[revue-presse-FNH] Petite revue de presse centrée sur aléas climatiques, émissions de GES, dérèglement climatique, Accord de Paris & COP25 (mercredi 18 septembre)

Florence de Monclin f.demonclin at fnh.org
Mer 18 Sep 07:43:10 CEST 2019


Bonjour à tous,

Un petit tour d'horizon avec deux possibilités d'accès aux dépêches et articles suivants : 
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1- Dans l’est de la Namibie, une sécheresse historique affame hommes et bêtes <https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/11/dans-l-est-de-la-namibie-une-secheresse-historique-affame-hommes-et-betes_5509118_3212.html>, Le Monde Afrique, 11/09/19, 11h06
2- Portrait. Côme Girschig, un jeune « champion du climat » qui croit à la politique <https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/12/come-girschig-un-jeune-champion-du-climat-qui-croit-a-la-politique_5509635_3244.html>, Le Monde, 12/09/19, 16h06
3- Le glacier d'Aletsch, le plus grand des Alpes, pourrait disparaître d'ici à 2100 <https://www.geo.fr/environnement/le-glacier-daletsch-le-plus-grand-des-alpes-pourrait-disparaitre-dici-a-2100-197513>, AFP, 12/09/19, 22:00
4- Les tourbières, un piège à CO2, résilient à la sécheresse <https://www.actu-environnement.com/ae/news/tourbieres-piege-dioxyde-carbone-resilient-secheresse-34033.php4>, Actu-environnement.com, 13/09/19, 12h15
5- Les financements climatiques aux pays en développement ont atteint 71 milliards USD en 2017 <http://www.oecd.org/fr/environnement/les-financements-climatiques-aux-pays-en-developpement-ont-atteint-71-milliards-usd-en-2017.htm>, OCDE, communiqué du 13/09/19
6- Allemagne : l'automobile, prochaine cible de la "génération climat" <https://www.lepoint.fr/automobile/allemagne-l-automobile-prochaine-cible-de-la-generation-climat-14-09-2019-2335648_646.php>, AFP, 14/09/19, 07:00
7- Tribune. "Formons tous les étudiants aux enjeux climatiques" : l'appel de 80 dirigeants d'établissements <https://www.lejdd.fr/Societe/exclusif-formons-tous-les-etudiants-aux-enjeux-climatiques-lappel-de-80-dirigeants-detablissements-3919612>, Le JDD, 14/09/19, 22h30
8- Danemark : 2,4 millions d’euros récoltés lors d’un téléthon en faveur du climat <https://www.lemonde.fr/climat/article/2019/09/15/danemark-2-4-millions-d-euros-recoltes-lors-d-un-telethon-en-faveur-du-climat_5510577_1652612.html>, Le Monde avec AFP, 15/09/19, 02h20
9- Indonésie : près de 200 arrestations pour avoir déclenché des incendies <https://information.tv5monde.com/info/indonesie-pres-de-200-arrestations-pour-avoir-declenche-des-incendies-321748>, AFP, 16/09/19, 13:00
10- Colombie : plus de 2.200 feux de forêt en 2019, nombre le plus élevé depuis 20 ans <https://information.tv5monde.com/info/colombie-plus-de-2200-feux-de-foret-en-2019-nombre-le-plus-eleve-depuis-20-ans-321849>, AFP, 16/09/19, 23:00
11- Les Andes perdent 23 milliards de tonnes de glaces par an <https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/09/16/les-andes-perdent-23-milliards-de-tonnes-de-glaces-par-an/>, Blog Sciences, 16/09/19
12- New York devient pour deux semaines l'épicentre de la lutte climatique <https://information.tv5monde.com/info/new-york-devient-pour-deux-semaines-l-epicentre-de-la-lutte-climatique-321874>, AFP, 17/09/19, 08:00
13- Sous pression, Angela Merkel dévoile sa stratégie climatique <https://information.tv5monde.com/info/sous-pression-angela-merkel-devoile-sa-strategie-climatique-321892>, AFP, 17/09/19, 10:00
14- Le réchauffement climatique sera plus fort que prévu, selon de nouveaux modèles <https://information.tv5monde.com/info/le-rechauffement-climatique-sera-plus-fort-que-prevu-selon-de-nouveaux-modeles-321883>, AFP, 17/09/19, 10:00
15- Quels sont les régimes alimentaires avec le plus faible impact climatique ? <https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/17/quels-regimes-alimentaires-pour-nourrir-la-planete-avec-un-moindre-impact-climatique_5511200_3244.html>, Le Monde, 17/09/19, 10h56
16- Jusqu’à + 7 °C en 2100 : les experts français du climat aggravent leurs projections sur le réchauffement <https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/17/jusqu-a-7-c-en-2100-les-experts-francais-du-climat-aggravent-leurs-projections-sur-le-rechauffement_5511336_3244.html>, Le Monde, 17/09/19, maj à 14h55
17- Après les promesses, la Commission von der Leyen face au défi climatique <https://information.tv5monde.com/info/apres-les-promesses-la-commission-von-der-leyen-face-au-defi-climatique-321944>, AFP, 17/09/19, 15:00
En images
18- Nicolas Hulot sur le climat : "Il faudrait que la communauté internationale parle d'une même voix" <https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/nicolas-hulot-sur-le-climat-il-faudrait-que-la-communaute-internationale-parle-d-une-meme-voix-1185111.html>, BFMTV, 07/09/19
19- Vidéo. « Plan B » : Comment des activistes ont bloqué une mine de charbon en Allemagne <https://www.lemonde.fr/videos/article/2019/09/16/plan-b-comment-des-activistes-ont-bloque-une-mine-de-charbon-en-allemagne_5510902_1669088.html>, Le Monde, 16/09/19, 12h22
20- Vidéo. Feux en Indonésie : un nuage de fumée toxique gagne Singapour et la Malaisie <https://www.lemonde.fr/international/video/2019/09/16/feux-en-indonesie-le-nuage-de-fumee-toxique-gagne-singapour-et-la-malaisie_5511124_3210.html>, Le Monde, 16/09/19, 18h55
21- Réchauffement climatique : vers une aggravation du phénomène ? <https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/rechauffement-climatique-vers-une-aggravation-du-phenomene_3620463.html>, France 2, journal de 13h, 17/09/17

Bien à vous,
Florence

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AVERTISSEMENT DU JOUR : Le réchauffement climatique s'annonce plus prononcé que prévu -jusqu’à +7°C en 2100-, quels que soient les efforts faits pour le contrer, ont averti des scientifiques français (CNRS, CEA et Météo-France) qui présentent de nouvelles simulations climatiques qui serviront de base au GIEC. (cf. item 14, suite, 16 & 21)
EMPREINTE DU JOUR : Des chercheurs américains ont calculé l’empreinte carbone de neuf régimes pour essayer de concilier lutte contre la malnutrition avec celle contre le changement climatique. Sur les 9 régimes étudiés, les 7 premiers feraient diminuer l'empreinte carbone et hydrique mondiale si les 140 pays les adoptaient, mais les deux derniers les feraient augmenter. (cf. item 15 & suite)
RASSEMBLEMENT DU JOUR : Tout ce que la planète compte de militants écologistes déferle sur New York cette semaine pour des manifestations et un sommet inédit de jeunes, venus faire pression sur les dirigeants mondiaux à l'ONU pour qu'ils revoient à la hausse leurs engagements climatiques. (cf. item 2, 12 & suite)
OBJECTIF DU JOUR : Ursula von der Leyen, nouvelle présidente de la Commission européenne, s'est donné 100 jours pour mettre sur la table son "pacte vert", avec pour ambition de faire de l'Europe "le premier continent à atteindre la neutralité climatique". (cf. item 17)
CHIFFRES DU JOUR : — Dans l’est de la Namibie, aucune pluie n’est tombée en deux ans. (cf. item 1)
— Les financements fournis et mobilisés par les pays développés en faveur de l’action climatique dans les pays en développement ont atteint 71.2 milliards USD en 2017, contre 58.6 milliards USD en 2016, d’après de nouvelles estimations de l’OCDE. (cf. item 5)
— Les glaciers des Andes maigrissent à grande vitesse. Depuis 2000, ils ont perdu 23 milliards de tonnes de glaces en moyenne annuelle. Un régime minceur spectaculaire, visible à l’œil… de satellites. (cf. item 11)
NOTRE ACTU : A suivre sur notre site Internet <http://www.fondation-nature-homme.org/>, Facebook <https://www.facebook.com/FondationNH/>, Twitter <https://twitter.com/fondationNH> ou Instagram <https://www.instagram.com/fondationNH/>.
> Guide en ligne. 7 propositions pour contribuer au grand débat national <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/7-propositions-pour-contribuer-au-grand-debat-national/>
> Pétition. L’Affaire du Siècle. Climat : stop à l’inaction, demandons justice ! <https://laffairedusiecle.net/>
> Let’sbio ! Le Bonus cantine Bio et Locale <https://www.letsbio.org/>
> 30 gestes et astuces pour réduire sa conso d’énergie <https://www.lesgesteseclaires.com/>
> Groupe Facebook "Infos et astuces pour économiser l’énergie <https://www.facebook.com/groups/208132273169772/?utm_campaign=GE2018&utm_medium=E5&utm_source=GE2018E516>"
> Une collection de vidéos pour décrypter les enjeux écologiques et climatiques <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>
> Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
> Pétition. Crèches : arrêtons d’intoxiquer nos enfants <https://formulaires.fondation-nicolas-hulot.org/fra/petition_ecolocreche>
> Pour répondre PRÉSENT à l’APPEL DES SOLIDARITÉS porté par plus de 80 ONG & associations de tous horizons <https://www.appel-des-solidarites.fr/>
> 2nd édition de My Positive Impact : les 6 lauréats du public et les 3 lauréats du jury <http://www.mypositiveimpact.org/les-solutions>
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1- Dans l’est de la Namibie, une sécheresse historique affame hommes et bêtes, Le Monde Afrique, 11/09/19, 11h06
Chloé Sartena (Windhoek, correspondance)

Alors qu’aucune pluie n’est tombée en deux ans, les fermiers, en première ligne, attendent avec angoisse l’aide promise par le gouvernement il y a plusieurs mois. 
Pas une seule goutte d’eau depuis deux ans. Dans la région d’Omaheke, dans l’est de la Namibie, les couleurs anciennement verdoyantes du bush du nord du Kalahari n’oscillent désormais plus que du marron au jaune terne. Au sud de Buitepos, à la frontière avec le Botswana, une cinquantaine de fermiers occupent ces vallées sableuses, allouées par l’ancien occupant sud-africain. L’air est sec, le silence mortuaire. Les carcasses de bétails ont remplacé les hautes herbes argentées et les fleurs habituellement si nombreuses après les pluies de l’été austral.
Thereza, 27 ans, détient avec sa mère Christina Benares, 67 ans, un campement de 300 hectares. Y errent vaches, bœufs, moutons, chèvres, ânes et chevaux. « On a perdu plus de 90 % de nos animaux », témoigne Thereza, le visage sombre. Accoudée à la clôture d’un enclos d’une quinzaine de chèvres, la jeune mère observe ses cabris encore sur pattes. Depuis quelque temps, les propriétaires ne découvrent que des os en parcourant leurs terres fantômes. Il est 10 heures tapantes. Le thermomètre, qui frôle zéro degré les nuits d’hiver, grimpe en flèche. Avec la chaleur, le cheptel sort des buissons. « Avant, les bêtes passaient une semaine sans venir, commente Christina, veuve depuis trois ans. L’assèchement des points d’eau naturels et leurs estomacs vides les poussent à se diriger vers la ferme. »
« On n’a presque plus d’animaux »
Herbes, feuilles… Tout a été décimé. Affamés, les animaux en viennent à manger les multiples détritus en plastique abandonnés aux pieds des broussailles. Il incombe à la famille d’acheter du fourrage et assez de pétrole pour pomper l’eau du puits. Mais les 80 euros de pension de retraite de Christina, ancienne cuisinière, permettent déjà difficilement de vivre. Et pour Thereza, infirmière de formation, il est impossible de trouver un emploi dans une région frappée par le chômage.
>> Suite à lire à :
<https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/11/dans-l-est-de-la-namibie-une-secheresse-historique-affame-hommes-et-betes_5509118_3212.html>
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2- Portrait. Côme Girschig, un jeune « champion du climat » qui croit à la politique, Le Monde, 12/09/19, 16h06
Audrey Garric

A 24 ans, le diplômé de Sciences Po Paris et de l’Ecole des Ponts Paris Tech représentera la France au sommet de la jeunesse pour le climat, qui se tiendra à l’ONU le 21 septembre. 
La traversée de l’Atlantique, il ne la fera pas en voilier, comme la jeune égérie du climat Greta Thunberg, parce qu’il n’a pas « la chance d’avoir des sponsors et une équipe de dizaines de personnes autour de [lui] », sourit-il. Mais en avion, un trajet dont les émissions de CO2 seront compensées. Choisi par les Nations unies parmi 7 000 candidats pour son engagement contre le dérèglement climatique, Côme Girschig, 24 ans, représentera la France au sommet de la jeunesse pour le climat qui se tiendra à New York le 21 septembre. Aux côtés de cent autres « remarquables jeunes champions », un par pays, il aura pour mission de présenter des solutions permettant de répondre au « plus grand défi de notre époque », selon l’ONU. Des propositions qui seront soumises aux chefs d’Etat et de gouvernement qui se rassembleront deux jours plus tard à l’ONU.
> Lire aussi  Climat : les habits neufs du scepticisme
A New York, Côme Girschig compte aborder des « sujets de fond », comme le commerce international et les accords de libre-échange – « nous devons relocaliser notre économie pour limiter notre empreinte écologique » –, l’éducation – « la réforme des lycées a déçu : il n’est pas normal d’ignorer la notion d’effet de serre ou d’écosystèmes lorsque l’on devient un jeune adulte », ou la géo-ingénierie. Surtout, dans la veine du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, il espère que « ce sommet débouchera sur davantage qu’une déclaration solennelle ». « On a suffisamment tiré la sonnette d’alarme, maintenant il faut agir. »
Sortir du cercle des convaincus
Cette adresse, le jeune diplômé la destine tant aux puissants qu’à ses camarades encore étudiants. Il le reconnaît, la jeune suédoise Greta Thunberg, en mobilisant massivement la jeunesse, a réussi le tour de force de donner un écho mondial à l’urgence climatique. Mais là où le mouvement qu’elle a lancé se veut apolitique, se gardant de toute récupération, Côme Girschig, lui, appelle les jeunes à entrer dans une seconde phase de la mobilisation en « s’impliquant politiquement ». « Les dirigeants peuvent être impuissants s’ils sont seuls, comme le fut Nicolas Hulot, analyse-t-il. Mais si la génération climat se présente massivement aux élections municipales en 2020 ou aux législatives en 2022, on peut faire bouger les choses. » 
> Lire aussi  « Plus tard, je veux être vivant » : la naissance d’une « génération climat »
Une transition qui implique de sortir du cercle des convaincus. « Lorsqu’on fait une vidéo sur YouTube, c’est bien d’avoir 100 000 vues mais si c’est toujours les mêmes 100 000, c’est une communauté qui tourne sur elle-même », juge-t-il. Alors, le militant touche-à-tout multiplie les vecteurs de mobilisation : il s’engage dans Youth For Climate France – le mouvement des grèves scolaires pour le climat –, tourne une vidéo pour dénoncer les propos d’un scientifique climatosceptique, débat à la télévision avec François de Rugy, l’ancien ministre de l’écologie, sur la taxe carbone. Boulimique d’essais, il se familiarise également avec les arcanes onusiens, en devenant observateur des négociations internationales sur le climat de 2016 à 2018.
Surtout, il cofonde, la même année, l’association Jeunes ambassadeurs pour le climat, dont le but est de vulgariser le fonctionnement des négociations climatiques et les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) au travers de conférences. La quarantaine de membres cible d’abord les lycées et les universités, avant d’élargir aux entreprises (comme Google ou Deloitte). « Dès l’an prochain, on espère pouvoir parler à des gens partout en France, dans les maisons de retraite ou les compagnies d’assurance, afin de briser cette bulle de verre du milieu écolo très connecté », avance-t-il.
Comme ce mardi soir où, dans une agence immobilière du 11e arrondissement de Paris, devant une salariée de la restauration ou un ancien agent de la RATP, il détaille les sources d’émissions de gaz à effet de serre et le calcul de l’empreinte carbone. « Les COP sont-elles utiles ? lance-t-il à l’auditoire, costume et baskets élégantes aux pieds. Oui, car même si ça ne va pas assez vite, elles créent une confiance commune qui permet à tous les Etats d’avancer ensemble. »
Un emploi qui « ait du sens »
Son « déclic écologique », comme il le nomme, Côme Girschig ne l’a pas eu en écoutant Greta Thunberg houspiller des dirigeants « immatures ». Ni pendant son enfance, passée dans une ferme près de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais), où le père médecin et la mère consultante en environnement érigeaient en valeur cardinale le contact avec la nature. Il est survenu fin 2015, lors de la COP21, la conférence climat qui a débouché sur la signature de l’accord de Paris visant à limiter le réchauffement climatique.
Cette année-là, l’élève ingénieur dans la prestigieuse Ecole des Ponts ParisTech, féru de mathématiques, découvre la « complexité du problème climatique » en parcourant la presse. « Ce n’est pas juste une question de climat, mais de politique, de géopolitique, d’anthropologie, de justice, de sociologie, de culture, égrène-t-il. Cela m’a passionné, surtout d’un point de vue intellectuel, et ensuite inquiété. » Les maths, comprend-il alors, ne pourront jamais tout résoudre. Cette prise de conscience éclaire d’un jour nouveau son quotidien.
> Lire aussi  Nicolas Hulot, de l’ancien allié au lanceur d’alerte
Alors qu’il intègre Sciences Po Paris, en section affaires internationales, il entreprend de réduire son empreinte carbone au minimum : boycott de l’avion pour les déplacements touristiques, alimentation végétarienne, bio, locale et de saison, vélo et transports en commun dans la capitale, achat de vêtements et d’équipements d’occasion. « C’est beau de changer de mode de consommation, mais après, il reste encore la production. Il est très compliqué de trouver un travail totalement éthique », regrette-t-il. La voie tracée par ses études l’aurait mené dans des grandes entreprises privées ou des agences de conseil. Lui cherche un emploi qui « ait du sens » et qui le placerait « au cœur du débat public », là où il « pourrait faire avancer les choses ». Peut-être la politique, justement.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/12/come-girschig-un-jeune-champion-du-climat-qui-croit-a-la-politique_5509635_3244.html>
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3- Le glacier d'Aletsch, le plus grand des Alpes, pourrait disparaître d'ici à 2100, AFP, 12/09/19, 22:00

L'impressionnant glacier d'Aletsch, le plus grand glacier des Alpes, situé en Suisse dans le canton du Valais, pourrait complètement disparaître d'ici à la fin de ce siècle si rien n'est fait pour freiner le réchauffement climatique, ont averti jeudi des chercheurs suisses.
Les chercheurs ont procédé à des simulations recourant à des techniques de pointe pour mettre en évidence les bouleversements que subira le glacier, d'une superficie de 86 km2 et dont la masse est évaluée à 11 milliards de tonnes de glace, si le réchauffement climatique persiste, a expliqué dans un communiqué l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH).
La langue du glacier a reculé d'environ un kilomètre depuis le début du siècle.
Les scientifiques prédisent que cette fonte va se poursuivre même si le monde est capable de remplir les objectifs de l'accord de Paris sur le climat de 2015 visant à contenir sous la barre des 2 degrés le réchauffement climatique par rapports aux niveaux pré-industriels.
Les chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich assurent que, même d'après le scénario le plus optimiste, le glacier pourrait perdre 50% de son volume et de sa longueur d'ici à 2100, tandis que dans le pire des cas, il ne restera plus que "deux minables plaques de glace".
Dans une précédente étude, les chercheurs de cet établissement universitaire avaient déterminé que 90% des quelque 4.000 glaciers des Alpes auraient disparu d'ici à 2100 si rien n'était fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
L'étude rendue publique jeudi porte spécifiquement sur le glacier d'Aletsch.
Guillaume Jouvet et Matthias Huss, du Laboratoire d'hydraulique, d'hydrologie et de glaciologie de l'Ecole ont procédé à des simulations en 3D qui font apparaître le recul du glacier en fonction de différents scénarios de réchauffement climatique établis pour la Suisse.
Leurs modèles en 3D montrent le rétrécissement spectaculaire du glacier vu depuis les sommets de l'Eggishorn (2.927 mètres d'altitude) et du Jungfraujoch (3.466 m) au cours des huit prochaines décennies.
Les chercheurs se sont fondés sur trois scénarios déterminés par différentes concentrations de CO2 dans l'atmosphère.
Même si le réchauffement est contenu sous les deux degrés et le climat stabilisé d'ici à 2040, il faut partir de l'hypothèse que le glacier d'Aletsch continuera de reculer jusqu'à la fin du siècle, a souligné M. Jouvet, rappelant que les grands glaciers réagissent avec retard au changement climatique.
Cela signifie qu'à la fois "le volume et la longueur seront diminués de plus de la moitié par rapport à aujourd'hui".
Mais si en Suisse, la température augmente de quatre à huit degrés d'ici à 2100, "un scénario défavorable mais malheureusement parfaitement réaliste", "seules deux misérables plaques de glace" subsisteront, a-t-il ajouté.
La Konkordiaplatz, une vaste étendue encore recouverte d'une épaisseur de 800 mètres de glace située juste derrière le Jungfraujoch, en sera totalement dépourvue, a prévenu M. Jouvet.
<https://www.geo.fr/environnement/le-glacier-daletsch-le-plus-grand-des-alpes-pourrait-disparaitre-dici-a-2100-197513>
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4- Les tourbières, un piège à CO2, résilient à la sécheresse, Actu-environnement.com, 13/09/19, 12h15
Dorothée Laperche

Le fonctionnement global des tourbières comme puit de carbone se maintiendrait même lors d'une hausse de température et des sécheresses plus fréquentes : c'est ce qu'ont constaté deux scientifiques Vincent Jassey, (CNRS au Laboratoire d'écologie fonctionnelle et environnement) et Constant Signarbieux (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne). L'information a son importance : si les tourbières ne représentent que 3% de la surface terrestre, elles captent toutefois un tiers du dioxyde de carbone piégé dans les sols. Les tourbières arctiques et sub-boréales stockeraient ainsi près de 455 Gt de carbone.
Pour leur suivi, les deux chercheurs se sont penchés sur la tourbière du Forbonnet, à Frasne (Jura). Ils ont étudié l'assimilation de carbone par les deux principales variétés de sphaignes présentes : Sphagnum medium et Sphagnum fallax. Ils ont observé que des mécanismes de compensation entre ces dernières permettaient de stabiliser l'effet puit de carbone.
Ainsi par temps très chaud mais humide, Sphagnum fallax augmente sa photosynthèse, et donc l'assimilation de carbone, tandis que celle de Sphagnum medium est affectée.  Lors de sécheresse, c'est a contrario Sphagnum medium qui déploie ses capacités de résistance.
<https://www.actu-environnement.com/ae/news/tourbieres-piege-dioxyde-carbone-resilient-secheresse-34033.php4>
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5- Les financements climatiques aux pays en développement ont atteint 71 milliards USD en 2017, OCDE, communiqué du 13/09/19

Les financements fournis et mobilisés par les pays développés en faveur de l’action climatique dans les pays en développement ont atteint 71.2 milliards USD en 2017, contre 58.6 milliards USD en 2016, d’après de nouvelles estimations de l’OCDE.
S’il n’est pas possible de comparer directement les totaux pour 2016 et 2017 à ceux des années précédentes en raison d’améliorations apportées aux données et à la méthodologie relatives aux financements privés, il ressort néanmoins du rapport Financement pour le climat fourni et mobilisé par les pays développés de 2013-17 (seulement disponible en anglais) que la tendance globale est à la hausse.
« L’objectif d’atteindre les 100 milliards USD de financements climatiques par an d’ici 2020 demeure réaliste, mais nous devons de toute urgence intensifier nos efforts pour fournir des financements climatiques publics et pour que ceux-ci soient plus efficaces dans la mobilisation de financements privés », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría.
Le rapport fournit des estimations sur les financements privés mobilisés et les financements publics (les estimations sur les financements publics étaient déjà publiés en novembre 2018). Il montre que le financement climatique public progresse de nouveau, après avoir stagné en 2015 ; les chiffres qu’il présente sont cohérents avec les projections réalisées par l’OCDE en 2016. Les estimations des financements privés engagés en 2016-17 laissent à penser qu’il faut faire davantage.
>> Suite à lire à :
<http://www.oecd.org/fr/environnement/les-financements-climatiques-aux-pays-en-developpement-ont-atteint-71-milliards-usd-en-2017.htm>
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6- Allemagne : l'automobile, prochaine cible de la "génération climat", AFP, 14/09/19, 07:00
Yann Schreiber

Le salon automobile de Francfort affronte cette année une opposition écologiste d'une ampleur inédite, mêlant manifestations et tentative de blocage, signe que même en Allemagne le secteur automobile n'est plus une vache sacrée.
"L'industrie automobile a fraudé sur le diesel et contribue à ce que la crise climatique empire", accuse auprès de l'AFP Gerald Neubauer, porte-parole du groupe Campact, qui co-organise samedi une grande manifestation contre la "politique pro-voiture".
Des milliers de personnes, selon la police, ont prévu de rallier samedi en début d'après-midi à pied ou à vélo le parc des expositions de Francfort la veille d'une tentative de blocage du salon.
"Nous voulons une révolution des modes de transport", réclame Tina Velo, porte-parole sous pseudonyme du collectif "Sand im Getriebe" à l'origine de l'appel au blocus dimanche.
Cette combinaison d'actions légales et illégales caractérise le mouvement de défense du climat qui progresse depuis des mois en Europe, et prend désormais pour cible une industrie longtemps intouchable par son importance pour l'économie allemande.
Mais la branche est fragilisée depuis l'éclatement en 2015 du scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen, et le salon automobile de Francfort cristallise les critiques adressées à ce secteur au moment où l'urgence climatique s'invite dans le débat public.
- Mobilisation écologiste -
Dès l'ouverture à la presse mardi, Greepeace a lancé la contestation: une vingtaine de militants vêtus de vestes vertes ont gonflé à l'arrière d'un 4X4 un ballon noir géant avec l'inscription "CO2".
"L'industrie automobile n'a toujours pas compris la crise du climat. Au lieu de célébrer ici les SUV gourmands en carburants, les constructeurs doivent en finir avec ces chars d'assaut urbains et arrêter les moteurs à combustion", a déclaré à l'AFP Benjamin Stephan, militant de l'ONG.
Le groupe a également manifesté jeudi sur les stands de Volkswagen et de BMW alors que la chancelière Angela Merkel visitait le salon.
Des manifestants y sont montés sur des SUV et ont déroulé des pancartes montrant des voitures avec l'inscription "Tueuses du climat".
Ces véhicules massifs font encore plus débat en Allemagne depuis qu'un SUV monté sur un trottoir à grande vitesse a tué quatre passants dont un jeune enfant la semaine passée à Berlin. Des voix s'élèvent désormais pour réclamer leur interdiction dans les centre-villes.
"Il faut sortir de l'essence et du diesel, sortir du moteur à combustion et réduire le nombre de voitures", énumère M. Neubauer.
- "Abandonner la voiture" -
Le salon de Francfort "est un endroit symbolique, où les dirigeants politiques rencontrent ceux de l'automobile pour applaudir un système de transports d'un autre temps", dénonce Tina Velo auprès de l'AFP. "Il faut abandonner la voiture, on veut des villes sans voitures."
Tina Velo représente une fraction plus radicale du mouvement écologiste allemand, prêt à l'action illégale pour attirer l'attention -- contrairement aux manifestations dont celle de milliers des lycéens et étudiants de "Fridays for Future".
En plus des grèves pour le climat à l'appel de Greta Thunberg, des mouvements comme le réseau européen Extinction Rebellion se répandent comme une traînée de poudre de Londres à Paris, en passant par Berlin.
Il s'agit la plupart du temps de bloquer temporairement un lieu : en Allemagne, le groupe "Ende Gelände" avait réussi en juin à occuper et forcer l'arrêt temporaire d'une vaste mine à ciel ouvert de charbon brun.
De quoi galvaniser un mouvement anti-voitures : "l'industrie automobile est sous pression, elle n'a plus le soutien de la société comme il y a quelques années, car elle a raté des évolutions", explique Tina Velo.
"Sand im Getriebe" attend "quelques centaines de personnes" dimanche, assez, selon Tina Velo, "pour perturber le salon".
L'attention des militants se reportera ensuite vers Berlin, où le gouvernement doit présenter le 20 septembre des mesures pour combattre le changement climatique -- journée d'ores et déjà marquée par des appels à manifester dans de nombreuses villes allemandes.
<https://www.lepoint.fr/automobile/allemagne-l-automobile-prochaine-cible-de-la-generation-climat-14-09-2019-2335648_646.php>
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7- Tribune. "Formons tous les étudiants aux enjeux climatiques" : l'appel de 80 dirigeants d'établissements, Le JDD, 14/09/19, 22h30
Redaction JDD

Plus de 80 dirigeants d’établissements et 1.000 enseignants et chercheurs, en tête d’une liste de quelque 7.500 signataires, lancent un appel à l’Etat pour qu’il "initie une stratégie de transition de l’enseignement supérieur positionnant le climat comme l’urgence première".
C’est une initiative inédite. Plus de 80 dirigeants d’établissements et 1.000 enseignants et chercheurs, en tête d’une liste de quelque 7.500 signataires, lancent un appel à l’Etat pour qu’il "initie une stratégie de transition de l’enseignement supérieur positionnant le climat comme l’urgence première". Parmi les premiers soutiens de cet appel figurent les directions des grandes écoles et universités les plus réputées : HEC, Mines, Université Paris Saclay, Essec… Selon les signataires, la récente mobilisation des étudiants sur les enjeux liés au changement climatique "appelle une réponse académique profonde". Or, si la communauté pédagogique du supérieur s’estime prête à engager une mutation radicale dans ce sens, elle demande que les pouvoirs publics lui offrent "un cadre favorable" et une "impulsion", au lieu de laisser perdurer "des freins administratifs et disciplinaires" à la prise en compte de l’urgence climatique.…
>> Suite à lire sur inscription à  :
<https://www.lejdd.fr/Societe/exclusif-formons-tous-les-etudiants-aux-enjeux-climatiques-lappel-de-80-dirigeants-detablissements-3919612>
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8- Danemark : 2,4 millions d’euros récoltés lors d’un téléthon en faveur du climat, Le Monde avec AFP, 15/09/19, 02h20

La somme récoltée servira notamment à planter près d’un million d’arbres. C’est le premier téléthon du genre dans le monde. 
C’est une initiative qui donnera peut-être des idées ailleurs. Les Danois ont versé, samedi 14 septembre, quelque 2,4 millions d’euros pour planter des arbres à l’occasion d’un téléthon considéré comme le premier au monde en faveur du climat.
Pour chaque don de 20 couronnes (2,70 euros), un arbre sera planté. Au final, la somme récoltée va permettre de planter 914 233 arbres. 20 % des dons doivent être consacrés à la conservation des forêts existantes au Danemark et à l’étranger.
L’objectif de la soirée, filmée dans un parc de loisirs en plein air proche de Copenhague et retransmise en direct sur la chaîne publique TV2, est presque atteint puisqu’il était de récolter 20 millions de couronnes (2,7 millions d’euros) pour permettre de planter un million d’arbres dans le pays scandinave.
> Lire aussi  Le Danemark fait la part belle à l’énergie éolienne
Prise de conscience
« C’est une manière positive d’inspirer les gens, en montrant comment faire la différence par un geste simple pour lutter contre la crise climatique », a expliqué à l’Agence France-Presse, Kim Nielsen, directeur de la fondation Growing Trees Network, qui participe au projet. « C’est la première fois qu’une émission caritative télévisée se concentre sur les problématiques climatiques, c’est très excitant », a-t-il ajouté.
83 % des Danois considèrent que le changement climatique est un « problème très sérieux », d’après une enquête des institutions européennes publiée en avril. Selon les experts, reboiser massivement devrait permettre de réduire considérablement la concentration de CO2 dans l’atmosphère.
« Un million d’arbres, à l’échelle mondiale, ce n’est pas beaucoup mais l’idée est que les gens prennent conscience de ce qu’ils peuvent faire », a souligné M. Nielsen. Les premiers arbres devraient être plantés entre fin octobre et fin novembre sur des aires protégées appartenant à certaines municipalités bénévoles, à l’Etat ou à l’Eglise du Danemark.
Dans le petit pays nordique, la superficie forestière est en hausse constante depuis la fin du XIXe siècle. La forêt couvre actuellement 14 % du territoire du royaume.
> Lire aussi  Brésil : la déforestation de l’Amazonie a presque doublé sur un an
<https://www.lemonde.fr/climat/article/2019/09/15/danemark-2-4-millions-d-euros-recoltes-lors-d-un-telethon-en-faveur-du-climat_5510577_1652612.html>
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9- Indonésie : près de 200 arrestations pour avoir déclenché des incendies, AFP, 16/09/19, 13:00

La police indonésienne a indiqué lundi avoir arrêté 185 personnes suspectées d'avoir déclenché des feux dans l'archipel où la fumée toxique de vastes incendies a gravement détérioré la qualité de l'air et perturbe les liaisons aériennes.
L'Indonésie a déployé quelque 9.000 pompiers et soldats avec des hélicoptères pour tenter d'éteindre les feux qui ravagent les forêts tropicales défrichées de Sumatra et aussi celles de Bornéo.
"Au total nous avons ouvert des enquêtes sur 185 individus et quatre compagnies", a indiqué le porte-parole de la police nationale, Dedi Prasetyo, à des journalistes à Jakarta.
"La police indonésienne va appliquer la loi contre quiconque qui aurait brûlé de la forêt ou des terrains, que ce soit intentionnellement ou par négligence", a-t-il précisé.
La semaine dernière, les autorités ont fermé plusieurs dizaines de plantations, touchées par des incendies, pour mener des enquêtes et prévenu leurs propriétaires, indonésiens, mais aussi malaisiens ou singapouriens, qu'ils pourraient être poursuivis en cas d'incendies criminels.
Les incendies les plus difficiles à éteindre sont ceux des régions de tourbières asséchées, qui brûlent en profondeur, et émettent une grande quantité de fumée.
Dans le centre de l'île de Bornéo, une épaisse fumée issue des incendies a fortement détérioré la qualité de l'air. 
L'indice de qualité de l'air (AQI), qui mesure la concentration de particules fines PM2.5, a bondi à 2.000 dans la ville de Palangkaraya dimanche, selon l'organisation Greenpeace. Un niveau rarement atteint et "dangereux" pour la santé. 
Par manque de visibilité, la compagnie aérienne nationale Garuda a annulé plusieurs dizaines de vols vers Bornéo.
Sa concurrente, la compagnie à bas coût Lion Air en a annulé environ 160 vers Bornéo pendant le week-end.
A cause de la fumée toxique émise par les incendies, quelque 150.000 personnes ont dû être soignées pour des infections respiratoires aiguës ces derniers mois, ont indiqué les autorités sanitaires indonésiennes.
Si les feux de forêts surviennent tous les ans en Indonésie, ils ont pris de l'ampleur cette année en raison d'une saison sèche particulièrement longue et intense. Avec 328.000 hectares brûlés depuis le début de l'année, ces incendies sont les pires depuis ceux, particulièrement dévastateurs, de 2015.
Le nuage de fumée qui s'étend dans une vaste région a aussi suscité des tensions diplomatiques avec les pays voisins, la Malaisie et Singapour. 
Pour la première fois en trois ans samedi, le niveau de pollution a atteint des niveaux néfastes pour la santé à Singapour.
<https://information.tv5monde.com/info/indonesie-pres-de-200-arrestations-pour-avoir-declenche-des-incendies-321748>
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10- Colombie : plus de 2.200 feux de forêt en 2019, nombre le plus élevé depuis 20 ans, AFP, 16/09/19, 23:00

Plus de 2.200 feux de forêts ont été enregistrés cette année en Colombie, soit le nombre d'incendies le plus élevé depuis vingt ans, une hausse attribuée au réchauffement climatique et aux brûlis effectués pour les cultures agricoles, ont indiqué lundi les autorités.
"Les incendies (...) ont énormément augmenté comparativement aux autres années", a déploré Eduardo Gonzalez, directeur de l'Unité pour la gestion du risque de catastrophes (UNGRD), lors d'une conférence de presse à Bogota.
Depuis le mois de janvier, 2.217 feux ont été répertoriés dans le pays, affectant environ 128.777 hectares, notamment dans les départements du Tolima, du Cundinamarca, de Huila (centre), du Cauca et du Nariño (sud-ouest).
La majorité de ces incendies "ont été provoqués de la main de l'homme afin de préparer des terrains à la plantation de produits" agricoles, a dénoncé M. Gonzalez.
De son côté, le capitaine German Miranda, directeur national des pompiers, a ajouté que le réchauffement climatique était un facteur aggravant et compliquait en outre la lutte contre les incendies.
"Avant, les niveaux de température de l'environnement nous permettaient de contrôler les incendies plus rapidement. Aujourd'hui, nous affrontons jusqu'à 42-43 degrés. Cela fait qu'ils se propagent avec beaucoup plus de force, affectent de plus importantes superficies et sont plus fréquents", a-t-il déclaré à l'AFP.
Le chiffre enregistré à ce jour est "le pic le plus élevé" depuis le début du registre des incendies en 1999, a-t-il ajouté.
Selon les organismes de secours, l'Amazonie colombienne n'a pas été affectée par les incendies de cette année, à la différence du Brésil et de la Bolivie, où les flammes ont dévoré de vastes zones.
Au Brésil, du 1er janvier au 5 septembre, les satellites de l'Institut d'observations spatiales (INPE) ont enregistré 96.596 foyers d'incendie, dont 51,4% en Amazonie.
En Bolivie, les feux ont dévasté plus de 1,7 million d'hectares de forêts et de prairies depuis mai, dont des aires protégées, selon des chiffres officiels.
<https://information.tv5monde.com/info/colombie-plus-de-2200-feux-de-foret-en-2019-nombre-le-plus-eleve-depuis-20-ans-321849>
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11- Les Andes perdent 23 milliards de tonnes de glaces par an, Blog Sciences, 16/09/19
Sylvestre Huet

Les glaciers des Andes maigrissent à grande vitesse. Depuis 2000, ils ont perdu 23 milliards de tonnes de glaces en moyenne annuelle. Un régime minceur spectaculaire, visible à l’œil… de satellites. C’est ce que relate une équipe de scientifiques dans un article (1) qui parait ce jour dans la revue Nature Geoscience. Une perte massive qui augmente aujourd’hui le débit de rivières durant l’été… mais se traduira à terme par leur assèchement. Et qui contribue à élever le niveau marin planétaire.
>> Suite à lire et à voir à :
<https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/09/16/les-andes-perdent-23-milliards-de-tonnes-de-glaces-par-an/>
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12- New York devient pour deux semaines l'épicentre de la lutte climatique, AFP, 17/09/19, 08:00
Ivan Couronne

Tout ce que la planète compte de militants écologistes déferle sur New York cette semaine pour des manifestations et un sommet inédit de jeunes, venus faire pression sur les dirigeants mondiaux à l'ONU pour qu'ils revoient à la hausse leurs engagements climatiques.
Outre la désormais célèbre Suédoise Greta Thunberg, 16 ans, 500 autres jeunes leaders sud-américains, européens, asiatiques et africains débarqueront pour le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l'ONU, samedi.
Beaucoup atterriront juste à temps pour se joindre vendredi à une manifestation qu'ils espèrent massive, coordonnée avec des centaines d'autres dans le monde. Le vendredi est devenu jour de "grève de l'école pour le climat", initiative lancée par Greta Thunberg à Stockholm l'an dernier, et qui s'est répandue comme une traînée de poudre dans le monde.
Le vendredi suivant, le 27 septembre, pendant l'Assemblée générale de l'ONU, aura lieu une autre grève mondiale coordonnée.
New York, qui accueillera aussi une semaine d'événements parallèles sur le climat, a autorisé ses élèves à sécher les cours.
Cette image d'enfants et d'adolescents embouteillant les rues de New York pour "notre maison qui brûle" sera le préambule à un sommet spécial climat lundi prochain à l'ONU, avec une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont Emmanuel Macron et Angela Merkel.
Nombre de dirigeants souscrivent à l'idée d'une urgence climatique, mais ils seront attendus sur les détails concrets de leurs plans climatiques, avec deux questions centrales: quand fermeront-ils leurs dernières centrales au charbon? Et quand les pays fermeront-ils le robinet des autres énergies fossiles, gaz et pétrole?
- Moisson de mauvaises nouvelles -
Une soixantaine de pays devraient annoncer des plans climat renforcés, selon Alden Meyer, expert de l'ONG américaine Union of Concerned Scientists, mais a priori pas les grands émetteurs, dit-il à l'AFP.
"C'est un marathon, pas un sprint", poursuit Alden Meyer. La vraie date butoire est fin 2020, quand l'Accord de Paris obligera les signataires à revoir leur copie. Mais on guettera les signaux envoyés, particulièrement par la Chine.
Pour l'instant, seuls le Maroc et la Gambie ont des engagements "compatibles" avec l'objectif de l'accord de Paris de 2015, selon le Climate Action Tracker.
Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5°C (par rapport au XIXe siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l'ONU.
Nous en sommes loin. L'année passée a apporté une moisson de mauvaises nouvelles. Jamais les humains n'avaient rejeté autant de dioxyde de carbone dans l'air qu'en 2018. Les canicules de cet été ont fait de juillet 2019 le plus chaud jamais enregistré sur Terre depuis 1880. Les quatre dernières années furent les quatre plus chaudes.
Et des études ont révélé que les calottes polaires fondaient encore plus vite que ce que l'on pensait.
- Au-delà de "Greta" -
Parmi les 500 jeunes participants du sommet de samedi, l'ONU en a invité 100 tous frais payés, en compensant les émissions de carbone de leurs vols: une éco-entrepreneuse de l'Île Maurice et un autre d'Indonésie, des fondateurs d'associations en Argentine ou au Guatemala, des militants écologistes...
Certains sont aguerris aux rouages et au jargon bureaucratiques des négociations internationales, comme le Français Côme Girschig, 24 ans.
"Greta a ouvert une porte", dit-il à l'AFP, en demandant : "C'est très bien d'avoir la jeunesse dans la rue qui se dit anticapitaliste et veut changer le système, mais on met quoi à la place?"
Cet écolo modéré est végan et anti-avion, mais pas absolutiste : "Si tout le monde mange moins de viande une fois par jour, c'est plus efficace que si 5% de la population est parfaitement végan". Lui veut que le mouvement jeune dépasse l'extrémisme et accouche de propositions concrètes.
Du Brésil arrivera vendredi João Henrique Alves Cerqueira, 27 ans, impliqué dans diverses ONG depuis cinq ans. "Je suis un peu sceptique, je n'en suis pas à ma première conférence onusienne", dit-il à l'AFP. "Mais il se passe quelque chose en ce moment".
Quant à "Greta", il confie son admiration, mais ajoute : "Ce serait formidable que le monde entende d'autres voix, venant du Sud et des communautés indigènes".
<https://information.tv5monde.com/info/new-york-devient-pour-deux-semaines-l-epicentre-de-la-lutte-climatique-321874>
Sur le même sujet :
> Greta Thunberg rencontre Barack Obama à Washington <https://information.tv5monde.com/info/greta-thunberg-rencontre-barack-obama-washington-322045>, AFP, 18/09/19, 01:00
> Forêt amazonienne : une délégation de Guyane avec Macron à l'ONU, AFP, 17/09/19, 18:00
Une délégation de la Guyane accompagnera Emmanuel Macron au sommet spécial climat lundi prochain à l'ONU, où il annoncera son plan pour la forêt amazonienne, a annoncé mardi la ministre des Outre-mer à l'Assemblée nationale.
Fin août, le président français avait fait des incendies qui dévastent actuellement la forêt amazonienne, notamment au Brésil, l'une des priorités du sommet du G7 à Biarritz. "Nous sommes tous concernés. La France l'est sans doute encore plus que d'autres autour de cette table, puisque nous sommes amazoniens" avec la Guyane, avait-il dit.
La Guyane, située dans l'est de l'Amazonie, est couverte à 98% de forêts.
La délégation guyanaise, menée par le président de la collectivité de Guyane Rodolphe Alexandre, comprendra également le président du Grand conseil coutumier des populations amérindiennes et bushinengé de Guyane, Sylvio Van Der Pijl. En fera également partie le président du parc amazonien, le plus grand parc de l'Union européenne qui couvre 34.000 km2, a indiqué Mme Girardin en réponse à la députée LREM Jennifer de Temmerman.
La présence d'une telle délégation "est une grande première et c'est important. (...) J'ai toujours dit que les territoires d'outre-mer étaient des territoires d'excellence, des territoires de solutions et c'est souvent à partir de ces territoires que nous pouvons rayonner dans l'ensemble du monde", a insisté la ministre. 
Elle a précisé que "le plan pour la la forêt amazonienne" serait débattu mercredi à Matignon, au sein d'un comité interministériel outre-mer, présidé par le Premier ministre Edouard Philippe.
Fin août, la ministre et des élus de Guyane, ainsi que le président du Grand conseil coutumier, avaient signé une tribune commune, réclamant la création d'un fonds international "contre les feux de forêt et pour le reboisement".
Mais dans une autre tribune, le Grand conseil coutumier avait souligné que le feu n'était "pas le seul danger qui menace ou détruit l'Amazonie", pointant "l'extractivisme (exploitation industrielle de la nature)" qui "a une grande part de responsabilité". 
Le Grand conseil coutumier avait notamment regretté qu'Emmanuel Macron ait "attribué 360.000 hectares de forêt aux multinationales minières en Guyane".
<https://information.tv5monde.com/info/foret-amazonienne-une-delegation-de-guyane-avec-macron-l-onu-321979>
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13- Sous pression, Angela Merkel dévoile sa stratégie climatique, AFP, 17/09/19, 10:00
Isabelle Le Page

Après de longs mois passés à tergiverser, le gouvernement d'Angela Merkel doit dévoiler vendredi sa grande loi climatique sur fond de manifestations pro-environnement massives attendues en Allemagne.
L'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière et son allié social-démocrate ont promis des résultats lors de ce "sommet du climat" à Berlin, qui se tient quelques jours avant une réunion des Nations-Unies sur le même sujet à New York.
"J'en suis sûre, l'Allemagne peut trouver son chemin pour une bonne protection du climat", a assuré la chancelière samedi dans son podcast hebdomadaire, parlant aussi de "défi pour l'humanité". 
Son vice-chancelier social-démocrate Olaf Scholz a, lui, évoqué dimanche "un paquet climatique très ambitieux". Les médias font état d'un cocktail de mesures d'un montant total de 40 milliards d'euros.
Le même jour, les jeunes de Fridays for Future, le mouvement de l'égérie suédoise Greta Thunberg, accompagnés cette fois d'adultes d'une multitude d'ONG, de syndicats et de l'Eglise protestante, ont appelé en Allemagne à une grande journée de "grève pour le climat".
"Les pouvoirs politiques doivent enfin agir", a déclaré lundi à la presse Linus Steinmetz, représentant de Fridays for Future. "Nous nous dirigeons vers une crise qui détruira des vies, et rien ne se passe", a-t-il accusé.
- Légitimité -
L'enjeu est de taille pour la première économie européenne, autrefois pionnière de l'énergie renouvelable mais qui va manquer ses objectifs de réduction d'émissions de carbone en 2020.
Ces dernières années, le pays a accru sa dépendance au charbon très polluant après la décision en 2011 de sortir de l'énergie atomique suite à l'accident nucléaire de Fukushima. 
Et sa puissante industrie automobile, avec des géants comme BMW, Daimler ou Volkswagen, a longtemps privilégié les véhicules essence ou diesel avant de prendre le virage de l'électrique, dans la foulée du scandale des moteurs diesel truqués de VW.
"Il ne s'agit pas seulement de questions d'avenir pour l'écologie, l'économie et la société", pointe toutefois l'hebdomadaire Spiegel. "Le maintien du gouvernement est peut-être aussi en jeu".
Olaf Scholz, également candidat à la présidence d'un SPD en pleine crise, a lié directement la poursuite de la coalition à la politique climatique, après les cuisants revers électoraux essuyés par les deux partis aux élections européennes de mai au profit des Verts et les élections régionales de septembre en ex-RDA marquées par une poussée de l'extrême droite. 
"Nous avons besoin d'un grand projet climatique (...) si nous voulons conserver une légitimité pour gouverner le pays", a-t-il prévenu.
- 'Taxe carbone' ou pas ?
Concrètement, la stratégie du gouvernement comprend une panoplie de mesures destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l'énergie, le bâtiment, l'agriculture, l'industrie et les transports.
Cela va de la promotion des transports publics et des trains, à l'augmentation du prix des voyages en avion en Allemagne, ou à diverses subventions pour le développement des voitures électriques ou pour des chauffages individuels efficaces et propres.
Les partis restent toutefois divisés sur la façon de financer le tout et, plus encore, sur les mécanismes potentiellement impopulaires pour inciter ménages et entreprises à modifier leur façon de se chauffer, s'éclairer ou se déplacer. 
Le SPD favorise une "taxe carbone", touchant le carburant et les dépenses de chauffage. La CDU prône une extension du marché européen du carbone, limité pour l'heure à l'énergie et l'industrie lourde, mais a besoin pour cela de l'accord de ses partenaires de l'Union européenne.
Or le temps presse, estime Joachim Fünfgelt, de l'ONG Brot für die Welt, pour qui une taxation aurait l'avantage d'envoyer "un signal très important pour les entreprises, en les incitant à investir différemment, et aux citoyens en les encourageant à être plus soucieux de l'environnement".
A un moment où l'Allemagne est exhortée de toute part à investir davantage pour stimuler son économie menacée de récession, comme récemment encore par la Banque centrale européenne, le paquet de vendredi pourrait en tout cas "montrer que le pays est capable de lancer son plan de relance", juge l'économiste d'ING Carsten Brzeski, prônant "un plan vert".
<https://information.tv5monde.com/info/sous-pression-angela-merkel-devoile-sa-strategie-climatique-321892>
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14- Le réchauffement climatique sera plus fort que prévu, selon de nouveaux modèles, AFP, 17/09/19, 10:00

Le réchauffement climatique s'annonce plus prononcé que prévu, quels que soient les efforts faits pour le contrer, ont averti mardi des scientifiques français qui présentent de nouvelles simulations climatiques qui serviront de base au GIEC.
Une centaine de chercheurs et d'ingénieurs, notamment du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et de Météo-France, ont participé à ces travaux. Ils viendront alimenter le sixième rapport d'évaluation du groupe des experts de l'ONU sur le climat, prévu pour 2021-2022.
Les scientifiques français ont produit deux modèles climatiques différents, ensuite soumis à plusieurs scénarios socio-économiques. "Dans le pire des scénarios considérés, la hausse de température moyenne globale atteint 6,5 à 7°C en 2100", selon une présentation. Ce scénario repose sur une croissance économique rapide alimentée par des énergies fossiles. Dans le dernier rapport du GIEC de 2014, le pire scénario prévoyait +4,8°C par rapport à la période pré-industrielle.
Le scénario le plus optimiste, "marqué par une forte coopération internationale et donnant priorité au développement durable" permet de rester sous l'objectif des 2°C de réchauffement, mais "tout juste", avec "un effort d'atténuation (...) important" et "au prix d'un dépassement temporaire de l'objectif de 2°C au cours du siècle". 
L'Accord de Paris sur le climat de 2015 prévoit de limiter le réchauffement de la planète bien en-dessous de 2°C, voire 1,5°C. Les engagements jusqu'à présent pris par les Etats conduiraient à +3°C.
Le scénario le plus optimiste "implique une diminution immédiate des émissions de CO2 jusqu'à atteindre la neutralité carbone à l'échelle de la planète vers 2060, ainsi qu'une captation de CO2 atmosphérique de l'ordre de 10 à 15 milliards de tonnes par an en 2100", ce que la technologie ne permet pas de faire actuellement.
"La température moyenne de la planète à la fin du siècle dépend donc fortement des politiques climatiques qui seront mises en oeuvre dès maintenant et tout au long du XXIe siècle", insistent le CNRS, Météo-France et le CEA.
Ce réchauffement plus important va dans le même sens que d'autres modèles étrangers. "Cela pourrait s'expliquer par une réaction plus forte du climat à l'augmentation des gaz à effet de serre anthropique que dans les simulations de 2012, mais les raisons de cette sensibilité accrue et le degré de confiance à y apporter restent à évaluer", selon un communiqué.
Les scientifiques français s'étaient pliés pour la dernière fois à cet exercice en 2012. Entretemps, leurs outils se sont améliorés. "Nous avons des meilleurs modèles", a expliqué Olivier Boucher, directeur de recherche au CNRS, à l'AFP. "Comme les capacités de calcul augmentent, nous avons affiné la résolution et nous avons aussi des modèles qui représentent mieux le climat actuel".
Grâce à cette échelle plus fine, les chercheurs ont mieux modélisé les conséquences du réchauffement climatique en Europe de l'Ouest, en s'intéressant aux vagues de chaleur. "L'intensité et la fréquence des vagues de chaleur ont augmenté ces dernières décennies" et "cette tendance va se poursuivre au moins dans les deux décennies qui viennent, quel que soit le scénario considéré".
<https://information.tv5monde.com/info/le-rechauffement-climatique-sera-plus-fort-que-prevu-selon-de-nouveaux-modeles-321883>
Sur le même sujet : 
> +7°C en 2100 ? Des nouvelles projections scientifiques très alarmantes, AFP, 17/09/19, 20:00
Laure Fillon
Le réchauffement climatique s'annonce plus prononcé que prévu, le scénario du pire prévoyant +7°C en 2100, ont averti mardi des scientifiques français en présentant des nouveaux modèles climatiques très alarmants, qui serviront de base pour le GIEC.
Les experts climat de l'ONU dévoileront en 2021 leur nouveau rapport d'évaluation sur l'évolution du climat, le sixième depuis 1990. Une centaine de chercheurs et d'ingénieurs français, notamment du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et de Météo-France, ont travaillé à élaborer deux modèles climatiques qui viendront alimenter ces travaux. Ces modèles ont ensuite été soumis à plusieurs scénarios socioéconomiques.
Dans le scénario le plus pessimiste, basé sur une croissance économique rapide alimentée par les énergies fossiles, la hausse de la température moyenne mondiale atteint 6,5 à 7°C en 2100. Dans le dernier rapport du GIEC de 2014, le pire scénario prévoyait +4,8°C par rapport à la période pré-industrielle.
Qu'est-ce que cela signifierait concrètement pour les sociétés humaines ? En France, les multiplications des vagues de chaleur sont un bon exemple, ont répondu les scientifiques lors d'une conférence de presse. La canicule de 2003, qui avait tué 15.000 personnes dans l'Hexagone, deviendrait la norme dès les années 2050.
Ceci s'accompagnerait de "sécheresses beaucoup plus longues et étendues", "à partir de 2070 une Garonne à sec pendant quelques mois", "des pratiques agricoles fortement remises en cause", "des feux de forêt qui se multiplient dans des régions où aujourd'hui ils ne sont pas trop fréquents", a énuméré David Salas y Mélia, chercheur climatologue et responsable climat au centre de recherche CNRM (Météo-France-CNRS).
Les scientifiques ont aussi soumis leurs modèles climatiques à d'autres scénarios. Le plus optimiste, basée sur une forte coopération internationale et la priorité donnée au développement durable, permettrait "tout juste" de rester sous l'objectif de 2°C de réchauffement et "au prix d'un dépassement temporaire de l'objectif de 2°C au cours du siècle". Ce scénario implique la diminution immédiate des émissions de CO2, la neutralité carbone à l'échelle du globe en 2060 et une captation de CO2 atmosphérique de l'ordre de 10 à 15 milliards de tonnes par an en 2100, ce qui techniquement est incertain.
- Agir maintenant -
L'Accord de Paris sur le climat de 2015 prévoit de limiter le réchauffement de la planète bien en-dessous de 2°C, voire 1,5°C. Le monde n'en prend pas le chemin, puisque les engagements pris jusqu'à présent par les Etats entraîneraient un réchauffement de 3°C. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a d'ailleurs convoqué un sommet lundi à New York pour appeler les dirigeants mondiaux à rehausser leurs ambitions.
"La température moyenne de la planète à la fin du siècle dépend fortement des politiques climatiques qui seront mises en oeuvre dès maintenant et tout au long du XXIe siècle", insistent le CNRS, Météo-France et le CEA dans leur présentation.
Ces nouvelles sont d'autant plus inquiétantes que ces nouveaux modèles climatiques développés par le CNRM et l'Institut parisien Simon Laplace, sont plus fiables et plus fins que les précédents. "Il y a un saut qualitatif dans les résultats des modèles", a insisté Pascale Braconnot.
D'autres modèles étrangers déjà rendus publics, sur lesquels s'appuiera aussi le GIEC, vont également dans le sens d'un réchauffement accentué. "Cela pourrait s'expliquer par une réaction plus forte du climat à l'augmentation des gaz à effet de serre anthropique que dans les simulations de 2012, mais les raisons de cette sensibilité accrue et le degré de confiance à y apporter restent à évaluer", selon la présentation.
Grâce à cette échelle plus fine, les chercheurs ont mieux modélisé les conséquences du réchauffement climatique en Europe de l'Ouest pour les vagues de chaleur, mais aussi sur l'évolution de la banquise en Arctique, qui pourrait disparaître ou quasiment disparaître l'été à la fin du siècle, ou encore les cyclones dans l'Océan Indien.
<https://information.tv5monde.com/info/7degc-en-2100-des-nouvelles-projections-scientifiques-tres-alarmantes-321939>
En savoir plus :
> Conférence de presse. Changement climatique : les résultats des nouvelles simulations françaises <http://www.cnrs.fr/fr/changement-climatique-les-resultats-des-nouvelles-simulations-francaises-0>, CNRS, 17/09/19
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15- Quels sont les régimes alimentaires avec le plus faible impact climatique ?, Le Monde, 17/09/19, 10h56
Mathilde Gérard

Des chercheurs américains ont calculé l’empreinte carbone de neuf régimes pour essayer de concilier lutte contre la malnutrition avec celle contre le changement climatique. 
Le rapport des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) concernant le changement climatique et les terres, publié le 8 août, l’avait confirmé avec force : la chaîne alimentaire pèse pour environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre, et la consommation de viande en est un des principaux contributeurs, en raison notamment des terres déforestées pour l’élevage ou l’alimentation du bétail et des rejets de méthane.
Etude après étude, la nécessité de modérer la consommation de produits carnés au niveau mondial pour préserver les ressources de la planète fait consensus. Mais la proportion dans laquelle il faut écarter de nos assiettes les aliments d’origine animale reste débattue.
Des travaux conduits par des chercheurs de l’université Johns-Hopkins (JHU, Baltimore, Etats-Unis) apportent une réponse nuancée en comparant l’impact sur le climat de neuf régimes classés selon différents degrés de « végétalisation » de l’alimentation − allant d’une journée sans viande par semaine à un régime complètement végétalien. Ces neuf régimes, qui sont autant de scénarios de consommation, ont été analysés de façon globale, ainsi qu’au prisme des habitudes et besoins alimentaires de 140 pays pour lesquels l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) dispose de données robustes.
Publiée mardi 17 septembre dans la revue Global Environmental Change, l’étude permet d’appréhender quel serait, pays par pays, le régime avec la plus faible empreinte environnementale, en tenant compte des besoins nutritionnels de chaque population.
Pas de réponse universelle
Avec en ligne de mire les objectifs de développement durable définis par les Nations unies pour 2030, les chercheurs ont eu en tête de concilier la lutte contre la malnutrition avec celle contre le changement climatique.
Premier constat : il n’y a pas de réponse universelle à ce double défi. Pour certaines catégories de populations vulnérables dans des pays en développement, notamment les femmes enceintes ou les jeunes enfants, les carences nutritives sont telles que les chercheurs recommandent d’augmenter leurs rations de produits carnés ou laitiers. Dans les pays développés, au contraire, la réduction de la consommation de viande, produits laitiers et œufs devra être ambitieuse.
« Il peut y avoir parfois des tensions entre promouvoir des régimes à faible impact climatique et maintenir les populations en bonne santé », note le Dr Martin Bloem, professeur à la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health et coauteur de l’étude. L’Inde présente par exemple l’une des plus faibles empreintes carbone alimentaire par personne, moins de 1 000 kg d’équivalent CO2 par an, deux fois inférieure à celle d’un Français. Mais le pays compte 38 % d’enfants de moins de 5 ans en retard de croissance, un fléau qui affecte profondément leur santé et menace leur survie. Lutter contre cette crise de malnutrition et augmenter les apports caloriques et protéiques des femmes pendant leur grossesse et des jeunes enfants pourrait alourdir à terme l’empreinte carbone alimentaire de l’Inde, qui compte 1,3 milliard d’habitants. Mais, pour les chercheurs, il n’est pas question de mettre en concurrence ces urgences.
> Lire aussi  La malnutrition n’épargne plus aucun pays dans le monde
Si le régime végétalien, sans viande, ni poisson, ni produit laitier, est sans conteste celui qui émet le moins de CO2, l’équipe de l’université Johns-Hopkins souligne qu’il sera difficile d’y convertir toute la planète. Par ailleurs, écrivent les chercheurs : « Les animaux d’élevage fournissent des bénéfices agroéconomiques, allant de la conversion de résidus et sous-produits des récoltes en aliments comestibles, à l’utilisation de terres autrement impropres aux cultures. »
Criquets, sardines, pétoncles…
> Infographie : 9 régimes alimentaires analysés <https://img.lemde.fr/2019/09/17/0/0/1068/3798/688/0/60/0/5a1c546_1lTOHB_WpvqJyaAMtg8zI0DH.png>
Pour la quasi-totalité des nations étudiées, deux régimes ont retenu l’attention des chercheurs, en raison de leur flexibilité et de leurs potentiels nutritifs et climatiques.
Le premier est un régime « aux deux tiers végétalien », décomposé en deux repas complètement végétaliens pour un repas omnivore. Selon les chercheurs de Baltimore, une telle diète est moins émettrice de CO2 qu’un régime végétarien, dans lequel la viande serait remplacée par des produits laitiers, fortement émetteurs de gaz à effet de serre.
Le second est un régime comportant une petite part de produits animaux provenant tous du bas de la chaîne alimentaire – insectes (criquets, ténébrions meuniers), petits poissons (sardines, harengs) ou mollusques bivalves (moules, palourdes, pétoncles). Ces aliments ont une empreinte environnementale relativement faible, tout en ayant des apports nutritifs intéressants, notamment en vitamine B12, avancent les scientifiques de la JHU.
« Le problème du réchauffement climatique est souvent perçu comme très complexe, mais, quand on nous propose des solutions, étape par étape, on voit qu’on peut agir, relève Martin Bloem. L’objectif de cette étude est de montrer qu’on peut avoir une faible empreinte environnementale tout en ayant un régime sain. Mais à chaque pays d’en tirer les conclusions adaptées à ses besoins et à sa culture alimentaire. »
A condition que les changements de régime alimentaire s’accompagnent de changements politiques structurels. Car réduire la consommation de produits carnés ne suffira pas à enrayer les émissions de CO2 entraînées par la déforestation, si les terres utilisées ne sont pas reboisées.
> Infographie : Adapter son régime pour réduire son impact <https://img.lemde.fr/2019/09/17/0/0/1068/3501/688/0/60/0/82121e9_Ok-OjEPq-BfBJMLs3sODnHpH.png>
> Lire aussi  Un rapport spécial du GIEC : l’humanité épuise les terres
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/17/quels-regimes-alimentaires-pour-nourrir-la-planete-avec-un-moindre-impact-climatique_5511200_3244.html>
Sur le même sujet :
> Vegan, mais pas que : nouvelle étude sur les meilleurs régimes pour le climat, AFP, 17/09/19, 21:00
Un régime vegan serait le moins nocif pour l'environnement, mais des régimes plus flexibles pourraient présenter des bénéfices environnementaux comparables, selon une étude qui évalue l'impact de neuf types de régimes alimentaires dans 140 pays.
Dans la foulée d'un rapport des experts climat de l'ONU qui soulignait en août la nécessité de changer nos habitudes alimentaires pour lutter contre le réchauffement climatique, des chercheurs de la Johns Hopkins University ont modélisé les impacts de ces neuf régimes (de vegan - sans aucune protéine animale - à un jour par semaine sans viande) sur 140 pays pour lesquels la FAO dispose de données fiables concernant le bilan alimentaire sur la période 2011/13.
Selon leur étude, publiée mardi dans la revue Global Environmental Change, "un mouvement vers des régimes tournés vers les végétaux est essentiel pour atteindre les objectifs" en matière de réchauffement climatique.
En effet, si les 140 pays étudiés adoptaient au contraire un régime alimentaire comparable à ceux des pays développés de l'OCDE, augmentant donc sensiblement leur consommation de viande et produits laitiers, l'empreinte carbone par tête augmenterait de 135% et l'empreinte hydrique de 47%.
Par contre, l'adoption d'un régime vegan réduit de 70% l'empreinte carbone moyenne par habitant et serait le moins émetteur de gaz à effet de serre dans 97% des pays étudiés.
Mais les régimes alimentaires incorporant la consommation d'animaux du bas de la chaîne alimentaire (petits poissons comme sardines ou harengs, mollusques ou insectes) présentent une plus grande flexibilité et des apports en protéines pouvant être nécessaires à certaines populations, notamment dans les pays connaissant des problèmes de malnutrition, avec des bénéfices environnementaux comparables.
Suivent dans l'ordre le régime deux-tiers vegan (un repas sur trois), puis végétarien (avec oeufs et produits laitiers), pescetarien (poisson comme seule protéine animale), sans viande rouge, sans produits laitiers, faible en viande rouge et avec un jour sans viande par semaine. 
Sur les neuf régimes étudiés, les sept premiers feraient diminuer l'empreinte carbone et hydrique mondiale si les 140 pays les adoptaient, mais les deux derniers les feraient augmenter.
L'étude avertit que les objectifs de nutrition auront un impact global, puisque 49% des pays étudiés n'atteignent pas le niveau recommandé d'apports en protéines, 36% en calories. La mise à niveau peut réduire, et parfois annuler les gains environnementaux d'une modification des régimes alimentaires.
Elle recommande donc une approche pays par pays, les pays développés aux régimes alimentaires riches devant plus modifier leurs habitudes et les autres adapter leur développement.
Concernant les apports alimentaires, c'est sans surprise la viande issue de ruminants qui a la plus forte empreinte carbone : en moyenne et par portion 316 fois plus que les légumineuses, 125 fois plus que les noix et graines et même 40 fois plus que le soja.
<https://information.tv5monde.com/info/vegan-mais-pas-que-nouvelle-etude-sur-les-meilleurs-regimes-pour-le-climat-322006>
> En vidéo. Que se passerait-il si tout le monde était végan ? <https://www.lemonde.fr/festival/video/2017/08/30/que-se-passerait-il-si-tout-le-monde-etait-vegan_5178386_4415198.html>, Le Monde, maj le 20/03/18
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16- Jusqu’à + 7 °C en 2100 : les experts français du climat aggravent leurs projections sur le réchauffement, Le Monde, 17/09/19, maj à 14h55
Audrey Garric  

Les plus grands laboratoires de climatologie du pays sont engagés dans un vaste exercice de simulation du climat passé et futur qui servira de référence au prochain rapport du GIEC. 
Les canicules à répétition, records de températures et autres vagues de sécheresse qui déferlent sur la planète ne sont qu’un triste avant-goût des catastrophes qui attendent l’humanité. Si rien n’est fait pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique pourrait atteindre 7 °C d’ici à la fin du siècle, entraînant des conséquences désastreuses pour les espèces et les écosystèmes. Ces résultats, qui aggravent les précédentes projections, sont publiés, mardi 17 septembre, par les plus grands laboratoires français de climatologie, engagés dans un vaste exercice de simulation du climat passé et futur.
> Lire aussi  Les canicules seront plus longues, même avec un réchauffement limité à 2 °C
Dans le cadre du programme mondial de recherche sur le climat, une vingtaine de centres américains, européens, chinois ou encore japonais ont réalisé, ces dernières années, des centaines de modélisations pour mieux comprendre les changements climatiques, mais aussi pour tester la fiabilité de leurs modèles en les comparant aux observations et à d’autres modèles. En France, cette tâche colossale a impliqué une centaine de chercheurs et d’ingénieurs qui ont simulé plus de 80 000 ans d’évolution du climat, en utilisant des supercalculateurs jour et nuit pendant une année, nécessitant 500 millions d’heures de calcul et générant 20 pétaoctets (20 millions de milliards d’octets) de données. Leurs conclusions serviront de référence au sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont le premier volet sortira en 2021.
Les deux modèles que les Français ont développés prédisent une augmentation continue de la température moyenne du globe au moins jusqu’en 2040, pour atteindre environ 2 °C, quelle que soit l’évolution des émissions de gaz à effet de serre – en raison de l’inertie du système climatique. Ensuite, tout dépendra des politiques mises en œuvre dès maintenant par les Etats pour limiter ou non les rejets carbonés. Dans le pire des scénarios, celui d’une croissance économique rapide alimentée par des énergies fossiles, le thermomètre grimpera en moyenne de 6,5 °C à 7 °C en 2100, soit un degré de plus que ce que prévoyaient les précédents modèles, en 2012.
+ Graphique : Changement de température moyenne de la planète : température observée (courbe noire, 1880-2018) et estimée jusqu’en 2100 (par rapport à la période de référence 1880-1919), pour une sélection de quatre scénarios (SSP1 2,6, SSP2 4,5, SSP3 7,0 et SSP5 8,5). <https://img.lemde.fr/2019/09/17/0/0/960/480/688/0/60/0/e875a17_0cZc9Ks-qCB-rcbp8dRpYaBD.png> CNRS
Disparités régionales
« C’est un réchauffement énorme et surtout très rapide, sur une centaine d’années », assure Pascale Braconnot, spécialiste de la modélisation du climat au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. « Pendant la dernière déglaciation, qui s’était déroulée sur 10 000 ans, la température avait augmenté d’environ 3-4 °C à l’échelle globale », rappelle-t-elle. Le thermomètre a pour l’instant grimpé de 1 °C par rapport à l’ère préindustrielle, convoyant déjà un lot de catastrophes (ouragans plus intenses, sécheresses plus longues, etc).
Comment expliquer ces résultats encore plus sombres que ce que prévoyaient les anciennes projections ? « Nos nouveaux modèles ont beaucoup progressé et reproduisent mieux le climat observé. Ils simulent plus de réchauffement en réponse au CO2 que l’ancienne génération, explique Olivier Boucher, directeur adjoint (Centre national de la recherche scientifique, CNRS) de l’Institut Pierre-Simon-Laplace. L’une des raisons est une rétroaction plus forte due à la vapeur d’eau : un monde plus chaud est aussi un monde plus humide ; or la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre qui amplifie le réchauffement climatique. » 
> Lire aussi  La France n’est pas préparée au « choc climatique » qu’elle subira d’ici à 2050
Un seul des huit scénarios examinés par les scientifiques permet tout juste de respecter l’accord de Paris adopté en 2015, qui prévoit de limiter le réchauffement « bien en deçà de 2 °C » et « si possible à 1,5 °C ». Suivre cette trajectoire implique des efforts drastiques, afin de diminuer immédiatement les émissions de CO2 jusqu’à atteindre la neutralité carbone à l’échelle de la planète vers 2060. La température dépasserait alors 2 °C, avant de se rapprocher de 1,5 °C vers la fin du siècle, grâce à une captation de CO2 atmosphérique de l’ordre de 10 milliards à 15 milliards de tonnes par an en 2100 – mais dont la faisabilité à une telle échelle reste très incertaine.
> Lire aussi  Climat : le pari des « émissions négatives »
> Planisphères : Distribution des changements de température de surface en moyenne annuelle en 2071-2100 (par rapport à 1981-2010) pour deux des scénarios d’émissions - faibles (SSP1 2,6) et élevées (SSP3 7,0) -, selon le modèle climatique du Centre national de recherches météorologiques (à gauche) et celui de l’Institut Pierre-Simon Laplace (à droite). <https://img.lemde.fr/2019/09/17/0/0/1024/1024/688/0/60/0/2ff61be_7o7esPmGmfS8IjYuS8dAn4CU.png> 
Cet emballement global des températures cache des disparités régionales. A la fin du siècle, le réchauffement sera particulièrement marqué sur les hautes latitudes de l’hémisphère Nord, notamment en Arctique. En France et en Europe de l’Ouest, l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur, déjà à l’œuvre, va se poursuivre au moins dans les deux prochaines décennies, quelle que soit la trajectoire des émissions. Après 2050, dans les scénarios les plus émetteurs, l’été 2003 – dont la canicule avait tué plus de 70 000 personnes en Europe – sera la norme.
Disparition de la banquise en été
Les deux modèles prédisent également une disparition complète de la banquise en fin d’été, dès 2080, en cas d’émissions élevées de gaz à effet de serre. Mais, même dans le cas de rejets limités, l’un des modèles simule une quasi-disparition des glaces marines estivales, tandis que l’autre montre un très faible englacement.
> Pourcentage de couverture de glace simulé par les 2 modèles en septembre (ligne du haut) et mars (bas) pour 1991-2010 (colonne de gauche), et pour 2081-2100 (SSP1 2,6au milieu et SSP3 7,0 à droite). <https://img.lemde.fr/2019/09/17/0/0/1367/769/688/0/60/0/59f5453_t_2uP5vynekfHzS54e47SlH5.png> 
Côté précipitations, elles augmenteront dans les zones déjà humides, notamment une grande partie du Pacifique tropical, sur les mers australes et dans de nombreuses régions des moyennes à hautes latitudes de l’hémisphère Nord. A l’inverse, le pourtour méditerranéen s’asséchera, à l’image de nombreuses zones semi-arides.
« Ces nouveaux modèles, même s’ils ont un maillage qui a été affiné – de l’ordre de 100 ou 150 km –, ne peuvent pas représenter des phénomènes plus fins comme des cyclones, remarque Pascale Braconnot. Mais ils ont servi de base à une modélisation à une haute résolution de 12 km que Météo-France a réalisée sur l’Europe et l’océan Indien. » La régionalisation des modèles permet de voir apparaître de nouveaux phénomènes. Comme les conséquences des politiques de lutte contre la pollution de l’air mises en place par la Chine : elles limitent la quantité d’aérosols présents dans l’atmosphère – qui ont un pouvoir refroidissant –, et par là peuvent paradoxalement aggraver le réchauffement.
Toutes ces données climatiques, en libre accès, devront maintenant être revues, analysées et croisées afin d’affiner encore la compréhension des modèles et des incertitudes. Même si l’on en sait assez pour limiter les émissions et ce, depuis longtemps.
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Huit scénarios pour simuler le climat du futur
Le système climatique est influencé par certains facteurs qui lui sont extérieurs, essentiellement les émissions de gaz à effet de serre, mais également les aérosols (ou particules) atmosphériques et les changements dans l’utilisation des terres (déforestation, agriculture, etc.). Jusqu’à présent, afin de modéliser le climat, les scientifiques utilisaient quatre scénarios d’évolution des concentrations des gaz à effet de serre (les RCP pour Representative Concentration Pathways), classés selon l’amplitude de la perturbation du système énergétique de la Terre qu’ils génèrent à l’horizon 2300. Le moins émetteur était le RCP 2,6 (représentant une perturbation de 2,6 W/m2), le plus émetteur le RCP 8,5.
Désormais, les scientifiques ont établi huit trajectoires (les SSP, pour Shared Socio-Economic Pathways) qui couvrent à la fois les perturbations énergétiques, mais également les contextes socio-économiques (comme l’éducation, la démographie ou la coopération entre les pays). Des scénarios d’amplitude faible (1,9 W/m2) et intermédiaire (3,4 et 7 W/m2) ont, en outre, été étudiés.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/17/jusqu-a-7-c-en-2100-les-experts-francais-du-climat-aggravent-leurs-projections-sur-le-rechauffement_5511336_3244.html>
Sur le même sujet : 
> Pourquoi les simulations françaises concluent à un réchauffement climatique plus fort que prévu ? <https://www.20minutes.fr/planete/2606623-20190917-pourquoi-simulations-francaises-concluent-rechauffement-climatique-plus-fort-prevu>, 20 Minutes, 17/09/19, 19h12
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17- Après les promesses, la Commission von der Leyen face au défi climatique, AFP, 17/09/19, 15:00
Marine Laouchez

En se dotant d'un super vice-président en charge de chapeauter la transition écologique de l'Europe, l'Allemande Ursula von der Leyen concrétise ses promesses électorales, en réponse à la mobilisation de la rue et de la jeunesse, mais elle est attendue au tournant.
Il devrait être l'un des piliers de la future Commission, une fois que celle-ci aura été confirmée par le Parlement. Le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans, candidat malheureux à la présidence de l'exécutif européen, sera l'un des trois "vice-présidents exécutifs" aux côtés de Mme von der Leyen, responsable du "Pacte vert européen".
Il hérite d'un large portefeuille, qui lui permettra de superviser les commissaires chargés de l'Environnement et des Océans (Pêche), de l'Energie, mais aussi de l'Agriculture, des Transports ou encore de la Sécurité alimentaire (Santé).
Preuve de l'importance qu'Ursula von der Leyen accorde au sujet, elle lui confie également la responsabilité de commissaire à l'Action pour le climat et la direction générale qui le soutient. Le sortant à ce poste, l'Espagnol Miguel Arias Canete, avait négocié l'accord de Paris au nom de l'Union européenne.
"C'est aujourd'hui l'un des responsables politiques au monde qui a le plus de leviers entre ses mains", estime le Français Pascal Canfin (Renew), qui préside la commission Environnement du Parlement européen, devenue la plus importante par le nombre de membres au sein de l'assemblée nouvellement élue.
Pour Ester Asin, de WWF Europe, Frans Timmermans sera "bien placé pour s'assurer que l'action pour le climat et la protection de l'environnement soient intégrées dans tous les autres secteurs concernés".
"Il est très politique, il a bien compris qu'il avait une fenêtre politique exceptionnelle", anticipe M. Canfin. "Il a les moyens de réussir, il ne pourra pas se cacher derrière une organisation qui ne lui aurait pas donné les moyens de réussir", analyse-t-il.
Certains, comme Jeremy Wates, secrétaire général du Bureau européen de l'environnement, une ONG bruxelloise, regrette le manque de "qualifications écolos significatives" des différents candidats à la nouvelle Commission.
La critique est plus acerbe chez les eurodéputés Verts. Les Français Michèle Rivasi et David Cormand ne s'attendent pas à le voir "s'opposer du jour au lendemain aux accords de libre-échange qui font tant de mal à notre planète".
La gauche sociale et écologique française s'inquiète quant à elle que les cordons de la bourse aient été confiés à un vice-président exécutif de droite, Valdis Dombrovskis (groupe PPE), alors qu'une telle ambition environnementale va devoir s'accompagner de moyens adéquats.
- 100 jours -
Ursula von der Leyen s'est donné 100 jours pour mettre sur la table son "pacte vert", avec pour ambition de faire de l'Europe "le premier continent à atteindre la neutralité climatique".
Pour cela, elle veut étendre la couverture du marché du carbone européen au secteur maritime, et réduire les quotas gratuits attribués à l'aérien. Elle veut aussi introduire une "taxe carbone aux frontières", un mécanisme depuis longtemps avancé par la France, qui permettrait d'imposer les produits importés dans l'UE fabriqués au prix d'une intense production de gaz à effet de serre.
Une de ses première tâches sera de rallier les quatre derniers pays réticents à s'engager pour atteindre la neutralité climatique d'ici 2050. Juste avant l'été, Pologne, Hongrie, République tchèque et Estonie avaient freiné les discussions, arguant du coût d'une telle transition dans ces territoires où les énergies fossiles pèsent encore très lourd dans le bouquet énergétique.
Ursula von der Leyen soutient l'idée de la création d'un "Fonds pour une transition juste", mais la perspective fait grincer des dents certaines capitales déjà sous pression pour augmenter leur contribution financière au budget de l'UE après le départ du Royaume-Uni.
L'autre défi principal sera de convaincre les Etats membres de relever l'objectif de réduction d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, actuellement fixé à 40% mais considéré par beaucoup comme insuffisant pour rentrer dans les clous de l'accord de Paris. Mme von der Leyen s'est engagée à défendre un objectif de 50%, voire 55%.
Bruxelles aurait d'ailleurs bien aimé pouvoir présenter un relèvement de ses ambitions dès le sommet sur le climat qui se tient la semaine prochaine à New York.
<https://information.tv5monde.com/info/apres-les-promesses-la-commission-von-der-leyen-face-au-defi-climatique-321944>
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En images
18- Nicolas Hulot sur le climat : "Il faudrait que la communauté internationale parle d'une même voix", BFMTV, 07/09/19

L'ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a estimé ce samedi qu'"il faudra que la communauté internationale parle d'une même voix" concernant l'urgence climatique.
> Interview à voir à :
<https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/nicolas-hulot-sur-le-climat-il-faudrait-que-la-communaute-internationale-parle-d-une-meme-voix-1185111.html>
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19- Vidéo. « Plan B » : Comment des activistes ont bloqué une mine de charbon en Allemagne, Le Monde, 16/09/19, 12h22
Asia Balluffier  

Des milliers de militants du mouvement « Ende Gelände » ont réalisé une opération de désobéissance civile pour arrêter l’activité d’une mine de charbon. 
« Qu’est-ce qu’on veut ? La justice climatique ! Quand la veut-on ? Maintenant ! ». Pendant plusieurs jours, en juin dernier, des activistes du mouvement écologiste « Ende Gelände » ont investi l’Allemagne. Leur objectif : atteindre la mine de charbon de Garzweiler, en Allemagne, l’une des mines de charbon les plus polluantes d’Europe. Chaque année, ce collectif fait converger plusieurs milliers d’Européens dans le bassin minier rhénan avec pour mission de bloquer les infrastructures. Ils veulent en effet obtenir la fin de l’exploitation de charbon. Cette opération de désobéissance civile est organisée de façon millimétrée dans le plus grand secret. Même au sein des participants, personne ne sait vraiment ce qu’il va se passer. Sauf les organisateurs.
Au plus près du terrain, en France et dans le monde, partez à la rencontre de celles et ceux qui relèvent les défis environnementaux d’aujourd’hui. « PLAN B », le nouveau rendez-vous vidéo du Monde, tous les dimanches à 21 h 30.
Sources :
• Les émissions de CO2 dues à l’énergie
• La production électrique allemande
• L’approvisionnement énergétique total par pays
> Vidéo à voir à :
<https://www.lemonde.fr/videos/article/2019/09/16/plan-b-comment-des-activistes-ont-bloque-une-mine-de-charbon-en-allemagne_5510902_1669088.html>
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20- Vidéo. Feux en Indonésie : un nuage de fumée toxique gagne Singapour et la Malaisie, Le Monde, 16/09/19, 18h55

Liés à la sécheresse et à la déforestation, d’importants incendies font rage sur les îles de Sumatra et de Bornéo, enfumant l’Indonésie, la Malaisie, Brunei et Singapour depuis la fin juillet. 
L’Indonésie fait face à de multiples feux de forêts depuis la fin du mois de juillet, alors que le pays affronte une sécheresse intense cette année. De vastes zones de forêt défrichées brûlent sur l’île de Sumatra, en Indonésie, et celle de Bornéo, partagée entre l’Indonésie, la Malaisie et Brunei, mobilisant environ 9 000 pompiers indonésiens et des hélicoptères.
A Sumatra, la capitale de la province de Riau, Pekanbaru, est plongée dans une épaisse fumée, obscurcissant le ciel même à midi. Les habitants poursuivent leurs activités, se protégeant de simples masques de tissu, tandis que la plupart des écoles ont été fermées jusqu’à la fin de la semaine.
Pour Kiki Taufik, de Greenpeace Indonésie, ces feux sont similaires à ceux qui brûlent en Amazonie, où les incendies se répandent dans des zones de déforestation destinées à l’agriculture.
> Vidéo à voir à :
<https://www.lemonde.fr/international/video/2019/09/16/feux-en-indonesie-le-nuage-de-fumee-toxique-gagne-singapour-et-la-malaisie_5511124_3210.html>
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21- Réchauffement climatique : vers une aggravation du phénomène ?, France 2, journal de 13h, 17/09/17

Des scientifiques français ont dévoilé, mardi 17 septembre, leurs prévisions concernant le réchauffement climatique, avec une version extrême plus pessimiste.
Voilà de quoi renforcer les militants écologistes dans leur lutte. Des scientifiques français ont lancé une alerte concernant la dégradation du climat. En effet, ils assurent mardi 17 septembre que le réchauffement climatique sera plus important et plus fort que prévu. Du Portugal aux Bahamas en passant par l'Espagne, les phénomènes naturels extrêmes se multiplient. Selon les scénarios les plus pessimistes des scientifiques, la température de l'atmosphère augmenterait de 7°C entre 2018 et 2100.
> Explications à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/rechauffement-climatique-vers-une-aggravation-du-phenomene_3620463.html>
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– Une revue consacrée aux liens entre environnement et inégalités sociales <http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/une-revue-consacree-aux-liens-entre-environnement-et-inegalites-sociales/?page=0&magazine_categorie%5B%5D=26>, juin 2015
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– Mobilité au quotidien - Comment lutter contre la précarité ? <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/etude-mobilite-precarite.pdf>, Etat des lieux & Analyses, septembre 2014
– Etude. Les solutions de mobilité soutenable en milieu rural et périurbain <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/etude-solution-mobilite-soutenable.pdf>, Fondation Nicolas Hulot & RAC France, juillet 2014
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