaient des lignes toutes tracées»,pointe Mathias Rollot, architecte et auteur d’un manifeste biorégionaliste, les Territoires du vivant. Un manifeste biorégionaliste (François Bourin, 2018). D’autant que les biorégions doivent être comprises dans un assemblage de tailles différentes. A l’intérieur d’une très grande biorégion (un plateau), il est possible de découper d’autres biorégions plus petites. Et de répéter l’opération dans chacune, encore et encore. «Le biorégionalisme se pense autant de manière locale qu’interlocale, continue Mathias Rollot, la vie se noue dans un entrelacement d’échelles. La biorégion est définie par des critères à la fois naturels et culturels. Pour l’identifier, on peut se demander quelles relations humains et non-humains ont-ils nouées à cet endroit, de manière durable et saine ?»
Les liens culturels que les hommes ont tissés avec le territoire qu’ils habitent ont aussi leur importance : chaque biorégion est donc différente, en raison de ses critères écosystémiques, mais aussi de la manière dont elle a été habitée. En étudiant des tribus amérindiennes, Kirkpatrick Sale a observé que leur répartition sur le territoire suit scrupuleusement ce que lui aurait défini comme des biorégions. Elles puisaient de ces territoires leurs moyens de subsistance de manière durable, selon un modèle à l’opposé de celui qui propose d’importer des vêtements depuis la Chine. Puisque toutes les ressources et les moyens de production sont à portée de main dans sa propre biorégion, autant les fabriquer là où ils seront utilisés. Une alternative à la mondialisation excessive, alors que le secteur des transports est pointé du doigt pour son rôle dans la hausse des émissions de gaz à effet de serre.
«Commerce légitime»
Mais limiter les échanges ne veut pas dire couper les ponts. Le modèle de ces tribus amérindiennes est un bon exemple pour comprendre un autre aspect du biorégionalisme : chacune des biorégions est profondément reliée l’une à l’autre, et toutes sont traversées par des échanges culturels et économiques. Il n’est pas question d’autarcie, mais plutôt d’autonomie. «Pour prendre un exemple pragmatique, il faut arrêter d’acheter des oignons blancs de Nouvelle-Zélande en France, explicite Mathias Rollot. Mais, si on veut à tout prix manger des bananes, on les échange contre des pommes. Voilà un commerce légitime : on échange ce qu’on n’a pas.»
Dans les faits, tout un chacun partage déjà sa vie entre plusieurs biorégions. Il ne s’agit pas d’un repli sur soi : ce sont les aliments et les biens qui gagneraient à être consommés là où ils sont produits, pas les hommes. De quoi tordre le cou à la version Rassemblement national (RN) du concept, le «localisme» : sous couvert de défendre les circuits courts et l’écologie, le parti nationaliste bat actuellement la campagne en proposant aussi de valoriser le patrimoine et de maintenir chaque population dans l’écosystème qui lui convient. Dans son manifeste, Mathias Rollot propose au contraire cinq thèmes pour aboutir à une définition complète de la pensée biorégionale : elle doit être antiraciste, anticapitaliste, antispéciste, antidéterministe et antinationaliste.
Le patrimoine et les manières d’habiter ont pourtant leur importance. Ces dernières années, le biorégionalisme a séduit les architectes français, qui y voient une façon de créer de l’habitat durable. C’est d’abord l’architecte italien Alberto Magnaghi qui, s’inspirant de l’idée de «vivre in situ» de Peter Berg, a intégré le biorégionalisme à ses propres travaux dans la Biorégion urbaine. Petit traité sur le territoire bien commun (Etérotopia, 2014). Issu de l’école des territorialistes italiens, Alberto Magnaghi s’est intéressé à l’histoire de communes italiennes, compilant le patrimoine, le folklore, et des recherches sur les outils utilisés en agriculture. Une resucée peu légitime, selon certains, qui y voient une récupération en dernière minute d’un discours vert à plaquer au planning territorial. Cette forme de biorégionalisme serait trop centrée sur l’urbain : l’idée même de biorégion urbaine fait hausser quelques sourcils.
Dédensifier Paris
Pour d’autres, c’est une manière pragmatique de faire advenir la biorégion. Le philosophe Thierry Paquot, qui retrace une généalogie du concept dans Mesure et démesure des villes (CNRS Editions, 2020), défend Alberto Magnaghi, avec lequel il a souvent eu l’occasion d’échanger : «Cela ne me semble pas déplacé de parler de biorégion urbaine, parce que j’appartiens à cette tendance qui considère que la ville n’existe plus», argumente-t-il. Dans ce monde de «banlieue totale» (Bernard Charbonneau) ou «rurbain» (Henri Lefebvre), il ne s’agit pas tant de rompre la barrière entre la ville et la nature mais de repenser l’urbain dans son ensemble. «Le biorégionalisme n’est pas un mot-valise, reprend Thierry Paquot, il a un sens précis. On voit parfois ceux qui bétonnent à outrance s’emparer du terme de biorégion, et ça, il faut s’en méfier.»
La biorégion urbaine qu’envisage Thierry Paquot n’a dans les faits pas grand-chose à voir avec les régions découpées par le gouvernement de François Hollande, qui avaient pour effet de réduire le nombre de villes au profit de poches de croissance, comme le Grand Paris ou le Grand Lyon. A l’inverse, il s’agirait plutôt de dédensifier les métropoles de manière décentralisée, moins hiérarchisée. C’est la piste qu’essaie d’explorer l’Institut Momentum, un laboratoire d’idées écologiste, dans son rapport Biorégion 2050. Dans ce scénario, l’Ile-de-France est découpée en huit biorégions - il fallait bien choisir un nombre -, Paris est dédensifié, les bourgs ruraux sont réinvestis, et les habitants consacrent une partie de leur temps à des activités de transition en dehors de leur vie professionnelle, qu’il s’agisse de démanteler un centre commercial ou de faire de l’agriculture. «La biorégion nous est apparue comme un outil anthropologique, souligne Agnès Sinaï, enseignante à Sciences-Po et coauteure du rapport. Comme les flux se raccourcissent, les habitants deviennent coproducteurs de leur territoire, plutôt qu’usagers et consommateurs. A travers la biorégion, nous voulions aussi réformer notre rapport au monde, trouver une sorte de résonance avec le milieu.»
Le biorégionalisme n’est donc pas un courant politique, mais plutôt une «éthique de l’échelle», continue Agnès Sinaï. «Il a des conséquences politiques, plus qu’il n’est politique», complète Mathias Rollot. C’est aussi un outil qui permet de combiner à l’échelle d’un territoire un certain nombre d’alternatives déjà existantes : permaculture, outils low-tech et décroissance. Un gros morceau, parfois dur à avaler pour qui n’est pas familier de la pensée écologique. Pour ceux qui redoutent un effondrement, le biorégionalisme est, à l’inverse, une évidence. Kirkpatrick Sale, toujours actif, en fait partie : dans un échange de mails avec Libération, il déplore que le biorégionalisme n’ait pas tellement évolué ces dernières années. «Mais il va se développer après l’effondrement de la civilisation occidentale : il n’y aura plus le choix, il faudra avoir un mode de vie biorégional, qui prenne soin de la nature.» En somme, si on ne veut pas manger les pissenlits par la racine de manière prématurée, il va falloir apprendre où et comment ils poussent.
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Un test pour évaluer sa perception environnementale du lieu
1) Tracez le chemin de l’eau que vous buvez depuis les précipitations jusqu’à votre robinet.
2) Combien de jours reste-t-il avant la prochaine pleine lune ? (approximation de deux jours tolérée).
3) A quand remonte le dernier incendie dans le coin ?
4) Nommez cinq plantes indigènes comestibles dans votre région et leur(s) saison(s) de disponibilité.
5) Combien de temps dure la saison de croissance des plantes chez vous ?
Extrait du quiz «Where You at ?» (1981), adapté pour les Territoires du vivant. Un manifeste biorégionaliste de Mathias Rollot, (2018).
<https://www.liberation.fr/debats/2020/02/26/bioregions-et-au-milieu-coule-une-frontiere_1779711#Echobox=1582784913>
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18- Aux Seychelles, la découpe du "coco fesse", AFP, 27/02/20, 10:00
Nicolas Delaunay

Un imposant coco de mer de 10 kilos coincé entre les pieds, Christophe Bristol assène de violents coups de maillet sur un ciseau à bois pour extraire la précieuse pulpe de cet icône seychelloise, dont la forme suggestive et les prétendues vertus aphrodisiaques font la renommée mondiale.
"La pulpe est revendue très cher en Chine, donc chaque morceau compte", explique l'expérimenté découpeur de la plus grande graine du règne végétal, dont les contours de bassin féminin ont donné son nom le plus usuel à ce symbole national qui se trouve même sur les armoiries du pays: le "coco fesse".
Dans cet entrepôt d'Au Cap, sur la côte est de Mahé, la principale île des Seychelles, de larges perles de sueur glissent sur le front de M. Bristol, qui s'affaire sur ce fruit mythifié des siècles durant et dont le braconnage n'a été endigué que très récemment.
Car le coco de mer, dont moins de 2.000 noix seulement sont exploitées chaque année aux Seychelles sous un très strict contrôle des autorités, ne se donne pas facilement.
"Pour ouvrir et vider un coco de mer, cela prend environ 20 minutes, c'est beaucoup plus difficile qu'une noix de coco traditionnelle", assure M. Bristol, maître d'un savoir-faire unique au monde, les impressionnants cocotiers de mer ne poussant que sur deux îles des Seychelles, Praslin et Curieuse.
Cette difficulté tient à la fois à l'extrême dureté de la coque, ainsi qu'à la nécessité de ne pas trop endommager cette dernière.
La coque est coupée en deux, le long du sillon lui donnant sa forme particulière, vidée à l'aide de ciseaux à bois dont le tranchant s'émousse rapidement, puis recollée en vue d'être vendue dans des boutiques de souvenir, pour un prix moyen allant de 3.000 à 4.000 roupies seychelloises (de 200 à 265 euros), accompagnées d'un certificat.
"Maintenant, on coupe le coco en deux avec une puissante scie électrique, mais avant on faisait cela avec une scie à bras, et cela pouvait prendre jusqu'à une demi-heure (rien que pour ouvrir la noix) tellement la coque est dure", souligne l'artisan. "Elle est plus dure que la plupart des types de bois".
- Liste rouge -
La pulpe, ou kernel, peut être vendue jusqu'à 100 dollars le kilo (91 euros), selon le ministre du Tourisme, Didier Dogley, ancien ministre de l'Environnement.
"Les Chinois, mais aussi certains locaux, ont des superstitions", raconte M. Bristol, évoquant les vertus aphrodisiaques prêtées à ce fruit. "Ils le moulent, le mettent dans de l'alcool comme le whisky, le boivent, et cela leur donne de la force. C'est le mythe", dit-il.
Le coco de mer fait l'objet de convoitises depuis des siècles. En Europe et en Asie, dès le XVIe siècle, il passait pour avoir des vertus curatives exceptionnelles.
A l'origine, on trouvait la noix à la dérive en pleine mer, ou échouée sur des plages de l'océan Indien. Ne l'ayant jamais vu pousser sur terre, les marins pensaient qu'elle provenait d'arbres enracinés dans les fonds marins - d'où son nom, coco de mer.
Ce n'est qu'au XVIIe siècle que le lieu d'origine du fruit géant fut déterminé.
Après avoir légèrement perdu de son attrait - notamment en raison de son goût moins sucré que la noix de coco classique -, le coco de mer a connu un regain d'intérêt après l'indépendance des Seychelles en 1976, en parallèle au développement du tourisme.
A tel point que les autorités seychelloises décidèrent dès 1978 d'en contrôler le commerce. Des mesures qui n'ont toutefois pas empêché le développement du braconnage, qui a longtemps menacé le cocotier de mer, classé depuis 2011 sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Les autorités seychelloises ont finalement réussi à mettre un terme au braconnage en durcissant dans les années 2010 la surveillance des zones où ils poussent, comme la vallée de Mai, classée au patrimoine de l'Unesco, ainsi que la régulation du commerce du coco de mer.
- Interdiction d'exporter la graine -
"La situation du coco de mer, je la mets toujours en parallèle avec ce qui arrive à l'éléphant en Afrique", souligne Didier Dogley.
Seules quatre entreprises disposent d'ailleurs d'une licence pour le traitement et l'exportation de la pulpe, parmi lesquelles Island scent, pour laquelle travaille Christophe Bristol.
Soigneusement numérotés, les cocos de mer sont pesés avant la découpe. M. Bristol mesure ensuite séparément le poids de la pulpe extraite et le consigne dans un carnet qui sera passé en revue par les autorités.
Il découpe ensuite les larges morceaux blancs en très fines tranches qui seront séchées, conditionnées, exportées pour au final être revendues en Asie.
"On se sent vraiment seychellois quand on fait ce genre de travail. C'est unique au monde, donc j'en suis très très fier", témoigne M. Bristol.
Désireuses de capitaliser sur cette ressource unique, une des rares disponibles dans ce pays devant importer plus de 90% de ses biens, les autorités interdisent l'exportation de la graine non vidée, qui pourrait être plantée ailleurs, et encouragent la transformation de la pulpe afin d'augmenter la valeur ajoutée produite sur leur territoire.
Liqueur, mets gastronomiques, cosmétiques... le coco de mer est décliné de multiples manières.
Le dernier venu de la gamme "coco fesse" est un "brandy des îles" dont la marque a été lancée fin novembre, et sera vendu à plusieurs centaines d'euros la bouteille.
<https://information.tv5monde.com/info/aux-seychelles-la-decoupe-du-coco-fesse-348831>
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19- Ces quatre actions clés pourraient sauver les océans, Futura-sciences, maj le 27/02/20 à 17:44
Nathalie Mayer, journaliste

Alors que la biodiversité marine continue de décliner et que la santé des mers du monde apparaît de plus en plus en péril, des chercheurs britanniques appellent leur gouvernement à redoubler d'efforts pour sauver les océans. Leur objectif : faire que leur génération soit la première à laisser l'environnement dans un état meilleur que celui dans lequel il était lorsqu'ils en ont hérité.
S'appuyant sur leur expérience, ils formulent quatre recommandations principales :
• Se concentrer sur la restauration des habitats marins plutôt que sur la gestion des habitats dégradés ou altérés ;
• Tisser un lien entre la politique de conservation et la gestion des pêcheries, car elles ne défendent en réalité pas des intérêts concurrents, mais dépendent l'une de l'autre de façon étroite ;
• Montrer les avantages de la protection des océans du point de vue de la subsistance et du bien-être humain ;
• Développer une approche plus intelligente de la gestion de la santé de l'océan dans sa globalité, une approche qui va au-delà des aires marines protégées et permet d'établir des liens intersectoriels menant à la durabilité.
<https://www.futura-sciences.com/planete/breves/ocean-ces-quatre-actions-cles-pourraient-sauver-oceans-2031/>
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20- COP15 Biodiversité : l'objectif de 30 % d'espaces protégés en 2030 ne suffira pas à garantir un succès, Novethic, 27/02/20

Depuis le début de la semaine, les négociateurs de 140 pays sont réunis à Rome, en Italie, pour plancher sur le nouveau cadre mondial de la biodiversité pour l’après 2020, en vue de la COP15 Biodiversité qui se tiendra à Kunming, en Chine en octobre. Il s’agit de déboucher sur un succès similaire à l'Accord de Paris pour le climat en 2015. Mais pour l'instant, l'objectif phare de 30 % d'espaces protégés n'est jugé ni assez ambitieux ni suffisant pour garantir un succès. 
Plus de 1 000 délégués venus de 140 pays sont réunis toute la semaine à Rome pour étoffer la feuille de route sur la biodiversité, dévoilée mi-janvier par la Convention sur la biodiversité biologique (CBD). Une nouvelle version doit être publiée mi-juin avant une dernière session de travail préparatoire en amont de la COP15 Biodiversité qui se tiendra en Chine, du 15 au 28 octobre.   
Les négociateurs travaillent plus particulièrement sur la première partie du texte consacrée aux objectifs à atteindre d'ici le milieu du siècle, avec un point d'étape à 2030. L’une des mesures phares est la protection d'au moins 30 % de la planète (terres et mers réunis) d'ici dix ans, et au moins 10 % sous stricte protection, ces pourcentages restant à négocier. Aujourd’hui, les zones protégées représentent 17 % des surfaces terrestres et 10 % des surfaces maritimes.
>> Suite à lire à :
<https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/cop15-biodiversite-les-conditions-d-un-succes-148269.html>
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En images
21- Bornéo : un orang-outan tend sa main pour « sauver » un homme, Le Point, maj le 08/02/20 à 10:56 

Vidéo. L'animal, qui se trouve dans une réserve naturelle, a tendu la main à un homme pour lui venir en aide, détaille le Huffington Post.
L'image est forte. Dans une réserve naturelle de Bornéo, en Indonésie, un orang-outan a tendu la main à un homme qui semblait pris au piège d'une rivière, explique le Huffington Post. En août 2016 déjà, Rocky, un orang-outan du zoo d'Indianapolis aux États-Unis, se révélait capable d'imiter la voix humaine. Concrètement, l'animal pouvait prononcer l'intonation du « a » à haute voix, comme l'expliquait alors RFI. Plus de trois ans après, c'est un autre primate, de la même espèce qui fait donc parler de lui.
>> Suite à lire et vidéo à voir à :
<https://www.lepoint.fr/environnement/borneo-un-orang-outan-tend-sa-main-pour-sauver-un-homme-07-02-2020-2361725_1927.php>
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22- Voici les plus belles photos sous-marines de l’année, Paris Match, 25/02/20, 19h30 
Camille Hazard

Le Français Greg Lecoeur a remporté le premier prix du prestigieux concours de photographie sous-marine Ocean Art Underwater Photo Competition.  
Le magazine Underwater Photography Guide a dévoilé le nom des lauréats de son prestigieux concours de photographie sous-marine. C’est le Français Greg Lecoeur qui a eu l’honneur de recevoir le premier prix de la compétition, avec sa photo baptisée «Frozen Mobil Home», immortalisée dans la péninsule Antarctique, la région la plus au nord du continent Antarctique. On y voit quatre phoques crabiers évoluer autour d’un iceberg immergé dans les eaux glacées, cristallines.
>> 30 photos à voir à :
<https://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Voici-les-plus-belles-photos-sous-marine-de-l-annee-2020-1675652>
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Une annonce
23- Colloque 50 ans "Demain, des insectes ?", OPIE, Muséum national d'histoire naturelle, le 18/03/20, de 9h à 17h

Après son annulation en fin d'année dernière en raison des mouvements sociaux, nous sommes heureux de vous annoncer que le colloque de nos 50 ans aura lieu le mercredi 18 mars prochain, toujours au Grand Amphithéâtre du Muséum national d'histoire naturelle à Paris, de 9h à 17h !
Des personnalités de tous horizons (historien, géographe, ethnologue, philosophe mais aussi entomologiste...) nous apporteront un éclairage original sur ces animaux, leur perception par l’humain, leur disparition et notre futur avec eux.
En 6 actions, comme 6 pattes, à nous d’inverser la tendance et de proposer des alternatives réjouissantes !
Plus d'informations et réservation des places en ligne (inscription gratuite mais indispensable)
>> Suite à lire à :
<http://yh0v.mjt.lu/nl2/yh0v/57q4g.html?m=AMYAABmsI3UAAchkh0AAAAG-vOIAAABEnDAAAGGfAAvMOABeVRsGdrl-6AfqTYittowNQ_r3cgAL4NM&b=0eb6e736&e=7fbd72db&x=SyvSJY3CVsGr451zyKC1bPaAdYOdHNjUHoO7PBt7huk>
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– Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
NOS CAMPAGNES 
– 30 gestes et astuces pour réduire sa conso d’énergie <https://www.lesgesteseclaires.com/> pour participer à l'émergence d'un modèle énergétique plus propre et durable
– Mon Restau’Responsable® <https://www.youtube.com/watch?list=PLh--7obE3XQ5hw0hyacAsOc7PLMneP7-N&v=Eo7AZvPE_MA> pour guider les professionnels de la restauration collective et valoriser leurs bonnes pratiques.
– J’agis pour la nature <http://www.jagispourlanature.org/> pour participer à des activités utiles et ludiques en pleine nature, près de chez vous.
NOS VIDÉOS PÉDAGOGIQUES 
– Sur notre chaîne You Tube <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>, retrouvez toutes nos vidéos.  
NOS PUBLICATIONS (les plus récentes) 
– Baromètre des mobilités du quotidien - Coût, manque d'alternatives : les Français prisonniers de la voiture <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/cout-manque-dalternativesles-francais-prisonniers-de-leur-mode-de-transport>, janvier 2020
– Oui, les alternatives techniques aux néonicotinoïdes existent <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/oui-les-alternatives-techniques-aux-neonicotinoides-existent/?page=0&domaines1%5B%5D=32&domaines2%5B%5D=32&domaines3%5B%5D=32>, mai 2016
– Mettre la politique monétaire au service de l’avenir <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/mettre-la-politique-monetaire-au-service-de-lavenir/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, mai 2016
– Rapport mobiliser les financements pour le climat <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/rapport-mobiliser-les-financements-pour-le-climat/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, février 2016
– Alimentation et climat : enjeux et solutions à différentes échelles <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/alimentation-et-climat-enjeux-et-solutions-differentes-echelles/?page=0&domaines1%5B%5D=32&domaines2%5B%5D=32&domaines3%5B%5D=32>, décembre 2015
– Solaire photovoltaïque : 25% de l'électricité mondiale bas carbone d'ici 2050 ! <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/solaire-photovoltaique-25-de-lelectricite-mondiale-bas-carbone-dici-2050/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, novembre 2015
– Les révolutions invisibles, un livre pour comprendre le monde qui vient <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/revolution-invisible-un-livre-pour-comprendre-le-monde-qui-vient>, août 2015
– Une revue consacrée aux liens entre environnement et inégalités sociales <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/une-revue-consacree-aux-liens-entre-environnement-et-inegalites-sociales/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, juin 2015
– Démocratie participative : guide des outils pour agir <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/publication_etat_deslieaux_democratie_participative_0.pdf>, Etat des lieux & Analyses n°3, nouvelle édition, mars 2015
– Mobilité au quotidien - Comment lutter contre la précarité ? <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/etude-mobilite-precarite.pdf>, Etat des lieux & Analyses, septembre 2014
– Etude. Les solutions de mobilité soutenable en milieu rural et périurbain <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/etude-solution-mobilite-soutenable.pdf>, Fondation Nicolas Hulot & RAC France, juillet 2014
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