[revue-presse-FNH] Grande revue de presse centrée sur aléas climatiques, émissions de GES, dérèglement climatique, Accord de Paris & COP26 + 1 publication (lundi 10 mai)

Florence de Monclin f.demonclin at fnh.org
Lun 10 Mai 07:57:06 CEST 2021


Bonjour à tous,

Un petit tour d'horizon avec deux possibilités d'accès aux dépêches et articles suivants : 
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1- De l'Himalaya à l'Arctique, la fonte des glaciers s'accélère, selon une étude <https://www.geo.fr/environnement/de-lhimalaya-a-larctique-la-fonte-des-glaciers-saccelere-204617>, AFP, 28/04/21, 21:00
2- Le dérèglement climatique pourrait coûter 23 billions de dollars à l’économie mondiale d’ici 2050 <https://usbeketrica.com/fr/article/dereglement-climatique-pourrait-couter-23-billions-dollars-economie-mondiale-2050>, Usbek & Rica, 28/04/21
3- La Chine ne renonce pas à investir dans les centrales à charbon à l'étranger, malgré ses objectifs climatiques <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/la-chine-ne-renonce-pas-a-ses-centrales-a-charbon-a-l-etranger-malgre-ses-objectifs-climatiques-149764.html>, Novethic, 28/04/21
4- Climat. La justice demande à Merkel d’être plus ambitieuse <https://www.24heures.ch/la-justice-demande-a-merkel-detre-plus-ambitieuse-469894791482>, 24 heures, 29/04/21, 14h31
5- Arctique : La glace fondrait plus vite à cause de « bombes de chaleur » <https://www.20minutes.fr/planete/3031767-20210429-arctique-glace-fondrait-plus-vite-cause-bombes-chaleur>, 20 Minutes avec agence, 29/04/21, 17h20
6- Climat : l'Allemagne pourrait perdre son dernier glacier dans dix ans <https://www.geo.fr/environnement/climat-lallemagne-pourrait-perdre-son-dernier-glacier-dans-dix-ans-204628>, AFP, 30/04/21, 00:00
7- « L’Amazonie, notre dernier rempart, est en train de basculer » en émettant plus de carbone qu’en en absorbant <https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/30/a-cause-du-changement-climatique-la-foret-amazonienne-bresilienne-emet-desormais-plus-de-carbone-qu-elle-n-en-absorbe_6078699_3244.html>, Le Monde avec AFP, 30/04/21, 18h49 
8- L'énorme faille comptable qui fausse le calcul des émissions de CO2 <https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/changement-climatique-enorme-faille-comptable-fausse-calcul-emissions-co2-87118/>, Futura-sciences, 30/04/21
9- Entretien. Plus on est riche, plus on émet de CO2 (mais le revenu n’explique pas tout) <https://www.nouvelobs.com/planete/20210502.OBS43537/plus-on-est-riche-plus-on-emet-de-co2-mais-le-revenu-n-explique-pas-tout.html>, L’Obs, 02/05/21, 08h00
10- Entretien. Climat : "Tout le drame de l'Amazonie, c'est que les politiques adorent en parler, mais ne font rien derrière", regrette l'association Canopée <https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/climat-tout-le-drame-de-l-amazonie-c-est-que-les-politiques-adorent-en-parler-mais-ne-font-rien-derriere-regrette-l-association-canopee_4608285.html>, France info, 02/05/21, 15:22
11- [Bonne nouvelle] Évaluer le stock carbone dans les terres cultivées pour mobiliser les agriculteurs <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/bonne-nouvelle-un-outil-pour-evaluer-le-stock-carbone-dans-les-sols-agricoles-a-ete-mis-au-point-149727.html>, Novethic, 02/05/21
12- Tribune. « L’opinion française n’est pas à la hauteur de l’ambition climatique que le pays a contribué à forger avec l’accord de Paris » <https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/03/l-opinion-francaise-n-est-pas-a-la-hauteur-de-l-ambition-climatique-que-le-pays-a-contribue-a-forger-avec-l-accord-de-paris_6078882_3232.html>, Le Monde, 03/05/21, 06h00 
13- Yémen : des milliers de familles affectées par des inondations meurtrières <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/yemen-des-milliers-de-familles-affectees-par-des-inondations-meurtrieres_154015>, AFP, 04/05/21, 17:00
14- La loi climat, « marqueur » pour la majorité et « insuffisante » pour les écologistes, adoptée en première lecture à l’Assemblée <https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/04/les-deputes-adoptent-le-projet-de-loi-climat-et-resilience-en-premiere-lecture_6079097_3244.html>, Le Monde avec AFP, 04/05/21, 20h12
15- Quels sont les 5 grands enjeux de la COP26 ? <https://www.wedemain.fr/dechiffrer/quels-sont-les-5-grands-enjeux-de-la-cop26/>, We Demain, 04/05/21
16- Méfiance vis-à-vis des entreprises et collectivités "neutres en carbone", alerte l'Ademe <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/pourquoi-les-entreprises-et-les-collectivites-ne-doivent-pas-se-declarer-neutres-en-carbone-149772.html>, Novethic, 04/05/21
17- Tribune. Mme Von der Leyen, « il faut abandonner purement et simplement l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur » <https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/05/mme-von-der-leyen-il-faut-abandonner-purement-et-simplement-l-accord-commercial-entre-l-union-europeenne-et-le-mercosur_6079221_3232.html>, Le Monde, 05/05/21, 14h17 
18- L’Allemagne renforce ses objectifs climatiques après le camouflet infligé par la Cour constitutionnelle <https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/05/l-allemagne-renforce-ses-objectifs-climatiques-apres-le-camouflet-inflige-par-la-cour-constitutionnelle_6079230_3210.html>, Le Monde avec AFP, 05/05/21, 16h21 
19- Environnement : Macron enterre le référendum promis à la Convention citoyenne <https://www.lejdd.fr/Politique/info-jdd-inscription-de-lobjectif-ecologique-dans-la-constitution-macron-enterre-le-referendum-4043848>, Le JDD, 08/05/21, 00h18
20- Climat dans la Constitution : le Sénat va réécrire le texte <https://www.linfodurable.fr/climat-dans-la-constitution-le-senat-va-reecrire-le-texte-26597>, AFP, 08/05/21, 12h30
21- Tribune. Le sénateur Philippe Folliot : "Pourquoi je voterai contre le projet de loi constitutionnelle" <https://www.lejdd.fr/Politique/philippe-folliot-depute-de-la-majorite-pourquoi-je-voterai-contre-le-projet-de-loi-constitutionnelle-4043741>, Le JDD, 08/05/21, 21h08
22- Interview. Alexandre Anglade, député LREM : "Les conditions du référendum sur le climat ne sont pas réunies" <https://www.lejdd.fr/Politique/pieyre-alexandre-anglade-depute-lrem-les-conditions-du-referendum-sur-le-climat-ne-sont-pas-reunies-4043824>, Le JDD, 08/05/21, 23h59
23- Climat : la rue mobilisée, incertitudes sur un référendum <https://information.tv5monde.com/info/climat-la-rue-mobilisee-incertitudes-sur-un-referendum-407939>, AFP, 09/05/21, 20:00
En audio
24- « Il faut qu’on parle » : Nicolas Hulot sera à Nantes pour le premier festival audio pour le climat <https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-le-premier-festival-audio-pour-le-climat-0d6a3868-adbb-11eb-a5db-247c819d19b0>, Ouest-France, 05/05/21, 19h31
25- Podcast. La loi climat est-elle à la hauteur des enjeux ? <https://www.lemonde.fr/podcasts/article/2021/05/07/la-loi-climat-est-elle-a-la-hauteur-des-enjeux_6079415_5463015.html>, Le Monde, 07/05/21, 05h00
En images
26- Royaume-Uni : pourquoi les falaises s'effondrent-elles ? <https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/royaume-uni-pourquoi-les-falaises-s-effondrent-elles_4606305.html>, France 2, journal de 20h, 30/04/21
27- Manifestations pour le climat : dernier coup de pression avant le passage de la loi au Sénat <https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/convention-citoyenne-sur-le-climat/manifestations-pour-le-climat-dernier-coup-de-pression-avant-le-passage-de-la-loi-au-senat_4617547.html>, France 2, journal de 20h, 09/05/21
Une publication
28- Dossier. Pourquoi il est urgent de connaître nos bilans carbone <https://www.nouvelobs.com/planete/20210502.OBS43566/dossier-pourquoi-il-est-urgent-de-connaitre-nos-bilans-carbone.html>, L’Obs n°2948, 29/04/21

Bien à vous,
Florence

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ÉTUDES & RAPPORT DU JOUR : — La fonte des glaciers de la planète, provoquée par le réchauffement climatique, s'est encore accélérée ces 20 dernières années, contribuant désormais à plus de 20% de la hausse du niveau de la mer, selon une étude publiée dans Nature. (cf. item 1 & suite)
— Le dérèglement climatique pourrait coûter 23 000 milliards (soit 23 billions) de dollars à l’économie mondiale d’ici 2050. C'est le résultat d’une récente étude menée par le géant des assurances Swiss Re. (cf. item 2 & suite)
— Des poches constituées d’eau chaude et salée venue de l’océan Pacifique contribuent à la fonte des glaciers marins de l’Arctique mais ont aussi un effet sur l’écosystème local. (cf. item 5)
— Entre 2010 et 2019, la forêt amazonienne brésilienne a émis environ 18% de plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, avec 4,45 milliards de tonnes rejetées, contre 3,78 milliards de tonnes stockées selon une étude publiée par Nature Climate Change. (cf. item 7, suite & 10)
— Gap de 5,5 milliards de tonnes de CO2, l'équivalent des émissions annuelles des États-Unis ! Les scientifiques ont identifié un écart colossal entre les émissions déclarées par chaque État et celles calculées par les modèles indépendants. Une différence de méthodologie dans laquelle pourraient s'engouffrer certains pays pour amoindrir leurs efforts. (cf. item 8 & suite)
— Dans un rapport publié en mars, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) alerte : ni une entreprise, ni une collectivité ne peut se déclarer neutre en carbone, car cela présente des biais méthodologique et éthique, et peut se révéler contre-productif pour l'atteinte de l'objectif à l'échelle nationale. (cf. item 16)
CONTRESENS DU JOUR : La Chine a annoncé que les entreprises chinoises continueraient à financer des centrales à charbon dans les pays en voie de développement, justifiant la démarche par un "manque d'alternatives" face à la demande croissante en énergie. (cf. item 3)
AJUSTEMENT DU JOUR : Après que la Cour constitutionnelle allemande ait censuré une partie de la "loi climat" jugée trop peu ambitieuse, Berlin vise désormais la neutralité carbone en 2045. (cf. item 4, 6 & 18)
EMPREINTE DU JOUR : L’empreinte carbone des Français dépend de leur niveau de vie mais aussi de leur lieu de vie. (cf. item 9 & 28)
INDICATEUR DU JOUR : L’Institut national de la recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) et l'association Planet A ont annoncé développer un indicateur permettant de mesurer la quantité de CO2 que peuvent absorber les sols en fonction des systèmes de production. (cf. item 11)
PROJECTION DU JOUR : En quoi la Conférence des Nations unies pour le climat (COP26) qui doit se tenir en novembre 2021 à Glasgow sera-t-elle déterminante. (cf. item 15)
PLAIDOYER DU JOUR : Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et l’Amérique du Sud accélère notamment la déforestation de l’Amazonie. (cf. item 18)
VOTE DU JOUR : "Bascule culturelle" ou "timides avancées", le texte de la loi Climat & résilience a fait l’objet de plus de 110 heures de débats avant d’être voté en première lecture.  Il est attendu au Sénat dans le courant de juin. (cf. item 14, suite & 25)
REPLI DU JOUR : Faute d'un accord entre la majorité macroniste à l'Assemblée nationale et la droite au Sénat qui veut réécrire le texte, le projet de référendum promis par le chef de l'Etat à la Convention citoyenne n'aura pas lieu. (cf. item 19, suite, 20, 21, 22, 23 & 27)
NOTRE ACTU : A suivre sur notre site Internet <http://www.fondation-nature-homme.org/>, Facebook <https://www.facebook.com/FondationNH/>, Twitter <https://twitter.com/fondationNH> ou Instagram <https://www.instagram.com/fondationNH/>.
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> Le temps est venu de poser les premières pierres d’un nouveau monde <https://letempsestvenu.org/>
> 10 mesures pour juger de la pertinence des programmes des candidats aux élections municipales <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/ecolos-et-sociales-les-prochaines-municipales>
> Baromètre des mobilités du quotidien - Coût, manque d'alternatives : les Français prisonniers de la voiture <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/cout-manque-dalternativesles-francais-prisonniers-de-leur-mode-de-transport>
> Guide en ligne. 7 propositions pour contribuer au grand débat national <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/7-propositions-pour-contribuer-au-grand-debat-national/>
> Pétition. L’Affaire du Siècle. Climat : stop à l’inaction, demandons justice ! <https://laffairedusiecle.net/>
> Let’sbio ! Le Bonus cantine Bio et Locale <https://www.letsbio.org/>
> 30 gestes et astuces pour réduire sa conso d’énergie <https://www.lesgesteseclaires.com/>
> Groupe Facebook "Infos et astuces pour économiser l’énergie <https://www.facebook.com/groups/208132273169772/?utm_campaign=GE2018&utm_medium=E5&utm_source=GE2018E516>"
> Une collection de vidéos pour décrypter les enjeux écologiques et climatiques <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>
> Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
> Pétition. Crèches : arrêtons d’intoxiquer nos enfants <https://formulaires.fondation-nicolas-hulot.org/fra/petition_ecolocreche>
> Pour répondre PRÉSENT à l’APPEL DES SOLIDARITÉS porté par plus de 80 ONG & associations de tous horizons <https://www.appel-des-solidarites.fr/>
> 2nd édition de My Positive Impact : les 6 lauréats du public et les 3 lauréats du jury <http://www.mypositiveimpact.org/les-solutions>
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1- De l'Himalaya à l'Arctique, la fonte des glaciers s'accélère, selon une étude, AFP, 28/04/21, 21:00

La fonte des glaciers de la planète, provoquée par le réchauffement climatique, s'est encore accélérée ces 20 dernières années, contribuant désormais à plus de 20% de la hausse du niveau de la mer, selon une étude publiée mercredi.
Alors que la Terre a déjà gagné plus de 1°C depuis le début de l'ère pré-industrielle, les glaciers, de l'Himalaya aux Andes en passant par les Alpes, sont déjà au régime minceur depuis le milieu du XXe siècle.
Mais quelques centaines seulement des 220.000 glaciers de la planète --hors calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique-- sont surveillées in situ. "Il y a beaucoup de régions où on ne savait pas comment les glaciers évoluaient", explique à l'AFP Romain Hugonnet, auteur principal de l'étude publiée dans Nature.
Grâce à un demi-million d'images satellite, "la première cartographie complète de l'amincissement des glaciers dans le monde" conclut que "tous les glaciers fondent", à quelques exceptions près, poursuit le chercheur de l'université ETH de Zurich et de l'université de Toulouse. 
Les glaciers de la planète ont perdu 267 milliards de tonnes de glace en moyenne par an entre 2000 et 2019, selon l'étude. De quoi submerger entièrement la Suisse sous six mètres d'eau chaque année, commente l'ETH Zurich dans un communiqué.
Et la fonte s'est largement accélérée : d'une moyenne de 227 milliards de tonnes par an entre 2000 et 2004 à une moyenne de 298 milliards de tonnes par an entre 2015 et 2019.
"En excluant les zones en périphérie du Groenland et de l’Antarctique, donc en gardant 70% des glaciers de la planète, on passe en 20 ans d’un amincissement moyen d’à peu près un tiers de mètre par an, à deux-tiers de mètre par an", souligne Romain Hugonnet. "En 20 ans, on a doublé cette vitesse d’amincissement. C’est très inquiétant".
Les glaciers de l'Alaska, des Alpes et d'Islande font partie de ceux qui ont rétréci le plus vite.
Les conclusions générales de l'étude sont en phase avec celles des experts climat de l'ONU (Giec) qui comportaient toutefois de très grandes marges d'incertitude. 
"La nôtre a une incertitude réduite d'un facteur 10", assure Romain Hugonnet. Notamment concernant l'impact sur la hausse du niveau de la mer.
Cette fonte a contribué à 21% de cette élévation depuis le début du siècle, soit 0,74 mm par an, selon l'étude.
Les nouvelles données, beaucoup plus fines géographiquement, pourraient également permettre d'aider à la planification dans des régions très peuplées où les glaciers jouent un rôle majeur pour l'approvisionnement en eau et l'agriculture.
"A court terme, les glaciers qui fondent de plus en plus vite vont fournir de plus en plus d’eau aux rivières, servant de tampon dans certaines régions comme l’Inde ou dans les Andes dans les périodes arides. 
Mais ensuite on va atteindre un pic, et la quantité d’eau va rapidement diminuer, jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus", met en garde le chercheur, estimant que "dans quelques décennies la plupart des régions commenceront cette pente descendante".
<https://www.geo.fr/environnement/de-lhimalaya-a-larctique-la-fonte-des-glaciers-saccelere-204617>
En savoir plus :
> Accelerated global glacier mass loss in the early twenty-first century <https://www.nature.com/articles/s41586-021-03436-z>, Nature, 28 April 2021
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2- Le dérèglement climatique pourrait coûter 23 billions de dollars à l’économie mondiale d’ici 2050, Usbek & Rica, 28/04/21
Pablo Maillé

23 000 000 000 000 $... Le dérèglement climatique pourrait coûter 23 000 milliards (soit 23 billions) de dollars à l’économie mondiale d’ici 2050. Voilà le résultat, pour le moins spectaculaire, d’une récente étude menée par le géant des assurances Swiss Re.
Chute de la production agricole, montée des eaux, multiplication des incendies… En prenant en compte toutes les conséquences du dérèglement climatique, la société d’assurances Swiss Re estime dans un rapport publié jeudi 22 avril que la production économique mondiale pourrait reculer à hauteur d’environ 11 à 14 % au cours des trente prochaines années. Au total, ces phénomènes coûteraient pas moins de 23 000 milliards (soit 23 billions) de dollars à l’économie mondiale d’ici 2050.
À cette date, le PIB des États-Unis, par exemple, pourrait être « jusqu’à 7 % inférieur à ce qu’il aurait été dans un monde sans dérèglement climatique », estime le rapport. Le Canada, la Grande-Bretagne et la France pourraient quant à eux voir leur production économique totale reculer à un niveau compris entre 6 % et 10 %.
Mais ce sont les pays du Sud, les plus exposés à l’augmentation des températures, qui seraient les plus touchés. À un niveau d’augmentation des températures de 2,6 °C (« le rythme de trajectoire actuel », selon Swiss Re), les économies du Vietnam ou encore de la Thaïlande reculeraient à hauteur d’environ « un tiers » pour chacun des deux pays.
Seul motif d’espoir : si la communauté internationale réussit bel et bien à maintenir l’augmentation de la température mondiale sous la barre des 2° C – seuil fixé par l’accord de Paris -, les pertes économiques resteraient globalement « marginales », selon Swiss Re.
<https://usbeketrica.com/fr/article/dereglement-climatique-pourrait-couter-23-billions-dollars-economie-mondiale-2050 <https://usbeketrica.com/fr/article/dereglement-climatique-pourrait-couter-23-billions-dollars-economie-mondiale-2050>>
En savoir plus :
> The economics of climate change <https://www.swissre.com/institute/research/topics-and-risk-dialogues/climate-and-natural-catastrophe-risk/expertise-publication-economics-of-climate-change.html>, Swiss Re, 22/04/21
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3- La Chine ne renonce pas à investir dans les centrales à charbon à l'étranger, malgré ses objectifs climatiques, Novethic, 28/04/21
Pauline Fricot

Pas simple de se passer du charbon. La Chine a annoncé mardi 27 avril que les entreprises chinoises continueraient à financer des centrales à charbon dans les pays en voie de développement, justifiant la démarche par un "manque d'alternatives" face à la demande croissante en énergie. L'annonce est dénoncée par des militants écologistes, qui n'ont pas manqué de rappeler les objectifs climatiques du pays. La Chine est elle-même plus que jamais dépendante du charbon et continue à investir dans le secteur.
Les engagements climatiques chinois font grise mine. Si le président Xi Jinping a annoncé en septembre que le pays réduirait ses émissions de CO2 "avant 2030" pour atteindre la neutralité carbone en 2060, le pays a revendiqué mardi qu'il continuerait à soutenir la construction de centrales à charbon dans les pays en développement.  
Les entreprises chinoises en financent aujourd'hui des dizaines, du Zimbabwe à l'Indonésie, dans le cadre des "Nouvelles routes de la soie". Cette initiative lancée par Pékin en 2013 vise à construire des infrastructures à l'étranger pour y accroître l'influence chinoise. Des militants écologistes ont relevé ce qui apparaît à leurs yeux comme une contradiction : la Chine, via ses entreprises publiques, est également le premier investisseur mondial dans des centrales à charbon.
>> Suite à lire à :
<https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/la-chine-ne-renonce-pas-a-ses-centrales-a-charbon-a-l-etranger-malgre-ses-objectifs-climatiques-149764.html <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/la-chine-ne-renonce-pas-a-ses-centrales-a-charbon-a-l-etranger-malgre-ses-objectifs-climatiques-149764.html>>
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4- Climat. La justice demande à Merkel d’être plus ambitieuse, 24 heures, 29/04/21, 14h31

Les objectifs climatiques actuels du gouvernement sont jugés «insuffisants» et «pas conformes aux droits fondamentaux».
La plus haute juridiction allemande a infligé jeudi un camouflet à Angela Merkel en lui demandant de présenter une politique climatique plus ambitieuse, à un moment où les écologistes ont le vent en poupe en vue des élections.
Les objectifs actuels du gouvernement en matière de baisse d’émissions de gaz à effet de serre sont jugés «insuffisants» et «pas conformes aux droits fondamentaux» par la Cour constitutionnelle.
Si la trajectoire restait telle quelle, l’effort serait repoussé sur les générations futures qui devraient agir «de manière de plus en plus urgente et à brève échéance».
La loi actuelle n’a pas prévu «d’exigences suffisantes pour la réduction ultérieure des émissions à partir de l’année 2031», assènent les juges dans leur communiqué.
L’Allemagne aura jusqu’à fin 2022 pour revoir et améliorer sa copie climatique en précisant davantage ses efforts pour la période après 2030.
«Charges considérables»
Votée en décembre 2019 sous l’impulsion du gouvernement de coalition entre conservateurs du parti d’Angela Merkel et sociaux-démocrates, cette loi impose en l’état une réduction de 55% des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990.
Elle fixe par secteur les volumes d’émissions annuelles permis, tout en déterminant les trajectoires de réduction applicables au cours de cette période.
Au total, quatre plaintes avaient été déposées à son encontre par des associations environnementales.
Elles se basaient sur la Loi fondamentale (constitution) dans laquelle est désormais inscrit que le gouvernement doit œuvrer pour lutter contre le changement climatique.
Cette obligation a d’ailleurs été renforcée après la signature par l’Allemagne de l’accord de Paris sur le climat en 2016.
Celui-ci fixe aux États des objectifs pour que l’augmentation de la température moyenne de la planète soit contenue nettement en dessous de 2 degrés par rapport aux niveaux préindustriels, et de préférence en dessous de 1,5 degré.
«Les dispositions contestées portent atteinte aux libertés des requérants, dont certains sont encore très jeunes. Elles repoussent irréversiblement à la période postérieure à 2030 des charges considérables en matière de réduction d’émissions», taclent les juges de Karlsruhe.
>> Suite à lire à :
<https://www.24heures.ch/la-justice-demande-a-merkel-detre-plus-ambitieuse-469894791482 <https://www.24heures.ch/la-justice-demande-a-merkel-detre-plus-ambitieuse-469894791482>>
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5- Arctique : La glace fondrait plus vite à cause de « bombes de chaleur », 20 Minutes avec agence, 29/04/21, 17h20

Réchauffement. Ces poches constituées d’eau chaude et salée venue de l’océan Pacifique contribuent à la fonte des glaciers marins de l’Arctique mais ont aussi un effet sur l’écosystème local
Des chercheurs américains et britanniques ont récemment mis en évidence l’existence dans l’océan Arctique d’un phénomène qu’ils ont appelé « bombes de chaleur ». Ces dernières pourraient expliquer pourquoi la glace marine de cette région fond plus vite que partout ailleurs dans le monde. De l’eau plus chaude venue de l’océan Pacifique arriverait sous les glaciers, explique une étude publiée ce vendredi dans Nature Communications.
Une salinité différente
Dans ces zones, la glace fondrait donc par en dessous, ont estimé les scientifiquesdes universités de San Diego (Etats-Unis) et Bangor (Royaume-Uni). « Ces travaux mettent en avant le rôle important que joue l’eau des océans dans le réchauffement », a commenté Jennifer MacKinnon, principale auteure de l’étude, citée par le site Internet de l’université américaine.
L’eau chaude arrive par le détroit de Béring et passe ensuite par le canyon sous-marin de Barrow, au nord de l’Alaska, où ce passage étroit la canalise. Outre sa température, elle diffère de l’eau de l’océan Arctique par sa salinité supérieure. Cette particularité fait qu’elle reste sous l’eau plus douce. Les mouvements aquatiques ainsi générés créent des poches très chaudes stagnant tout près de la surface océanique.
Un véritable impact
Les spécialistes ont constaté une prolifération de ces bulles depuis une dizaine d’années. Ces « bombes de chaleur » sont susceptibles de perdurer pendant des mois, voire des années. Les auteurs de l’étude ont estimé que leur présence « constitue une preuve supplémentaire du risque grandissant de disparition pendant une grande partie de l’année de la glace marine arctique, source globale de stabilité climatique ».
Avec la collaboration d’autres scientifiques allemands et britanniques, les chercheurs ont par ailleurs pu montrer que les « bombes de chaleur » possédaient des propriétés biogéochimiques particulières. Leur arrivée dans l’océan Arctique ne peut donc se faire sans un impact sur l’écosystème local.
<https://www.20minutes.fr/planete/3031767-20210429-arctique-glace-fondrait-plus-vite-cause-bombes-chaleur <https://www.20minutes.fr/planete/3031767-20210429-arctique-glace-fondrait-plus-vite-cause-bombes-chaleur>>
Sur le même sujet :
> Arctique : des « bombes de chaleur » font fondre la glace <https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/arctique-arctique-bombes-chaleur-font-fondre-glace-87074/>, Futura-sciences, 29/04/21
En savoir plus :
> A warm jet in a cold ocean <https://www.nature.com/articles/s41467-021-22505-5>, Nature Communications, 23 April 2021
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6- Climat : l'Allemagne pourrait perdre son dernier glacier dans dix ans, AFP, 30/04/21, 00:00

Les glaciers des Alpes bavaroises fondent plus rapidement que prévu et le dernier pourrait disparaître complètement dans seulement dix ans, avertit un rapport publié jeudi par le gouvernement régional.
"Le changement climatique frappe les glaciers bavarois de plein fouet", a déclaré le ministre de l'Environnement local Thorsten Glauber dans ce rapport.
"Le dernier glacier pourrait avoir disparu dans dix ans", a-t-il indiqué, alors que jusqu'ici, les scientifiques estimaient qu'il se maintiendrait au moins jusqu'en 2050.
Mais leur fonte s'accélère : les cinq glaciers bavarois, localisés autour des sommets de la Zugspitze, point culminant des Alpes en Allemagne, et du massif de Berchtesgaden, ont perdu environ les deux-tiers de leur volume lors de la décennie écoulée, et un tiers de leur surface, soit l'équivalent d'environ 36 stades de football.
Ils ne sont "pas seulement des monuments de l'histoire de la terre formés de glace et de neige (...) mais aussi des thermomètres de l'état de notre climat", s'est alarmé M. Glauber.
Le phénomène est mondial : une étude publiée dans la revue Nature mercredi a ainsi révélé que la fonte rapide des glaciers ces vingt dernières années contribuait désormais à plus de 20% de la hausse du niveau de la mer.
Comme ailleurs en Europe, l'Allemagne est confrontée depuis plusieurs années à de fortes variations de températures. Le mois d'avril de cette année par exemple a vu le mercure grimper à près de 26°C le premier jour, puis brusquement chuter de plus de 15°C pour être finalement classé comme le plus froid depuis quatre décennies par les météorologistes.
En 2015, presque 200 pays se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’Accord de Paris. Mais récemment, l'ONU a dénoncé des promesses toujours pas à la hauteur de l'urgence climatique, notamment chez les grands émetteurs.
Jeudi, la Cour constitutionnelle allemande a infligé un camouflet à la chancelière Angela Merkel, jugeant "insuffisant" les objectifs actuels du gouvernement et lui demandant de revoir sa copie.
<https://www.geo.fr/environnement/climat-lallemagne-pourrait-perdre-son-dernier-glacier-dans-dix-ans-204628>
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7- « L’Amazonie, notre dernier rempart, est en train de basculer » en émettant plus de carbone qu’en en absorbant, Le Monde avec AFP, 30/04/21, 18h49 

Ce basculement majeur et inédit de la forêt amazonienne brésilienne sur les dix dernières années est dû au changement climatique ainsi qu’aux activités humaines. 
La forêt amazonienne brésilienne, victime du changement climatique et des activités humaines, a rejeté, ces dix dernières années, plus de carbone qu’elle n’en a absorbé, un basculement majeur et inédit, selon une étude publiée jeudi 29 avril par une équipe internationale dans la revue scientifique Nature Climate Change.
Sans les forêts – qui absorbent entre 25 et 30 % des gaz à effet de serre émis par l’être humain –, le dérèglement climatique serait bien pire. Depuis plusieurs années, les scientifiques s’inquiètent d’un essoufflement des forêts tropicales et craignent qu’elles puissent de moins en moins bien jouer leur rôle de puits de carbone. L’inquiétude vient notamment de la forêt amazonienne, qui représente la moitié des forêts tropicales de la planète.
L’étude publiée dans Nature Climate Change se penche sur l’Amazonie brésilienne, qui représente 60 % de cette forêt primaire. Et le constat est sombre. Entre 2010 et 2019, cette forêt a perdu de sa biomasse : les pertes de carbone de l’Amazonie brésilienne sont environ 18 % supérieures aux gains, a précisé dans un communiqué l’Institut français de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).
> Lire aussi  La destruction de la forêt tropicale en hausse de 12 % en 2020, selon Global Forest Watch
L’Amazonie, dernier rempart
« C’est la première fois qu’on a des chiffres qui montrent qu’on a basculé et que l’Amazonie brésilienne est émettrice » nette de carbone, explique l’un des auteurs, Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l’Inrae. Pour l’instant, a priori, « les autres pays compensent les pertes de l’Amazonie brésilienne » et « l’ensemble de l’Amazonie n’a pas encore basculé, mais elle pourrait le faire bientôt », poursuit le chercheur, qui met en garde :
« Jusqu’à présent, (…) les forêts tropicales nous protégeaient en permettant de freiner le réchauffement, mais notre dernier rempart, l’Amazonie, est en train de basculer. »
Par ailleurs, l’étude met en avant la responsabilité méconnue, mais majeure, des « dégradations » de la forêt. Contrairement à la déforestation, qui fait disparaître la surface boisée, les dégradations incluent tout ce qui peut l’abîmer, sans pour autant la détruire totalement : arbres fragilisés en bordure des zones déforestées, coupes sélectives, petits incendies ou encore mortalité des arbres liée à la sécheresse. Des atteintes qui sont moins facilement décelables que de grandes étendues rasées.
Utilisant un indice de végétation issu d’observations satellitaires micro-ondes, permettant de sonder l’ensemble de la strate de végétation et pas seulement le sommet de la canopée, l’étude conclut que ces dégradations de la forêt ont contribué à 73 % des pertes de carbone, contre 27 % pour la déforestation, pourtant de grande ampleur.
> Lire aussi  Les fronts de la déforestation se multiplient sur la planète
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/30/a-cause-du-changement-climatique-la-foret-amazonienne-bresilienne-emet-desormais-plus-de-carbone-qu-elle-n-en-absorbe_6078699_3244.html>
Sur le même sujet : 
> La forêt amazonienne brésilienne désormais émettrice nette de carbone <https://www.geo.fr/environnement/la-foret-amazonienne-bresilienne-desormais-emettrice-nette-de-carbone-204641>, AFP, 30/04/21, 19:00
> Brésil : la forêt amazonienne émet désormais plus de carbone qu'elle n'en absorbe <https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/bresil-la-foret-amazonienne-emet-desormais-plus-de-carbone-qu-elle-n-en-absorbe_4606157.html>, France info avec AFP, 30/04/21, 19:00
> "Notre dernier rempart est en train de basculer" : pourquoi la récente étude sur l'Amazonie est (très) inquiétante pour le climat <https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/notre-dernier-rempart-est-en-train-de-basculer-pourquoi-la-recente-etude-sur-l-amazonie-est-tres-inquietante-pour-le-climat_4609179.html>, France info, 03/05/21, 17:18
En savoir plus :
> Carbon loss from forest degradation exceeds that from deforestation in the Brazilian Amazon <https://www.nature.com/articles/s41558-021-01026-5>, Nature Climate Change, 29 April 2021
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8- L'énorme faille comptable qui fausse le calcul des émissions de CO2, Futura-sciences, 30/04/21
Céline Deluzarche, journaliste

5,5 milliards de tonnes de CO2, l'équivalent des émissions annuelles des États-Unis ! Les scientifiques ont identifié un écart colossal entre les émissions déclarées par chaque État et celles calculées par les modèles indépendants. Une différence de méthodologie dans laquelle pourraient s'engouffrer certains pays pour amoindrir leurs efforts.
C'est un trou béant de 5,5 milliards de tonnes de CO2 par an, l'équivalent des émissions annuelles des États-Unis : l'écart entre les émissions de CO2 rapportées par chaque État et celles calculées par le modèle international entretient un flou qui pourrait faire capoter l'objectif mondial de réduction de gaz à effet de serre. Il ne s'agit pourtant ici nullement de tricherie ou d'une volonté délibérée d'un pays pour masquer ses émissions. Cet écart géant est en réalité dû à une faille méthodologique.
Il existe en effet de nombreux modèles permettant d'évaluer les émissions de CO2. D'un côté, les pays rapportent les émissions anthropiques de CO2 sous forme d'objectifs périodiquement soumis à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). De l'autre côté, les flux anthropiques de CO2 évalués par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) proviennent de modèles à l'échelle mondiale (Integrated Assessment Models ou IAM). Or, ces modèles n'ont pas tout à fait la même façon de comptabiliser les émissions et d'en extraire un résultat net. « C'est comme si certains modèles donnaient des informations en miles et d'autres en kilomètres », illustre Giacomo Grassi, expert forestier à la Commission européenne et auteur principal d'une étude sur ce sujet parue dans Nature Climate Change.
>> Suite à lire à :
<https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/changement-climatique-enorme-faille-comptable-fausse-calcul-emissions-co2-87118/>
En savoir plus : 
> Critical adjustment of land mitigation pathways for assessing countries’ climate progress <https://www.nature.com/articles/s41558-021-01033-6>, Nature Climate Change, 26 April 2021
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9- Entretien. Plus on est riche, plus on émet de CO2 (mais le revenu n’explique pas tout), L’Obs, 02/05/21, 08h00
Propos recueillis par Sébastien Billard

Les ménages les plus riches émettent en moyenne 2,2 fois plus de dioxyde de carbone que les ménages les plus pauvres, explique l’économiste Antonin Pottier. Mais l’empreinte carbone des Français dépend aussi de leur lieu de vie.
Avec plusieurs chercheurs, vous vous êtes récemment intéressé aux inégalités écologiques en France, en vous penchant notamment sur l’empreinte carbone des ménages [PDF]. Qui sont ceux qui émettent le plus de CO2 dans notre pays ?
Notre étude confirme qu’il existe une relation entre le niveau de revenus et l’empreinte carbone. Plus vous êtes riche, plus vous émettez de CO2. L’explication est assez simple : plus vous avez de revenus, plus vous consommez et plus vous vous déplacez. Les ménages les plus riches parcourent par exemple 50 000 kilomètres en moyenne par an, soit près de trois fois plus que les plus pauvres (17 000). Ces disparités sociales se reflètent plus encore à travers la mobilité de loisir et l’usage de l’avion : les ménages les plus riches parcourent avec ce mode de transport environ 12 800 kilomètres en moyenne par an, contre seulement 850 kilomètres pour les plus pauvres…
>> Suite à lire à :
<https://www.nouvelobs.com/planete/20210502.OBS43537/plus-on-est-riche-plus-on-emet-de-co2-mais-le-revenu-n-explique-pas-tout.html>
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10- Entretien. Climat : "Tout le drame de l'Amazonie, c'est que les politiques adorent en parler, mais ne font rien derrière", regrette l'association Canopée, France info, 02/05/21, 15:22

Face à la déforestation qui continue, l'organisation non gouvernementale (ONG) écologiste appelle la France et l'Europe à "taper du poing sur la table et pas seulement dans les discours comme on l'entend."
"Tout le drame de l'Amazonie, c'est que les politiques adorent en parler, mais ne font rien derrière", a regretté dimanche 2 mai sur franceinfo Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes de l'association pour la défense des forêts Canopée, alors que la forêt amazonienne brésilienne a rejeté, depuis 2010, plus de carbone qu'elle n'en a absorbé, selon une nouvelle étude.
France info : la dégradation de l'état de la forêt amazonienne contribue à 73% des pertes de carbone, contre 27% seulement pour la déforestation. À quoi est due cette dégradation ?
Sylvain Angerand : La dégradation est liée, par exemple, à l'exploitation du bois. Quand on va sortir des arbres comme les ipés ou les acajous qui servent à faire des terrasses qu'on va trouver dans les magasins français. Mais ça peut être également l'orpaillage, l'ouverture de petites mines artisanales. Tout ça, en fait, ça va créer des trouées dans les forêts. Pas de grandes trouées, pas de grandes images de déforestation. Mais ces trouées vont faire baisser l'humidité, et du coup, la forêt est plus fragile, plus sensible aux incendies, plus sensibles aux sécheresses."
>> Suite à lire à :
<https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/climat-tout-le-drame-de-l-amazonie-c-est-que-les-politiques-adorent-en-parler-mais-ne-font-rien-derriere-regrette-l-association-canopee_4608285.html>
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11- [Bonne nouvelle] Évaluer le stock carbone dans les terres cultivées pour mobiliser les agriculteurs, Novethic, 02/05/21
Pauline Fricot

Comment mettre à profit le potentiel de stockage de CO2 des sols agricoles ? L’Institut national de la recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) et l'association Planet A ont annoncé début avril développer un indicateur permettant de mesurer la quantité de CO2 que peuvent absorber les sols en fonction des systèmes de production. L'outil vise à faciliter l'engagement des agriculteurs.
Le potentiel des terres agricoles en matière de stockage de carbone est connu : celles-ci pourraient stocker 3,3 % de CO2 en plus chaque année, selon l’Institut national de la recherche agronomique (Inrae) dans une étude publiée en 2019. Comment dès lors, optimiser le processus ? Début avril, l’Institut et l’association Planet A, œuvrant pour "une agriculture innovante, durable et humaine", ont annoncé avoir mis au point un indicateur d'évolution du stock de carbone dans les sols agricoles. Baptisé SOCCROP, il permettra de mesurer la quantité de CO2 que peuvent absorber ou émettre les parcelles en fonction des systèmes de production choisis.
Une équipe de l'Inrae a mis en évidence par le biais d'images satellites un lien direct entre la durée annuelle de couverture végétale des sols agricoles et l'accumulation de carbone pour les grandes cultures en Europe. Plus cette période est longue, plus les sols absorbent du CO2.
Les premiers résultats de l'indicateur seront dévoilés courant 2021. "Dans un premier temps, nous voulons faire la démonstration que c’est possible, souligne à Novethic Éric Ceschia, du Centre d'Études Spatiales de la BIOsphère (CESBIO), membre projet. Nous allons produire une carte de la France pour mettre à disposition les données sur une ou deux années". Seconde étape : trouver un organisme en mesure de poursuivre le projet et développer l'indicateur à l'échelle internationale.
>> Suite à lire à :
<https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/bonne-nouvelle-un-outil-pour-evaluer-le-stock-carbone-dans-les-sols-agricoles-a-ete-mis-au-point-149727.html>
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12- Tribune. « L’opinion française n’est pas à la hauteur de l’ambition climatique que le pays a contribué à forger avec l’accord de Paris », Le Monde, 03/05/21, 06h00 
Par Rodolphe Durand, Professeur de stratégie et politique d’entreprise à HEC Paris, où il a fondé et dirige l’institut Society & Organizations

Le professeur Rodolphe Durand observe, dans une tribune au « Monde », que les Français sont moins prêts que les autres à changer leurs pratiques en faveur de l’environnement, s’en remettant plus volontiers au gouvernement.
Tribune. Alors que les parlementaires s’apprêtent à voter solennellement la loi Climat et résilience le 4 mai, il n’est pas inutile de regarder comment les opinions publiques pensent leur rapport au changement climatique, à leurs comportements, et à leurs gouvernants sur cette question. Deux enquêtes internationales publiées par Ipsos (17 avril et 22 avril) placent la France face à ses contradictions.
En moyenne, sur 30 pays sondés, 31 % des personnes interrogées estiment que leur gouvernement a un plan clair pour faire face aux conséquences du dérèglement climatique. Mais l’opinion du pays hôte de l’accord de Paris ne le pense qu’à 24 % ! En revanche, 44 % des Français souhaitent un plus grand engagement du gouvernement sur cette question suite à la crise du Covid, qui renforce ce sentiment d’urgence, contre 35 % en moyenne pour les 30 pays consultés.
> Lire aussi  « La France ne s’est pas encore donné les moyens de piloter efficacement son action climatique »
Autre signe troublant. Lorsque l’on s’adresse à sa responsabilité individuelle, le Français boude plusieurs comportements qui contribuent pourtant à améliorer la situation environnementale globale. Par exemple : gérer les déchets alimentaires du foyer, réduire ses déplacements automobiles de proximité, concentrer ses achats sur des biens fonctionnels, favoriser le télétravail, réduire l’usage de l’avion pour les vacances.
L’environnement doit être traité par le gouvernement
Sur tous ces sujets, à la question de savoir s’il va modifier son comportement dans une optique favorable à la planète, le Français se place systématiquement entre 6 et 12 % en dessous de la moyenne des autres pays. Obstinément, l’opinion tricolore apparaît ne pas vouloir changer ses habitudes, alors qu’elle aspire plus que d’autres pays à ce que ces questions soient traitées par son gouvernement.
Plus troublant encore, examinons la différence entre les personnes prêtes à ancrer concrètement dans leur pratique leur prise de responsabilité, et celles affirmant ne pas vouloir changer de comportement après la crise du Covid. En moyenne pour les 30 pays, cette différence est toujours largement favorable à ceux qui sont prêts à utiliser des produits avec moins d’emballages (+ 44 %), acheter des produits de seconde main (+ 33 %), économiser l’eau domestique (+ 37 %) ou l’énergie (+ 41 %), recycler (+ 41 %), et réduire leur consommation de viande (+ 8 %).
> Lire aussi  Pour préserver le climat, « une “éco-détaxe” sera mieux vécue par les citoyens »
Mais la France présente les taux de réponse favorables à ces changements les plus bas (elle se classe en 29e ou 30e position sur 30 pays selon les questions), et donc enregistre des différences bien moins favorables à ceux prêts à modifier leur comportement (par exemple + 31 % seulement pour moins d’emballages, + 27 % pour les produits de seconde main, + 21 % pour les économies d’eau et + 18 % pour celles d’énergie, et + 21 % pour le recyclage) quand ce ne sont pas les conservateurs qui l’emportent (48 % des Français disent ne pas vouloir réduire leur consommation de viande, contre 29 % qui le souhaitent).
Une déconnexion entre ce que dit l’opinion et ce qu’elle fait
Comment interpréter ce paradoxe ? Par une rupture entre les décideurs publics ou privés, qui enjoignent à agir contre les conséquences du dérèglement climatique, et la base rétive des citoyens et consommateurs ? L’empreinte des « gilets jaunes » serait donc toujours bien présente. Par une déconnexion entre ce que dit l’opinion et ce qu’elle fait et ce qu’elle fait sans le dire ? Les Français, en avance sur certains sujets, n’auraient pas à changer puisqu’ils seraient déjà vertueux…
> Lire aussi : « Il reste encore beaucoup à faire si l’on veut que la tarification du CO2 aboutisse à une réelle décarbonation »
Par un désintérêt grandissant de la population pour ces thématiques qui, suite à certains errements scientifiques, se sent déboussolée et de moins en moins en confiance pour porter un jugement avisé et agir en conséquence ? L’enquête montre également la méconnaissance profonde de la hiérarchie des actions individuelles en matière de réduction des émissions de CO2. Un peu de ces trois raisons, probablement, contribue à ce nouveau paradoxe français.
Quoi qu’il en soit, il ressort de ces enquêtes un double constat. D’une part, l’opinion française n’est pas à la hauteur de l’ambition que le pays a contribué à forger au niveau international avec l’accord de Paris. D’autre part, une approche concrète des enjeux au plus près de nos concitoyens est toujours plus que nécessaire.
> Lire aussi  Loi « climat » : « Sortir du temps des caricatures, c’est cela dont l’urgence environnementale a besoin »
Le monde de l’enseignement, du primaire au supérieur, les médias dans leur ensemble et, au-delà, les acteurs mêmes de la vie économique du pays ont un rôle à jouer pour rapprocher la réalité de l’ambition et lutter contre le désenchantement propagé par la crise du Covid, l’attentisme et le pessimisme qui ankylosent notre pays.
<https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/03/l-opinion-francaise-n-est-pas-a-la-hauteur-de-l-ambition-climatique-que-le-pays-a-contribue-a-forger-avec-l-accord-de-paris_6078882_3232.html>
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13- Yémen : des milliers de familles affectées par des inondations meurtrières, AFP, 04/05/21, 17:00

Plusieurs milliers de familles ont été affectées par les pluies torrentielles et les inondations qui frappent le Yémen depuis la mi-avril détruisant habitations et abris, s'est alarmée mardi l'ONU dans un pays en guerre et en proie à une grave crise humanitaire.
"Les informations préliminaires font état de 3.730 familles (22.380 personnes) touchées par les pluies et les inondations, la majorité étant des personnes déplacées", souligne le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
Selon son communiqué, "les violentes pluies des derniers jours ont provoqué des dégâts sur les infrastructures, détruit maisons et abris et causé décès et blessures".
Le gouvernement yéménite a rapporté lundi la mort de quatre personnes dans des inondations dans la ville historique de Tarim, dans la province de Hadramout (centre). En outre, l'ONU a fait état de trois autres décès ailleurs dans le pays.
Les inondations ont causé des dégâts considérables dans les provinces d'Aden, Abyane, Lahj, Marib, Taëz et Hadramout, selon Ocha.
Des dizaines de personnes décèdent chaque année au Yémen dans des inondations provoquées par des pluies diluviennes, des intempéries qui s'ajoutent aux difficultés d'une population en proie à la pire crise humanitaire dans le monde selon l'ONU.
Le Yémen est déchiré depuis plus de six ans par un conflit qui a tué des dizaines de milliers de personnes et poussé des millions d'autres au bord de la famine.
D'après les autorités locales, le conflit complique fortement la levée de fonds pour protéger les sites historiques du pays, le plus pauvre de la péninsule arabique.
<https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/yemen-des-milliers-de-familles-affectees-par-des-inondations-meurtrieres_154015>
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14- La loi climat, « marqueur » pour la majorité et « insuffisante » pour les écologistes, adoptée en première lecture à l’Assemblée, Le Monde avec AFP, 04/05/21, 20h12

Le texte a fait l’objet de plus de cent dix heures de débats – l’un des records de la Ve République – depuis mars. Il est attendu au Sénat dans le courant de juin.
Interdiction de certaines lignes aériennes, lutte contre les « passoires thermiques », délit d’écocide… Au terme de semaines de débats passionnés, le marathon législatif a connu une nouvelle étape mardi 4 mai avec l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi Climat et résilience, vanté par la majorité comme un « marqueur du quinquennat » mais décrié par les écologistes pour ses « insuffisances » face à « l’urgence climatique ». Le texte a été voté sans difficulté mais par la seule majorité, par 332 voix contre 77, et 145 abstentions. Il est attendu au Sénat dans le courant de juin.
Le texte a fait l’objet de plus de cent dix heures de discussions dans l’hémicycle – c’est l’un des records de la Ve République – durant trois semaines jusqu’à mi-avril. De 6 titres et 69 articles, le projet de loi est passé à 7 titres et 218 articles.
Le décryptage : « La loi climat va bien avoir des impacts sur la vie des citoyens, mais pas suffisants pour atteindre nos objectifs climatiques »
Une batterie de mesures
Le texte issu des 149 propositions de la convention citoyenne pour le climat voulue par Emmanuel Macron vise à toucher tous les aspects de la vie quotidienne – se déplacer, se nourrir, se loger, consommer, produire et travailler – avec une batterie de mesures, dont :
• la suppression des lignes aériennes intérieures lorsqu’un trajet en train de moins de deux heures et demie est possible (par exemple entre Paris-Orly et Nantes, Bordeaux ou Lyon) – cela entérine des décisions déjà prises avec Air France. La disposition a été contestée par une poignée de députés de tous bords, principalement élus du Sud-Ouest, où Airbus et ses sous-traitants irriguent l’activité économique. La convention citoyenne pour le climat avait pour sa part préconisé une interdiction dès lors que des trajets équivalents en train ne dépassaient pas une durée de quatre heures ;
• l’élargissement de l’interdiction de la mise en location des « passoires thermiques » (logements classés F et G en performance énergétique) en 2028 aux logements classés E en 2034. Les députés ont aussi voté un « accompagnement individualisé » des ménages à chaque étape de la rénovation et une garantie partielle pour des prêts (« avance mutation ») de familles modestes ;
• des mesures en faveur du vélo – qui ont été ajoutées –, comme l’élargissement de la prime à la conversion à l’acquisition de vélos électriques ;
• la création d’un délit d’écocide ;
• la réduction, de moitié moins ou davantage, du rythme d’artificialisation des sols sur les dix années suivant la promulgation de la loi par rapport à celui des dix précédentes.
• la régulation de certaines publicités, mais les membres de la convention sont loin d’avoir eu gain de cause. L’interdiction de la réclame pour les produits polluants, comme les véhicules SUV, ne figure pas dans le texte, à l’exception de celle en faveur des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui sera mise en vigueur un an après la promulgation de la loi.
> Le cadrage : Le très contesté projet de loi Climat et résilience arrive en débat à l’Assemblée nationale
« Bascule culturelle » contre « timides avancées »
La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, ancienne d’EELV, a défendu un texte « d’écologie pratique » et de « bon sens », « une véritable bascule culturelle globale ». Le gouvernement se retrouve cependant en porte-à-faux avec des membres de la convention citoyenne, qui jugent leurs propositions « détricotées » – certains d’entre eux ont participé aux manifestations en faveur d’une « vraie loi climat » le 28 mars. Malgré « quelques avancées », des ONG comme Greenpeace et le Réseau Action Climat dénoncent un « formidable gâchis » et du « climato-cynisme » dans ce « projet de loi pour faire semblant d’agir ». Faisant suite à celle qui s’est déroulée le 28 mars, une nouvelle « marche climat » est annoncée dimanche 9 mai.
Dans l’hémicycle, Adrien Quatennens, député de La France insoumise (LFI), a relayé l’action d’une dizaine de militantes d’Extinction Rebellion qui se sont enchaînées mardi aux grilles de l’Assemblée pour fustiger le projet de loi, qu’elles jugent trop faible, avant l’adoption du texte en première lecture.
Dans l’assistance d’une vingtaine de personnes réunies place du Palais-Bourbon, Cyril Dion, garant de la convention citoyenne pour le climat, a déploré les « actions trop mesurées » en matière écologique depuis « cinquante ans ». William Aucant, membre de la convention citoyenne pour le climat, était également présent, tout comme le député de LFI Ugo Bernalicis ou le député écologiste Matthieu Orphelin (non inscrit).
Cet ex-LRM proche de Nicolas Hulot a voté « contre cette loi qui a quinze ans de retard ». Tout comme le groupe communiste ou le Parti socialiste qui, malgré de « timides avancées », critiquent un texte qui « semble faire mais fait semblant » et appellent à une « massification de la rénovation thermique » des logements avec une prise en charge de l’Etat. C’est une loi « de communication », dénonce le député LFI Loïc Prud’homme, « pas à la hauteur de l’urgence » climatique, selon l’écologiste Delphine Batho. Plusieurs élus déplorent le manque d’ambition du volet consacré à la publicité, qui ne restreint pas la réclame pour les véhicules les plus polluants, comme les « grosses bagnoles », dixit François-Michel Lambert (Libertés et Territoires).
« Le juge de paix, ce sera les effets que cette loi aura dans la vie des Français. Dans sa mise en œuvre, la loi fera l’unanimité pour elle », a répondu Barbara Pompili dans les colonnes du Figaro mardi.
Lire aussi la tribune de Barbara Pompili : « La loi issue des travaux de la convention citoyenne pour le climat ancrera l’écologie dans la société française »
Remontée contre une « écologie punitive », de « taxes » et de « culpabilisation permanente » (Jean-Marie Sermier, LR), la droite a majoritairement choisi l’abstention, promettant la défense d’une « écologie positive » lors de la présidentielle 2022. Les élus du Rassemblement national se sont également abstenus.
« Portée réduite » de certaines mesures
A la fin de février, le Haut Conseil pour le climat, une instance indépendante, avait pointé « la portée réduite » de certaines mesures, au regard des objectifs de réduction des gaz à effet de serre. L’Union européenne vient d’ailleurs de renforcer ses ambitions pour 2030 : une baisse des émissions de 55 % par rapport à 1990.
« Ce n’est pas ce projet de loi seul » qui permet d’atteindre les objectifs côté français (baisse de 40 % entre 1990 et 2030 à ce stade), mais « la somme » des mesures de plusieurs lois et les « 30 milliards de l’axe verdissement du plan de relance », nuance le ministère de la transition écologique. Et le rapporteur général, Jean-René Cazeneuve (LRM), souligne les « avancées significatives » durant les débats, au retentissement limité par la crise sanitaire.
Marqué par la crise des « gilets jaunes », partie de la contestation d’une taxe carbone sur les carburants, le gouvernement a insisté sur la « ligne de crête »entre « ambition écologique » et « acceptabilité sociale ». La prudence est manifeste vis-à-vis de la filière poids lourds, très hostile au texte qui prévoit la fin de la vente de véhicules à « énergie fossile » d’ici à 2040. Les députés de LRM soulignent ainsi qu’il y aura de nombreuses « étapes » avant la mise en place éventuelle d’une écotaxe régionale dans les collectivités volontaires.
> Lire aussi : la ligne de crête de l’exécutif
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/04/les-deputes-adoptent-le-projet-de-loi-climat-et-resilience-en-premiere-lecture_6079097_3244.html>
Sur le même sujet :
> Loi climat : l'Assemblée nationale adopte le projet en première lecture <https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/loi-climat-l-assemblee-nationale-adopte-le-projet-en-premiere-lecture_4610961.html>, France info avec AFP, 04/05/21, 18:59
> Entretien. Loi climat : "C'est un tout petit pas en avant", regrette Isabelle Autissier, présidente d'honneur de WWF <https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/convention-citoyenne-sur-le-climat/loi-climat-c-est-un-tout-petit-pas-en-avant-regrette-isabelle-autissier-presidente-d-honneur-de-wwf_4611015.html>, France info, 04/05/21, 19:27
> La loi Climat va-t-elle permettre de freiner le greenwashing ? <https://theconversation.com/la-loi-climat-va-t-elle-permettre-de-freiner-le-greenwashing-160208>, The Conversation, 04/05/21, 19:35
> Même décrié, le projet de loi climat voté sans encombre par l'Assemblée <https://information.tv5monde.com/info/meme-decrie-le-projet-de-loi-climat-vote-sans-encombre-par-l-assemblee-407264>, AFP, 04/05/21, 21:00
> Loi climat au Sénat : « Certains articles s'attaquent au sujet par le petit bout de la lorgnette » <https://www.actu-environnement.com/ae/news/loi-climat-debat-senat-vote-assemble-nationale-37478.php4>, Actu-environnement, 04/05/21
> Loi climat : des militantes d'Extinction Rebellion s'enchaînent à l'Assemblée <https://www.linfodurable.fr/politique/loi-climat-des-militantes-dextinction-rebellion-senchainent-lassemblee-26526>, L’info durable, 04/05/21
> Sous le feu des critiques, la loi Climat est adoptée à l'assemblée nationale <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/la-loi-climat-solennellement-validee-a-l-assemblee-nationale-149775.html>, Novethic, 04/05/21
> Sénat : le projet de loi climat examiné dans l'hémicycle du 15 au 29 juin <https://www.linfodurable.fr/senat-le-projet-de-loi-climat-examine-dans-lhemicycle-du-15-au-29-juin-26553>, AFP, 05/05/21
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15- Quels sont les 5 grands enjeux de la COP26 ?, We Demain, 04/05/21
Florence Santrot

La conférence des Nations unies pour le climat (COP26), qui se tient en novembre 2021 à Glasgow, est une COP à forts enjeux. Explications.
En quoi la COP26 s’annonce particulièrement importante ? D’abord parce que, selon l’Accord de Paris, les 195 pays signataires sont tenus de soumettre de nouveaux engagements. Depuis la COP21 organisée en 2015, ils ont pris l’engagement de se fixer des objectifs plus stricts de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. 
En février 2021, la CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) a publié un rapport d’étape. Le document souligne que seules 75 parties prenantes ont communiqué leurs nouvelles CDN (contributions déterminées au niveau national). Ces contributions représentent environ 30 % des émissions mondiales de carbone.
Des engagements bien loin des objectifs de lutte contre le réchauffement climatique
Pour l’heure, l’ONU est loin d’être impressionnée par les engagements pris. Le rapport dévoilé en amont de la COP26 souligne l’importance d’accélérer la réduction des émissions. “Les émissions nettes mondiales de CO2 d’origine anthropique doivent diminuer d’environ 45 % par rapport au niveau de 2010 d’ici à 2030, pour atteindre zéro vers 2050.”
Or, les experts de la CCNUCC estiment que les plans climatiques actuels ne sont pas à la hauteur. Et de rappeler que “Les gouvernements sont loin d’avoir atteint le niveau d’ambition nécessaire pour limiter le changement climatique à 1,5 degré et atteindre les objectifs de l’Accord de Paris“, dénonce le rapport de la CCNUCC, avant d’exhorter les Etats à faire davantage d’efforts en la matière dès cette année.
> À lire aussi : Tout sur la COP26 : date, lieu, participants…
>> Suite à lire à :
<https://www.wedemain.fr/dechiffrer/quels-sont-les-5-grands-enjeux-de-la-cop26/>
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16- Méfiance vis-à-vis des entreprises et collectivités "neutres en carbone", alerte l'Ademe, Novethic, 04/05/21
Pauline Fricot

La neutralité carbone est à la mode et chacun s'en revendique. Pourtant, dans un rapport publié en mars, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) alerte : ni une entreprise, ni une collectivité ne peut se déclarer neutre en carbone, car cela présente des biais méthodologique et éthique, et peut se révéler contre-productif pour l'atteinte de l'objectif à l'échelle nationale.
Porsche en 2030, Netflix en 2022, Seb et Volkswagen en 2050... Longue est la liste des entreprises visant la "neutralité carbone". Une bonne nouvelle ? À voir. Dans un rapport publié en mars 2021, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) alerte : la neutralité carbone "ne peut pas s’appliquer à une autre échelle que la planète".
Le principe de la neutralité carbone est assez simple. Il s'agit de séquestrer autant de carbone que n'en émet une entité (entreprise, ville, État...). Cela passe par le recours aux puits de carbone (arbres, sol...), qui vont absorber du CO2. Mais la pratique n'est pas si évidente. Le concept de neutralité carbone à l’échelle d'une entreprise ou d’une collectivité entraîne des biais dans les calculs et même des problèmes "éthiques", explique l'Ademe.
>> Suite à lire à :
<https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/pourquoi-les-entreprises-et-les-collectivites-ne-doivent-pas-se-declarer-neutres-en-carbone-149772.html>
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17- Tribune. Mme Von der Leyen, « il faut abandonner purement et simplement l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur », Le Monde, 05/05/21, 14h17 
Par Collectif

Le traité de libre-échange avec l’Amérique du Sud accélère notamment la déforestation de l’Amazonie, soulignent dans une tribune au « Monde » le député européen Raphaël Glucksman, l’ancien ministre de l’écologie Nicolas Hulot et le président du PS belge Paul Magnette, qui en appellent à Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.
Tribune. Le jeudi 29 avril, une équipe internationale a publié une étude alarmante dans la revue scientifique Nature Climate Change. Elle nous apprend que l’Amazonie brésilienne a rejeté plus de carbone qu’elle n’en a absorbé ces dix dernières années.
Selon les scientifiques, cela constitue un « basculement majeur et inédit » dans l’histoire du monde. A cause de l’activité humaine, l’Amazonie – qui fournit plus de 20 % de l’oxygène de notre planète – est littéralement en train de mourir. Et nous avec.
Il est urgent d’agir. Avant qu’il ne soit trop tard. Comment ? En commençant par abandonner purement et simplement l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur [Brésil, Argentine, Urugay, Paraguay], qui, malgré de vives oppositions citoyennes et politiques, est toujours sur la table.
> Lire aussi  « L’Amazonie, notre dernier rempart, est en train de basculer » en émettant plus de carbone qu’en en absorbant
D’abord, car on ne signe pas un accord avec un pays dont un dirigeant bafoue les droits humains et s’assoit sur ses engagements environnementaux.
Ensuite, car le contenu même de cet accord est une catastrophe climatique : il va accélérer la déforestation de l’Amazonie, détruire la biodiversité et faire exploser les émissions de gaz à effet de serre.
En effet, une étude d’experts, présidée par l’économiste Stefan Ambec et mise en place par le gouvernement français, a conclu que l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur accélérerait la déforestation d’au moins 25 % par an au cours des six prochaines années du seul fait de la hausse de la production de viande bovine que va engendrer cet accord. Cela représente la disparition de 36 000 km2 de forêt chaque année.
Un « protocole additionnel »
Dans le même temps, cet accord menace aussi la survie des populations autochtones, des paysans et des petites exploitations, tant en Europe qu’en Amérique du Sud.
> Lire aussi  Les pistes de la France pour améliorer les termes de l’accord de libre-échange avec le Mercosur
Au lieu de l’abandonner, on apprend que vous redoublez d’efforts pour sauver cet accord. Dans le même temps, la Commission européenne vient d’être épinglée par la médiatrice de l’UE pour mauvaise administration en concluant cet accord de commerce sans avoir correctement réalisé l’étude d’impact sur le développement durable.
On apprend, enfin, qu’un « protocole additionnel » au traité ainsi que la « scission » du traité pour faciliter l’approbation du volet commercial seraient à l’étude afin de contourner la mixité de cet accord et l’opposition de certains Etats membres. Cela est proprement inacceptable.
> Lire aussi  La déforestation de l’Amazonie s’accélère et pourrait la conduire à « un point de non-retour »
Pour lutter contre le réchauffement climatique et asseoir l’autonomie stratégique de l’Europe, il faut réviser la politique de libre-échange généralisée de ces dernières décennies. De toute urgence. Nous ne sommes en aucun cas opposés au commerce, ni même à la négociation d’accord de commerce par principe, mais nous pensons qu’aujourd’hui que nous devons mettre la politique commerciale européenne au service de la transition écologique et de plus de justice sociale.
Respect de nos standards
Pour passer du libre-échange au « juste échange », l’Union européenne doit, par exemple, adopter rapidement un règlement européen imposant des mesures miroirs aux produits importés. En d’autres termes, l’UE doit imposer le respect de nos standards de production à tous les aliments qui entrent sur le marché commun.
> Lire aussi  Amazonie : « Serait-on en train d’assister à un nouvel ethnocide sanitaire accompagné d’un écocide ? »
Il est par exemple en effet inacceptable que des éleveurs européens soient mis en concurrence sur le marché européen avec de la viande brésilienne qui a été produite selon des pratiques interdites dans l’UE (possibilité d’utiliser des farines animales, absence de règle sur le bien-être animal, aucune règle de traçabilité et possibilité d’utilisation d’antibiotiques comme activateurs de croissance…).
Passer du libre-échange au « juste échange », c’est aussi inclure des chapitres développement durable contraignants dans les accords de commerce. C’est aussi faire des engagements des réductions de gaz à effet de serre pris dans le cadre de l’accord de Paris une condition sine qua non pour baisser des droits de douane.
En attendant, vous devez de la transparence aux citoyens européens et à leurs représentants. Nous vous saurons gré, Madame la présidente, de clarifier le calendrier et la position de votre Commission sur cet accord qui engage notre destin à tous.
§ Les signataires : Raphaël Glucksmann, député européen (Place publique) ; Nicolas Hulot, ancien ministre de l’écologie et président d’honneur de la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme ; Paul Magnette, président du PS belge et bourgmestre de Charleroi.
<https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/05/mme-von-der-leyen-il-faut-abandonner-purement-et-simplement-l-accord-commercial-entre-l-union-europeenne-et-le-mercosur_6079221_3232.html>
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18- L’Allemagne renforce ses objectifs climatiques après le camouflet infligé par la Cour constitutionnelle, Le Monde avec AFP, 05/05/21, 16h21 

La justice allemande avait censuré une partie de la « loi climat » du gouvernement allemand, jugée trop peu ambitieuse. Berlin vise désormais la neutralité carbone en 2045. 
Le gouvernement allemand a annoncé, mercredi 5 mai, son intention de relever ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, après la retentissante censure d’une partie de sa « loi climat », jugée trop peu ambitieuse par la Cour constitutionnelle.
Berlin compte désormais réduire de 65 % ses émissions d’ici 2030 par rapport à 1990, contre 55 % auparavant, puis 88 % d’ici 2040, avec la volonté d’atteindre la neutralité carbone « en 2045 », soit cinq ans plus tôt que prévu, a déclaré le ministre des finances et vice-chancelier, Olaf Scholz. Ces objectifs sont « réellement ambitieux » et « réalisables », a assuré son homologue de l’environnement, Svenja Schulze, lors d’une conférence de presse.
> Lire aussi  En Allemagne, Angela Merkel sort son « plan vert » pour le climat
Un projet de loi va être déposé « la semaine prochaine » en conseil des ministres, ont précisé ces deux responsables du Parti social-démocrate, qui gouvernent avec les conservateurs d’Angela Merkel.
« Nous devons faire encore plus »
Le gouvernement allemand avait fait savoir qu’il souhaitait réagir vite après l’arrêt marquant de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, qui a partiellement rejeté, fin avril, les précédents objectifs climatiques adoptés en décembre 2019.
« C’est une nouvelle perspective juridique qui pourrait avoir de nombreuses conséquences » et qui dispose « que nous devons faire encore plus » pour les jeunes générations, a souligné la chancelière Angela Merkel, mercredi, lors d’un échange avec des étudiants néerlandais par vidéo.
> Lire aussi  En Allemagne, le tribunal constitutionnel inflige un sérieux revers à Angela Merkel sur le climat
Les juges, saisis par quatre associations environnementales, avaient estimé que la législation n’était « pas conforme aux droits fondamentaux » des jeunes générations. Selon eux, Berlin n’avait pas prévu « d’exigences suffisantes pour la réduction ultérieure des émissions à partir de l’année 2031 ». Angela Merkel a concédé que « les jeunes gens nous rappellent que nous sommes trop lents ».
L’environnement devenu central dans le débat public
La question environnementale est devenue centrale dans le débat public allemand ces dernières années, au gré des nombreuses manifestations de jeunes portées par le mouvement Fridays for Future.
Les écologistes ont d’ailleurs le vent en poupe dans les sondages en vue des élections législatives du 26 septembre, plusieurs enquêtes récentes les donnant en tête de ce scrutin qui doit désigner un successeur à Angela Merkel.
Les écologistes sont dopés par la récente désignation de leur candidate, Annalena Baerbock, juriste de 40 ans, plus populaire que le candidat des conservateurs à la chancellerie, Armin Laschet.
> Lire aussi  Annalena Baerbock, la Verte allemande qui rêve d’être chancelière
<https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/05/l-allemagne-renforce-ses-objectifs-climatiques-apres-le-camouflet-inflige-par-la-cour-constitutionnelle_6079230_3210.html>
Sur le même sujet : 
> 65%, Actu-environnement, le chiffre du 05/05/21
Tel est le nouvel objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’Allemagne d’ici à 2030, annoncé ce mercredi 5 mai par le ministre des Finances d’outre-Rhin, Olaf Scholz. Cette annonce faite suite à la décision de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe du 29 avril. Cette dernière a invalidé la loi du 12 décembre 2019 relative à la lutte contre le changement climatique qui n’imposait qu’une réduction de 55 % des émissions d’ici 2030. La France, quant à elle, vise toujours l’objectif de -40 % pour cette même échéance.
<https://www.actu-environnement.com/dit-aujourdhui/986.html>
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19- Environnement : Macron enterre le référendum promis à la Convention citoyenne, Le JDD, 08/05/21, 00h18
Sarah Paillou & David Revault d’Allonnes

Faute d'un accord entre la majorité macroniste à l'Assemblée nationale et la droite au Sénat, la révision constitutionnelle promise par le chef de l'Etat n'aura pas lieu.
Ce n'est pas encore officiel, mais c'est acté. Le référendum sur l'inscription de l'objectif écologique dans la Constitution n'aura pas lieu. Emmanuel Macron renonce ainsi à tenir la promesse faite en décembre 2020 devant la Convention citoyenne pour le climat, dont les membres réclamaient un vote des Français. Après les épisodes de l'interdiction du glyphosate et de l'abandon de la taxe carbone, ce nouveau recul du chef de l'État l'expose aux critiques sur la fermeté de ses ambitions en matière environnementale. "On n'y arrivera pas, concède un poids lourd de la Macronie. Chacun campe sur ses positions, dont acte. Il faut passer à autre chose."
Avant d'être soumis au référendum, le texte destiné à compléter l'article 1 de la Constitution pour y ajouter "la préservation de l'environnement" parmi les piliers républicains devait être adopté en termes identiques par l'Assemblée nationale et le Sénat. Mais ce ne sera pas le cas. 
Un désaccord qui mène à l'impasse
Les macronistes ont voté leur version du projet le 16 mars. Elle indiquait : "La République garantit la préservation de la biodiversité, de l'environnement et la lutte contre le dérèglement climatique." Avec plus ou moins de sincérité, les partisans du chef de l'État estimaient qu'un accord était possible sur ce libellé avec la droite, majoritaire au Sénat. Or les sénateurs, mercredi en commission, ont largement réécrit l'article. Dans leur version, il est écrit : "La République préserve l'environnement ainsi que la diversité biologique et agit contre le dérèglement climatique, dans les conditions prévues par la Charte de l'environnement de 2004." Adieu, donc, la "garantie" souhaitée par Macron parce que plus fidèle à la proposition de la Convention citoyenne, mais jugée inacceptable pour la droite sénatoriale, qui y voyait une façon de faire primer l'écologie sur l'économie.
La consécration de ce désaccord a conduit le projet dans une impasse. L'Élysée n'avait plus d'autre choix que de renoncer. Définitivement ? "Le référendum n'aura pas lieu, souffle un député, mais une autre voie peut être empruntée : le Congrès. Est-ce que le Président le voudra ? Je ne sais pas..." Autrement dit : le projet de révision constitutionnelle a du plomb dans l'aile. Signe que le sujet n'est plus au premier plan des préoccupations présidentielles : il n'en a été question qu'un bref instant, jeudi, lors du déjeuner entre Macron, le président de l'Assemblée, Richard Ferrand, et son homologue du Sénat, Gérard Larcher, consacré à passer en revue l'agenda parlementaire de la dernière année du quinquennat. Les trois hommes se sont accordés... sur un constat de blocage.
Une Convention citoyenne qui ressemble à un échec
Le chef de l'État n'est cependant pas disposé à endosser la responsabilité de l'échec. Le storytelling de l'affaire est écrit : "La droite sénatoriale sera responsable du fait que la seule mesure proposée par la Convention citoyenne qui faisait consensus a été évacuée", résume-t-on à l'Élysée. L'argument est déjà relayé par ­François Patriat, chef de file des sénateurs macronistes : "Une fois de plus, la force conservatrice du Sénat s'oppose à une avancée constitutionnelle." Ce que nuance un responsable de la majorité : "Il ne faut pas forcément en faire reproche à la droite sénatoriale. L'Assemblée a elle aussi absolument voulu maintenir des termes très engageants, dont le Sénat ne voulait pas." En clair : aucun des deux camps n'a voulu faire la moindre concession à un an de la présidentielle, écologie ou pas.
À l'arrivée, c'est toute l'opération montée par le président de la République autour de la Convention citoyenne qui ressemble à un échec. Sollicités après la crise des Gilets jaunes dans un exercice inédit de démocratie participative, les 150 citoyens tirés au sort ont vite regretté qu'une ­cinquantaine seulement de leurs 149 propositions soient reprises dans le ­projet de loi "climat et résilience", adopté mardi par ­l'Assemblée.
L'abandon du ­référendum leur fera sans doute ­l'effet d'une ­seconde douche froide qui tombe particulièrement mal : c'est aujourd'hui qu'a lieu la marche pour le climat dans plus de 150 villes de France, à ­l'initiative du collectif Plus Jamais ça ! (regroupant Attac, la Confédération paysanne, la CGT, la FSU, ­Greenpeace, les Amis de la Terre, Oxfam et Solidaires) et à laquelle les principaux partis de gauche ont annoncé vouloir se joindre. L'abandon du référendum leur offre un slogan sur un plateau.
<https://www.lejdd.fr/Politique/info-jdd-inscription-de-lobjectif-ecologique-dans-la-constitution-macron-enterre-le-referendum-4043848>
Sur le même sujet : 
> Doutes autour du référendum sur le climat, l'Elysée dit vouloir toujours modifier la Constitution <https://information.tv5monde.com/info/doutes-autour-du-referendum-sur-le-climat-l-elysee-dit-vouloir-toujours-modifier-la>, AFP, 09/05/21, 11:00
> Climat : Gabriel Attal "souhaite" que le référendum sur la Constitution ait lieu et accuse le Sénat <https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/convention-citoyenne-sur-le-climat/climat-gabriel-attal-souhaite-que-le-referendum-sur-la-constitution-ait-lieu-et-accuse-le-senat_4617275.html>, France info avec AFP, 09/05/21, 13:56
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20- Climat dans la Constitution : le Sénat va réécrire le texte, AFP, 08/05/21, 12h30

Permettre l'inscription du climat dans la Constitution, comme l'a promis Emmanuel Macron, mais pas à n'importe quel prix : c'est l'exercice auquel le Sénat dominé par l'opposition de droite s'apprête à se livrer lundi en réécrivant le projet de révision constitutionnelle voté par les députés.
Suivant les préconisations de la Convention citoyenne sur le climat, il s'agit pour l'exécutif de graver à l'article 1er de la Loi fondamentale que la France "garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique".
Le projet de révision constitutionnelle a été approuvé dans ces termes en première lecture par les députés le 16 mars. 
Mais le référendum promis sur le sujet par le chef de l'Etat doit encore cocher la case Sénat où la majorité de droite butte en particulier sur le verbe "garantit".
La commission des Lois du Sénat a ainsi adopté un amendement de son président François-Noël Buffet (LR), selon lequel la France "préserve l'environnement ainsi que la diversité biologique et agit contre le dérèglement climatique, dans les conditions prévues par la Charte de l'environnement", adoptée en 2005 sous l'égide de Jacques Chirac.
Cette rédaction supprime le terme "garantit", qui pourrait ouvrir la porte à une multiplication des recours en instituant une "quasi obligation de résultat", selon les termes du Conseil d'Etat.
La droite refuse également une formule qui donnerait à la préservation de l'environnement une forme de priorité sur les autres principes constitutionnels.
S'agissant d'un projet de loi constitutionnelle, la discussion s'engagera dans l'hémicycle sur la base du texte transmis par l'Assemblée nationale et l'amendement de M. Buffet devra être voté en séance publique.
Des amendements identiques seront portés par le chef de file des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau et par la commission de l'Aménagement du territoire. 
- "Pas de société de décroissance" -
Le président LR du Sénat Gérard Larcher, tout en se disant prêt à aborder la question "de manière ouverte et positive", a lui-même posé une "ligne rouge": "pas de société de décroissance".
L'exécutif tient toutefois à la terminologie initiale. "Les termes viennent de la Convention citoyenne pour le climat et du président de la République", a fait valoir le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti lors de son audition par les sénateurs.
"Si le législateur souhaite amender le texte, il le fera bien évidemment, mais il me semble que les verbes +garantir+ et +lutter+ sont meilleurs", a-t-il ajouté.
Des représentants de l'association des citoyens de la Convention citoyenne pour le climat, les "150", auditionnés au Sénat début avril ont eux aussi défendu le terme "garantir", "important pour éviter tout greenwashing institutionnel".
"Evidemment qu'il y aura une tentative des fervents du verbe garantir pour dire que nous sommes en recul, mais sincèrement pas du tout", assure M. Buffet qui invoque l'avis du conseil d'Etat.
A gauche, le socialiste Eric Kerrouche juge "difficile de voter" la proposition de la droite sénatoriale "qui revient de fait à condamner le texte".
Le PS défendra l'idée d'introduire dans la Constitution la protection des "biens communs mondiaux", au rang desquels figurent le climat, l'eau, la santé... ou encore, thème d'actualité, les vaccins.
Le CRCE à majorité communiste tentera d'inscrire le principe de non-régression au sein de la Charte de l'environnement.
Le groupe écologiste sera bien évidemment mobilisé sur ce texte. Il défendra notamment la consécration au rang constitutionnel du droit des générations actuelles et futures à vivre dans un environnement sain et proposera la création d'un "défenseur de l'environnement".
L'organisation d'un référendum nécessite au préalable l'accord de l'Assemblée nationale et du Sénat sur un même texte.
Le Sénat aura aussi à examiner durant la deuxième quinzaine de juin le projet de loi climat et sa batterie de mesures sur le logement, l'aérien ou la publicité, qui vient d'être adopté par l'Assemblée et doit traduire d'autres préconisations de la Convention citoyenne.
<https://www.linfodurable.fr/climat-dans-la-constitution-le-senat-va-reecrire-le-texte-26597>
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21- Tribune. Le sénateur Philippe Folliot : "Pourquoi je voterai contre le projet de loi constitutionnelle", Le JDD, 08/05/21, 21h08
Redaction JDD

Le sénateur Philippe Folliot (Alliance centriste) explique les raisons pour lesquelles il s'opposera au projet de loi constitutionnelle complétant l'article 1er de la Constitution et relatif à la préservation de l'environnement qui arrive ce lundi en séance publique au Sénat.
Tribune. "Afin de répondre aux aspirations, légitimes j'en conviens, d'une partie de l'opinion publique, en particulier de nos jeunes concitoyens, sur les questions liées à l'environnement, le Président de la République a jugé bon d'inventer le concept de Convention citoyenne, qui donne à des citoyens 'tirés au sort' la possibilité de faire des propositions 'jugées égales' à des propositions de loi émises par la voie parlementaire.
Lors de la Convention citoyenne sur le climat, première du genre, ce procédé, aux motivations certes louables et sympathiques, a toutefois pris une tournure qui risque de faire de ce dernier un dangereux précédent. Deux de ses aspects fondamentaux me semblent même constituer un risque éminent pour notre démocratie.
Tout d'abord, dans notre démocratie représentative, le fait que des citoyens 'tirés au sort' soient susceptibles de prendre à leur charge le rôle de leurs représentants élus aux deux chambres du Parlement, Assemblée nationale et Sénat, participe à renforcer la défiance, déjà présente, de nos concitoyens envers leurs élus. Comment ne pas s'interroger, en effet, sur la légitimité des commissions parlementaires chargées de l'environnement, si l'image qui est donnée de ce travail, mené en profondeur, avec la conscience des nombreux enjeux qui sous-tendent chaque proposition, peut être 'concurrencée' par des comités informels ?
'Un tirage au sort' ne répond en aucun cas aux exigences de la représentation démocratique
Il ne s'agit pas de blesser personnellement les membres de cette Convention, qui ont fourni un important travail compte tenu du temps qui leur était imparti et de l'ampleur de la tâche. Néanmoins, nous touchons là à l'un des piliers de notre démocratie qu'est la représentation : 'un tirage au sort' ne répond en aucun cas aux exigences de cette dernière. Nous, élus de la République, comment pouvons-nous permettre de laisser fouler aux pieds de la sorte notre représentativité et notre responsabilité, par le biais d'un tel procédé, qui plus est au profit d'une assemblée éphémère qui ne prend en considération qu'une partie des conséquences de ses décisions ?
L'autre aspect de cette Convention qui m'a consterné a ainsi été l'injonction de la part de ses membres de voir l'ensemble de ses propositions reprises telles quelles, et surtout que cette injonction ait été, en grande partie, acceptée par notre premier représentant, le Président de la République. Il s'agit là d'une véritable forme de braquage législatif ! Là encore, comment peut-on protéger notre démocratie si de tels courts-circuits peuvent être soutenus par ses propres représentants ? Sans débat, sans accès à un degré de nuance supérieur, où est la recherche de la vérité, du bien commun, de l'unité de la nation, ou encore du progrès humain dans son ensemble ?
Exiger ainsi une acceptation 'aveugle' d'un ensemble de propositions, au prétexte qu'elles ont déjà été 'débattues et mûries' par d'autres, ce n'est pas cela, participer au processus démocratique. Et de la part de ses représentants, aller jusqu'au bout de cette acceptation, pour céder à la 'tendance' et à la pression de l'opinion publique, ce n'est pas gouverner dans l'intérêt général, qui dépasse bien souvent les préconçus de cette opinion.
Tout ajout ou modification de la Constitution entraîne de facto un bouleversement de tous les autres droits
La proposition clef de modification de la Constitution, qui s'est traduite par un projet de loi constitutionnelle, tel qu'adopté le 16 mars dernier par l'Assemblée nationale, contient à elle seule une véritable 'bombe à retardement', et ce sera le juge, non pas le législateur, encore moins le citoyen, qui en détiendra le bouton déclencheur.
'Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage' disait Boileau. Et Montesquieu d'ajouter que toute loi doit être votée 'la main tremblante', autrement dit le doute vissé au corps. Aucun débat n'est inutile, aucun compromis n'est vain s'il permet de se rapprocher au plus près de toutes les réalités qui composent un sujet. En effet, ce qui est vrai pour la loi ordinaire l'est encore plus pour une loi constitutionnelle. Tout ajout ou modification de la Constitution entraîne de facto un bouleversement de tous les autres droits.
Inscrire le droit de l'environnement dans celle-ci, avec une notion de garantie assortie à ce droit, implique qu'il prend le pas sur l'ensemble des autres droits de notre pays. Le droit social, les libertés économiques, les projets locaux d'aménagement et de développement et tous les acquis économiques et sociaux devraient ainsi être relus à l'aune du droit de l'environnement, or les enjeux de l'un et ceux de l'autre sont encore, dans notre société telle qu'elle est - et non dans celle qu'elle devrait être dans le fantasme de l'opinion - contradictoires ou sujets à des arbitrages.
De plus, comment ne pas redouter les retombées juridiques et judiciaires d'un tel précédent, qu'aucun de nous n'est capable de mesurer ?
Devoir renoncer à la construction d'une école, d'un hôpital, d'une crèche, d'une route, d'une entreprise avec ses emplois, d'un logement, social ou non, à cause de cette 'garantie' accordée à l'environnement, voilà ce qui risque d'advenir. Tout élu prendra également le risque de voir sa politique et ses projets systématiquement attaqués en justice au nom de l'environnement, ce qui aboutira à la victoire du 'principe de précaution', c'est-à-dire à une non-assumation généralisée du risque.
L'environnement est une composante de cette supériorité, un élément qui nous impose de grandir en son sein, non la supériorité elle-même
Je n'avais pas voté pour la constitutionnalisation de ce principe en 2005, craignant déjà à l'époque et plus encore aujourd'hui, qu'il n'entraîne une judiciarisation à outrance et, à terme, l'immobilisme de notre pays au détriment de ceux qui essaieront de continuer à prendre des risques mesurés, pesés et arbitrés.
Ce lundi, je voterai contre ce projet de loi de modification constitutionnelle, sans céder à l'argument du 'c'était un engagement du Président', ou encore à la folie du tendance et du politiquement correct.
Notre démocratie mérite mieux qu'un procès permanent entre ses citoyens, même au nom d'un principe environnemental 'supérieur'. Pour moi, la défense de l'environnement, de la biodiversité et la lutte contre les changements climatiques est quelque chose d'essentiel. Mais la supériorité va à l'humain, à l'humanisme, aux humanités. L'environnement est une composante de cette supériorité, un élément qui nous impose de grandir en son sein, non la supériorité elle-même. Nous devons agir pour notre environnement pour améliorer notre humanité, travailler pour elle et pour son avenir, non contre elle et contre ceux qui ne pourront ou ne voudront pas suivre une telle injonction."
<https://www.lejdd.fr/Politique/philippe-folliot-depute-de-la-majorite-pourquoi-je-voterai-contre-le-projet-de-loi-constitutionnelle-4043741>
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22- Interview-Alexandre Anglade, député LREM : "Les conditions du référendum sur le climat ne sont pas réunies", Le JDD, 08/05/21, 23h59
Propos recueillis par Sarah Paillou

Le rapporteur du projet de loi à l'Assemblée nationale, Pieyre-Alexandre Anglade (LREM), acte l'impossibilité du scrutin sur le climat face aux modifications des sénateurs. 
Mercredi en commission, les sénateurs ont réécrit la proposition de modification de la Constitution que les députés avaient adoptée. Un accord entre les deux chambres, indispensable pour que se tienne le référendum, est-il encore possible ?
Pieyre-Alexandre Anglade : En l'état, les conditions du référendum ne sont pas réunies. La majorité sénatoriale de droite a fait le choix de vider de sa substance la proposition de la convention citoyenne pour le climat [CCC], et donc d'empêcher l'accord. Malgré nos nombreuses tentatives de faire prendre conscience aux sénateurs de l'urgence environnementale, ils font le choix de s'opposer frontalement à la proposition citoyenne, et donc à la consultation des Français sur ce sujet.
Le référendum est-il abandonné ?
Nous voulons toujours offrir la possibilité aux Français de trancher la proposition des membres de la CCC d'inscrire la lutte pour le climat dans la Constitution. Mais l'engagement du président de la République n'était pas de le faire sur la base d'un texte escamoté par la droite sénatoriale. J'espère encore qu'en séance publique, à partir de lundi, les sénateurs rehausseront leur niveau d'ambition. Mais je crains que ce ne soit pas le cas. Nous verrons ensuite si le texte est de nouveau étudié à l'Assemblée nationale.
Certains juristes soutiennent que la modification sénatoriale n'est pas un affaiblissement, la rédaction votée par l'Assemblée nationale étant selon eux déjà moins ambitieuse que la charte de l'environnement…
La réforme que nous portons contient les verbes d'action "garantir", "lutter", dont le Conseil d'Etat nous disait qu'ils créaient presque une quasi-obligation de résultat. Le Sénat a fait disparaître ces verbes. Dès lors, la réforme relève du symbole cosmétique. La charte de l'environnement, qui a près de vingt ans, était une première prise de conscience ; le temps est maintenant celui de l'action. La France est le pays de l'accord de Paris, qui fixe des objectifs ambitieux à l'ensemble de la planète, et nous voulons faire de la lutte pour le climat un principe cardinal de notre action. Nous souhaitons l'inscrire à l'article 1 de notre Constitution, pour qu'elle fasse partie intégrante de notre identité, des valeurs de la République. C'est une question de crédibilité, de cohérence et d'ambition.
Ce pari n'était-il pas perdu d'avance, vu les réserves exprimées par la droite ?
Le président du Sénat, Gérard Larcher, s'était engagé en janvier dans vos colonnes à examiner ce texte "de manière ouverte". Quand les sénateurs ont auditionné les citoyens de la CCC, ils ont clairement indiqué que leurs changements seraient mineurs. C'est la stratégie de l’hypocrisie ! Toujours se montrer ouvert, pour à la fin toujours s'opposer. Depuis quatre ans, la droite sénatoriale aura tout fait pour empêcher le pays d'avancer.
L'objectif, dès le départ, n'était-il pas finalement de pouvoir dénoncer un supposé conservatisme de la majorité sénatoriale de droite ?
Absolument pas. Nous sommes engagés dans la lutte pour le climat ! Nous voulons faire de la France le premier pays européen à l'inscrire dans sa Constitution et donner une suite concrète à l'une des mesures les plus emblématiques de la CCC. Personne, dans la majorité présidentielle, ne joue à des calculs politiciens sur la protection de l'environnement.
Est-ce donc un échec de la promesse d'Emmanuel Macron aux membres de la CCC?
Non, l'engagement est tenu ! La majorité à l'Assemblée nationale a voté, mot pour mot, la proposition des citoyens. C'est la droite sénatoriale qui prive le pays d'un débat essentiel, en se servant de ce texte comme d'un outil électoral. C'est très grave. Si le référendum n'a pas lieu, les seuls responsables en seront Gérard Larcher, Bruno Retailleau [le président des sénateurs Les Républicains] et la majorité sénatoriale.
Cet échec est-il dangereux, à moins d'un an de la présidentielle ?
Avec le Président, nous agissons concrètement depuis 2017 dans la lutte pour la protection de l'environnement. Notre majorité est celle qui a été le plus volontaire sur le sujet. Ceux qui, à gauche et chez Europe Ecologie-Les Verts, nous donnent des leçons devraient regarder leur propre bilan. Le quinquennat de François Hollande, auquel les écologistes ont participé, a été celui de l'inaction climatique. Nous avons réamorcé cette ambition, avec la loi climat, le pacte vert au niveau européen, le plan de relance dont un tiers est consacré à la transition écologique. Notre action ne va pas faiblir dans les prochains mois. Notre détermination est totale.
<https://www.lejdd.fr/Politique/pieyre-alexandre-anglade-depute-lrem-les-conditions-du-referendum-sur-le-climat-ne-sont-pas-reunies-4043824>
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23- Climat : la rue mobilisée, incertitudes sur un référendum, AFP, 09/05/21, 20:00
Anne Renaut et Stéphane Orjollet avec les bureaux de l'AFP

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche pour réclamer au pouvoir plus d'ambition écologique, au moment même où la promesse présidentielle d'un référendum pour inscrire la protection du climat dans la Constitution semble avoir du plomb dans l'aile.
Emmanuel Macron s'était engagé devant les membres de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) à envoyer aux parlementaires leur proposition de modification de l'article 1er de la Constitution. Mais face aux réticences du Sénat (le texte doit être voté dans les mêmes termes par les deux chambres pour pouvoir être soumis à référendum), le JDD affirme que le président a renoncé au scrutin.
Interrogé par l'AFP, l'Elysée a assuré que la modification constitutionnelle n'était "en rien enterrée", sans évoquer toutefois de référendum.
"Ce dont je suis le garant", c’est qu'"il n’y aura pas d'abandon. Ce texte va vivre sa vie parlementaire, qui seule permet d'aller au référendum si les sénateurs et les députés s’accordent", a ensuite insisté le chef de l'Etat, en marge d'un déplacement à Strasbourg.
"Si les choses restent en l’état, il ne pourra pas y avoir de référendum", avait estimé plus tôt sur Radio J le président de l'Assemblée Richard Ferrand. "Au Sénat il y a une majorité plus conservatrice (...) sur les questions environnementales".
Le projet stipule que la France "garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et la lutte contre le dérèglement climatique".
Or, la majorité sénatoriale rejette le terme "garantit", estimant qu'il donnerait à la préservation de l'environnement priorité sur les autres principes constitutionnels.
- La "faute" à Macron -
Malgré les assurances élyséennes, écologistes, partis de gauche et syndicats y ont vu une preuve de plus des reniements de l'exécutif, alors même qu'ils manifestaient pour dénoncer comme "un rendez-vous raté pour le climat" la loi "climat et résilience" adoptée mardi à l'Assemblée.
Un texte sensé traduire une partie des 149 propositions de la CCC, convoquée par Emmanuel Macron dans la foulée de la crise des gilets jaunes pour réduire de 40% les émissions françaises de gaz à effet de serre "dans un esprit de justice sociale".
Selon les organisateurs, 115.000 personnes au total ont participé à 163 défilés à travers le pays, dont 56.000 à Paris, soit un peu plus que revendiqué lors du précédent mouvement fin mars, juste avant le début de l'examen de la loi climat. Selon la police, "46.918" personnes ont été recensées en France dont 8.500 à Paris. 
"Il s'agit de continuer à dénoncer le manque d'ambition de la loi climat et, depuis ce matin, l'abandon quasi certain du référendum qui constitue une reculade de plus", a résumé le réalisateur et militant Cyril Dion, "garant" de la CCC, présent dans le cortège parisien dernière une banderole "Loi climat = échec du quinquennat".
Plusieurs membres de la CCC ont manifesté, comme Patricia Samoun à Paris, "évidemment déçue" par l'issue du processus: "On y croyait un peu, quand même".
"Je ne suis pas là pour sauver la planète et trois tortues, je suis là pour sauver l'humain. Le gouvernement doit avoir le courage d'imposer la transition écologique", lançait à Bordeaux Vanessa, artiste plasticienne et membre de l'ONG de protection océanique Surfrider, venue défiler vêtue d'une robe faite de filets de pêche échoués sur le littoral aquitain.
"Les idées qui ont émergé de la Convention citoyenne sont passées à la trappe, ça devait passer +sans filtre+ et au final on se retrouve avec deux ou trois mesurettes pour gagner du temps", pestait Pascale, 61 ans, retraitée du secteur social dans le défilé de Lyon (7.000 participants selon les organisateurs, 4.500 selon la police).
Des rassemblements ont aussi eu lieu à Besançon, Chartres, Cherbourg, Lannion, Laval, Lille, Martigues, Nantes, Quimper, Saint-Brieuc, Strasbourg ou encore Valenciennes... 
La droite a elle accusé le chef de l'Etat "d'hypocrisie", sur fond de tension autour des prochaines régionales et de tentative d'OPA macroniste sur l'électorat de droite modéré en vue de 2022.
"Avant même que le Sénat n'ait voté quoi que ce soit et que la discussion avec l'Assemblée nationale ne s'engage, Emmanuel Macron nous accuse de blocage pour justifier l'annulation d'un référendum dont il ne voulait pas", a tweeté le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau.
<https://information.tv5monde.com/info/climat-la-rue-mobilisee-incertitudes-sur-un-referendum-407939>
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En audio
24- « Il faut qu’on parle » : Nicolas Hulot sera à Nantes pour le premier festival audio pour le climat, Ouest-France, 05/05/21, 19h31
Presse océan

L’application nantaise Make Noise accueille du jeudi 6 au mercredi 12 mai 2021, le premier festival audio pour le climat, « Il faut qu’on parle ». Avec 30 intervenants dont Nicolas Hulot.
L’application mobile Make Noise, en partie créée à Nantes, permet d’organiser des festivals, des manifestations et des émissions audio live. Elle accueille, du 6 au 12 mai, le premier festival audio pour le climat en partenariat avec So good, Imagination Machine & Open Lande. Lors de cet événement gratuit, plus de 30 personnalités lancent un défi : créer plus de 10 000 conversations engagées pour le climat en 7 jours.
Vingt sessions audio en live pour discuter avec des experts
Parce qu’agir pour notre planète, ça commence par en parler. Un tweet, un échange pendant un repas de famille, une story sur Instagram, une discussion Messenger entre amis : tous les moyens sont bons pour sensibiliser ses proches aux enjeux climatiques​, expliquent les organisateurs de l’événement, parmi lesquels le Nantais Ludovic Jamet.
Pendant 7 jours, du jeudi 6 au mercredi12 mai, des milliers de Français pourront participer à 20 sessions audio en live pour discuter avec des experts, parmi lesquels Nicolas Hulot, Jean-François Clervoy (spationaute), Adèle Galey (Ticket for Change), Walter Bouvais (Open Lande), Clément Maulavé (Hopaal), Adélaïde Charlier (Youth for Climate) ou encore Magali Payen (On est Prêt) et Stanislas Gruau (Explora Project). Ils pourront poser leurs questions, découvrir des initiatives positives et des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique.
Quelques exemples de thématiques abordées : consommation responsable, alimentation, minimalisme, voyage décarboné, entrepreneuriat ou même investissement durable.
De nombreuses fonctionnalités
Le festival aura lieu sur l’application Make Noise. Avec ses fonctionnalités inédites, chaque festivalier pourra devenir acteur du changement. Il pourra, s’il le souhaite et en live : échanger avec tous les participants et poser des questions aux intervenants. Inviter ses amis à rejoindre l’événement gratuitement en live. Applaudir les conversations. Soutenir une ONG en faisant un don à partir de 1 €. Partager des messages sur ses réseaux sociaux pour parler du climat avec ses proches, poursuivent les organisateurs.
Le festival est organisé en partenariat avec le média So Good qui lancera sa radio ce jeudi 6 mai et donne rendez-vous pour 6 h d’échanges live et de son, de 18 h à minuit, sur www.sogoodradio.fr.
Le programme de l’événement sur : https://ilfautquonparle.com
<https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-le-premier-festival-audio-pour-le-climat-0d6a3868-adbb-11eb-a5db-247c819d19b0>
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25- Podcast. La loi climat est-elle à la hauteur des enjeux ?, Le Monde, 07/05/21, 05h00
Esther Michon

Des manifestations sont prévues ce dimanche en France pour protester contre le projet de loi Climat et résilience. Ce texte, issu des 149 propositions de la convention citoyenne, vient tout juste d’être voté à l’Assemblée nationale. Audrey Garric, journaliste au « Monde », nous explique dans ce podcast pourquoi il reste contesté. 
Le projet de loi Climat et résilience, qui a été voté mardi 4 mai à l’Assemblée nationale, sera-t-il à la hauteur de ses ambitions ? Qu’auront retenu l’exécutif puis les députés de l’énorme travail de la convention citoyenne pour le climat ?
Cette structure inédite, composée de 150 citoyens tirés au sort, avait échafaudé pendant neuf mois diverses solutions pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
Qu’en reste-t-il, alors que de nouvelles manifestations doivent avoir lieu ce week-end ? Audrey Garric, journaliste spécialiste de l’environnement au Monde, a suivi de près la genèse de ce texte. Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », elle nous raconte.
> Un épisode produit par Esther Michon, réalisé par Amandine Robillard et présenté par Jean-Guillaume Santi à écouter à :
<https://www.lemonde.fr/podcasts/article/2021/05/07/la-loi-climat-est-elle-a-la-hauteur-des-enjeux_6079415_5463015.html>
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En images
26- Royaume-Uni : pourquoi les falaises s'effondrent-elles ?, France 2, journal de 20h, 30/04/21

Cela fait plusieurs jours que des falaises s'écroulent au pays de Galles (Royaume-Uni). Un phénomène qui se multiplie le long des côtes britanniques. Quelles en sont les causes ?
À Nefyn, au pays de Galles, ce sont quarante mètres de terre qui déferlent sur la plage, en témoignent des images prises par un passant s'étant lui aussi, involontairement, mis en danger. Un éboulement qui ronge les côtes britanniques du nord du pays de Galles, et met en danger les habitations en bas et en haut des falaises. À Nefyn, ce sont des morceaux de jardins entiers qui sont emportés. Les habitants n'y peuvent rien.
La faute au changement climatique
Que se passe-t-il ? Ces falaises sablonneuses subissent le changement climatique, qui accélèrent l'érosion. De l'autre côté du pays, à l'ouest de l'Angleterre, des falaises reculent de deux mètres par année en moyenne : une trentaine de logements sont démolis, et leurs habitants indemnisés. Des riverains ont fondé une association pour demander davantage de moyens face à ces aléas. Seules les villes les plus touristiques sont protégées par des murs en béton, d'autres se contentent de blocs de pierre. "L'État n'en fait pas assez", déplore Malcolm Kerby, fondateur du Coastal Concern Action Group.
> Reportage à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/royaume-uni-pourquoi-les-falaises-s-effondrent-elles_4606305.html>
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27- Manifestations pour le climat : dernier coup de pression avant le passage de la loi au Sénat, France 2, journal de 20h, 09/05/21

Plusieurs milliers de personnes étaient au rendez-vous, dimanche 9 mai, tous rassemblés pour la protection de la planète. Les manifestants demandent plus d’engagements de la part d’Emmanuel Macron.
De Lyon (Rhône) à Nantes (Loire-Atlantique), Besançon (Doubs), Grenoble (Isère), Bordeaux (Gironde), ou encore Paris, des milliers de manifestants critiquent la loi Climat, voulue par le gouvernement, lors de manifestations, dimanche 9 mai. La loi est jugée insuffisante par rapport aux propositions de la Convention citoyenne. "La loi votée n’est pas du tout à la hauteur, ce ne sont que des renoncements, les promesses sont restées des promesses. Il y a une urgence", affirme une manifestante parisienne.
L’urgence d’agir
L’urgence était le maître-mot de manifestantes nantaises, pour qui les réformes du gouvernement ne vont ni assez vite, ni assez loin. "Il faut vraiment changer maintenant, parce qu’après ça sera trop tard", lance l’une d’elles. Les jeunes, en tête de cortège, sont très engagés dans le mouvement. Il s’agissait de mettre un dernier coup de pression avant l’examen de la loi par le Sénat, lundi.
> Reportage à voir à : 
<https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/convention-citoyenne-sur-le-climat/manifestations-pour-le-climat-dernier-coup-de-pression-avant-le-passage-de-la-loi-au-senat_4617547.html>
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Une publication
28- Dossier. Pourquoi il est urgent de connaître nos bilans carbone, L’Obs n°2948, 29/04/21

Inquiets devant le réchauffement climatique, de nombreux Français calculent leur empreinte carbone personnelle. Avec en tête un objectif qui va bientôt s’imposer à tous : la réduire à 2 tonnes d’ici à 2050. Est-ce possible ? Comment faire ? Nous avons mesuré les émissions de CO2 d’Isabelle Autissier, de Thierry Marx, de Najat Vallaud-Belkacem et de François Ruffin, et établi un guide pratique des bons gestes pour polluer moins. Retrouvez également dans ce dossier les épisodes de notre série « Combien tu pollues ? ».
>> Articles du dossier à retrouver à :
<https://www.nouvelobs.com/planete/20210502.OBS43566/dossier-pourquoi-il-est-urgent-de-connaitre-nos-bilans-carbone.html>
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