[revue-presse-FNH] Petite revue de presse centrée sur aléas climatiques, émissions de GES, dérèglement climatique, Accord de Paris, rapport du Giec & COP27 (mercredi 6 avril)

Florence de Monclin f.demonclin at fnh.org
Mer 6 Avr 08:03:32 CEST 2022


Bonjour à tous,

Un petit tour d'horizon avec deux possibilités d'accès aux dépêches et articles suivants : 
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1- En bref. Australie, Brésil, Madagascar... Les inondations meurtrières se multiplient <https://reporterre.net/Australie-Bresil-Madagascar-Les-inondations-meurtrieres-se-multiplient>, Reporterre, 31/03/22
2- Coupe du monde 2022 : du stade démontable à la climatisation sous chaque siège... Le bilan carbone "neutre" promis paraît bien utopique <https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/coupe-du-monde-2022-du-stade-demontable-a-la-climatisation-sous-chaque-siege-le-bilan-carbone-neutre-promis-parait-bien-utopique_5057950.html>, Radio France, 02/04/22, 11:07
3- Australie : une plage de Sydney engloutie par des vagues immenses <https://information.tv5monde.com/info/australie-une-plage-de-sydney-engloutie-par-des-vagues-immenses-451304>, AFP, 02/04/22, 12:00
4- Décarboner l'industrie : les innovations qui rendent le pari possible <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/developpement-durable/ces-innovations-qui-rendent-le-pari-possible_162475>, Sciences & Avenir, 02/04/22, 16h00
5- Au Maroc, les abeilles désertent le plus ancien rucher au monde <https://information.tv5monde.com/info/au-maroc-les-abeilles-desertent-le-plus-ancien-rucher-au-monde-451365>, AFP, 03/04/22, 16:00
6- "Noël au balcon, Pâques au tison" : début avril, la France agricole se met en mode combat face au froid <https://information.tv5monde.com/info/noel-au-balcon-paques-au-tison-debut-avril-la-france-agricole-se-met-en-mode-combat-face-au>, AFP, 03/04/22, 20:00
7- Des pistes pour éviter le pire de la catastrophe climatique <https://information.tv5monde.com/info/des-pistes-pour-eviter-le-pire-de-la-catastrophe-climatique-451467>, AFP, 04/04/22, 05:00
8- Reportage. Climat : La Rochelle mise sur une coopérative carbone pour atteindre la neutralité en 2040 <https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/04/04/climat-la-rochelle-mise-sur-une-cooperative-carbone-pour-atteindre-la-neutralite-en-2040_6120420_3244.html>, Le Monde, 04/04/22, 05h33
9- Sixième rapport du Giec : quelles solutions pour combattre le réchauffement climatique ? <https://www.europe1.fr/societe/sixieme-rapport-du-giec-quelles-solutions-pour-combattre-le-rechauffement-climatique-4103576>, Europe 1, 04/04/22, 07h11
10- Rapport du GIEC : une publication imminente après d’intenses négociations <https://www.lemonde.fr/climat/article/2022/04/04/solutions-pour-le-climat-publication-imminente-du-rapport-du-giec-apres-d-intenses-negociations_6120465_1652612.html>, Le Monde, 04/04/22, 17h26 
11- La sobriété, un levier pour accélérer la lutte contre le dérèglement climatique <https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/04/04/la-sobriete-un-levier-pour-accelerer-la-lutte-contre-le-dereglement-climatique_6120580_3244.html>, Le Monde, 04/04/22, 19h41 
12- Climat : un avenir vivable possible si le monde agit immédiatement <https://information.tv5monde.com/info/climat-un-avenir-vivable-possible-si-le-monde-agit-immediatement-451568>, AFP, 04/04/22, 20:00
13- Pour "garantir un avenir vivable", le GIEC appelle à des mesures immédiates et dans tous les secteurs <https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/04/04/le-giec-appelle-a-des-mesures-immediates-et-dans-tous-les-secteurs-pour-garantir-un-avenir-vivable_6120551_3244.html>, Le Monde, 04/04/22, 21h32
14- Rapport du Giec : pour réduire nos émissions, il faut allier technologies propres et transformation de nos modes de vie <https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/rapport-du-giec-pour-reduire-nos-emissions-il-faut-allier-technologies-propres-et-transformation-de-nos-modes-de-vie-150698.html>, Novethic, 04/04/22
15- Crise climatique : "Le coût de l'action est moins important que celui de l'inaction", constate Céline Guivarch, coautrice du nouveau rapport du Giec <https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/crise-climatique-le-cout-de-l-action-est-moins-important-que-celui-de-l-inaction-constate-celine-guivarch-coautrice-du-nouveau-rapport-du-giec_5062111.html>, France Télévisions, 05/04/22, 07:01
16- Les émissions mondiales doivent décroître plus rapidement que jamais, selon le Giec <https://www.actu-environnement.com/ae/news/GIEC-emissions-mondiales-GES-reduction-sobriete-39405.php4>, Actu-environnement, 05/04/22, 17:38
En images
17- Antarctique : "Les glaciers larguent des gros bouts de glace qui peuvent mesurer la taille de la Corse" <https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/video-antarctique-les-glaciers-larguent-des-gros-bouts-de-glace-qui-peuvent-mesurer-la-taille-de-la-corse_5055271.html>, Brut, 31/03/22, 12:23
18- Environnement : les élèves d'un lycée de Saint-Denis discutent de la lutte contre le réchauffement climatique avec l'explorateur Jean-Louis Étienne <https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/environnement-les-eleves-d-un-lycee-de-saint-denis-discutent-de-la-lutte-contre-le-rechauffement-climatique-avec-l-explorateur-jean-louis-etienne_5061046.html>, France 3, Le 19/20, 03/04/22
19- Environnement : La Rochelle s'attaque à la pollution numérique <https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/pollution-air/environnement-la-rochelle-s-attaque-a-la-pollution-numerique_5061040.html>, France 3, Le 19/20, 03/04/22
20- Climat : dix ans pour agir <https://www.tf1info.fr/environnement-ecologie/video-climat-dix-ans-pour-agir-2215647.html>, TF1, journal de 20h, 04/04/22
21- Quelles solutions face au réchauffement <https://www.arte.tv/fr/videos/103958-153-A/28-minutes/>, Arte, 28 minutes, 04/04/22, 20h05
22- La BD. Rapport du Giec : « Et maintenant ? » <https://vert.eco/articles/rapport-du-giec-et-maintenant>, Vert.eco, 05/04/22

Bien à vous,
Florence

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RAPPORT DU JOUR : — Le troisième volet de la trilogie scientifique des experts climat de l'ONU (Giec) ne laisse pas de place au doute : "C'est maintenant ou jamais", résume Jim Skea, coprésident du groupe ayant produit cet opus de près de 3.000 pages. (cf. item 7, 9, 10, 12, suite, 13, 14, 15, suite, 16, 18, 20, 21 & 22)
— Pour la première fois, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) consacre un chapitre de son dernier rapport aux évolutions des modes de vie et aux usages de l’énergie en misant sur la sobriété. (cf. 11)
IMPACTS DU JOUR : — Plage engloutie par les vagues, rues transformées en torrents en crue, circulation paralysée, commerces fermées, depuis des semaines, des pluies diluviennes s’abattent sur la côte est de l’Australie. (cf. item 1 & 3)
— Au Maroc et sous l’effet d’une extrême sécheresse, le rucher d'Inzerki, considéré comme la plus ancienne ruche collective traditionnelle au monde, est aujourd'hui menacée par le changement climatique. (cf. item 5)
— Mi-mars en Antarctique, un bloc de glace de 1200 kilomètres carrés s'est détaché d'un glacier. C'est la taille d'une ville comme Rome ou New-York. Selon une étude parue dans la revue Nature en 2018, l'Antarctique a perdu 3000 milliards de tonnes de glace depuis 1992. (cf. item 16)
CONTRADICTION DU JOUR : Le Qatar, émirat qui fait partie des pays qui rejettent le plus de CO2 par personne, présente la Coupe du monde de football 2022 avec huit infrastructures climatisées, comme "neutre" en bilan carbone, avec une durabilité inédite. (cf. item 2)
DICTON DU JOUR : "Noël au balcon, Pâques au tison". Ce ne sont pas les gelées d’avril qui sont étonnantes mais bien plus la douceur préalable du printemps qui a accéléré un bourgeonnement précoce des arbres fruitiers et de la vigne. (cf. item 6)
CITATION DU JOUR : "La jeunesse a raison d'alerter beaucoup sur les questions climatiques. On a besoin de vos jeunes cerveaux, on a besoin de créativité, et donc, si je veux un peu exagérer mais pas trop, je dirais que les Trente Glorieuses sont devant nous." Jean-Louis Étienne, médecin et explorateur (cf. item 17)
ALTERNATIVE DU JOUR : — Les secteurs de la chimie, de la sidérurgie, du ciment ou encore des engrais et des pneumatiques sont condamnés à évoluer pour respecter les engagements français sur les émissions de gaz à effet de serre. Enquête sur les innovations technologiques déployées par chaque filière. (cf. item 4)
— A La Rochelle, une coopérative carbone inspire d’autres villes et permet de financer des projets écologiquement vertueux. Elle va plus loin que la compensation carbone. (cf. item 8 & 18)
NOTRE ACTU : A suivre sur notre site Internet <http://www.fondation-nature-homme.org/>, Facebook <https://www.facebook.com/FondationNH/>, Twitter <https://twitter.com/fondationNH> ou Instagram <https://www.instagram.com/fondationNH/>.
> Plan de relance, loi climat... Décryptage et propositions pour des avancées écologiques et sociales qui comptent <http://www.fondation-nature-homme.org/sites/default/files/presse/dp-plan-relance-fnh.pdf>
> Le temps est venu de poser les premières pierres d’un nouveau monde <https://www.fondation-nicolas-hulot.org/le-temps-est-venu-lappel-de-nicolas-hulot-pour-poser-les-premieres-pierres-dun-nouveau-monde/>
> 10 mesures pour juger de la pertinence des programmes des candidats aux élections municipales <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/ecolos-et-sociales-les-prochaines-municipales>
> Baromètre des mobilités du quotidien - Coût, manque d'alternatives : les Français prisonniers de la voiture <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/cout-manque-dalternativesles-francais-prisonniers-de-leur-mode-de-transport>
> Guide en ligne. 7 propositions pour contribuer au grand débat national <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/7-propositions-pour-contribuer-au-grand-debat-national/>
> Pétition. L’Affaire du Siècle. Climat : stop à l’inaction, demandons justice ! <https://laffairedusiecle.net/>
> Let’sbio ! Le Bonus cantine Bio et Locale <https://www.letsbio.org/>
> 30 gestes et astuces pour réduire sa conso d’énergie <https://www.fondation-nicolas-hulot.org/economies-denergie-au-quotidien-trucs-et-astuces-pour-depenser-moins/>
> Groupe Facebook "Infos et astuces pour économiser l’énergie <https://www.facebook.com/groups/208132273169772/?utm_campaign=GE2018&utm_medium=E5&utm_source=GE2018E516>"
> Une collection de vidéos pour décrypter les enjeux écologiques et climatiques <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>
> Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
> Crèches : arrêtons d’intoxiquer nos enfants <https://www.youtube.com/watch?v=FMjygtDmPSM>
> L'APPEL DES SOLIDARITÉS porté par plus de 80 ONG & associations de tous horizons <http://www.comite21.org/reseau-adherents/actualites.html?id=11056>
> 2nd édition de My Positive Impact : les 6 lauréats du public et les 3 lauréats du jury <https://www.fondation-nicolas-hulot.org/trophees-pour-le-climat-my-positive-impact/>
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1- En bref. Australie, Brésil, Madagascar... Les inondations meurtrières se multiplient, Reporterre, 31/03/22

Des rues transformées en torrents en crue, la circulation paralysée, les commerces fermées. Depuis des semaines, des pluies diluviennes s’abattent sur la côte est de l’Australie. Certaines régions ont reçu des précipitations équivalentes à un mois de pluie en moins de six heures. Alstonville a ainsi enregistré 420 millimètres de pluie en 24 heures ; Byron Bay, 250 millimètres. Mercredi 30 mars au matin, des milliers de personnes ont dû quitter leur domicile pour la deuxième fois en quelques semaines, pour se réfugier dans des endroits plus élevés. Le même jour, la digue de Lismore, où l’eau était montée jusqu’à 14,3 mètres en février, cédait à nouveau. Selon les prévisions, le niveau des eaux pourrait atteindre 11,4 mètres cette semaine.
> Lire aussi : Des pluies diluviennes inondent Sydney
Ces phénomènes météorologiques extrêmes sont alimentés par le phénomène La Niña et le changement climatique. Début février, au moins vingt-deux personnes ont perdu la vie lors d’inondations causées par des records de précipitations.
Depuis le début de l’année, les épisodes d’inondations meurtrières se multiplient dans le monde. Le 14 février, au moins 104 personnes mourraient dans des inondations et glissements de terrain à Petropolis au Brésil — une catastrophe provoquée par ce qui pourraient être les pires pluies en près d’un siècle dans cette localité de 300 000 habitants. Deux semaines plus tôt, au moins vingt-quatre personnes décédaient à Quito, en Équateur, dans des coulées de boue causées par de fortes inondations. Fin janvier, une tempête tropicale accompagnée de pluies diluviennes dévastait Madagascar, faisant 34 morts et 30 000 déplacés.
>> Suite à lire à :
<https://reporterre.net/Australie-Bresil-Madagascar-Les-inondations-meurtrieres-se-multiplient>
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2- Coupe du monde 2022 : du stade démontable à la climatisation sous chaque siège... Le bilan carbone "neutre" promis paraît bien utopique, Radio France, 02/04/22, 11:07
Emma Sarango

Alors que le tirage au sort des poules de la Coupe du monde de football a eu lieu vendredi, France info vous fait visiter les stades construits par le Qatar, qui promet une compétition "neutre" en carbone.
Une structure d'acier qui accueille 974 conteneurs de pêche rouge, bleu ou jaune : voilà les deux principaux composants du - opportunément nommé - stade 974, à Doha (Qatar). Cette enceinte sportive neuve accueillera les phases de poule de la Coupe du monde de football. Alors qu'on connaît les adversaires de l'équipe de France depuis le tirage au sort réalisé vendredi 1er avril, le Qatar présente cette compétition comme "neutre" en bilan carbone, avec une durabilité inédite. Or, l'émirat fait partie des pays qui rejettent le plus de CO2 par personne. 
Ce stade de 40 000 places est entièrement démontable et transportable. "On peut reconstruire un stade de 40 000 places ici au Qatar ou partout dans le monde. On peut aussi faire deux stades de 20 000 places ou des stades de 10 000", présente fièrement Mohammad Al Atwaan, chef de projet. Il assure également que les conteneurs peuvent être "réutilisés pour faire des bureaux sur les chantiers ou des toilettes pour les travailleurs". Ce stade 974 est la seule des huit infrastructures de la Coupe du monde qui ne soit pas climatisée. Entouré de parcs et de pistes cyclables, il est la vitrine verte de ce mondial.
>> Suite à lire et à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/coupe-du-monde-2022-du-stade-demontable-a-la-climatisation-sous-chaque-siege-le-bilan-carbone-neutre-promis-parait-bien-utopique_5057950.html>
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3- Australie : une plage de Sydney engloutie par des vagues immenses, AFP, 02/04/22, 12:00

De grandes vagues se sont abattues samedi sur la côte est de l'Australie atteignant des maisons et engloutissant la célèbre Bondi Beach de Sydney.
Des alertes aux vagues dangereuses ont été émises sur la majeure partie de la côte de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, les vents forts provoquant des vagues menaçantes.
Sur une vidéo montrant une houle de cinq mètres, l'eau de la marée se précipite jusqu'aux portes des maisons et à Avoca Beach, à 90 minutes de route au nord de Sydney, des badauds fuyaient l'eau déferlante.
Peter Evans, des services d'urgence de Nouvelle-Galles du Sud, a expliqué à l'AFP que les équipes s'occupaient de plusieurs maisons dans la zone où les vagues avaient pénétré dans les propriétés, mais que les conditions s'amélioraient.
"Nous espérons que le pire est passé et que nous n'aurons pas ce soir ou demain ce que nous avons eu ce matin et cette nuit", a-t-il déclaré.
Le temps clair a aidé les équipes, mais après des mois de fortes pluies, l'eau continue de s'infiltrer dans les bassins versants, a-t-il ajouté.
"Les conditions de la mer sont encore très, très difficiles".
A Sydney, la célèbre plage de Bondi Beach a disparu sous les vagues qui s'écrasent sur les passerelles et se déversent sur une route voisine.
Les services de météorologie ont émis un avertissement pour tout le week-end concernant des vagues dangereuses et des vents forts de la côte nord de Nouvelle-Galles du Sud jusqu'à la frontière du Victoria.
L'est de l'Australie a connu ces dernières semaines plusieurs épisodes météorologiques extrêmes, favorisés par le phénomène La Nina et le changement climatique.
Des intempéries record et des inondations ont tué au moins 22 personnes depuis début février.
<https://information.tv5monde.com/info/australie-une-plage-de-sydney-engloutie-par-des-vagues-immenses-451304>
Sur le même sujet :
> En images. À Sydney, la plage de Bondi engloutie par les vagues <https://www.huffingtonpost.fr/entry/a-sydney-des-vagues-geantes-engloutissent-la-plage-de-bondi-beach_fr_62481356e4b007d38456554>, Le HuffPost avec AFP, 02/04/22, 11:54
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4- Décarboner l'industrie : les innovations qui rendent le pari possible, Sciences & Avenir, 02/04/22, 16h00
Loïc Chauveau

Les secteurs de la chimie, de la sidérurgie, du ciment ou encore des engrais et des pneumatiques sont condamnés à évoluer pour respecter les engagements français sur les émissions de gaz à effet de serre. Enquête sur les innovations technologiques déployées par chaque filière.
Comment fondre de l’acier, broyer du ciment, synthétiser des produits chimiques sans pétrole, ni charbon, ni gaz ? C’est le problème auquel doit faire face l’industrie lourde. La France s’est en effet engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050. Toutes les composantes de l’économie doivent y contribuer et l’industrie a une responsabilité particulière. L’acier, le ciment et la chimie constituent les bases de tous les produits de consommation courante, de la voiture au détergent ménager en passant par les bâtiments. Ils devront aussi constituer les premières briques d’une société bas carbone.
La France vient de traverser plus de trois décennies de désindustrialisation, si bien que la contribution de l'industrie au PIB n'est plus que de 10 %. Mais la part de responsabilité de celle-ci dans les émissions de gaz à effet de serre est deux fois supérieure, parce que ces usines restent très énergivores. 75 % des rejets atmosphériques sont concentrés sur quelques dizaines de sites : deux hauts-fourneaux sidérurgiques, 12 plate-formes chimiques, 20 cimenteries. Les objectifs sont extrêmement élevés. Les plus grosses entreprises ont diminué leurs émissions de 40 % entre 1990 et 2020. Elles devront encore les faire baisser de 80 % au Industrie cours des trente prochaines années, soit un rythme de réduction de 5 % an. "Cela n'a jamais été fait ", souligne Éric Bergé, chef de projet industrie lourde au groupe de réflexion The Shift Project, qui vient de publier un plan intitulé "Décarboner l'industrie sans la saborder".
>> Suite à lire à :
<https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/developpement-durable/ces-innovations-qui-rendent-le-pari-possible_162475>
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5- Au Maroc, les abeilles désertent le plus ancien rucher au monde, AFP, 03/04/22, 16:00
Kaouthar Oudrhiri

Au pied du monumental rucher d'Inzerki, dans le sud-ouest du Maroc, le silence a remplacé le bourdonnement des abeilles.
Silence synonyme d'un désastre écologique précipité par la disparition des colonies. Un phénomène observé à l'échelle nationale provoqué par une sécheresse hors norme et le changement climatique, selon des experts.
"A cette période de l'année, l'espace est censé être empli du bourdonnement des abeilles. Aujourd'hui, elles meurent à un rythme vertigineux", déplore auprès de l'AFP l'apiculteur Brahim Chatoui, en inspectant ses essaims sous un soleil de plomb. 
Comme le veut la tradition familiale, ses 90 ruches -- il en a perdu 40 en moins de deux mois -- sont disposées dans l'abeiller d'Inzerki, au cœur de la réserve de biosphère de l'arganeraie, l'une des plus riches du pays. 
"D'autres familles ont tout simplement décidé d'abandonner l'apiculture faute de moyens", témoigne M. Chatoui.
Considéré comme "le plus ancien et le plus grand rucher collectif traditionnel au monde", selon les spécialistes, ce site datant de 1850 n'est pas le seul frappé par la mortalité des hyménoptères. 
D'autres régions marocaines sont touchées. "Les pertes sont considérables rien que dans la région de Béni Mellal-Khénifra (centre), elles sont estimées à 100.000 ruches depuis le mois d'août", s'alarme Mohamed Choudani, de l'Union des apiculteurs du Maroc (UAM).
Le pays comptait 910.000 ruches exploitées par 36.000 apiculteurs recensés en 2019 contre un peu moins de 570.000 en 2009, selon les statistiques officielles. 
- "Phénomène inédit" -
Cette année, l'ampleur des disparitions d'abeilles est telle que le gouvernement a débloqué une aide aux apiculteurs de 130 millions de dirhams (plus de 12 millions d'euros) -- "toujours pas déployée", selon M. Choudani -- et a lancé une vaste enquête sur la catastrophe. 
"Cette désertion des ruches est un phénomène inédit au Maroc", constate l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), chargé de l'enquête, qui impute aux changements climatiques le "syndrome de l'effondrement des colonies d'abeilles". L'ONSSA exclut l'hypothèse de maladies. 
Le chercheur en sciences apicoles, Antonin Adam, privilégie lui comme explication la pire sécheresse depuis 40 ans à frapper ce pays d'Afrique du nord. 
En outre, "la sécheresse peut être aujourd'hui amplifiée par la vulnérabilité des abeilles aux maladies, à la transhumance, aux pratiques agricoles intensives mais également à la volonté du pays d'augmenter sa production de miel", analyse le scientifique qui a étudié le milieu apicole dans le sud-ouest du Maroc. 
La production de miel a bondi de 69% en 10 ans, passant de 4,7 tonnes en 2009 à près de 8 tonnes en 2019, avec plus d'un milliard de dirhams (101 millions d'euros) de chiffre d'affaires, selon le ministère de l'Agriculture. 
Pour l'apiculteur Brahim Chatoui, "la sécheresse est un cycle normal. C'est son intensité qui est aujourd'hui inquiétante". 
- Patrimoine menacé -
A Inzerki, le désastre est double : écologique mais aussi patrimonial. 
De loin, le rucher frappe par sa structure à la fois simple et complexe, construite en terre et en bois sur cinq niveaux compartimentés en cases à dimension égale. A l'intérieur des cases sont disposées les ruches cylindriques en roseaux tressés enveloppées de terre mélangée à de la bouse de vache. 
Mais il suffit d'approcher pour constater l'étendue du délabrement. Des parties de l'abeiller -- inscrit récemment au patrimoine national -- s'affaissent, faisant craindre le pire.
Pour Hassan Benalayat, chercheur en géographie humaine, la dégradation du rucher est la conséquence de plusieurs bouleversements dans la région, notamment la modernisation de la filière apicole et l'exode rural mais aussi le réchauffement climatique. 
Par le passé, 80 familles y déposaient leurs abeilles, elles ne sont plus qu'une vingtaine aujourd'hui. "Il est urgent de faire vivre ce patrimoine exceptionnel", plaide M. Benalayat.
"La situation est critique mais ce n'est pas pour autant que je vais baisser les bras", assure M. Chatoui qui a créé avec d'autres villageois une association pour protéger le rucher.
Ils se sont battus pour l'inscrire au patrimoine du Maroc. Ils ont planté des herbes aromatiques, afin de résister à l'aridité des sols, et s'efforcent aujourd'hui de réhabiliter le rucher.
"L'objectif n'est pas le miel mais surtout que le rucher soit préservé et que mes abeilles survivent en attendant des jours meilleurs", espère l'apiculteur.
<https://information.tv5monde.com/info/au-maroc-les-abeilles-desertent-le-plus-ancien-rucher-au-monde-451365>
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6- "Noël au balcon, Pâques au tison" : début avril, la France agricole se met en mode combat face au froid, AFP, 03/04/22, 20:00
Isabel Malsang, avec les bureaux de Lyon, Bordeaux, Toulouse et Strasbourg

"On a eu Noël au balcon, on va avoir Pâques au tison": la France agricole qui grelotte s'est mise en mode combat dimanche face au gel printanier qui menace de détruire les premiers bourgeons, et les futures récoltes 2022, obligeant le gouvernement à se déclarer "aux côtés" des arboriculteurs et viticulteurs touchés par la vague de froid.
Dimanche dans le Haut-Rhin, au nord d'une "diagonale du froid" qui s'étend du nord-est au sud-ouest de la France, la situation était "personnellement compliquée à vivre" pour Thomas Muré, un viticulteur qui cultive des cépages "très précoces" de Gewurztraminer et de pinot. 
"Ces pousses vont mourir ce soir", dit le vigneron qui ne dispose ni de chaufferettes pour réchauffer de quelques degrés ses rangées de cépages, ni de systèmes d'aspersion utilisés dans d'autres régions pour enserrer dans une gangue de glace protectrice les bourgeons naissants, et ainsi les protéger des morsures du vent et du froid.
A l'autre bout de la diagonale, à Bergerac (Dordogne), où le thermomètre est descendu à -5,1 degrés, un record pour un mois d'avril, Eric Chadourne, viticulteur et président de l'interprofession des vins de Bergerac et Duras a été frappé par la durée du gel : "trois ou quatre heures" entre -3 et -5 degrés dans la nuit de samedi à dimanche.
"Il va y avoir de la casse", prédit ce vigneron qui a mis son éolienne en route dès 22H30 samedi pour brasser l'air autour de ses vignes, et ainsi essayer d'empêcher le gel de détruire les jeunes pousses tout juste apparues.
"La vallée de la Garonne a été particulièrement touchée dans la nuit de samedi à dimanche et on a enregistré de nombreux records de températures à la baisse", confirme Tristan Amm, prévisionniste à Météo-France.
- "Fortes gelées" attendues -
En moyenne, en France, les températures dimanche étaient de six degrés au-dessous de la moyenne de saison, selon Météo-France. Une vague d'air polaire venue de Scandinavie zèbre le pays du nord-est au sud-ouest et favorisera les gels nocturnes, surtout lorsque le ciel sera dégagé lundi et mardi, indique Météo-France.
L'organisme prévoit de nouveau de "fortes gelées" dans la nuit de dimanche à lundi, sur le même axe, de l'Alsace aux Pyrénées en passant par le Massif Central. "Dans la région de Nevers, les températures pourront descendre à -7 degrés", indique M. Amm.
Il met en garde aussi contre le risque de verglas sur les routes dans ces régions.
Le gestionnaire du réseau électrique RTE a de son côté prévu une situation tendue lundi matin, pour la même raison, en appelant entreprises et particuliers à freiner leur consommation d'électricité, notamment entre 07H00 et 10H00 pour les appareils électroménagers.
Côté agriculture, dans le Tarn-et-Garonne, Pierre Bonnet, arboriculteur, a passé une nuit blanche samedi. "La différence avec l'an dernier est que cette température est la même dans les bas-fonds des champs que sur les coteaux", dit-il à l'AFP, craignant pour les variétés précoces de prunes. 
Dans le même département, Béatrice Lamanerie, arboricultrice à Lizac, a lancé à minuit l'aspersion sur ses arbres.
- "Guetter toute la nuit"
Toujours dans le Sud-Ouest, le Sauternais déjà très affecté par le gel l'an dernier a "été très touché" samedi, selon Patrick Lamothe, qui dirige Château Haut-Bergeron. "A -5 degrés, il n'y a plus grand chose qui fait effet au niveau protection", dit-il.
La taille tardive adoptée par beaucoup de viticulteurs cette année comme "moyen de lutte passive" contre le gel a pu servir de protection à certains.
A Chablis en Bourgogne, Stéphane Aufrère, installé à Fleys, espère que les bourgeons, un peu plus en retard que l'an passé, vont résister. Il a passé la nuit dernière à "chauffer" ce qu'il peut et "prépare la nuit qui vient".
"Nous chauffons deux hectares sur vingt" à l'aide de grosses bougies réparties entre les rangs de vigne pour empêcher le froid de saisir les plantes. "Nous n'avons ni les moyens ni le personnel pour protéger toute notre vigne", dit-il à l'AFP. 
Dans la vallée du Rhône "il n’y a pas eu trop de dégâts pour l'instant mais ils annoncent plus de froid pour les nuits à venir, ça s'annonce compliqué jusqu'à mercredi", relève Elodie Merlin, qui exploite trois hectares d’abricotiers à Bourg-les-Valence (Drôme). 
Le gel lui a déjà fait perdre la récolte de trois variétés ces dernières semaines. Son mari dort sur place pour surveiller les vergers : "Il faut guetter toute la nuit, les alarmes sonnent tout le temps…".
Rappelant l'enveloppe d'un milliard d'euros dégagée l'an dernier pour la même raison, et la loi réformant l'assurance récolte qui entrera en vigueur en 2023, le Premier ministre Jean Castex a assuré dimanche que l'Etat serait "aux côtés" des agriculteurs, arboriculteurs et viticulteurs touchés.
<https://information.tv5monde.com/info/noel-au-balcon-paques-au-tison-debut-avril-la-france-agricole-se-met-en-mode-combat-face-au>
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7- Des pistes pour éviter le pire de la catastrophe climatique, AFP, 04/04/22, 05:00
Amélie Bottollier-Depois

Dans un contexte sensible de guerre en Ukraine qui expose la dépendance des économies aux énergies fossiles, les experts climat de l'ONU (Giec) publient lundi leur éventail de scénarios pour limiter le réchauffement et ses impacts déjà dévastateurs.
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a été plus que clair le jour de l'ouverture des discussions des 195 Etats membres du Giec il y a deux semaines : la dépendance au pétrole, au charbon et au gaz est une "folie".
"Nous marchons les yeux fermés vers la catastrophe climatique" et "si nous continuons comme ça, nous pouvons dire adieu à l'objectif de 1,5°C. Celui de 2°C pourrait aussi être hors d'atteinte", a-t-il insisté, en référence aux objectifs de l'accord de Paris.
Après plus d'un siècle et demi de développement fondé sur les énergies fossiles, la planète a gagné environ +1,1°C en moyenne par rapport à l'ère pré-industrielle, multipliant déjà canicules, sécheresses, tempêtes ou inondations dévastatrices.
Dans le premier volet de son rapport publié en août 2021, le Giec pointait du doigt l'accélération du réchauffement, prédisant que le seuil de +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle pourrait être atteint déjà autour de 2030.
Le deuxième, fin février, dressait un tableau plus que sombre des impacts passés, présents et futurs sur la population et les écosystèmes, soulignant que retarder l'action réduisait les chances d'un "avenir vivable".
Le troisième opus se penche sur les chemins possibles pour freiner le réchauffement, en déclinant les possibilités par grands secteurs (énergie, transport, industrie, agriculture...) sans oublier les questions d'acceptabilité sociale et la place des technologies comme le captage et le stockage du carbone.
"De combien de nouvelles destructions devons-nous être les témoins, combien de rapports scientifiques supplémentaires seront-ils nécessaires, avant que les gouvernements reconnaissent enfin que les énergies fossiles sont les véritables coupables de la souffrance humaine à travers la planète", a dénoncé Namrata Chowdhary, de l'ONG 350.org.
"Des coupes massives dans les émissions sont inévitables pour éviter le pire", a-t-elle ajouté.
Cela passe par des transformations majeures de tous les secteurs de l'économie, insistent les experts. Des transformations qu'il faut engager dès maintenant pour espérer respecter les objectifs de l'accord de Paris.
"Un nouveau délai dans l'action mondiale n'est pas une option", avait insisté lors de l'ouverture de la session le patron du Giec Hoesung Lee.
- "Hors sujet" -
Ces questions touchent à l'organisation même de nos modes de vie, de consommation et de production, sur lesquelles les 195 Etats membres n'ont pas la même vision. Le passage au crible par les délégations en visioconférence, ligne par ligne, mot par mot, du "résumé pour les décideurs", condensé des milliers de pages du rapport scientifique, a d'ailleurs débordé de plus de 48 heures.
Dans un contexte rendu encore plus sensible par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui fait craindre à certains militants une dilution du message.
"La crise climatique s'accélère et les énergies fossiles en sont la cause majeure. Un rapport sur la baisse des émissions qui ne soulignerait pas cet état de fait nierait la science sur laquelle le Giec se repose", a indiqué Nikki Reisch, du Center for International Environmental Law.
Alors que selon l'ONU, les engagements actuels des États, s'ils étaient respectés, mèneraient vers un réchauffement "catastrophique" de +2,7°C, les signataires de l'accord de Paris sont appelés à renforcer leurs ambitions d'ici la conférence sur le climat COP27, en Egypte en novembre.
Mais après une COP26 qui s'est terminée sur un "optimisme naïf", pour Antonio Guterres, la guerre en Ukraine pourrait à l'inverse faire dérailler encore plus l'action en faveur du climat. "Si les dirigeants mondiaux, publics et privés, ne font pas de progrès pour mettre en place des plans climat clairs dans les deux prochaines années, les plans (de neutralité carbone) pour 2050 pourraient être hors sujet", a mis en garde la patronne de l'ONU-Climat Patricia Espinosa.
<https://information.tv5monde.com/info/des-pistes-pour-eviter-le-pire-de-la-catastrophe-climatique-451467>
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8- Reportage. Climat : La Rochelle mise sur une coopérative carbone pour atteindre la neutralité en 2040, Le Monde, 04/04/22, 05h33
Audrey Garric (Frontenay-Rohan-Rohan (Deux-Sèvres) et La Rochelle, envoyée spéciale)

Cette structure, qui inspire d’autres villes comme Paris, permet de financer des projets écologiquement vertueux. Elle va plus loin que la compensation carbone.
Il désigne avec un brin de fierté le paysage typique que tous, ici, appellent la Venise verte. D’abord, les conches, ces petits canaux qui irriguent le Marais poitevin. Ensuite, les rangées de frênes têtards et de peupliers qui s’élancent pour former une voûte végétale. « C’est l’emblème du marais, l’image que l’on voit quand on se promène en barque », explique Sébastien Mercier, sur son terrain de 8 hectares situé à Frontenay-Rohan-Rohan (Deux-Sèvres). Mais cette cathédrale de verdure risque de disparaître : les 400 000 frênes têtards du marais sont condamnés, malades de la chalarose, provoquée par un champignon qui les détruit petit à petit de l’intérieur. « Regardez, celui-ci est mort », s’émeut-il, en tirant sur un grand tronc sec qui se détache sans un bruit.
Alors, pour transmettre à sa fille de 11 ans ce « patrimoine » qui lui a été légué par son père, l’entrepreneur s’est associé avec le parc naturel régional du Marais poitevin. Plus de 450 arbres ont été plantés chez lui cet hiver, des chênes pédonculés, des peupliers noirs, des érables, des ormes champêtres, qui se hérissent timidement derrière les frênes. « On double la rangée, comme ça, on permet aux frênes de tenir le plus longtemps possible, car ce sont des hôtels à biodiversité. L’idée est d’assurer une transition douce du paysage », explique Sandrine Guihéneuf, la directrice technique du parc. Coût de l’opération : 8 000 euros, financés grâce à un montage inédit. L’argent a été versé par une entreprise par le biais de la coopérative carbone de La Rochelle, le premier marché de carbone local de France et d’Europe.
> Lire aussi Dans le Marais poitevin, la Venise verte recompose son couvert végétal, menacé de disparition
Cette initiative pilote, qui fait des émules à Paris, Bordeaux, Le Mans ou Brest, emploie cinq salariés, installés dans un petit bureau au sein du quartier bas carbone Atlantech, sis à Lagord, en banlieue de La Rochelle. L’opérateur a été créé en décembre 2020 par les poids lourds du territoire : la ville, la communauté d’agglomération, le port de commerce, l’université et Atlantech.
« Cet outil technique et financier est au cœur de la stratégie pour réduire les émissions de notre territoire et séquestrer celles résiduelles », explique Anne Rostaing, la directrice générale de cette société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). La tâche est vaste, alors que l’agglomération de La Rochelle – 28 communes et 170 000 habitants – s’est fixé il y a trois ans un objectif ambitieux : réduire ses émissions de 30 % d’ici à 2030, pour atteindre la neutralité carbone en 2040, soit dix ans avant l’engagement national.
Traçabilité dans le temps
Pour s’attaquer aux 2 millions de tonnes équivalent CO2 émises par l’agglomération chaque année, le programme La Rochelle territoire zéro carbone, reconnu d’intérêt national par l’Etat et doté d’un budget de 80 millions d’euros, développe soixante-dix actions pilotes, dans tous les domaines, des bâtiments à la production d’énergie renouvelable en passant par les mobilités, l’alimentation et le tourisme.
Bras armé de cette organisation, la coopérative carbone permet d’abord de financer des projets écologiquement vertueux. Des citoyens et des entreprises peuvent, dans l’immédiat, payer pour créer des microforêts sur le territoire ou planter des arbres dans le Marais poitevin – une urgence alors que La Rochelle est l’une des villes les moins arborées de France. Les projets ont été sélectionnés par la coopérative, qui évalue les économies de gaz à effet de serre générées et leur délivre un label bas carbone national ou local. Elle détermine, en accord avec le porteur de projet, un prix de la tonne de CO2, fixé entre 38 euros et 100 euros sur un marché de gré à gré, et intervient comme tiers de confiance.
> Lire aussi : Réchauffement, biodiversité, rentabilité : les forêts confrontées à de multiples défis
En achetant des crédits carbone, les entreprises ou citoyens « contribuent à la neutralité carbone », ils ne compensent pas leurs propres émissions, prévient Anne Rostaing, qui se dit « consciente des travers » de la compensation carbone internationale. Pour éviter les écueils de ce procédé, qui donne bonne conscience aux entreprises mais ne permet pas forcément une réelle baisse des émissions et cause des dégâts dans les pays en développement, la coopérative carbone s’est fixé des garde-fous : elle vérifie que les projets sont de qualité et additionnels (ils n’auraient pas pu être financés sans les crédits carbone), elle assure un suivi et une traçabilité dans le temps (« plus facile quand on est sur place », précise l’ingénieure et économiste), et évite les conflits d’usage des sols.
Pour l’instant, ce sont 10 000 crédits carbone qui ont été générés, soit 10 000 tonnes équivalent CO2 qui seront captées par les arbres entre 2020 et 2050, l’équivalent de l’empreinte carbone annuelle de 1 000 Français.
La coopérative carbone travaille à labelliser d’autres types de projets. D’abord, la valorisation des sols, un puits de carbone au fort potentiel dans une agglomération où les deux tiers de la superficie sont agricoles, essentiellement des grandes cultures céréalières intensives. « Vendre des crédits carbone nous permettrait de financer des couverts végétaux et la protection de prairies, qui captent le carbone. Aujourd’hui, on a peu d’herbe ou de luzerne, car comme on n’a pas de vaches, c’est une perte sèche », explique Louis Boutteaud, l’un des associés de la Ferme des sens, une exploitation en bio de 140 hectares en Charente-Maritime, qui fait partie des sociétaires de la coopérative.
La protection des zones humides, qui occupent 10 % de l’agglomération mais aussi une partie du Marais poitevin, pourrait également bénéficier de crédits. De même que la réhabilitation de bâtiments avec réemploi de matériaux, expérimentée à La Rochelle. Ou encore l’autoproduction et la consommation d’énergie à l’échelle locale ainsi que la fabrication de triporteurs à hydrogène (produit à partir de panneaux solaires) lancées à Atlantech.
> Lire aussi : La transition écologique se fraie un chemin dans le dialogue social des entreprises
Pour éviter un jeu à somme nulle, la coopérative carbone aide aussi les entreprises, les communes ou les citoyens à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Elle réalise des bilans carbone et construit des trajectoires de décarbonation, tant pour les TPE que pour les deux plus gros employeurs de la région, Alstom et Léa Nature.
Prévenir le « greenwashing »
Un an après son lancement, la structure, qui tourne avec un budget annuel de 400 000 euros, compte cinquante-deux sociétaires : vingt entreprises – dont désormais EDF R&D –, six entités publiques et vingt-six citoyens. « J’ai adhéré pour que l’avenir de ma fille soit meilleur que ce que laissent présager les projections scientifiques », explique Clémence Gingreau, professeure de 37 ans à l’école d’ingénieurs CESI, lors de l’assemblée générale de la coopérative, mercredi 30 mars. Celle qui ne se déplace qu’à vélo et consomme bio, en vrac et en circuit court, a commencé par acheter des crédits carbone avant d’entrer au capital de la SCIC pour « aller plus loin dans l’engagement et participer aux votes ». Avec d’autres, elle travaille à la rédaction d’une charte éthique sur l’engagement des sociétaires et des contributeurs.
> Lire la tribune : Laurence Tubiana : « Le “greenwashing” est aujourd’hui le nouveau déni climatique »
Dans une coopérative qui accueille des entreprises émettrices et où l’on s’interroge sur l’opportunité de défiscaliser les crédits carbone, le risque de « greenwashing » n’est jamais loin. « Le fait de mettre tous ces acteurs locaux autour d’une même table, de suivre et de comparer leurs résultats crée une émulation positive et les force à agir », répond Anne Rostaing. Le port Atlantique, sixième plus grand port maritime de France en termes de tonnage, s’attaque désormais aux émissions liées à la construction de ses quais et de ses routes au lieu de s’en tenir à sa flotte de véhicules et au chauffage des bâtiments, assure Bernard Plisson, le directeur stratégie et transition écologique.
S’il juge que l’ambition de neutralité carbone en 2040 va « dans le sens de l’histoire », Alexandre Clavel, membre de l’association locale Aunis en transition, conserve un « certain scepticisme, en raison des intérêts économiques en jeu », rappelant que le projet n’empêche pas l’agrandissement du parking à avions de l’aéroport de La Rochelle ou l’extension du port de commerce. « Il ne faudrait pas que cela se résume à un récit de marketing territorial. »
Alors que la rénovation des logements patine, que la voiture reste omniprésente en périphérie et que l’opposition aux éoliennes est vivace, « la neutralité carbone en 2040, ça va être très dur. Sans doute qu’on n’y arrivera pas, confie Anne Rostaing. Mais le fait de fixer une ambition forte nous servira à aller loin ».
> Lire aussi Présidentielle 2022 : le climat, ligne de clivage entre les candidats
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/04/04/climat-la-rochelle-mise-sur-une-cooperative-carbone-pour-atteindre-la-neutralite-en-2040_6120420_3244.html>
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9- Sixième rapport du Giec : quelles solutions pour combattre le réchauffement climatique ?, Europe 1, 04/04/22, 07h11
Louise Sallé 06h37

La dernière partie du sixième rapport du Giec est publiée ce lundi à 11 heures. Elle présente les solutions technologiques les plus pertinentes pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Et pour la première fois, un chapitre entier est consacré aux solutions axées sur les changements des modes de vie, comme la réduction de la consommation de viande ou d’énergie.
Le Giec, une institution de l’Onu qui rassemble les plus grands spécialistes du réchauffement climatique, produit un rapport tous les sept ans depuis les années 1990. Ses conclusions sont relues, corrigées et approuvées par des milliers d'experts à travers le monde et des représentants de chaque gouvernement. Chacun de ces rapports comprend trois volets : l’un sur le constat, l'autre sur les impacts du dérèglement climatique et le troisième sur les solutions. C'est cette dernière partie du sixième rapport du Giec qui est publiée ce lundi à 11 heures. Elle vise à présenter les solutions technologiques les plus pertinentes pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. 
La sobriété comme solution majeure contre le changement climatique 
Mais l’un des chapitres de ce volet est consacré, pour la première fois, aux solutions comportementales comme la réduction de la consommation d’énergie ou de la consommation de viande… Et c’est une première dans l’histoire du Giec.
Les scientifiques tentent ainsi de répondre à la question : "Comment le monde peut se passer d’une partie de l’énergie aujourd’hui produite ?" C’est un concept qui n’est pas nouveau, cela s’appelle la "sobriété", mais ce domaine n’avait jamais été présenté par le Giec comme l’une des solutions majeures pour combattre le réchauffement climatique. C’est en effet un sujet politique très sensible.
> Lire aussi - Climat : pourquoi le dégel du permafrost pourrait avoir des conséquences néfastes
"La sobriété, c’est une diminution de notre consommation d’énergie en revoyant nos modes de vie et nos habitudes", définit Nicolas Goldberg, consultant en énergie chez Colombus Consulting. 
"Il ne faut pas confondre ce terme avec "efficacité", qui est faire la même chose mais de manière plus efficace, comme se loger dans une maison bien isolée pour mieux se chauffer", poursuit-il. "La sobriété, en revanche, c’est limiter son chauffage à 19 degrés et enfiler un pull".
>> Suite à lire et à écouter à :
<https://www.europe1.fr/societe/sixieme-rapport-du-giec-quelles-solutions-pour-combattre-le-rechauffement-climatique-4103576>
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10- Rapport du GIEC : une publication imminente après d’intenses négociations, Le Monde, 04/04/22, 17h26 
Audrey Garric

Les blocages ont porté sur la sortie des énergies fossiles, la finance, le rôle des technologies ou les questions d’équité. 
Comment freiner la surchauffe de la planète et enrayer les dégâts et souffrances qu’elle inflige, tant aux humains qu’à la nature ? C’est à cette épineuse question, éminemment politique, que doit répondre le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dans un nouveau rapport qui devrait être publié lundi 4 avril, à 17 heures.
Cet opus constitue le troisième et dernier volet de son sixième rapport d’évaluation, détaillant l’état des connaissances scientifiques sur le changement climatique. Le premier, publié en août 2021, a mis en lumière l’accélération sans précédent du réchauffement. Le deuxième, fin février, a décrit ses effets toujours plus ravageurs, généralisés et désormais souvent irréversibles sur la population et les écosystèmes. Le troisième rapport détaille l’éventail des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Mot à mot
L’approbation du rapport, qui devait s’achever vendredi 1er avril, a pris beaucoup de retard. Les délégués se sont mis d’accord sur un texte, dimanche 3 avril, tard dans la soirée, mais celui-ci devait être encore formellement approuvé, lundi matin. Comme pour tous les rapports du GIEC, le « résumé à l’intention des décideurs », condensé politiquement sensible du rapport scientifique de plusieurs milliers de pages, a été négocié âprement, durant deux semaines, mot à mot, par les représentants des 195 pays membres du GIEC, en collaboration avec les auteurs qui gardent le dernier mot. Mais la séance a joué les prolongations, enregistrant le plus long retard depuis la création du GIEC, en 1988. Les blocages ont porté sur la sortie des énergies fossiles, la finance, le rôle des technologies ou les questions d’équité, selon des observateurs.
Les 17 chapitres de ce troisième rapport doivent passer en revue les scénarios possibles pour freiner le réchauffement, déclinant les options par grands secteurs (énergie, transport, industrie, agriculture…) sans oublier les questions de l’acceptabilité sociale, de la sobriété et de la place des technologies, comme le captage et le stockage du CO2.
« Pas de remède miracle »
« Il n’y a pas de remède miracle contre la crise climatique, mais il y a une arme du crime : les énergies fossiles. Il n’y a plus de place pour leur expansion », prévient Nikki Reisch, directrice climat et énergie du Center for International Environmental Law, et l’une des observatrices de la séance d’approbation.
Les ONG appellent à sortir d’urgence du charbon, du pétrole et du gaz et à mettre fin à leurs subventions, mais aussi à développer massivement les énergies renouvelables, à transformer les systèmes agricoles et alimentaires ou à accroître la finance climatique. « Nous avons déjà toutes les solutions en main, mais il faut les déployer à une échelle bien plus grande, insiste Stephen Cornelius, du WWF Royaume-Uni. On peut encore agir, mais la fenêtre se réduit très vite. »
Le monde n’est pas sur la bonne trajectoire. Les émissions de CO2 du secteur de l’énergie ont bondi de 6 % en 2021, pour atteindre un record historique. Elles devraient encore augmenter de 14 % d’ici à 2030, par rapport à 2010 – si les pays appliquent leurs plans climat –, alors qu’il faudrait les réduire de 45 % pour garder une chance de ne pas dépasser 1,5 °C de réchauffement. Les promesses des Etats mettent actuellement la planète sur la voie d’un réchauffement de 2,7 °C, à la fin du siècle.
> Lire aussi A l’issue de la COP26, le réchauffement climatique toujours loin d’être contenu à 1,5 °C
<https://www.lemonde.fr/climat/article/2022/04/04/solutions-pour-le-climat-publication-imminente-du-rapport-du-giec-apres-d-intenses-negociations_6120465_1652612.html>
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11- La sobriété, un levier pour accélérer la lutte contre le dérèglement climatique, Le Monde, 04/04/22, 19h41 
Perrine Mouterde

Pour la première fois, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) consacre un chapitre de son dernier rapport aux évolutions des modes de vie et aux usages de l’énergie. 
Quel rôle les individus peuvent-ils jouer pour limiter le réchauffement de la planète ? Pour la première fois, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) consacre un chapitre, dans le troisième volet de son sixième rapport d’évaluation, publié lundi 4 avril, à la demande d’énergie et de services – plutôt qu’à l’offre. Les chercheurs soulignent que les changements socioculturels et de modes de vie peuvent « accélérer » l’atténuation du dérèglement climatique.
« Réduire la demande a un impact sur la diminution des émissions de gaz à effet de serre, il était donc intéressant d’explorer ce levier, explique Nadia Maïzi, l’une des autrices du chapitre et chercheuse à Mines Paris-PSL. Nous avons essayé de prendre en compte des éléments liés aux comportements, aux modes de vie et aux usages et de les mettre en lien avec le bien-être ou ce qui constitue un revenu minimal décent. »
> Lire aussi : Le GIEC appelle à des mesures immédiates et dans tous les secteurs pour « garantir un avenir vivable »
Parmi une soixantaine d’actions individuelles, les auteurs du GIEC rappellent quelles sont les plus efficaces : privilégier la marche ou le vélo à la voiture, réduire les déplacements en avion, ajuster la température de la climatisation, limiter le recours aux appareils électriques ou encore adopter un régime alimentaire moins carné. Ils précisent que les individus les plus aisés ont un potentiel important de réduction de leurs émissions, tout en conservant un niveau de vie décent.
Motivation généralement faible
Pour être mises en œuvre, ces initiatives nécessitent à la fois de la « motivation »et une « capacité à changer » ; or la motivation des individus ou des ménages à modifier leurs habitudes de consommation d’énergie est généralement faible. Pour qu’elles aient lieu, elles doivent donc s’intégrer dans un changement structurel et culturel plus large.
Cette attention portée par le GIEC à la question de la demande fait écho aux débats actuels autour de la sobriété : en France, c’est ce terme qui englobe les enjeux liés aux comportements et aux usages des individus, ainsi qu’à l’organisation collective de la société et des modes de vies – ce mot n’est pas utilisé dans les pays anglo-saxons. La sobriété diffère de l’efficacité énergétique, qui mise sur l’amélioration technique des équipements (pour rendre le même service en consommant moins).
Si la notion est ancienne, les scientifiques puis les acteurs de l’énergie l’ont progressivement replacée au centre du débat dans un contexte d’urgence environnementale : plus le temps passe, plus l’équation pour espérer atteindre la neutralité carbone en 2050 est compliquée à résoudre, et plus il paraît nécessaire d’utiliser tous les leviers possibles.
« Au-delà de l’urgence, la prise en compte des usages repose sur plusieurs réflexions, précise Nadia Maïzi. Le bien-être nécessite-t-il autant de débauches de consommation d’énergie, alors que ce schéma nous fait courir à la catastrophe ? Et l’homme, qui induit des changements depuis l’ère industrielle, ne pourrait-il pas être remis au centre de la boucle et faire aussi partie de la solution ? »
Pour les modélisateurs, intégrer la sobriété dans leurs scénarios implique d’objectiver les modes de vie et les dynamiques sociales, a priori moins facilement « mesurables » que la production électrique ou les gains d’efficacité. Hausse du nombre d’habitants par mètre carré, réduction de 1 °C de la température de chauffage, recours accru au télétravail, réduction du nombre de kilomètres parcourus, de la vitesse moyenne de circulation et de la taille des véhicules, diminution de la production de biens grâce à l’allongement de la durée de vie des équipements…
> Lire aussi La sobriété, cette « évidence » devenue un angle mort de la société de consommation
En retenant 25 actions de sobriété dans 4 secteurs (résidentiel, tertiaire, industriel, transports), le gestionnaire du réseau de transports d’électricité (RTE) estime, dans ses travaux de référence sur le futur énergétique de la France, que le pays pourrait réduire sa consommation d’électricité de 90 térawattheures (TwH) d’ici à 2050 – en plus des 200 TwH gagnés grâce à l’efficacité. L’association négaWatt – qui a fait de la sobriété l’un des piliers de sa stratégie depuis vingt ans – et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) décrivent également comment l’évolution des usages individuels et collectifs de l’énergie, dans l’ensemble des secteurs de consommation et de production, pourrait contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone.
Notion clivante
Au niveau mondial, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a intégré clairement, pour la première fois, le levier de la sobriété à son scénario « zéro émission nette » en 2050, publié en mai 2021. Selon ses projections, le fait de « réduire les usages excessifs ou inutiles de l’énergie » permettrait de réduire d’au moins 4 % les émissions de CO2 sur l’ensemble de la trajectoire. « Si la demande d’énergie augmente moins, la transition devient plus facile et moins coûteuse, précise Daniel Crow, modélisateur énergie et climat à l’AIE, chargé des questions de sobriété. Les changements d’usages permettent également de réduire rapidement les émissions des secteurs les plus énergivores et de diminuer celles des secteurs les plus difficiles à décarboner. Faire sans ce levier serait extrêmement compliqué. »
Si les experts de l’énergie comme ceux du GIEC considèrent qu’elle est un levier indispensable pour atteindre les objectifs climatiques, la notion de sobriété reste encore extrêmement clivante, et donc très peu portée par des responsables politiques. La guerre en Ukraine a toutefois mis en lumière, de façon inédite, l’importance de maîtriser la consommation d’énergie. Pour sortir de la dépendance au gaz et au pétrole russes, l’Agence internationale de l’énergie mais aussi des dirigeants français et européens ont appelé les citoyens à réduire leur température de chauffage ou leur vitesse sur l’autoroute.
« Si l’on veut atteindre les objectifs de l’accord de Paris, il faut faire davantage de campagnes de sensibilisation concernant les changements de comportements, insiste Daniel Crow. Les responsables politiques craignent toujours d’être impopulaires, mais je pense qu’ils sont en retard sur l’opinion sur ces sujets. »
Selon Nadia Maïzi, le conflit en Ukraine et la pandémie de Covid-19 ont démontré que les comportements étaient sans doute plus flexibles qu’imaginé auparavant. Mais aussi que le défi systémique posé par le changement climatique n’était pas pris en compte sérieusement dans ces évolutions. « Dans la crise actuelle, beaucoup se sont mis à réfléchir à l’idée de diminuer la consommation de gaz russe,souligne la chercheuse. Mais le problème du climat n’est pas le problème d’un gaz d’une certaine nationalité. »
> Lire aussi « Jamais la sobriété énergétique de nos concitoyens n’a été aussi cruciale pour notre destin »
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/04/04/la-sobriete-un-levier-pour-accelerer-la-lutte-contre-le-dereglement-climatique_6120580_3244.html>
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12- Climat : un avenir vivable possible si le monde agit immédiatement, AFP, 04/04/22, 20:00
Amélie Bottollier-Depois & Stéphane Orjollet

Les promesses "creuses" entrainent la planète vers un réchauffement désastreux de 3°C mais le monde a encore une chance d'éviter le pire : transformer radicalement l'économie et faire plafonner les émissions d'ici moins de trois ans, en commençant par se désintoxiquer des énergies fossiles.
Le troisième volet de la trilogie scientifique des experts climat de l'ONU (Giec) publié lundi ne laisse pas de place au doute : "C'est maintenant ou jamais", résume Jim Skea, coprésident du groupe ayant produit cet opus de près de 3.000 pages.
Sans une réduction "rapide, radicale et le plus souvent immédiate" des émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs, il ne sera pas possible de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, ni même à +2°C.
Les Etats s'y sont pourtant engagés en signant l'accord de Paris mais ils ne sont pour l'instant pas à la hauteur de l'enjeu, alors qu'un réchauffement de +1,1°C rend d'ores et déjà "très vulnérable" la moitié de l'humanité, frappée par des canicules, sécheresses, tempêtes et inondations qui se multiplient.
"Certains gouvernements et responsables d'entreprises disent une chose et en font une autre. Pour le dire simplement, ils mentent", a d'ailleurs dénoncé le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres en qualifiant "d'accablant" ce nouveau rapport du Giec, après les deux précédents qui avaient souligné l'accélération du réchauffement et l'ampleur sans précédent de ses impacts.
Sans un renforcement des politiques actuelles, le monde se dirige vers un réchauffement de +3,2°C d'ici 2100. Et même si les engagements pris par les Etats étaient tenus, le mercure monterait de +2,8°C, alors que chaque dixième de degré supplémentaire provoque son lot de nouvelles catastrophes climatiques.
Pour ne pas aller droit vers cet avenir de souffrances, il faudrait que les émissions atteignent leur pic avant 2025, dans moins de trois ans, et diminuent de près de la moitié d'ici 2030 par rapport à 2019, selon le Giec.
- "Courage" -
"Nous sommes à un tournant. Nos décisions aujourd'hui peuvent assurer un avenir vivable", insiste le patron du Giec Hoesung Lee, assurant que ce nouveau rapport donne les "outils" pour le faire.
Des outils que "les nations du monde doivent être assez courageuses pour utiliser", a réagi le secrétaire d'Etat américain, Anthony Blinken.
Pour respecter +1,5°C, l'usage du charbon sans capture de carbone (une technologie non mature à grande échelle) devrait être totalement stoppé et ceux du pétrole et du gaz réduits de 60% et 70%, respectivement, d'ici 2050 par rapport aux niveaux de 2019. 
Un scénario qui prend une lumière particulière avec la guerre en Ukraine qui expose la dépendance des économies aux énergies fossiles, dénoncée de longue date par les défenseurs du climat.
"Cela me brise le cœur, en tant que militante climat ukrainienne, de vivre une guerre qui porte en son cœur l'argent des fossiles", a commenté Olha Boiko, membre du Climate Action Network. 
"L'argent que nous avons supplié de ne pas investir dans l'énergie sale vole désormais au-dessus de nos têtes sous forme de bombes".
Au-delà de l'énergie, qui représente environ un tiers des émissions, tous les secteurs (transports, industrie, agriculture, bâtiments...) doivent également entamer leur mue rapide, de la réduction de la déforestation à la rénovation énergétique des logements, en passant par l'électrification des véhicules.
Sans oublier le déploiement de méthodes de captage et de stockage du carbone qui seront "inévitables" pour parvenir à la neutralité carbone, qui doit intervenir au début des années 2050 pour respecter +1,5°C.
- Sobriété -
Pour la première fois, les experts de l'ONU consacrent également un chapitre entier à la demande, estimant qu'agir sur ce levier, notamment sur les comportements des consommateurs, pourrait réduire les émissions de 40 à 70% d'ici 2050.
Alors que tous ces sujets touchent à l'organisation même de nos modes de vie, de consommation et de production, dans des pays aux ressources et aux niveaux de vie différents, l'approbation ligne par ligne, mot par mot, du "résumé pour les décideurs" d'une soixantaine de pages a débordé de plus de 48 heures sur les deux semaines prévues.
"Mettre d'accord la communauté scientifique et les gouvernements sur le résumé pour les décideurs n'a pas été facile, ce qui prouve une chose plus que tout : le temps des décisions est venu", a commenté Elmar Kriegler, l'un des auteurs.
Les signataires de l'accord de Paris se sont engagés fin 2021 à renforcer leurs ambitions d'ici la prochaine conférence climat de l'ONU (COP27) en Egypte en novembre.
Mais pour les pays les plus vulnérables, la responsabilité vient avant tout des plus grandes économies.
"Les principaux pays émetteurs -- en particulier le G20 -- doivent répondre à la crise qui s'aggrave avec l'urgence qu'elle requiert. Et pas seulement par des objectifs sur papier et des promesses creuses", a réclamé Walton Webson au nom de l'alliance des petits Etats insulaires (Aosis).
"Des demi-mesures ne réduiront pas de moitié les émissions d'ici 2030", a insisté de son côté Inger Andersen, la patronne de l'ONU-Environnement. "Nous devons y aller à 100%".
<https://information.tv5monde.com/info/climat-un-avenir-vivable-possible-si-le-monde-agit-immediatement-451568>
Sur le même sujet : 
> Trois ans pour garder une planète "vivable" : les enseignements alarmants du dernier rapport du GIEC <https://www.franceinter.fr/environnement/trois-ans-pour-garder-une-planete-vivable-les-enseignements-alarmants-du-dernier-rapport-du-giec>, France Inter, 04/04/22, 17h41
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13- Pour "garantir un avenir vivable", le GIEC appelle à des mesures immédiates et dans tous les secteurs, Le Monde, 04/04/22, 21h32
Audrey Garric et Perrine Mouterde

Le pic des émissions doit être atteint au plus tard en 2025 pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, souligne le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat dans un nouveau rapport. 
Si la lutte contre le changement climatique s’apparentait à un minuteur, le temps serait désormais écoulé. Sans une réduction immédiate et drastique des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans tous les secteurs, il sera définitivement impossible de limiter le réchauffement à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Maintenir à portée de main cet objectif – le plus ambitieux de l’accord de Paris adopté en 2015 – implique d’atteindre un pic des émissions au plus tard en 2025, avant une décrue dans tous les domaines.
Les changements à opérer sont majeurs et passent par une réduction importante des énergies fossiles, l’accroissement des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de l’électrification, les modifications des modes de vie, une hausse substantielle des financements et l’aide de l’innovation technologique. Voilà les principales conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), publiées lundi 4 avril, dans le troisième et dernier volet de son sixième rapport d’évaluation, dont la synthèse est prévue pour septembre.
> Lire aussi : « Cela fait du bien de se retrouver entre nous, partager nos angoisses et nos combats » : les jeunes de nouveau dans la rue pour le climat
Cet opus boucle une trilogie catastrophe détaillant l’état des connaissances scientifiques sur le changement climatique. Le premier chapitre, publié en août 2021, a mis en lumière l’accélération du réchauffement, qui s’aggrave partout, à des niveaux sans précédent, avec des risques de points de basculement. Le deuxième, fin février, décrivait les impacts toujours plus ravageurs, généralisés et désormais souvent irréversibles du changement climatique sur la population et les écosystèmes, ainsi que l’adaptation rendue de plus en plus coûteuse et difficile. Le troisième rapport, rédigé par 278 chercheurs de 65 pays, à partir de l’analyse de 18 000 études scientifiques, détaille l’éventail des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce qui en fait le chapitre le plus politique.
Son « résumé à l’intention des décideurs », un condensé du rapport scientifique de près de 3 000 pages, négocié durant deux semaines par les représentants des 195 pays membres du GIEC, en collaboration avec les auteurs qui gardent le dernier mot, a été achevé avec plus de quarante-huit heures de retard. Un record depuis la création de l’instance onusienne en 1988.
Fenêtre étroite
Les blocages ont porté sur la réduction des énergies fossiles, le rôle des technologies, les questions d’équité et surtout de finance, selon des observateurs. Les pays développés, menés par les Etats-Unis, étaient notamment réticents à intégrer la mention des flux financiers importants dont auraient besoin les pays en développement pour réduire leurs émissions. L’Arabie saoudite, de son côté, a essayé d’amoindrir les messages sur l’utilisation des combustibles fossiles.
« Nous sommes à la croisée des chemins. Les décisions que nous prenons maintenant peuvent garantir un avenir vivable. Nous disposons des outils et du savoir-faire nécessaires pour limiter le réchauffement », a déclaré Hoesung Lee, le président du GIEC, se disant « encouragé par les mesures climatiques prises dans de nombreux pays ». L’instance se félicite notamment que les « preuves de l’action climatique se multiplient » à l’échelle mondiale. Un nombre croissant de politiques et de lois ont amélioré l’efficacité énergétique, réduit les taux de déforestation et accéléré le déploiement des énergies renouvelables.
> Lire le reportage : « On va à la catastrophe » : les Maldives sans repli possible face aux effets du réchauffement
Malgré tout, ces politiques restent largement insuffisantes pour mettre le monde sur la bonne trajectoire. Les émissions de gaz à effet de serre sont en hausse constante et ont atteint des records entre 2010 et 2019. Le rythme a toutefois ralenti : les émissions ont augmenté de 1,3 % par an en moyenne sur la décennie contre 2,1 % entre 2000 et 2009. Mais elles ont bondi en 2021 pour atteindre un niveau historique, post pandémie de Covid-19.
Les émissions ont augmenté, en raison de la hausse de l’activité mondiale, dans tous les secteurs : l’approvisionnement en énergie, l’industrie, les transports, l’agriculture et les bâtiments. Seuls 18 pays ont réussi à réduire leurs émissions de manière durable, c’est-à-dire pendant plus de dix ans. Les émissions varient largement d’une région et d’un pays à l’autre (entre 2,6 tonnes et 19 tonnes équivalent CO2 par personne en moyenne), mais elles dépendent largement des niveaux de revenus : les 10 % des habitants les plus riches contribuent de 34 % à 45 % de l’empreinte carbone des ménages, tandis que les 50 % les moins aisés n’y prennent part qu’à hauteur de 13 % à 15 %.
La fenêtre pour éviter les pires effets de la crise climatique est désormais extrêmement étroite, mais on peut encore s’y faufiler, conclut le GIEC, dans un message similaire à son précédent rapport publié en 2014. Dans tous les scénarios étudiés, avoir une chance de limiter le réchauffement à 1,5 °C ou à 2 °C « implique des réductions de gaz à effet de serre rapides, profondes et la plupart du temps immédiates dans tous les secteurs ». Les émissions doivent atteindre leur maximum avant 2025, avant d’être réduites de 43 % d’ici à 2030 par rapport à 2019 dans le premier cas et de 27 % dans le second.
Même si nous y parvenons, il est « presque inévitable » que nous dépasserons temporairement 1,5 °C, avant de revenir éventuellement au-dessous d’ici à la fin du siècle. « Ce n’est pas un seuil absolu. Chaque fraction de degré compte et aggrave les impacts du réchauffement », rappelle Céline Guivarch, directrice de recherche au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired), et coautrice du rapport.
> Lire aussi Climat : la France est-elle vraiment un petit pollueur à l’échelle mondiale ?
Réduire l’utilisation globale des énergies fossiles
La température mondiale ne pourra être stabilisée sans atteindre la neutralité carbone – au début des années 2050 si l’on veut maintenir le réchauffement à 1,5 °C et au début des années 2070 pour 2 °C. Les pays doivent donc d’urgence renforcer leurs politiques climatiques. Sans cela, le monde se dirige vers un réchauffement planétaire moyen de 3,2 °C à la fin du siècle, jusqu’à 5 °C dans le haut de la fourchette du pire scénario.
Comment éviter d’en arriver là et inverser la tendance ? D’abord, en réduisant de manière « substantielle » l’utilisation globale des combustibles fossiles, principale cause du réchauffement. La consommation de charbon, de pétrole et de gaz doit diminuer respectivement de 95 %, de 60 % et de 45 % en 2050 par rapport à 2019, pour limiter le réchauffement à 1,5 °C. « Cela suppose aussi de fermer prématurément les centrales à gaz, pétrole et charbon, observe Franck Lecocq, directeur du Cired et coauteur du rapport. Toute construction nouvelle rend encore plus difficile l’atteinte de nos objectifs. »
Les technologies de captage et stockage seront incontournables pour contrebalancer les émissions résiduelles du secteur de l’énergie, même si elles pourraient toutefois « permettre d’utiliser les combustibles fossiles plus longtemps ». A condition que leur rythme de déploiement s’accélère : il est aujourd’hui bien inférieur à ce qui serait nécessaire pour maintenir le réchauffement sous la barre de 2 °C. Et ces techniques, notamment lorsqu’elles sont mal mises en œuvre à grande échelle, peuvent avoir des conséquences socio-économiques et environnementales négatives.
> Lire aussi Le captage et stockage du CO2, solution d’avenir pour le climat ou mirage ?
En parallèle, des sources d’énergie bas carbone doivent être déployées. S’il existe encore de nombreux défis à la mise en place d’un système énergétique fondé entièrement sur les renouvelables, les chercheurs notent qu’une « variété de solutions systémiques » permet déjà d’en intégrer une part importante.
« Important potentiel inexploité »
Secteur par secteur, le rapport détaille les pistes de réduction des émissions, toutes économiquement viables. « Avoir les bonnes politiques, les bonnes infrastructures et les bonnes technologies pour changer nos modes de vie et nos comportements peut entraîner une baisse de 40 % à 70 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, a déclaré Priyadarshi Shukla, le coprésident du groupe de travail III du GIEC, qui consacre pour la première fois un chapitre à la demande. Il y a donc un important potentiel inexploité. » « Cet objectif de décarbonation n’est pas incompatible avec l’accès à une vie décente, notamment dans les pays en développement », précise Franck Lecocq.
Dans l’industrie, le défi sera difficile à relever. Il faudra utiliser plus efficacement les matériaux, réutiliser et recycler davantage, minimiser les déchets, agir sur la demande. Les processus de production devront également être transformés par un recours accru à l’électricité, à l’hydrogène et aux technologies de stockage et de captage du CO2.
> Lire aussi Pourquoi la crise climatique ne parvient pas à émerger dans la campagne présidentielle
Les zones urbaines doivent également être repensées : les bâtiments doivent être rénovés de façon ambitieuse et à un rythme accéléré, les transports en commun et non motorisés encouragés, les villes électrifiées. Elles pourraient devenir plus compactes, avec des logements proches des lieux de travail, et disposer d’espaces verts ou de lacs pour absorber le carbone. La demande en énergie et en matériaux doit également être réduite.
Protection et restauration de forêts ou des zones humides, baisse de la déforestation dans les régions tropicales, gestion durable des cultures et du bétail, mais aussi modification des régimes alimentaires, réduction des pertes et des gaspillages de nourriture… Les options pour réduire les émissions du secteur de l’agriculture, des forêts et de l’utilisation des sols, tout en accroissant sa capacité de captage du carbone, sont également nombreuses. Le GIEC souligne toutefois que les mesures d’atténuation dans ce secteur « ne peuvent compenser » des réductions d’émissions qui auraient été remises à plus tard dans d’autres. Et que ces options peuvent aussi avoir des conséquences négatives pour la biodiversité, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en bois ou encore les droits des peuples autochtones, qui doivent être évitées.
> Lire aussi : Climat : le GIEC s’alarme des conséquences vertigineuses d’un monde toujours plus chaud
Au-delà de la volonté et de la capacité des responsables politiques à engager et à mettre en œuvre ces mesures, la question des moyens sera déterminante. Aujourd’hui, les flux financiers internationaux ne permettent pas d’atteindre les objectifs d’atténuation et font particulièrement défaut dans les pays en développement. Pour limiter le réchauffement à moins de 2 °C, les investissements annuels doivent être, entre 2020 et 2030, de trois à six fois supérieurs à ce qu’ils sont actuellement. « Il y a suffisamment de capitaux et de liquidités mondiales pour combler ces déficits d’investissement », soulignent les chercheurs. La suppression des subventions aux combustibles fossiles contribuerait également à réduire le niveau d’émissions, même si elle pourrait avoir des effets redistributifs négatifs, en particulier pour les groupes sociaux les vulnérables.
Le rapport montre que tenir l’objectif de 2° C, et encore plus de 1,5° C, coûte cher, et impliquera une légère baisse du PIB mondial en 2050. Mais « le coût global de la limitation du réchauffement à 2 °C au cours du XXIe siècle est inférieur aux avantages économiques mondiaux de la réduction du réchauffement », notamment liés à l’évitement de catastrophes climatiques, estime le GIEC. « Plus on attend pour agir, et plus cela deviendra coûteux et difficile », ajoute Céline Guivarch.
Dans leur rapport, les experts du GIEC montrent à quel point atténuer les effets du dérèglement est indispensable pour atteindre les objectifs de développement durable. « Sans mesures d’atténuation urgentes, efficaces et équitables, le changement climatique menacera de plus en plus la santé et les moyens de subsistance des populations du monde entier, les écosystèmes et la biodiversité »,rappellent-ils.
> Lire aussi : « L’impératif d’indépendance stratégique risque d’être contradictoire avec celui de la sauvegarde de notre planète »
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/04/04/le-giec-appelle-a-des-mesures-immediates-et-dans-tous-les-secteurs-pour-garantir-un-avenir-vivable_6120551_3244.html>
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14- Rapport du Giec : pour réduire nos émissions, il faut allier technologies propres et transformation de nos modes de vie, Novethic, 04/04/22
Concepcion Alvarez

Très attendu, le dernier rapport du Giec a été approuvé dans la soirée du dimanche 3 avril, avec deux jours de retard. Portant sur les solutions, il met à la fois l'accent sur les technologies propres et sur la baisse de la demande, autrement dit sur la sobriété, en y consacrant pour la première fois tout un chapitre. Les émissions peuvent encore être réduites de moitié d'ici 2030, mais cela nécessite la mise en place d'actions au plus tard d'ici 2025.
Avec 48 heures de retard, et au terme d’un final qui aura duré 40 heures, le dernier volet de la sixième évaluation du Giec, le groupe intergouvernemental d’experts sur le climat, a finalement été approuvé tard dans la soirée de dimanche 3 avril. Signe que les négociations entre les 195 États membres ont été tendues jusqu’au bout, notamment au sujet de la sortie des énergies fossiles, sur fond de guerre en Ukraine, et de dépendance extrême aux hydrocarbures russes. 
Après deux premiers volets consacrés à l’état des lieux et aux impacts du changement climatique, ce troisième rapport dresse les solutions pour diviser par deux nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, avec un pic des émissions et une accélération des politiques climatiques avant 2025, soit d'ici trois ans. Un objectif encore réalisable, indiquent les scientifiques du Giec dans leur résumé aux décideurs, mais qui implique d’accélérer immédiatement, au risquer de refermer une fois pour toute la fenêtre de tir. 
>> Suite à lire à
<https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/rapport-du-giec-pour-reduire-nos-emissions-il-faut-allier-technologies-propres-et-transformation-de-nos-modes-de-vie-150698.html>
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15- Crise climatique : "Le coût de l'action est moins important que celui de l'inaction", constate Céline Guivarch, coautrice du nouveau rapport du Giec, France Télévisions, 05/04/22, 07:01
Propos recueillis par Thomas Baïetto & Camille Adaoust

Au lendemain de la publication du troisième volet du rapport du Giec, l'une des autrices répond aux questions de France info sur les principales conclusions de ce document.
"Seules des mesures immédiates, ambitieuses et coordonnées peuvent nous permettre d'éviter les dommages graves" de la crise climatique. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a détaillé, lundi 4 avril dans le troisième volet de son sixième rapport, les solutions à mettre en œuvre pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, moteurs du réchauffement climatique. Leur coût est "moindre par rapport au coût de l'inaction", insiste auprès de France info Céline Guivarch, directrice de recherche au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement (Cired) et coautrice de ce nouveau rapport du Giec. 
France info : Quels sont les principaux messages de ce rapport ?
Ce troisième volet se concentre sur l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre. Il balaye tous les grands secteurs : villes, énergie, agriculture... Ce qu'il montre, c'est qu'il existe des options d'atténuation disponibles aujourd'hui dans tous les secteurs, à même de réduire nos émissions de gaz à effet de serre significativement et à un coût raisonnable. Ces options sont multiples : certaines reposent sur des technologies disponibles, d'autres sur des transformations de nos modes de production, de nos infrastructures ou de nos organisations sociales. Le rapport est extrêmement clair : c'est un panel de leviers qui, mobilisés ensemble, sont à même de réduire significativement les émissions. La composition exacte, c'est aux politiques, au débat public et aux territoires de l'adopter. 
"Une des conclusions robustes de ce rapport, c'est que le coût de l'action est moins important que le coût de l'inaction. La réduction de nos émissions est un investissement qui, à long terme, vaut le coup." Céline Guivarch, coautrice du groupe 3 du Giec à France info
>> Suite à lire à :
<https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/crise-climatique-le-cout-de-l-action-est-moins-important-que-celui-de-l-inaction-constate-celine-guivarch-coautrice-du-nouveau-rapport-du-giec_5062111.html>
Sur le même sujet : 
> "Nous avons les outils pour limiter le réchauffement" climatique : ce qu'il faut retenir du nouveau rapport du Giec sur les solutions pour endiguer la crise <https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/rechauffement-climatique-ce-qu-il-faut-retenir-du-nouveau-rapport-du-giec-sur-les-solutions-pour-limiter-la-crise_5060818.html>, France Télévisions, maj le 05/04/22 à 11:09
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16- Les émissions mondiales doivent décroître plus rapidement que jamais, selon le Giec, Actu-environnement, 05/04/22, 17:38
Agnès Sinaï

À l'issue d'un intense processus d'adoption, le troisième volet du nouveau rapport du Giec fixe le cap à zéro émission nette d'ici à 2050 et met l'accent sur la sobriété comme principal vecteur de réduction des émissions.
« C'est maintenant ou jamais si nous voulons limiter le réchauffement global à 1,5 °C », a déclaré le coprésident du groupe de travail III du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), l'Écossais Jim Skea. Il s'exprimait à l'occasion de la présentation du rapport Atténuation du changement climatique rendu public, le 4 avril, dans le cadre du sixième cycle d'évaluation du Giec (AR6). Un message désormais rebattu, voire contre-intuitif au moment où la guerre en Ukraine révèle crûment l'immensité de la dépendance de l'Europevis-à-vis des énergies fossiles.
>> Suite à lire à :
<https://www.actu-environnement.com/ae/news/GIEC-emissions-mondiales-GES-reduction-sobriete-39405.php4>
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En images
17- Antarctique : "Les glaciers larguent des gros bouts de glace qui peuvent mesurer la taille de la Corse", Brut, 31/03/22, 12:23

Les deux pôles sont confrontés à des records de température. La réalisatrice de documentaires Géraldine Danon revient tout juste d'Antarctique. Elle raconte.
"On a observé des températures jusqu'à 35 degrés au-dessus de ce qui est habituellement observé. C'est-à-dire qu'au lieu d’avoir -45, -50, on a eu des valeurs parfois supérieures à -15 degrés dans l'intérieur", explique, Gaëtan Heymes, météorologue. La réalisatrice Géraldine Danon revient tout juste d'Antarctique où elle pu rencontrer des scientifiques particulièrement inquiets face aux températures records. Ces derniers lui ont notamment montré à quel point la banquise devenait de plus en plus fine. "Il y a de plus en plus d'icebergs sur l'eau", explique-t-elle.
Mi mars, un bloc de glace de 1200 kilomètres carrés s'est détaché d'un glacier. C'est la taille d'une ville comme Rome ou New-York. Selon une étude parue dans la revue Nature en 2018, l'Antarctique a perdu 3000 milliards de tonnes de glace depuis 1992. "C'est assez inquiétant dans la mesure où l'Antarctique est le plus grand réservoir d’eau douce de la planète, et que si ces épisodes venaient à se répéter, ils engendreraient une déstabilisation éventuelle des calottes glaciaires, notamment près du continent et pourraient accélérer en fait le transport d'eau douce vers l'océan et participer ainsi à la hausse du niveau des mers", explique le météorologue spécialiste de l'Antarctique.
Au même moment, l'Arctique a également connu des records de chaleur avec des températures 30 degrés au-dessus des normales de saison.
>> Vidéo à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/video-antarctique-les-glaciers-larguent-des-gros-bouts-de-glace-qui-peuvent-mesurer-la-taille-de-la-corse_5055271.html>
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18- Environnement : les élèves d'un lycée de Saint-Denis discutent de la lutte contre le réchauffement climatique avec l'explorateur Jean-Louis Étienne, France 3, Le 19/20, 03/04/22

Les élèves de la seconde 9 du lycée Angela Davis de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), que le 19/20 suit depuis plusieurs semaines, ont rencontré cette semaine l'explorateur Jean-Louis Étienne pour débattre de la lutte contre le réchauffement climatique.
Depuis plusieurs semaines, le 19/20 suit les élèves de la seconde 9 du lycée Angela Davis de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans leurs débats sur divers sujets d'actualité. Cette semaine, ils s'intéressent à la lutte contre le réchauffement climatique, en présence de l'explorateur Jean-Louis Étienne. Pour Adam, 16 ans, si on veut s'attaquer au réchauffement, "il faut s'allier avec d'autres pays pour trouver davantage de solutions".
"On a besoin de vos jeunes cerveaux"
Pour les élèves, il faut aussi lutter contre le gaspillage alimentaire. "Hier, il y avait des pâtes avec des légumes (à la cantine). Je ne voulais pas de légumes mais j'ai été obligé de les prendre", note Camryn, 15 ans. Pour l'explorateur Jean-Louis Étienne, qui a répondu aux questions des élèves, "la jeunesse a raison d'alerter beaucoup sur les questions climatiques. On a besoin de vos jeunes cerveaux, on a besoin de créativité, et donc, si je veux un peu exagérer mais pas trop, je dirais que les Trente Glorieuses sont devant nous ».
> Reportage à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/environnement-les-eleves-d-un-lycee-de-saint-denis-discutent-de-la-lutte-contre-le-rechauffement-climatique-avec-l-explorateur-jean-louis-etienne_5061046.html>
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19- Environnement : La Rochelle s'attaque à la pollution numérique, France 3, Le 19/20, 03/04/22

Lundi 4 avril, le GIEC dévoilera de nouvelles pistes destinées à atténuer nos émissions de gaz à effet de serre. La pollution numérique est dans le viseur. Reportage à La Rochelle, où plusieurs initiatives ont été mises en place. 
La Rochelle (Charente-Maritime) s'attaque à un nouveau défi : la pollution numérique. Cette pollution invisible, provoquée par les écrans, PC et boîtiers, est pourtant responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre sur la planète. Ce taux pourrait doubler d'ici 2025. Alors, à La Rochelle, les designers luttent avec leurs lignes de code pour que les sites web de l'agglomération soient éco-responsables. Il faut par exemple faire attention au poids des fichiers que l'on met sur un site web : plus un site est lourd, plus il consomme d'énergie.
Le matériel, première cause de la pollution numérique
Depuis trois ans, tous les fonctionnaires de la ville tentent de devenir numériquement plus sobres, en imprimant moins, par exemple. Pour alléger son empreinte carbone, il faut surtout s'intéresser au matériel, qui pollue le plus. Il existe trois manières d'avoir un matériel plus éco-responsable : le garder plus longtemps, le choisir labellisé, et enfin ne pas multiplier les équipements.  
> Reportage à voir à :
<https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/pollution-air/environnement-la-rochelle-s-attaque-a-la-pollution-numerique_5061040.html>
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20- Climat : dix ans pour agir, TF1, journal de 20h, 04/04/22

Comment se chauffer, se déplacer et produire sans aggraver le réchauffement climatique ? C’est l’objet du rapport des experts de l’ONU sur le climat, le GIEC, publié ce lundi. Des efforts très vigoureux de la part de tous sont indispensables et urgents.
> Reportage de L. Romanens à voir à :
<https://www.tf1info.fr/environnement-ecologie/video-climat-dix-ans-pour-agir-2215647.html>
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21- Quelles solutions face au réchauffement, Arte, 28 minutes, 04/04/22, 20h05

Sobriété ou progrès technique : sur quoi devons-nous miser Quelles solutions sont proposées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour lutter contre le dérèglement climatique ?
Le 28 février dernier, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publiait la suite de son rapport annuel, alarmant sur la progression plus rapide que prévue des effets du dérèglement climatique. Pourtant "irrémédiables", les conséquences actuelles du réchauffement touchant l’ensemble du globe pourraient être atténuées. Quelles solutions ont aujourd’hui été proposées par le rapport du GIEC pour lutter contre l’inévitable ? On en parle avec nos invités.
> Magazine d’actualité présenté par Élisabeth Quin à revoir à :
<https://www.arte.tv/fr/videos/103958-153-A/28-minutes/>
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22- La BD. Rapport du Giec : « Et maintenant ? », Vert.eco, 05/04/22
Sanaga

Maintenant que le Giec a sorti les trois volets de son rapport et que l’on a toutes les données scientifiques sur le changement climatique (tome 1), que l’on connaît ses impacts sur les sociétés humaines et l’ensemble du vivant (tome 2), et les remèdes à apporter à la crise (tome 3), qu’est-ce qu’on fait ? Sanaga a bien sa petite idée…
>> Suite à voir à : 
<https://vert.eco/articles/rapport-du-giec-et-maintenant>
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