[revue-presse-FNH] Petite revue de presse centrée sur biodiversité, sciences et protection du vivant et de l'univers, patrimoine + 1 publication & 2 annonces (mercredi 9 décembre)

Florence de Monclin f.demonclin at fnh.org
Mer 9 Déc 08:16:27 CET 2020


Bonjour à tous,

Un petit tour d'horizon avec deux possibilités d'accès aux dépêches et articles suivants : 
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1- Un nid de frelons géants repéré pour la première fois aux Etats-Unis <https://www.geo.fr/environnement/un-nid-de-frelons-geants-repere-pour-la-premiere-fois-aux-etats-unis-202576>, AFP, 24/10/20, 02:00
2- Les Galapagos font état d’une hausse record de la population de pingouins et cormorans endémiques <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/24/les-galapagos-font-etat-d-une-hausse-record-de-la-population-de-pingouins-et-cormorans-endemiques_6057195_3244.html>, Le Monde avec AFP, 24/10/20, 03h44
3- Chronique. « La certitude de pouvoir protéger le monde d’une main est comprise comme un blanc-seing accordé à l’autre pour continuer à le détruire » <https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/25/la-certitude-de-pouvoir-proteger-le-monde-d-une-main-est-comprise-comme-un-blanc-seing-accorde-a-l-autre-pour-continuer-a-le-detruire_6057332_3232.html>, Le Monde, 26/10/20, 22h05
4- Botswana : des dizaines de vautours, une espèce menacée, retrouvés morts <https://www.geo.fr/environnement/botswana-des-dizaines-de-vautours-une-espece-menacee-retrouves-morts-202625>, AFP, 28/10/20, 19:00 
5- Congrès mondial de la nature de l’UICN : 109 recommandations adoptées pour sauvegarder la biodiversité <https://4lw1t.r.a.d.sendibm1.com/mk/mr/8TWAUYXdyq_F-wNOwT7Mlzfh20h_ZnJ8HJD6Dom3J9RDoSlWTO4qrj0piIWtKp79incC1G0c_i8rskBAPaziEtW4oeRwSvEPw2v897TpcwpT7dU>, Comité français de l’UICN, communiqué du 04/11/20
6- Quelle est cette nouvelle espèce de singe découverte en Birmanie ? <https://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Quelle-est-cette-nouvelle-espece-de-singe-decouverte-en-Birmanie-1711659>, Paris Match, 11/11/20, 13h10
7- Une fleur qui change de couleur pour ne pas être cueillie <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/une-fleur-modifie-ses-couleurs-pour-lutter-contre-la-pression-humaine_149356>, Sciences & Avenir, 23/11/20, 20h00
8- Confinement : la chasse au mouflon suspendue en Lozère par la justice <https://www.geo.fr/environnement/confinement-la-chasse-au-mouflon-suspendue-en-lozere-par-la-justice-202924>, AFP, 23/11/20, 21:00
9- Sauvetage éléphantesque en Inde <https://www.geo.fr/environnement/inde-un-elephant-sauvage-tombe-dans-un-puits-50-sauveteurs-16-heures-et-une-grue-pour-le-liberer-202913>, AFP, 23/11/20, 23:00
10- De nombreux "dauphins-pilotes" meurent échoués en Nouvelle-Zélande <https://www.geo.fr/environnement/pres-dune-centaine-de-dauphins-pilotes-meurent-echoues-en-nouvelle-zelande-202936>, AFP, 25/11/20, 08:00
11- Equateur : Un "rare" manchot blanc découvert dans l'archipel des Galapagos <https://www.geo.fr/environnement/equateur-un-rare-manchot-blanc-decouvert-dans-larchipel-des-galapagos-202956>, AFP, 27/11/20, 00:00
12- Cétacés : stop aux chauffards de la mer <https://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Cetaces-stop-aux-chauffards-de-la-mer-1714109>, Paris Match, 30/11/20, 04h00
13- En Equateur, une colonie de grenouilles pour les sauver de l'extinction <https://www.geo.fr/environnement/en-equateur-une-colonie-de-grenouilles-pour-les-sauver-de-lextinction-202973>, AFP, 30/11/20, 08:00
14- Le Sri Lanka veut empêcher les éléphants de manger les déchets en plastique <https://www.nouvelobs.com/societe/20201130.AFP2964/le-sri-lanka-veut-empecher-les-elephants-de-manger-les-dechets-en-plastique.html>, AFP, 30/11/20, 16:00
15- La Namibie frappée de sécheresse met en vente 170 éléphants <https://information.tv5monde.com/info/la-namibie-frappee-de-secheresse-met-en-vente-170-elephants-386281>, AFP, 03/12/20, 14:00
16- Equateur : découverte d'un nid d'énorme tortue luth, en voie d'extinction <https://information.tv5monde.com/info/equateur-decouverte-d-un-nid-d-enorme-tortue-luth-en-voie-d-extinction-386350>, AFP, 04/12/20, 01:00
17- A Rome, un suceur de sève venu d'Amérique à l'assaut des pins parasols <https://information.tv5monde.com/info/rome-un-suceur-de-seve-venu-d-amerique-l-assaut-des-pins-parasols-386642>, AFP, 07/12/20, 10:00
Une publication
18- Emmenez les enfants dehors ! - Comment la nature est essentielle au développement de l'enfant <https://www.lisez.com/ebook/emmenez-les-enfants-dehors/9782221250785>, de Crystèle Ferjou avec Moïna Fauchier-Delavigne, Editions Robert Laffont, 27/08/20
Deux annonces
19- Colloque. Comment parler d’environnement ? Héros/hérauts et communication environnementale <https://ger-cess-2020.sciencesconf.org/>, Groupe d’Etudes et de Recherche, Communication, Environnement, Science et Société, 9-11 décembre 2020
20- Fête de la Nature - Dates et thématique 2021 <https://fetedelanature.com/newsletter-du-1er-decembre-2020?utm_source=Organisateurs&utm_campaign=91c0db476f-EMAIL_CAMPAIGN_2_10_2018_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_a826d457f5-91c0db476f-114071297>, Lettre du 01/12/20

Bien à vous,
Florence

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QUESTIONNEMENT DU JOUR : Placer sous protection 30 % des espaces terrestres et marins suffira-t-il à à protéger la faune et la flore de toutes les menaces ? (cf. item 3 & suite)
MOBILISATION DU JOUR : Une nouvelle étape décisive vient d’être franchie dans la préparation du Congrès mondial de la nature de l’UICN. Les 109 recommandations, dont 14 proposées par les membres français de l’UICN, ont été adoptées et proposent des actions concrètes pour répondre aux enjeux de biodiversité. (cf. item 5)
CAMOUFLAGE DU JOUR : D'après leurs conclusions publiées dans la revue Current Biology, le niveau de camouflage des Fritillaria delavayi est corrélé à leur niveau de récolte. En d'autres termes, dans les zones où les cueillettes de cette plante sont répétées, ces dernières ont adopté des teintes qui les rendent difficilement discernables de leur environnement. (cf. item 7 & suite)
DÉCOUVERTES DU JOUR : — Des chercheurs du Centre de primatologie allemand (DPZ) et de l'ONG environnementale Fauna and Flora International (FFI) ont mis au jour une nouvelle espèce de primate en Birmanie, qui s'apparente aux langurs. (cf. item 6) 
— L’Equateur a annoncé la découverte d'un nid de tortues luth, l'espèce de tortue marine en voie d'extinction la plus grande au monde -elles peuvent mesurer jusqu'à 3 mètres de long et peser jusqu'à une tonne-, en promettant de tout faire pour que les œufs éclosent bien d'ici deux mois.(cf. item 16)
ALTERNATIVE DU JOUR : En Equateur, le Centre Jambatu permet la reproduction en captivité de 34 variétés de grenouilles. (cf. item 12)
CHOIX DU JOUR : Après avait mis en vente 100 buffles sauvages en octobre, la Namibie, en proie à la sécheresse, a cette fois mis en vente 170 éléphants vivants pour restreindre leur nombre sur son territoire. (cf. item 15)
NOTRE ACTU : A suivre sur notre site Internet <http://www.fondation-nature-homme.org/>, Facebook <https://www.facebook.com/FondationNH/>, Twitter <https://twitter.com/fondationNH> ou Instagram <https://www.instagram.com/fondationNH/>.
> Plan de relance, loi climat... Décryptage et propositions pour des avancées écologiques et sociales qui comptent <http://www.fondation-nature-homme.org/sites/default/files/presse/dp-plan-relance-fnh.pdf>
> Le temps est venu de poser les premières pierres d’un nouveau monde <https://letempsestvenu.org/>
> 10 mesures pour juger de la pertinence des programmes des candidats aux élections municipales <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/ecolos-et-sociales-les-prochaines-municipales>
> Baromètre des mobilités du quotidien - Coût, manque d'alternatives : les Français prisonniers de la voiture <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/cout-manque-dalternativesles-francais-prisonniers-de-leur-mode-de-transport>
> Guide en ligne. 7 propositions pour contribuer au grand débat national <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/7-propositions-pour-contribuer-au-grand-debat-national/>
> Pétition. L’Affaire du Siècle. Climat : stop à l’inaction, demandons justice ! <https://laffairedusiecle.net/>
> Let’sbio ! Le Bonus cantine Bio et Locale <https://www.letsbio.org/>
> 30 gestes et astuces pour réduire sa conso d’énergie <https://www.lesgesteseclaires.com/>
> Groupe Facebook "Infos et astuces pour économiser l’énergie <https://www.facebook.com/groups/208132273169772/?utm_campaign=GE2018&utm_medium=E5&utm_source=GE2018E516>"
> Une collection de vidéos pour décrypter les enjeux écologiques et climatiques <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>
> Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
> Pétition. Crèches : arrêtons d’intoxiquer nos enfants <https://formulaires.fondation-nicolas-hulot.org/fra/petition_ecolocreche>
> Pour répondre PRÉSENT à l’APPEL DES SOLIDARITÉS porté par plus de 80 ONG & associations de tous horizons <https://www.appel-des-solidarites.fr/>
> 2nd édition de My Positive Impact : les 6 lauréats du public et les 3 lauréats du jury <http://www.mypositiveimpact.org/les-solutions>______________________________________________________________________________________________________________________
1- Un nid de frelons géants repéré pour la première fois aux Etats-Unis, AFP, 24/10/20, 02:00

Après des mois d'une traque sans relâche, un nid de frelons asiatiques géants, considérés par les spécialistes comme les plus gros du monde et surnommés par certains "frelons meurtriers", a été repéré pour la première fois sur le sol américain.
Le nid a été localisé jeudi sur une propriété privée de Blaine, dans l'Etat de Washington (nord-ouest), proche de la frontière avec le Canada, a annoncé le département de l'agriculture de l'Etat.
Les experts vont tenter d'éradiquer le nid dès samedi, pour éviter que cette espèce invasive, qui peut atteindre près de cinq centimètres de long, ne prolifère, précise le communiqué.
"La localisation de ce nid a été permise par la capture de deux spécimens vivants de frelons asiatiques géants le 21 octobre, grâce à un nouveau type de pièges déployés dans la zone", explique le département.
Deux autres frelons, également vivants, ont été retrouvés jeudi matin par des agents du département de l'agriculture, qui sont arrivés pour équiper d'émetteurs radio les deux frelons capturés précédemment afin de les suivre jusqu'à leur nid.
La chasse au frelon géant était ouverte depuis que deux spécimens avaient été découverts en décembre 2019 dans la même zone.
On ignore encore comment ce frelon géant (Vespa mandarinia) est arrivé jusqu'aux Etats-Unis, où il pourrait définitivement s'implanter si rien n'est fait.
"Il est très important d'arrêter ça net", a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse Sven Spichiger, entomologiste du département de l'agriculture.
Distinct du frelon géant, le frelon asiatique "à pattes jaunes" (Vespa velutina nigrithorax), a commencé à coloniser une partie de l'Europe de l'ouest. Il y est probablement arrivé en 2004 dans une cargaison de poteries en provenance de Chine, livrée dans le sud-ouest de la France, d'où il a essaimé.
Au Japon, où les insectes sont parfois chassés pour être mangés, environ 30 à 50 personnes meurent chaque année après avoir été piquées par des frelons géants.
C'est surtout pour les colonies d'abeilles, déjà en net déclin dans de nombreuses régions du monde, que les frelons sont une menace à prendre au sérieux.
Lorsque ces frelons géants découvrent une ruche, ils commencent par massacrer les abeilles en les décapitant une par une avec leurs puissantes mandibules. Les prédateurs occupent ensuite la ruche pendant une semaine, voire plus, le temps de se repaître des pupes (cocons) et des larves laissées par les abeilles.
<https://www.geo.fr/environnement/un-nid-de-frelons-geants-repere-pour-la-premiere-fois-aux-etats-unis-202576>
Sur le même sujet :
> Un premier nid de "frelons meurtriers" éradiqué aux Etats-Unis <https://www.geo.fr/environnement/un-premier-nid-de-frelons-meurtriers-eradique-aux-etats-unis-202579>, AFP, 25/10/20, 10:00
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2- Les Galapagos font état d’une hausse record de la population de pingouins et cormorans endémiques, Le Monde avec AFP, 24/10/20, 03h44

Le Parc national des Galapagos estime que le phénomène climatique de La Niña et la paralysie des activités touristiques ont contribué à cette augmentation. 
La population de pingouins et cormorans aptères, deux espèces endémiques de l’archipel des Galapagos, a connu une augmentation record, selon les résultats d’un recensement publié vendredi 23 octobre par le Parc national des Galapagos (PNG), en Equateur.
« Le nombre de cormorans atteint un nombre record, d’après les données historiques remontant à 1977, tandis que le nombre de pingouins est au plus haut depuis 2006 », a signalé le PNG dans un communiqué, sans préciser le nombre d’oiseaux à l’époque.
> Lire aussi  Diego, la tortue qui a sauvé son espèce, de retour sur son île d’origine dans l’archipel des Galapagos
La population de pingouins des Galapagos, les seuls habitant sur l’équateur terrestre, est passée de 1 451 en 2019 à 1 940 en 2020. Dans le cas des cormorans aptères, leur nombre est passé de 1 914 à 2 220 sur la même période.
Le pingouin des Galapagos est une des plus petites espèces de pingouins au monde. Ce volatile mesure jusqu’à 35 cm. Le cormoran de l’archipel est le seul de cette espèce à avoir perdu sa capacité à voler, mais a développé des aptitudes à la plongée.
Une hausse due au phénomène climatique de La Niña
L’étude réalisée par le PNG et la fondation Charles Darwin a eu lieu en septembre dernier auprès des principales colonies présentes sur les îles Isabela et Fernandina et sur les îlots Marielas, à l’ouest de cet archipel classé au patrimoine naturel de l’humanité.
Pour Paulo Proaño, ministre de l’environnement et de l’eau équatorien, les résultats du recensement rendent compte du « bon état de santé de la population » de volatiles de l’archipel, situé à 1 000 km en face des côtes équatoriennes, selon les déclarations publiées par le PNG.
Le PNG estime que la présence du phénomène climatique de La Niña, qui aide à ce qu’il y ait plus de nourriture pour ces oiseaux, a participé à l’augmentation de leurs populations. Un autre facteur a été « l’absence de perturbations dans les zones de nidification de ces espèces par la paralysie des activités touristiques pendant la crise sanitaire » liée au Covid-19, a ajouté le Parc.
L’archipel, qui a servi de laboratoire naturel au scientifique anglais Charles Darwin pour sa théorie de l’évolution des espèces, tient son nom des tortues géantes qui y vivent.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/24/les-galapagos-font-etat-d-une-hausse-record-de-la-population-de-pingouins-et-cormorans-endemiques_6057195_3244.html <https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/24/les-galapagos-font-etat-d-une-hausse-record-de-la-population-de-pingouins-et-cormorans-endemiques_6057195_3244.html>>
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3- Chronique. « La certitude de pouvoir protéger le monde d’une main est comprise comme un blanc-seing accordé à l’autre pour continuer à le détruire », Le Monde, 26/10/20, 22h05
Stéphane Foucart

La création de sanctuaires naturels ne suffit pas à protéger la faune et la flore de toutes les menaces, avertit Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », dans sa chronique.
Chronique. Comme la plupart des idées très séduisantes, celle-ci comporte sa part de danger. Au printemps 2021, à la 15e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, la France portera un beau projet : placer sous protection 30 % des espaces terrestres et marins. Le principe consiste, comme le détaille une étude publiée début septembre dans la revue Science Advances, à tisser un « filet de sécurité mondial » en ciblant les zones à protéger en fonction de la biodiversité qu’elles abritent et/ou de leur capacité à rendre certains services, en particulier celui de capter et de stocker du dioxyde de carbone (CO2), premier fauteur de réchauffement. Il n’y a là, bien sûr, rien de dangereux, bien au contraire.
> Lire aussi  L’ONU propose de protéger 30 % de la planète d’ici à 2030
Et pourtant le danger est réel. Il est lié, non au projet lui-même, mais à la manière dont il peut être interprété par la société, par les responsables politiques et les capitaines d’industrie. De bonne foi ou non, ce genre d’initiative peut être perçu comme une sorte de mécanisme compensatoire : une part importante de la planète pouvant être protégée de nos activités, il serait inutile de transformer nos modes de production et de consommation. La certitude de pouvoir protéger le monde d’une main est facilement comprise comme un blanc-seing accordé à l’autre pour continuer à le détruire.
Une idée du XIXe siècle
Ainsi la France, qui s’affiche sur la scène internationale en fer de lance de la protection des espaces naturels, vient-elle d’avaliser – comme la plupart des Etats-membres de l’Union européenne ainsi que son Parlement – un projet de politique agricole commune (PAC) désastreux en termes de protection de l’environnement. En parfaite connaissance de cause, la nouvelle PAC devrait continuer à favoriser, jusqu’en 2030, l’industrialisation et l’intensification des pratiques agricoles, l’agrandissement des exploitations, la simplification des paysages, le recours aux pesticides et aux fertilisants de synthèse. Avec comme corollaire la poursuite, à bride abattue, de la destruction de la biodiversité du Vieux Continent.
> Lire aussi  Négociations tendues autour de la nouvelle PAC européenne
L’idée qu’il serait possible de sauvegarder durablement la nature grâce à des territoires protégés est une idée du XIXe siècle. Elle relève d’une sorte de « dilutionnisme » : tout ce qu’excrètent nos systèmes productifs finirait dilué dans l’immensité du monde, à des niveaux si faibles qu’aucune conséquence majeure ne serait à en craindre. Hélas ! Ce dilutionnisme fait abstraction de deux phénomènes. Le premier est le caractère systémique des effets de nos activités sur l’environnement, au niveau mondial ; le second est le fait que des perturbations en apparence ténues peuvent conduire à des conséquences catastrophiques.
Le climatoscepticisme est un bon exemple de dilutionnisme. Avant que nous soyons rattrapés par l’accumulation de ses manifestations, l’un des arguments massues des sceptiques pour nier l’existence du réchauffement était simple : « Comment voulez-vous qu’un gaz trace comme le CO2 puisse provoquer un phénomène de grande ampleur en passant d’un taux atmosphérique de 0,027 % à 0,045 % ? » Cette minuscule variation de CO2 changera bel et bien l’habitabilité de vastes régions de la planète – qu’elles soient mises ou non sous un régime de protection.
Les sanctuaires ne protègent pas
Ainsi, faire des forêts boréales de Sibérie et d’Alaska des sanctuaires naturels ne les empêchera pas de brûler sous les effets de l’assèchement des sols et du mercure qui monte. De même, la mise en place d’aires marines protégées, si elle est nécessaire, est insuffisante : si les émissions de gaz à effet de serre et la production de plastique se poursuivent à ce rythme, aucun régime de protection ne permettra d’éviter l’acidification des eaux de surface des océans, les vagues de chaleur qui précipitent le dépérissement des récifs coralliens, ou l’accumulation de microplastiques dans les mammifères marins, les poissons, les coquillages, etc.
> Lire aussi  Les incendies en Australie préfigurent le futur dans un monde réchauffé, selon des scientifiques
Même constat pour la chimie de synthèse et les pesticides en particulier : la mise en place de sanctuaires ne protège pas de tout. La première grande étude sur l’évolution des populations d’insectes en Europe occidentale, publiée en 2017 dans PLoS One, a ainsi montré un effondrement de 75 % de la biomasse d’insectes volants entre 1989 et 2016. Or ces mesures ont été menées en Allemagne, dans une soixantaine de… zones protégées. Et d’autres travaux récents, publiés en 2018 dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, suggèrent que dans certaines forêts tropicales un déclin de même magnitude des arthropodes (insectes, arachnides, myriapodes…) sape, là-bas aussi, les fondations de la chaîne alimentaire (le réchauffement serait en cause, mais cette attribution est débattue).
> Lire aussi  En trente ans, près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe
Dilution non, concentration oui
La littérature scientifique en offre de nombreux exemples : tout ce que nous mettons en circulation ne se dilue pas jusqu’à l’innocuité. C’est en particulier le cas de la ribambelle de polluants organiques persistants, substances toxiques produites depuis un siècle par les géants de la chimie – et qui ne sont connues que sous leurs acronymes (PCB, PFAS, DDT, PBDE, etc.). On sait de longue date que ces substances ne se diluent pas, mais qu’elles se concentrent au contraire dans la chaîne alimentaire, en s’accumulant dans les graisses. Les animaux les plus exposés sont donc les prédateurs du sommet de la chaîne alimentaire. Avec des implications parfois majeures en termes de conservation.
En 2018, une équipe internationale publiait dans Science une étude suggérant que les taux d’accumulation de PCB dans leur organisme menacent à l’horizon de quelques décennies la survie même de plus de 50 % des populations d’orques de la planète, par la détérioration de leur immunité et de leur capacité à se reproduire. Et ce, qu’ils vivent ou non en zones protégées.
<https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/25/la-certitude-de-pouvoir-proteger-le-monde-d-une-main-est-comprise-comme-un-blanc-seing-accorde-a-l-autre-pour-continuer-a-le-detruire_6057332_3232.html>
En savoir plus :
> A “Global Safety Net” to reverse biodiversity loss and stabilize Earth’s climate <https://advances.sciencemag.org/content/6/36/eabb2824.full>, Science Advances,  04/09/20
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4- Botswana : des dizaines de vautours, une espèce menacée, retrouvés morts, AFP, 28/10/20, 19:00

Les autorités et les conservateurs du Botswana ont lancé une enquête après la découverte de dizaines de carcasses de vautours, une espèce en danger, qui auraient pu succomber à un empoisonnement, a indiqué un expert mercredi.
Selon le responsable de la vie sauvage au Botswana, Motshereganyi Kootsositse, les rapaces ont été découverts la semaine dernière dans la région du Makgadikgadi (nord-est).
"Le 22 octobre, au moins 55 vautours à dos blanc ont été retrouvés morts, probablement par empoisonnement", a-t-il déclaré à l'AFP.
La mort de vautours par empoisonnement n'est pas rare au Botswana.
"Nous recensons souvent des vautours morts dans tout le pays. La situation s'aggrave, le nombre de vautours décline largement en raison d'empoisonnement dû à la mauvaise utilisation de produits agricoles chimiques", a-t-il détaillé.
En juin l'an dernier, 537 carcasses avaient été découvertes, un record, dans la réserve de Chobe, dans le nord du Botswana. Les vautours avaient mangé la carcasse de trois éléphants tués par des braconniers.
Selon M. Kootsositse, des études ont montré que l'empoisonnement et le commerce à des fins de médecine traditionnelle étaient responsables à 90% de la mort des vautours en Afrique.
Le vautour à dos blanc, aussi appelé vautour africain, figure sur la "liste rouge" des espèces d'oiseaux en danger dressée par l'Union internationale pour la conservation de la nature.
En septembre, le gouvernement du Botswana, pays enclavé entre la Zambie, la Namibie et l'Afrique du sud, a annoncé que des centaines d'éléphants retrouvés mystérieusement morts dans la région du delta de l'Okavango (nord), avaient succombé à une bactérie.
<https://www.geo.fr/environnement/botswana-des-dizaines-de-vautours-une-espece-menacee-retrouves-morts-202625>
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5- Congrès mondial de la nature de l’UICN : 109 recommandations adoptées pour sauvegarder la biodiversité, Comité français de l’UICN, communiqué du 04/11/20

Une nouvelle étape décisive vient d’être franchie dans la préparation du Congrès mondial de la nature de l’UICN. Plus de 1 000 organisations membres de l’UICN, incluant des États et des agences gouvernementales, des ONG, des organisations de peuples autochtones ont été appelées à voter sur 109 recommandations, dont 14 proposées par les membres français de l’UICN. Toutes ces recommandations ont été adoptées et proposent des actions concrètes pour répondre aux enjeux de biodiversité.
Des recommandations avec des solutions concrètes pour la nature
Ce vote est un succès et illustre la dynamique internationale en cours pour construire un monde plus durable, qui valorise et conserve la nature. Avec ces 109 recommandations, l’UICN continue de jouer son rôle d’alerte et de force de propositions pour protéger la biodiversité. A la différence des COP de l’ONU, ce vote est une codécision entre les Etats et les agences publiques, d’une part, et les ONG d’autre part, depuis des grandes organisations jusqu’à des petites associations.
Les recommandations de l’UICN influencent et guident les décisions à prendre et les actions à engager. Elles sont notamment à l’origine de l’adoption de conventions importantes comme la Convention de Ramsar sur les zones humides, la Convention du Patrimoine mondial de l’UNESCO, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et la Convention sur la diversité biologique (CDB).
La mobilisation française au rendez-vous de la mobilisation mondiale
« Les membres du Comité français de l’UICN, les plus nombreux dans le monde après les membres des Etats-Unis, ont apporté des contributions importantes en proposant 14 de ces recommandations mondiales. » indique Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN. Il précise « Comme pour les autres recommandations, on peut les classer en 3 grands ensembles : celles demandant un renforcement d’actions sur des espèces et des écosystèmes particuliers, celles soutenant des politiques et des stratégies environnementales plus ambitieuses, et celles requérant une lutte plus importante contre des pressions pesant sur la biodiversité ».
Parmi ces recommandations coordonnées par le Comité français de l’UICN figurent le renforcement de la protection des poissons des récifs coralliens, des mangroves et des grands singes, la reconnaissance des crimes environnementaux comme des crimes graves ou le déploiement des Solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique, ainsi que la lutte contre la pollution plastique dans l’océan, la déforestation importée ou l’artificialisation des sols(plus de détails dans le lien ci-après).
Ces recommandations, auxquelles s’ajoutent celles sur le développement des pratiques alternatives aux pesticides de synthèse et la réduction des incidences négatives des activités de pêche et d’extraction sur les espèces et les habitats marins, ont été intégrées dans la nouvelle stratégie européenne de la biodiversité adoptée par le Conseil de l’Union Européenne le 23 octobre dernier. Par ailleurs, les Etats parties à la Convention contre le crime transnational organisé (UNTOC) viennent d’inclure les crimes portant atteinte à l’environnement dans le champ d’application de cette convention.
Les étapes franchies et celles à venir
Au total 128 recommandations ont été retenues en décembre 2019 pour le Congrès mondial. A l’issue d’un débat en ligne de décembre 2019 à mars 2020 entre tous les membres de l’UICN dans le monde, 109 d’entre elles ont été     retenues pour être votées entre le 7 et le 21 octobre 2020. Les 19 recommandations restantes seront soumises à débat lors du Congrès mondial de l’UICN à Marseille en 2021. Le Comité français de l’UICN a coordonné l’élaboration de 18 recommandations sur les 128, dont 14 ont été votées en octobre 2020 et 4 feront partie du débat des 19 recommandations restantes.
L’ensemble de ces recommandations contribueront à définir les prochains objectifs pour la protection de la biodiversité à 2030, qui seront établis à la COP15 Biodiversité de l’ONU après le Congrès mondial de la nature de l’UICN. Cette mobilisation est plus que jamais indispensable puisqu’à travers la 5ème édition des Perspectives mondiales de la biodiversité, le constat est maintenant établi par l’ONU que les 20 grands objectifs internationaux pour la biodiversité fixés en 2010 n’ont pas été atteints en 2020, malgré quelques progrès.
> Téléchargez le document synthétique sur les 14 recommandations des membres du Comité français de l’UICN <https://uicn.fr/wp-content/uploads/2020/11/14-recommandations-comite-francais-uicn-0411.pdf?utm_source=sendinblue&utm_campaign=RESEAU_Congrs_mondial_de_la_nature_de_lUICN_109_Recommandations_adoptes_pour_sauvegarder_la_biodiversit__Communiqu_de_presse&utm_medium=email>
<https://4lw1t.r.a.d.sendibm1.com/mk/mr/8TWAUYXdyq_F-wNOwT7Mlzfh20h_ZnJ8HJD6Dom3J9RDoSlWTO4qrj0piIWtKp79incC1G0c_i8rskBAPaziEtW4oeRwSvEPw2v897TpcwpT7dU>
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6- Quelle est cette nouvelle espèce de singe découverte en Birmanie ?, Paris Match, 11/11/20, 13h10
C.H

Des chercheurs du Centre de primatologie allemand (DPZ) et de l'ONG environnementale Fauna and Flora International (FFI) ont mis au jour une nouvelle espèce de primate en Birmanie, qui s'apparente aux langurs.  
Une nouvelle espèce de singe, forte de quelques centaines de spécimens seulement, a été découverte en Birmanie, ont annoncé mercredi les équipes de chercheurs à l'origine de cette rare découverte. Le petit primate, dont le corps mesure entre 50 et 60 centimètres, a été baptisé Popa langur par les chercheurs du Centre de primatologie allemand (DPZ) et de l'ONG environnementale Fauna and Flora International (FFI), qui l'ont identifié après de longues recherches.
Il s'agit d'une espèce de «langur» (Trachypithecus, de son nom scientifique), singe endémique du sous-continent indien et d'Asie du sud-est, baptisé du nom du mont Popa, site sacré bâti sur un ancien volcan dans le centre de la Birmanie. C'est là où a été localisé le plus important groupe de l'espèce, fort d'une centaine d'individus. Trois autres groupes de «Trachypithecus popa» ont été identifiés, toujours dans le centre de la Birmanie, pour un total d'entre 200 et 250 individus.
>> Suite à lire à :
<https://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Quelle-est-cette-nouvelle-espece-de-singe-decouverte-en-Birmanie-1711659>
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7- Une fleur qui change de couleur pour ne pas être cueillie, Sciences & Avenir, 23/11/20, 20h00
Joël Ignasse

La Fritillaria delavayi est une plante chinoise qui pousse dans les provinces du Sichuan, du Xunan et du Yunnan en altitude, entre 3.800 et 4.700 mètres, dans des paysages alpins. Plutôt rare, elle donne une fleur unique à partir de sa cinquième année. Feuilles et fleurs ont une couleur qui varie entre le vert et le brun ou gris mais qui était initialement verte. C'est une espèce utilisée de longue date dont la pharmacopée traditionnelle chinoise, l'extrait de son bulbe étant prétendument doté de vertus médicinales, notamment pour le traitement de la toux. Son prix de plus en plus élevé conduit à une hausse des récoltes mais pour éviter de se faire prélever elle a adopté une parade : le camouflage.
Presque invisible dans les montagnes
Des botanistes de l'Université d'Exeter, en Angleterre, et de l'Institut de Botanique Kunming, en Chine, ont étudié la répartition des Fritillaria dans les montagnes de Hengduan et noté la couleur des fleurs en fonction des lieux où elles poussaient. Parallèlement, ils ont étudié leur visibilité et mené des enquêtes auprès des communautés locales pour connaître les zones de récoltes préférées des villageois. D'après leurs conclusions qui sont publiées dans la revue Current Biology, le niveau de camouflage des plantes est corrélé à leur niveau de récolte. En d'autres termes, dans les zones où les cueillettes de cette plante sont répétées, ces dernières ont adopté des teintes qui les rendent difficilement discernables de leur environnement comme en témoigne l'image ci-dessous où il faut s'y reprendre plusieurs fois avant de bien distinguer notre Fritillaria.
Pression humaine
Au départ, les scientifiques, du fait des variations de couleurs de la Fritillaria delavayi, supposaient que c'étaient sous la pression sélective d'herbivores que les fleurs et les feuilles avaient évolué pour se confondre avec leur environnement. "Mais nous n'avons pas trouvé de tels animaux", explique dans un communiqué Yang Niu de l'Institut de Botanique Kunming. Ne restait alors plus qu'une seule explication : l'évolution de cette espèce vers de nouvelles couleurs a été engendrée par l'humain, parce que les plantes mieux camouflées étaient moins souvent récoltées.
Pour en être certains, les chercheurs ont aussi construit des modélisations informatiques qui confirment bien (on s'en doutait) que les plantes qui se confondaient le plus avec leur environnement mettaient plus de temps à être détectée par les cueilleurs. "Il est remarquable de voir comment les humains peuvent avoir un impact aussi direct et dramatique sur la coloration des organismes sauvages, non seulement sur leur survie, mais sur leur évolution elle-même", relève Martin Stevens de l'Université d'Exeter. Pour les auteurs de l'étude, il est possible que les humains aient entrainé l'évolution de stratégies défensives chez de nombreuses autres espèces végétales mais c'est un domaine qui n'a pas encore été particulièrement étudié. Ils comptent bien trouver d'autres exemples pour illustrer leur propos.
<https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/une-fleur-modifie-ses-couleurs-pour-lutter-contre-la-pression-humaine_149356>
En savoir plus :
> Commercial Harvesting Has Driven the Evolution of Camouflage in an Alpine Plant <https://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(20)31655-9>, Current Biology, 20/11/20
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8- Confinement : la chasse au mouflon suspendue en Lozère par la justice, AFP, 23/11/20, 21:00

C'est une victoire pour les défenseurs des animaux : la chasse au mouflon en Lozère, qui bénéficiait d'une dérogation préfectorale pendant le confinement au titre de la régulation des espèces, a été suspendue par la justice lundi.
L'arrêté préfectoral pris en Lozère le 10 novembre autorisait les chasseurs à participer à des "missions de régulation de la faune sauvage" sur plusieurs espèce dont le mouflon.
Dans son ordonnance, que l'AFP a pu consulter, le tribunal administratif de Nîmes a estimé que la chasse aux mouflons était "susceptible d'entraîner des conséquences au caractère irréversible pour la faune sauvage", ajoutant que la population de mouflons dans le département était estimée à 300 ovins.
"Le tribunal a reconnu l'absence de dégâts causés par le mouflon", s'est félicité Me Matthieu Victoria, conseil de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et de l'Association pour la protection des animaux sauvages.
Les deux associations ont déposé des référés (procédure d'urgence) et des actions au fond devant les tribunaux administratifs de 23 départements dont la Lozère, dénonçant les arrêtés autorisant la chasse pendant le confinement, notamment "de mouflons, chamois, renards, blaireaux, pigeons, et même des cormorans, espèce pourtant protégée".
"Le caractère indispensable de cette +régulation+ en période de confinement sanitaire n’a pas du tout convaincu le juge puisque les dégâts du mouflon aux activités économiques n’ont pas pu être démontrés", s'est réjouit la LPO auprès de l'AFP, estimant que ce premier jugement en référé leur "donnait déjà raison".
Depuis le reconfinement, pendant lequel la chasse est interdite, le ministère de la Transition écologique a autorisé des prélèvements de sangliers et de cervidés et "exceptionnellement" d'autres espèces chassables qui pourraient provoquer des dégâts sur les cultures, mais uniquement à cette fin et sur demande de l'autorité administrative.
Le tribunal de Nîmes a rejeté en revanche la demande de suspension de l'arrêté préfectoral portant sur la chasse des sangliers, des cerfs élaphes et des chevreuils.
<https://www.geo.fr/environnement/confinement-la-chasse-au-mouflon-suspendue-en-lozere-par-la-justice-202924>
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9- Sauvetage éléphantesque en Inde, AFP, 23/11/20, 23:00

Un éléphant sauvage tombé dans un puits profond en Inde a pu être sauvé après une imposante opération de secours qui a mobilisé, seize heures durant, une cinquantaine de sauveteurs et une grue.
En quête de nourriture, l'éléphant s'était aventuré tôt jeudi dernier dans un village du district de Dharmapuri dans l'Etat du Tamil Nadu (Sud) mais il est tombé dans un puits de plus de vingt mètres de profondeur, explique un garde-forestier local, Rajkumar.
"Des villageois ont entendu du bruit et vu que l'animal était tombé dans le puits", raconte Rajkumar à l'AFP. Les villageois pensent que l'éléphant, âgé de 25 ans et mesurant près de 2,5 mètres de haut, tentait d'échapper à des chiens qui l'avaient pris en chasse.
Effrayés, les villageois ont appelé les autorités à l'aide, et une cinquantaine de pompiers et gardes forestiers sont rapidement arrivés, pour constater que l'éléphant était bloqué dans la partie inférieure du puits, plus étroite.
Les sauveteurs ont tenté de pomper l'eau du puits mais l'éléphant effrayé repoussait le matériel qu'ils faisaient descendre. Ils ont alors décidé de l'endormir avec des fléchettes tranquillisantes.
"Nous avons tenté à trois reprises et réussi deux fois à lui injecter des sédatifs", précise Rajkumar.
A la tombée de la nuit, des sauveteurs sont finalement descendus dans le puits pour attacher des sangles aux quatre pieds de l'éléphant endormi, soulevé ensuite par une grue pour sortir enfin du puits sous l'oeil des villageois attroupés.
Une fois dehors, l'animal a été examiné par les gardes forestiers durant une bonne demi-heure avant d'être ramené dans la forêt.
L'Inde abrite quelque 30.000 éléphant, ce qui représente 60% des éléphants d'Asie dans le monde. 
Mais le développement urbain provoque des conflits avec les êtres humains. De 2014 à 2019, environ 2.360 personnes ont péri dans des attaques d'éléphants sauvages, selon des données du gouvernement indien.
Durant la même période, les hommes ont été responsables de la mort de quelque 510 éléphants dont 333 ont succombé à des électrocutions et une centaine à des empoisonnements ou du braconnage, selon ces chiffres.
En juin dans le Kerala (Sud), un employé d'une plantation avait été arrêté après la mort d'une éléphante enceinte tuée par un fruit piégé avec des pétards, dont l'agonie avait choqué le pays. 
Le fruit piégé est une technique couramment utilisée par les villageois de la région pour protéger leurs cultures des animaux sauvages, chassés de leur habitat naturel par la déforestation.
Les gardes forestiers travaillent à "fournir de la nourriture et de l'eau aux animaux dans les forêts elles-mêmes" afin de réduire le plus possible les rencontres avec les humains, avait assuré en août le ministre de l'Environnement et des Forêts, Prakash Javadekar, avant la journée mondiale des éléphants.
<https://www.geo.fr/environnement/inde-un-elephant-sauvage-tombe-dans-un-puits-50-sauveteurs-16-heures-et-une-grue-pour-le-liberer-202913>
Sur le même sujet :
> Voir la vidéo <https://video.geo.fr/environnement/sauvetage-elephantesque-en-inde_8420>
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10- De nombreux "dauphins-pilotes" meurent échoués en Nouvelle-Zélande, AFP, 25/11/20, 08:00

Près d'une centaine de "dauphins-pilotes" sont morts en s'échouant sur les îles lointaines de Chatam, au sud de la Nouvelle-Zélande, ont annoncé mercredi les autorités en charge de la préservation de la biodiversité.
La plupart de ces cétacés se sont échoués ce week-end sur les plages de cet archipel situé à environ 500 kilomètres à l'est de l'Ile du Sud, ce qui a compliqué les opérations de sauvetage, selon le ministère de la biodiversité.
Jemma Welch, qui travaille pour le ministère, a indiqué que 69 globicéphales étaient déjà morts à l'arrivée des autorités en charge de la protection de la faune sauvage.
Elle a précisé que 28 "dauphins-pilotes" ainsi que trois dauphins avaient dû être euthanasiés.
Mme Welch a expliqué que les autorités avaient été contraints de prendre une telle décision en raison d'une forte mer et de la quasi-certitude que cet échouage allait attirer de grands requins blancs. 
La communauté Maori a organisé une cérémonie en l'honneur de leur "âme" alors que leurs carcasses se décomposeront naturellement, a-t-elle souligné.
Les îles Chatham avait déjà connu le plus grand échouage en masse de Nouvelle-Zélande quand un millier de cétacés s'étaient échoués en 1918.
Le "dauphins-pilotes" peuvent atteindre jusqu'à six mètres de long et sont une espèce très répandue dans les eaux néo-zélandaises. 
Bien qu'étudiées depuis des décennies par les scientifiques, les raisons de ces échouages demeurent inconnues.
Selon des chercheurs, les globicéphales pourraient dévier en suivant un membre du troupeau malade. De mauvaises conditions météorologique ou la présence de prédateurs pourraient également les contraindre à changer leur intinéraire.
<https://www.geo.fr/environnement/pres-dune-centaine-de-dauphins-pilotes-meurent-echoues-en-nouvelle-zelande-202936>
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11- Equateur : Un "rare" manchot blanc découvert dans l'archipel des Galapagos, AFP, 27/11/20, 00:00

Un manchot considéré comme "rare" du fait de son plumage entièrement blanc a été découvert dans l'archipel équatorien des Galapagos, dont la faune et la flore sont uniques au monde, a annoncé jeudi le parc national du même nom.
"Il pourrait s'agir d'une condition génétique connue comme le leucisme, qui provoque une perte partielle de la pigmentation du plumage ou du pelage des animaux, tandis que la couleur des yeux reste normale, à la différence des albinos", a indiqué le Parc national des Galapagos (PNG) dans un communiqué.
Ajoutant que les animaux présentant cette particularité "sont aussi plus résistants à la lumière solaire", le parc a précisé que "seules des analyses génétiques pourraient confirmer le diagnostic".
Selon le PNG, des cas d'albinisme ou de leucisme ont déjà été répertoriés aux Galapagos parmi des requins, des lézards, des langoustes, des pinsons, mais il s'agit du premier pingouin.
L'animal a été aperçu il y a une semaine par le guide naturaliste Jimmy Patiño sur Isabela, l'une des îles de cet archipel situé à 1.000 km de la côte équatorienne.
Le PNG et la fondation Charles Darwin collaborent pour le suivi constant de la population des manchots des Galapagos (Spheniscus mendiculos) dans leurs zones de nidation, ainsi que le contrôle d'espèces introduites, afin de leur assurer les meilleures conditions de survie.
La population de ces manchots, les seuls habitant sur la ligne de l'équateur et l'une des plus petites variétés du monde à 35 cm de haut, a progressé, passant de 1.451 spécimens en 2019 à 1.940 en 2020, selon le dernier comptage effectué en octobre, selon le parc.
Les Galapagos, qui ont servi de laboratoire naturel au scientifique anglais Charles Darwin pour sa théorie sur l'évolution des espèces, tiennent leur nom des gigantesques tortues qui y vivent.
<https://www.geo.fr/environnement/equateur-un-rare-manchot-blanc-decouvert-dans-larchipel-des-galapagos-202956>
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12- Cétacés : stop aux chauffards de la mer, Paris Match, 30/11/20,  04h00 
Romain Clergeat

En Méditerranée, un trafic maritime toujours plus intense rend inévitables les collisions entre navires et cétacés. C’est pourquoi WWF et Quiet Oceans travaillent à cartographier les mouvements des mammifères, de façon à en informer les navires en temps réel. Et ainsi réduire drastiquement le nombre de ces accidents, première cause non naturelle de mort pour ces animaux. 
En été, l’augmentation du trafic maritime, entre le continent, la Corse ou la Sardaigne, devient pour les cétacés de la Méditerranée un dangereux flipper dont ils sont les billes. Face aux supertankers et autres bateaux de plaisance, la croissance toujours plus grande du réseau maritime rend les collisions inévitables, de plus en plus nombreuses et régulièrement fatales. Car dans le sanctuaire protégé de Pelagos, fruit d’un accord entre l’Italie, la France et Monaco, les grands cétacés sont en nombre. Notamment le rorqual, deuxième plus grand animal marin et en situation de « vulnérabilité », selon l’UICN.
>> Suite à lire à :
<https://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Cetaces-stop-aux-chauffards-de-la-mer-1714109>
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13- En Equateur, une colonie de grenouilles pour les sauver de l'extinction, AFP, 30/11/20, 08:00
Paola López

Le réchauffement climatique fragilise les grenouilles, à tel point que les scientifiques craignaient que certaines espèces disparaissent de la surface de la planète, jusqu'à la création en Equateur d'une arche où une grande variété de batraciens ont trouvé refuge.
Dans des boîtes de verre ou de plastique, sur une litière de végétaux, des pierres ou dans l'eau selon les nécessités de chaque espèce, le Centre Jambatu permet la reproduction en captivité de 34 variétés de grenouilles. 
Leurs populations ont dramatiquement diminué à cause de la hausse des températures et des variations d'humidité. Mais cet institut de recherche, fondé en 2011, dispose de vastes jardins et de salles interconnectées dans lesquelles les chercheurs ont reproduit différents climats.
"Le rêve c'est que ces animaux reviennent. Ils ont disparu des parcs nationaux. C'est une alerte maximale. Si un animal s'éteint dans un parc national, ça veut dire que nous faisons mal quelque chose. Et ce quelque chose, c'est le changement climatique", déplore Luis Coloma, directeur du centre.
Parmi les Gastrotheca et Dendrobatidae, se remarque l'Atelopus ignescens ou jambato noir, qui abondait notamment dans les paramos (landes humides des Andes) et est revenu d'entre les morts.
- Un revenant en liberté -
Après trois décennies d'extinction supposée, il a réapparu et est aujourd'hui le premier hôte de l'arche à vivre en liberté. 
Quatre spécimens de cette espèce, dont la femelle, plus grande que le mâle, mesure 42,5 millimètres, ont quitté le refuge du laboratoire pour les jardins de l'institut, à San Rafael, près de Quito.
Là, les chercheurs mènent des essais inédits de préadaptation, auxquels l'AFP a pu assister, pour évaluer les réactions des grenouilles face aux prédateurs, aux maladies et aux variations du climat, avant une réintroduction dans leur habitat naturel.
Dans le terrarium, où a été recréé un écosystème de paramo, avec un cours d'eau artificiel et une végétation andine, un jambato plonge dans le courant, à la stupéfaction de M. Coloma.
"C'est la première fois que cet animal nage ! Cela doit être inscrit dans sa mémoire génétique", s'exclame-t-il.
Comme pour d'autres amphibiens, le changement climatique et des maladies telle la chytridiomycose ont décimé les jambatos, jusqu'à leur disparition à la fin des années 1980.
Les scientifiques de Jambatu ont offert des récompenses pour en retrouver un et en 2016, un enfant indigène des environs du volcan Cotopaxi (centre) découvre un de ces batraciens et gagne les 1.000 dollars promis.
S'en sont suivies d'intenses recherches dans le secteur jusqu'à la rencontre avec une colonie de 36 spécimens, transférés à "l'arche des grenouilles", où sont nées depuis des myriades de têtards, dont 200 ont survécu.
Dans les laboratoires se développent des "populations ayant une diversité génétique suffisante pour subsister dans le temps", explique Andrea Teran, responsable du projet.
Réussir la reproduction du jambato a toutefois relevé du miracle. "Il est très difficile de les faire se reproduire en laboratoire car ils ont un comportement dit +casanier+ c'est-à-dire qu'ils reviennent se reproduire là où ils sont nés", précise M. Coloma. 
Les scientifiques ont conservé du sperme dans du nitrogène liquide. Mais il a fallu trouver des femelles à inséminer car les ovules ne résistent pas à la congélation.
"Nous avons là un trésor inestimable", ajoute Mme Teran, se référant aussi à la peau d'amphibiens, riche en composants pour la mise au point d'analgésiques et d'antibiotiques.
- Vulnérables aux changements -
Les batraciens sont essentiels à la régulation des populations d'insectes. 
Mais le processus de réintroduction dans leur habitat naturel est très difficile, selon M. Coloma, du fait que les grenouilles élevées en captivité ne connaissent pas leurs prédateurs et ont été protégées des maladies.
L'Equateur, petit pays à la vaste biodiversité, compte 623 espèces d'amphibiens, dont près de 60% sont classées en danger critique de disparition.
"Les grenouilles ne sont pas en sécurité dans la nature. Nous n'avons pas encore de mesures d'adaptation au changement climatique" pour elles, déplore Mme Teran.
Leur peau, attractive par ses couleurs et ses dessins, les condamne. Et si son humidité leur permet de vivre dans des atmosphères diverses, sa perméabilité les rend sensibles aux maladies qui se développent avec le changement climatique.
"Pour ces espèces menacées dans la nature, s'il n'y a pas de colonies à l'abri dans des laboratoires, il est très probable que leur avenir soit l'extinction", avertit-elle, regrettant que pour beaucoup il soit déjà "tard".
<https://www.geo.fr/environnement/en-equateur-une-colonie-de-grenouilles-pour-les-sauver-de-lextinction-202973>
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14- Le Sri Lanka veut empêcher les éléphants de manger les déchets en plastique, AFP, 30/11/20, 16:00

Le gouvernement du Sri Lanka a annoncé lundi qu'il avait commencé à bâtir des tranchées et installer des barrières électriques pour empêcher les éléphants de manger du plastique dans les décharges, ce qui provoque leur mort.
Le plastique est une cause majeure de décès pour les éléphants au Sri Lanka, des autopsies ayant montré qu'ils en ont des kilos dans l'estomac après avoir fouillé dans les décharges.
Le département de conservation de la faune a indiqué que le nombre de décharges avait été réduit de 54 à 15 depuis 2017, mais que le problème persistait sur neuf sites.
"Nous avons commencé le travail sur deux décharges dans le district d'Amapara, et nous espérons l'achever au début de l'année prochaine", a indiqué le département.
Les tranchées obliques seront de près de deux mètres de profondeur, pour protéger les éléphants.
Le Sri Lanka ne compte plus que quelque 7.000 éléphants, selon le dernier recensement, contre 12.000 au début du siècle dernier.
La plupart sont abattus ou empoisonnés par des fermiers qui tentent de les éloigner de leurs terres, mais un grand nombre meurt également après avoir ingéré des déchets en plastique.
Le Sri Lanka avait déjà annoncé en août qu'une législation était en préparation pour interdire l'importation de la plupart des produits en plastique qui finissent dans les décharges. A partir de janvier, les produits en plastique à usage unique seront interdits.
Le Sri Lanka bannit déjà depuis 2017 la fabrication ou l'importation de plastique non biodégradable destiné à emballer les aliments ou pour des sacs plastiques.
Le président Gotabaya Rajapaksa a donné aux responsables de la protection de la faune jusqu'à mi-2022 pour mettre à exécution un plan susceptible de mettre fin aux conflits entre les humains et les éléphants, qui ont fait plus de 200 morts et coûté la vie à plus de 600 éléphants au cours des deux dernières années.
<https://www.nouvelobs.com/societe/20201130.AFP2964/le-sri-lanka-veut-empecher-les-elephants-de-manger-les-dechets-en-plastique.html>
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15- La Namibie frappée de sécheresse met en vente 170 éléphants, AFP, 03/12/20, 14:00

La Namibie, en proie à la sécheresse, a mis en vente 170 éléphants vivants pour restreindre leur nombre sur son territoire, en raison notamment des conflits croissants entre les humains et les animaux de cette espèce menacée que la pression internationale empêche d'abattre.
Un encart publicitaire paru mercredi dans le quotidien gouvernemental New Era a proposé 170 éléphants "de grande valeur" à la vente et appelé les acheteurs nationaux et internationaux à se manifester.
Pays semi-aride et peu peuplé d'Afrique australe, la Namibie abrite quelque 28.000 pachydermes, selon son ministre de l'Environnement Pohamba Shifeta.
Le gouvernement a choisi de vendre des éléphants vivants pour plusieurs raisons, en particulier leur nombre croissant, a-t-il expliqué à l'AFP.
"Certains pays se sont plaints de ce que la Namibie abattait les éléphants mâles", a-t-il dit. "A la place, nous avons décidé, après avoir effectué des recherches, de les vendre".
Selon le ministère, les éléphants ont été mis en vente après "l'identification d'un besoin de réduire leur population en raison de la sécheresse et de l'accroissement du nombre d'éléphants, en lien avec les conflits humains-éléphants".
Lors de l'indépendance en 1990, le nombre d'éléphants était tombé en Namibie à quelque 5.000 mais il a fortement remonté après la mise en place d'un programme de protection salué dans le monde entier.
Selon l'encart publicitaire, des troupeaux entiers seront capturés afin de ne pas laisser des petits ou jeunes animaux abandonnés.
M. Shifeta a averti que la Namibie ne comptait aucunement vendre ces éléphants de manière inconsidérée. "Nous devons être certains que le pays soit propice" pour les accueillir, a-t-il dit.
Pour exporter ces animaux, les acheteurs devront s'assurer que les exigences de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) soient remplies tant dans le pays d'exportation que dans celui d'importation afin que la transaction soit autorisée, selon l'encart.
La Namibie avait mis en vente 100 buffles sauvages en octobre. En juin 2019, après avoir déclaré en mai précédent l'état de catastrophe naturelle en raison de la sécheresse, elle avait également proposé à la vente un millier d'animaux dont 600 buffles, 150 springboks, 60 girafes et 28 éléphants. L'objectif était, selon le ministère de l'Environnement, de limiter les pertes animales et d'obtenir 1,1 million de dollars destinés à la conservation des espèces.
<https://information.tv5monde.com/info/la-namibie-frappee-de-secheresse-met-en-vente-170-elephants-386281>
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16- Equateur : découverte d'un nid d'énorme tortue luth, en voie d'extinction, AFP, 04/12/20, 01:00

Le ministère de l'Environnement équatorien a annoncé la découverte d'un nid de tortues luth, l'espèce de tortue marine la plus grande au monde et en voie d'extinction, en promettant de tout faire pour que les œufs éclosent bien d'ici deux mois.
Après avoir confirmé que les œufs découverts dans la province de Manabi (ouest) appartenaient à l'espèce Dermochelys coriacea, des gardes "ont mis en place un protocole de protection du nid", a rapporté le ministère.
"Si nous parvenons à l’éclosion, cet événement sera considéré comme un événement historique, car cette espèce est très spéciale en raison de son état de vulnérabilité", a déclaré un responsable du ministère de l'Environnement, Paco Castro, cité dans un communiqué ministériel.
C'est la troisième fois en Equateur que sont découverts sur la côte des nids de tortues luth, qui peuvent mesurer jusqu'à trois mètres de long et peser jusqu'à une tonne. Cependant, en 2015 et 2017, les œufs n'avaient pas éclos.
Cette fois, le ministère a promis de faire tout ce qui était en son pouvoir pour que le processus d'incubation soit bien mené à son terme.
Il n'a pas précisé le nombre d'œufs découverts mais estimé qu'ils allaient éclore d'ici une soixantaine de jours.
L'espèce Dermochelys coriacea vit dans les eaux tempérées tropicales, subtropicales et subarctiques des océans Atlantique, Pacifique et Indien.
Elle est en danger critique de disparition dans le Pacifique Est.
Pour s’occuper du nouveau site de nidification, des agents travaillent en coordination avec la Fondation Contamos Contigo Ecuador et la Convention interaméricaine pour la protection et la conservation des tortues marines (CIT).
<https://information.tv5monde.com/info/equateur-decouverte-d-un-nid-d-enorme-tortue-luth-en-voie-d-extinction-386350>
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17- A Rome, un suceur de sève venu d'Amérique à l'assaut des pins parasols, AFP, 07/12/20, 10:00
Catherine Marciano

Eux ne sont pas éternels : les majestueux pins parasols de Rome, arbres symboles de la capitale italienne, sont menacés d'une hécatombe par une minuscule cochenille-tortue venue d'Amérique.
"Si on ne fait rien, les pins de Rome seront décimés par milliers", prédit l'agronome romain Franco Milito, qui estime que la ville abrite quelque 60.000 pins parasols sur son domaine public, 30.000 sur des terrains privés. "C'est vraiment l'arbre de Rome qui sculpte ses panoramas, il faut en prendre soin", plaide-t-il.
La prolifération de ces insectes peut provoquer la mort, en l'espace de deux ou trois ans, d'arbres souvent déjà fragilisés par leur environnement urbain, selon les experts interrogés par l'AFP.
"La première année le pin devient fragile, la deuxième année est virulente ; c'est très grave", prévient Patrizio Zucca, président de l'ordre des agronomes de Rome. "En mars, lorsque l'Italie se confinait pour lutter contre le coronavirus, on parlait encore peu du phénomène ; désormais il faut agir urgemment", estime-t-il. 
- Petit vampire -
Sa carapace brun-rouge ovale ressemble à celle d'une tortue de trois millimètres. La "toumeyella parvicornis" était une intruse inconnue en Italie voici cinq ans, mais après avoir fait des ravages dans la région de Naples (Campanie), elle a suivi la côte vers le nord jusqu'à la capitale italienne.
La cochenille agit comme un petit vampire, suçant avec sa bouche seringue la sève vitale à l'arbre, perforant les aiguilles mais aussi l'écorce. Elle produit une déjection alimentaire blanche sucrée, sur laquelle viennent se greffer des champignons, ce qui produit ensuite une suie noire envahissant les branches et le tronc, empêchant la photosynthèse.
En pointe sur cet envahisseur, Antonio Pietro Garonna, professeur d'entomologie (étude des insectes) à l'Université Frédéric II de Naples, explique le cycle de reproduction diabolique des femelles, qui peuvent chacune pondre "500 à 600 œufs". 
Elles passent l'hiver déjà fécondées puis se délectent en février de la sève des pins. Fin avril, elles déposent leurs œufs avant de mourir, la première génération de l'année.
En juin, les jeunes -de couleur orange pâle et dotés de pattes- se déplacent pour venir festoyer sur les pins. A ce stade, ils ne peuvent plus bouger et sans pluie leur mortalité est très basse. 
"Une seconde génération naît après deux mois, à la fin août arrive une troisième génération, et si la météo est favorable une quatrième génération peut voir le jour à l'automne", ce qui aboutit à une explosion sur un même arbre en novembre, explique le professeur napolitain. 
- "Massacre" à Naples -
En Campanie, beaucoup de pins fragiles sont morts, mais d'autres résistent.
"Les cochenilles agissent comme des agents de sélection naturelle", résume Antonio Garonna, qui soupçonne les grosses chaleurs -au-delà de 35 degrés- de les disséminer. "Si avec le changement climatique les températures augmentent en été, la cochenille souffrira beaucoup", dit-il.
En attendant, "c'est un massacre", se désole Vincenzo Topa, agronome vivant dans le quartier résidentiel de bord de mer de Posillipo. Il pleure un parc historique de 1.200 pins surplombant le golfe de Naples, ouvert en 1931 par Benito Mussolini.
Le dirigeant fasciste a multiplié les plantations de pins parasols, notamment à Rome, devenus des emblèmes de l'Italie, au point que leur nom latin "pinus pinea" fut remplacé par l'expression "pino italico".
Les protocoles régionaux adoptés n'ont pas abouti à des résultats exceptionnels. "Sur quelque 10.000 pins à Naples, au moins la moitié sont morts", avance Vincenzo Topa.
- Pas de traitements efficaces -
L'injection de produits chimiques existants dans le tronc de chaque arbre, très coûteux, s'est prouvé efficace seulement à "20-30%" en Campanie, pointe Amadio Lancia, dirigeant des services phytosanitaires du Lazio, la région de Rome, accusés de lenteur par les agronomes de Rome.
Beaucoup de produits chimiques ne peuvent en effet pas être pulvérisées directement sur des arbres en milieu urbain pour des raisons de santé.
"L'unique solution sera de recourir à des prédateurs naturels, mais une étude prendra du temps", tranche Amadio Lancia.
"Une cochenille prédatrice déjà introduite voici un siècle pour combattre des cochenilles s'attaquant aux agrumes, est présente en Campanie mais son nombre reste insuffisant", relève le professeur Antonio Garonna. Piste restante : importer des prédateurs de l'étranger.
Dans son territoire d'origine, l'Amérique du nord, la cochenille-tortue cohabite relativement bien avec les pinèdes. Ce sont essentiellement les élevages d'arbres de Noël qui concentrent les attaques.
"En Europe, nos pins n'ont jamais vu cet insecte et n'ont pas de mécanismes de défense. C'est la fête pour les cochenilles", résume M. Garonna.
L'insecte a voyagé aussi jusqu'aux Caraïbes, surtout dans les îles britanniques de Turks et Caïcos, dont 90% des pins ont été décimés. Si au Canada la cochenille-tortue produit une génération par an, dans ces îles au climat doux constant, cinq ou six générations se succèdent...
Le responsable régional Amadio Lancia veut rester optimiste : "la situation n'est pas irréversible à Rome" et en Campanie, "la progression s'est arrêtée naturellement dans certains endroits".
Autre satisfaction : la cochenille-tortue n'a pas encore atteint la Calabre au sud et les collines ciselées de la Toscane, plus au nord. Mais jusqu'à quand ?
<https://information.tv5monde.com/info/rome-un-suceur-de-seve-venu-d-amerique-l-assaut-des-pins-parasols-386642>
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Une publication
18- Emmenez les enfants dehors ! - Comment la nature est essentielle au développement de l'enfant, de Crystèle Ferjou avec Moïna Fauchier-Delavigne, Editions Robert Laffont, 27/08/20

Les écrans, la peur du risque, la diminution des espaces verts... Nos enfants, qu'ils résident en ville ou à la campagne, sont toujours plus coupés de la nature. Pour cause : en France, celle-ci n'est pas pensée comme prioritaire dans l'éducation. Partout dans le monde, des chercheurs affirment pourtant le contraire. L'accès régulier à la nature pourrait bien être une réponse à la situation alarmante que nous traversons, au mal-être infantile qui augmente, au niveau des enfants, notamment en lecture, qui baisse, et aux capacités de concentration qui déclinent. 
Durant plusieurs années, professeure des écoles et pionnière de la classe dehors, Crystèle Ferjou a donné cours en plein air. Chaque semaine, elle a utilisé les ressources extérieures comme des outils du programme, respectant le développement naturel de l'enfant. Les résultats ont été exceptionnels et dans tous les domaines : ses élèves ont appris à aimer l'école, ont développé leur sensibilité et leurs compétences... 
Si bien qu'elle diffuse maintenant la classe dehors dans tout l'Hexagone. Dans ce livre, Crystèle Ferjou partage son expérience et rend compte des études et preuves attestant du besoin vital de nature et de contact avec le vivant dans l'éducation. Elle encourage ainsi parents et enseignants à emmener, dès qu'ils le peuvent, les enfants dehors !
Emmenez les enfants dehors ! - Comment la nature est essentielle au développement de l'enfant, de Crystèle Ferjou avec Moïna Fauchier-Delavigne, Editions Robert Laffont, 27/08/20, ISBN : 978-2-221-24939-0, EAN : 9782221249390, 179 p., 18 € oe 12,99 € en e-book.
<https://www.lisez.com/ebook/emmenez-les-enfants-dehors/9782221250785>
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Deux annonces
19- Colloque. Comment parler d’environnement ? Héros/hérauts et communication environnementale, Groupe d’Etudes et de Recherche, Communication, Environnement, Science et Société, 9-11 décembre 2020

Ce colloque a lieu uniquement en distanciel, via une plateforme numérique.
La Terre a-t-elle besoin de héros et de hérauts pour qu'on puisse la sauver, la protéger ?
Des expositions au titre évocateur en passant par les "petits pas" de Nicolas Hulot qui a démissionné le 28 août 2018, à l'antenne d'une radio nationale française France Inter, nous n'avons de cesse de nous trouver confrontés à ce problème crucial : comment communiquer sur la crise environnementale. Ce colloque propose d’analyser les mécanismes communicationnels et les facettes de ce souhait de mobilisation porté par les hérauts, professionnels ou non de la communication et des héros de l’environnement (Schneiter, 2018), héros ordinaires ou activistes écologistes d'une guerre silencieuse.
Anthropocène, zadistes, tenants du “care”, antispécistes, éco féministes, transhumanistes, collapsologues… Notre époque est traversée par des mouvements qui visent différents types de changements, parfois contradictoires. L’avant Covid-19 a vu une montée des préoccupations écologiques dans notre prisme quotidien relativement forte, entre marches du climat et profession de foi des élections municipales. Ceci a impliqué en particulier une partie de la génération dite “Z”. « Réinventer l’humanité » titrait Le monde diplomatique en avril 2020 (Pieiller, p. 12).
Mais dans cet espace public ouvert, aux arènes multiples qui portent des discours environnementaux parfois différents, qui émerge ? Qui représente ? Qui incarne ? Que sait-on de l’appréhension populaire des porte-drapeaux ?
Quelle chance ont ces adolescents d’aujourd’hui pour porter les messages ? Doit-on chercher la familiarisation, la popularité, ou la complexité scientifique ? Comment analyser l’éthos (catégorie ancienne, remise à l’ordre du jour par la nouvelle rhétorique et les recherches en analyse du discours, ex. : Maingueneau, Giaufret, etc.) des personnages qui incarnent et portent la parole des mouvements pro (et contre) la protection de l’environnement ?
Alors, comment parler d’environnement ? « A-t-on vraiment besoin de nouveaux héros/hérauts ? » La question que nous posons ouvre un large champ de réflexion, aussi bien sur le contenu et la constitution sémiotique de la communication environnementale que sur un champ plus pragmatique de la persuasion, de la réception et de la circulation des messages.
Lien pour participer (via Zoom) :
> Plenières et Ateliers A
https://univ-amu-fr.zoom.us/j/92258122139?pwd=Q3ZpN2NBVlZuZzcrWWdPeGxQMWVvdz09
> Ateliers B
https://univ-amu-fr.zoom.us/j/99802062884?pwd=aVltTXoreTA1bUlNZjYzMXBmN1Z3Zz09
ID de réunion : 998 0206 2884, Code secret : wk7u8x
> Ateliers C
https://us02web.zoom.us/j/9207423125?pwd=a0pGYVlQZEU0ZEZSb3NLNWxHNHZqUT09
ID de réunion : 920 742 3125, Code secret : 1hdMPO
> Plus d’informations sur Le carnet du GER CESS (Groupe d’Etudes et de Recherche, Communication, Environnement, Science et Société)  <https://comenvironnement.hypotheses.org/>
<https://ger-cess-2020.sciencesconf.org>
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20- Fête de la Nature - Dates et thématique 2021, Lettre du 01/12/20

Chers organisateurs, chères organisatrices,
Après une édition 2020 riche en rebondissements, il est déjà temps de préparer l'organisation de la 15e édition de la Fête de la Nature ! Vous avez été nombreux à honorer ce rendez-vous annuel en reportant vos manifestations à l'automne 2020 dans un contexte complexe... nous espérons sincèrement que les mois qui suivent seront plus favorables à la mise en place d'animations nature sur vos territoires.
Les dates de cette prochaine édition ? Du mercredi 19 au dimanche 23 mai 2021 pour couvrir la date du 22 mai, journée internationale de la biodiversité.
Il est également temps de vous dévoiler la thématique 2021 qui mettra en valeur la diversité des points de vue et des approches pour préserver la biodiversité. Ce sera l'occasion d'exprimer le rapport que vous entretenez avec la nature et d'inviter les participants à questionner le leur !
L'inscription des projets est prévue pour le mois de janvier 2021. En attendant, n'hésitez pas à puiser l'inspiration dans la programmation 2020.
Très cordialement,
L'équipe de l'association Fête de la Nature
>> Suite à lire à :
<https://fetedelanature.com/newsletter-du-1er-decembre-2020?utm_source=Organisateurs&utm_campaign=91c0db476f-EMAIL_CAMPAIGN_2_10_2018_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_a826d457f5-91c0db476f-114071297>
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Cette revue de presse s’inscrit dans la mission éducative de notre Fondation, au statut apolitique et non confessionnelle, et vise à répondre aux souhaits d’information et de sensibilisation des abonnés.
Elle n’a pas de caractère exhaustif. Il s’agit d’une sélection pluraliste d’articles ou de dépêches, parfois antagonistes, ne faisant pas systématiquement la Une des journaux et regroupés en 6 thèmes, adressée par mail du lundi au vendredi, à raison d’un thème différent chaque jour.
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– Démocratie participative : guide des outils pour agir <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/publication_etat_deslieaux_democratie_participative_0.pdf>, Etat des lieux & Analyses n°3, nouvelle édition, mars 2015
– Mobilité au quotidien - Comment lutter contre la précarité ? <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/etude-mobilite-precarite.pdf>, Etat des lieux & Analyses, septembre 2014
– Etude. Les solutions de mobilité soutenable en milieu rural et périurbain <http://think-tank.fnh.org/sites/default/files/documents/publications/etude-solution-mobilite-soutenable.pdf>, Fondation Nicolas Hulot & RAC France, juillet 2014
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