[revue-presse-FNH] Petite revue de presse centrée sur biodiversité, sciences et protection du vivant et de l'univers, patrimoine (lundi 11 avril)

Florence de Monclin f.demonclin at fnh.org
Lun 11 Avr 07:58:01 CEST 2022


Bonjour à tous,

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1- Chili : plus de questions que de réponses après l'expédition là "où aucun" être humain" n'était jamais allé" <https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20220319-chili-plus-de-questions-que-de-r%C3%A9ponses-apr%C3%A8s-l-exp%C3%A9dition-l%C3%A0-o%C3%B9-aucun-%C3%AAtre-humain-n-%C3%A9tait-jamais-all%C3%A9>, AFP, 19/03/22, 19:00
2- Le plus grand zoo d'Ukraine piégé près de la ligne de front <https://www.nouvelobs.com/monde/20220323.AFP8797/le-plus-grand-zoo-d-ukraine-piege-pres-de-la-ligne-de-front.html>, AFP, 23/03/22, 12:00
3- Microplastiques : Ces plantes pourraient permettre de filtrer les eaux usées sans nous intoxiquer <https://www.20minutes.fr/planete/3258291-20220323-microplastiques-plantes-pourraient-permettre-filtrer-eaux-usees-intoxiquer>, 20 Minutes avec agences, 23/03/22, 15h33
4- A Rennes, un pollinarium "sentinelle" pour mieux traiter les allergies <https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20220323-a-rennes-un-pollinarium-sentinelle-pour-mieux-traiter-les-allergies>, AFP, 23/03/22, 17:00
5- Reportage. En Côte d’Ivoire, face à l’urbanisation sauvage, le parc du Banco, « poumon vert » d’Abidjan, se barricade <https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/03/24/en-cote-d-ivoire-face-a-l-urbanisation-sauvage-le-parc-du-banco-poumon-vert-d-abidjan-se-barricade_6118927_3212.html>, Le Monde Afrique avec AFP, 24/03/22, 13h18 
6- Des scientifiques ont découvert un antidote naturel à une espèce invasive de fourmis aux Etats-Unis <https://www.letemps.ch/sciences/etatsunis-scientifiques-ont-decouvert-un-antidote-naturel-une-espece-invasive-fourmis>, AFP, 29/03/22, 01:00
7- Les mangroves du Panama, étape privilégiée pour les oiseaux migrateurs du continent américain <https://www.rtbf.be/article/les-mangroves-du-panama-etape-privilegiee-pour-les-oiseaux-migrateurs-du-continent-americain-10964701>, AFP, 29/03/22, 10:00
8- Biodiversité : Protéger 30 % de la planète n'est que le début d'une vraie solution à long terme <https://www.20minutes.fr/planete/3261815-20220329-biodiversite-proteger-30-planete-debut-vraie-solution-long-terme>, 20 Minutes avec agences, 29/03/22, 16h20
9- Reportage. Le chat forestier, un des rares félins sauvages d’Europe, en expansion en France <https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/30/le-chat-forestier-un-des-rares-felins-sauvages-d-europe-en-expansion-en-france_6119720_3244.html>, Le Monde, 30/03/22, 05h31
10- Le patron des chasseurs, soutien sans faille du président candidat <https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/31/le-patron-des-chasseurs-soutien-sans-faille-du-president-candidat_6119940_3244.html>, Le Monde, 30/01/22, 11h17 
11- L'"hormone de l'amour" transforme les lions en chatons <https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20220330-l-hormone-de-l-amour-transforme-les-lions-en-chatons>, AFP, 30/03/22, 23:00
12- Les poissons aussi ont la bosse des maths <https://www.la-croix.com/poissons-aussi-bosse-maths-2022-03-31-1301208041>, AFP, 31/03/22, 18:00
13- Plus de 140 tarentules saisies à l'aéroport de Bogota <https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/arthropodes/plus-de-140-tarentules-saisies-a-l-aeroport-de-bogota_162637>, AFP, 01/04/22, 03:00
14- Sous les tropiques, les oiseaux chanteurs prennent des couleurs <https://information.tv5monde.com/info/sous-les-tropiques-les-oiseaux-chanteurs-prennent-des-couleurs-451560>, AFP, 04/04/22, 18:00
15- « Les étudier, c’est apprendre l’humilité » : ce que nous racontent les fourmis <https://www.lejdd.fr/Societe/les-etudier-cest-apprendre-lhumilite-ce-que-nous-racontent-les-fourmis-4103498>, Le JDD, 04/04/22
En images
16- Ukraine : les animaux du zoo de Yasnohorodka laissés à l'abandon <https://information.tv5monde.com/video/ukraine-les-animaux-du-zoo-de-yasnohorodka-laisses-l-abandon>, TV5Monde, 31/03/22

Bien à vous,
Florence

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CITATION DU JOUR : "Au cours du quinquennat d’Emmanuel Macron, aucune loi n’a abîmé la chasse", Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC). (cf. item 10) => Question subsidiaire : Combien la chasse a-t-elle 'abîmé' d’hommes ?
PIÈGE DU JOUR : Les zoos d’Ukraine expose maintenant de nouveaux spécimens : plusieurs roquettes russes y sont tombées piégeant des milliers d'animaux sans perspective d’évacuation. (cf. item 2 & 16)
EXPÉDITION DU JOUR : Le scientifique chilien Osvaldo Ulloa, superviseur de la mission exploratrice record à 8.000 m de profondeur, revient sur les découvertes d'organismes microscopiques inconnus qui apportent plus de questions que de réponses. (cf. item 1)
ALTERNATIVES DU JOUR : — Une étude menée par des scientifiques aux Etats-Unis, prouve que les plantes gluantes peuvent filtrer les particules de microplastique présentes dans nos eaux usées. (cf. item 3)
— Les scientifiques veulent éradiquer les fourmis folles fauves qui détruisent les écosystèmes. L’antidote, un champignon, va être testé au printemps au Texas. (cf. item 6 & suite)
PRÉVENTION DU JOUR : Juché sur le toit d'une bibliothèque, le pollinarium de Rennes ressemble à un jardin comme un autre. C'est là que sont cultivées les quinze espèces aux pollens les plus allergisants de la région, traqués chaque jour par un botaniste pour ensuite alerter la population. (cf. item 4)
MURAILLE DU JOUR : Menacé par les coupes de bois des habitants et l’urbanisation sauvage, le parc du Banco à Abidjan se barricade. (cf. item 5)
ÉTAPE DU JOUR : Dans la baie de Panama, à seulement quelques kilomètres des gratte-ciel de la capitale, tous les ans plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux transitent par la mangrove de Juan Diaz, ses palétuviers et arbres fruitiers dont les oiseaux se nourrissent. (cf. item 7)
OBJECTIF DU JOUR : Protéger au mois 30% de la Planète d’ici 2030, c’est l’objectif environnemental, baptisé « 30x30 », qui semble se dessiner dans le cadre de récentes négociations organisées à Genève. (cf. item 8)
REPORTAGE DU JOUR : Le chat forestier profite de la déprise agricole pour regagner peu à peu ses anciens territoires. Dans les forêts de l’Aude, des naturalistes cherchent les traces de sa lente progression. (cf. item 9)
MÉTAMORPHOSE DU JOUR : Durant des années, des scientifiques ont pulvérisé de l'ocytocine, surnommée l'hormone de l'amour, sur le nez de lions. Résultat : ceux-ci sont devenus bien plus amicaux avec leurs voisins, et moins prompts à rugir contre les lions qu'ils ne connaissaient pas. (cf. item 11 & suite)
ÉTUDES DU JOUR : — Le cercle des animaux forts en maths s'élargit : après les primates, les abeilles et les oiseaux, des poissons d'eau douce ont montré des capacités numériques élaborées. (cf. item 12)
— Les oiseaux des tropiques sont plus colorés que leurs congénères des zones tempérées, obéissant à un schéma géographique bien spécifique qu'une étude vient de mettre au jour. (cf. item 14)
TRAFIC DU JOUR : Quelque 143 tarentules destinées au Mexique ont été saisies par les autorités colombiennes, lors d'une opération de lutte contre le trafic d'animaux à l'aéroport de Bogota. (cf. item 13)
PUBLICATION DU JOUR : Pour plonger dans l'univers minuscule des fourmis, sur tous les continents, sauf l’Antarctique, deux éthologues invitent les humains à regarder le monde du point de vue de l’insecte. (cf. item 15 & suite)
NOTRE ACTU : A suivre sur notre site Internet <http://www.fondation-nature-homme.org/>, Facebook <https://www.facebook.com/FondationNH/>, Twitter <https://twitter.com/fondationNH> ou Instagram <https://www.instagram.com/fondationNH/>.
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> Baromètre des mobilités du quotidien - Coût, manque d'alternatives : les Français prisonniers de la voiture <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/cout-manque-dalternativesles-francais-prisonniers-de-leur-mode-de-transport>
> Guide en ligne. 7 propositions pour contribuer au grand débat national <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/7-propositions-pour-contribuer-au-grand-debat-national/>
> Pétition. L’Affaire du Siècle. Climat : stop à l’inaction, demandons justice ! <https://laffairedusiecle.net/>
> Let’sbio ! Le Bonus cantine Bio et Locale <https://www.letsbio.org/>
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> Une collection de vidéos pour décrypter les enjeux écologiques et climatiques <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>
> Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
> Crèches : arrêtons d’intoxiquer nos enfants <https://www.youtube.com/watch?v=FMjygtDmPSM>
> L'APPEL DES SOLIDARITÉS porté par plus de 80 ONG & associations de tous horizons <http://www.comite21.org/reseau-adherents/actualites.html?id=11056>
> 2nd édition de My Positive Impact : les 6 lauréats du public et les 3 lauréats du jury <https://www.fondation-nicolas-hulot.org/trophees-pour-le-climat-my-positive-impact/>
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1- Chili : plus de questions que de réponses après l'expédition là "où aucun" être humain "n'était jamais allé", AFP, 19/03/22, 19:00
Miguel Sanchez

"Nous avons réalisé l'exploit d'emmener des êtres humains" là "où aucun n'était jamais allé" : le scientifique chilien Osvaldo Ulloa, superviseur de la mission exploratrice record à 8.000 m de profondeur, revient sur les découvertes d'organismes microscopiques inconnus qui apportent plus de questions que de réponses.
C'est à bord du sous-marin "Limiting Factor" que le directeur de l'Institut océanographique Millennium de l'Université de Concepcion a plongé en janvier dans la fosse d'Atacama, un énorme trou dans l'océan Pacifique qui s'étend sur 5.900 km de l'Equateur au sud du Chili.
L'historique expédition "Atacama Hadal", avec l'explorateur américain Victor Vescovo et le directeur adjoint du Millennium, Ruben Escribano, a duré 12 jours au large des côtes du nord du Chili.
"A une profondeur de 100 mètres, il n'y a pas de lumière, ce qui ajoute au silence de la profondeur", raconte M. Ulloa. Ils ont "allumé les puissantes lumières LED installées à l'extérieur de la capsule du sous-marin" pour voir ce qu'aucun oeil humain n'avait jamais pu voir auparavant.
"Nous sommes tombés sur des structures géologiques et nous y avons vu un type d'holothuries, ou concombres de mer, translucides et gélatineux que nous n'avions jamais répertoriées", détaille le scientifique.
"De plus, nous avons découvert des communautés bactériennes qui avaient même des filaments dont nous ignorions l'existence dans la fosse d'Atacama et qui se nourriraient de composés chimiques et inorganiques. Ce qui ouvre de nombreuses questions : de quels composés s'agit-il ? de quel type de bactéries s'agit-il ?"
A ces questions il dit n'avoir "aucune idée" de réponse : "nous allons devoir y retourner".
L'expédition a également trouvé des espèces d'amphipodes, des crustacés nécrophages découverts lors d'une expédition sans équipage en 2018, des vers segmentés et des poissons translucides.
"La grande population de ces organismes trouvés va à l'encontre de ce que nous savions : plus la profondeur augmente, plus l'abondance et la diversité des organismes diminuent", a-t-il ajouté.
- Capteurs sismiques -
La fosse d'Atacama est située à l'endroit même où la plaque de Nazca et la plaque sud-américaine, deux des plaques océaniques faisant partie de la ceinture de feu du Pacifique, entrent en collision.
"Nous allons placer trois capteurs sur la plaque sud-américaine et deux sur la plaque de Nazca pour voir comment le fond de l'océan se déforme, (aujourd'hui) ces types de capteurs n'existent que sur terre", précise Osvaldo Ulloa.
"Les capteurs nous permettront de savoir dans quelle zone il n'y a pas eu de séisme et où l'énergie s'accumule, ce qui pourrait aider à prédire l'emplacement du prochain tremblement de terre".
"C'est un projet extrêmement ambitieux", dit-il, de ce qu'il qualifie comme "la plus grande expérience jamais réalisée en géologie sous-marine au Chili".
Selon lui, "installer plus de capteurs et utiliser cette région pour étudier tous les processus associés à la collision de ces deux plaques suscite beaucoup d'intérêt de la part de la communauté internationale".
L'installation des capteurs devrait commencer au second semestre.
<https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20220319-chili-plus-de-questions-que-de-réponses-après-l-expédition-là-où-aucun-être-humain-n-était-jamais-allé>
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2- Le plus grand zoo d'Ukraine piégé près de la ligne de front, AFP, 23/03/22, 12:00
Selim Saheb Ettaba

Le zoo de Mykolaïv se targuait déjà d'être le plus grand d'Ukraine, il expose maintenant de nouveaux spécimens : plusieurs roquettes russes y sont tombées dont deux à sous-munitions, accusent ses responsables, piégés avec des milliers d'animaux sans perspective d'évacuation.
Au moment où retentissent les sirènes d'alerte dans cette ville-clé sur la route d'Odessa, principal port d'Ukraine (Sud-Ouest), un léopard gratte nerveusement les barreaux de sa cage.
Mais il est difficile de dire si ce léopard de l'Amour, "la plus rare sous-espèce de ce félin", réagit au bruit strident ou à la présence désormais inhabituelle d'inconnus, après plus de trois semaines de fermeture aux visiteurs, explique à l'AFP un naturaliste du zoo, Viktor Dyakonov.
La première roquette, tombée le 27 février et qui a fracassé le dallage du promenoir longeant la fosse des tigres et de l'ours polaire, se trouve désormais dans le musée du zoo fondé il y a plus de 120 ans.
Personne n'a été touché, ni parmi le personnel ni parmi les quelque 4.000 animaux revendiqués par l'établissement, mais cet épisode a été "particulièrement stressant, avec une bataille de chars à 600 mètres du zoo", indique le volubile directeur, Volodymyr Topchy.
Depuis, trois autres roquettes se sont abattues dans le zoo dont une dans la volière de l'outarde, un oiseau rare figurant sur les armoiries traditionnelles de l'Ukraine.
Deux de ces engins sont alignés le long d'un mur du bâtiment de l'administration. Il s'agit de roquettes de type "Ouragan", des projectiles à sous-munitions, selon le personnel du zoo.
L'ONU, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé l'utilisation de sous-munitions par l'armée russe, notamment dans le Nord-Est de l'Ukraine, interdite par la convention d'Oslo de 2008 mais que Moscou n'a jamais signée.
Les bombes à sous-munitions (BASM), très imprécises, se dispersent sur un vaste périmètre frappent une immense proportion de civils et peuvent tuer et mutiler bien après la fin des hostilités car toutes n'explosent pas immédiatement.
- Espèces menacées -
Sur quelque 400 espèces représentées dans le zoo, près de la moitié sont inscrites sur la liste rouge mondiale des espèces menacées, souligne le directeur.
Mais leur évacuation de la ville, reliée par un pont sur le fleuve du Boug méridional au reste du territoire toujours contrôlé par l'armée ukrainienne, serait actuellement irréalisable.
"Il n'y a pas assez de moyens de transport pour acheminer les animaux, d'autant plus que la seule route vers Odessa est très encombrée", explique Volodymyr Topchy.
"Et il fait encore très froid, si nous emmenons les girafes, les éléphants, les hippopotames ... ils risquent de ne pas survivre", ajoute-t-il, excluant de les abandonner.
Malgré les difficultés, une centaine de membres du personnel continue à "travailler héroïquement", dormant parfois sur place pour éviter les trajets aléatoires et périlleux, poursuit-il.
C'est le cas du naturaliste, Viktor Dyakonov, qui s'est installé là avec son épouse, vétérinaire.
"Pour venir de l'endroit où j'habite il faut franchir un pont qui est abaissé et relevé à des horaires indéterminés. Je n'ai donc aucune certitude de pouvoir aller au travail", raconte-t-il. "C'est pourquoi ma femme et moi avons décidé de rester au zoo pour un moment, tant que la situation est aussi instable".
Dans l'ensemble, les pensionnaires du zoo continuent pourtant à "mener une existence tranquille", affirme une soigneuse, Olga, observant la femelle hippopotame, Rikky, qui s'ébroue paresseusement dans son bassin.
"Aujourd'hui nos animaux mangent et se reproduisent, ils vont bien", assure le directeur.
Le 8 mars, sous d'intenses bombardements, une femelle léopard a même accouché d'un bébé se félicite-t-il : "c'est le printemps, les naissances vont commencer".
<https://www.nouvelobs.com/monde/20220323.AFP8797/le-plus-grand-zoo-d-ukraine-piege-pres-de-la-ligne-de-front.html>
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3- Microplastiques : Ces plantes pourraient permettre de filtrer les eaux usées sans nous intoxiquer, 20 Minutes avec agences, 23/03/22, 15h33

Pollution. Plusieurs plantes pourraient être utilisées : le gombo, le fenugrec, le tamarin, l’aloé... et bien d’autres encore
• Une étude menée par des scientifiques, aux Etats-Unis, prouve que les plantes gluantes peuvent filtrer les particules de microplastique présentes dans nos eaux usées.
• Ces plantes présenteraient une alternative aux produits chimiques, comme les floculants, utilisés par les usines de retraitement, qui peuvent être nocifs pour les poissons, la nature, et la santé humaine.
• Parmi ces plantes, on trouve notamment le gombo (ou okra) , qui est utilisé comme épaississant dans nombre de recettes.
L’utilisation du gombo ou d’autres plantes gluantes pourrait permettre de filtrer le microplastique des eaux usées sans utiliser de produits de synthèse. C’est le résultat d’une étude menée par des scientifiques aux Etats-Unis et présentée ce mardi.
Ces recherches pourraient offrir une alternative à l’utilisation de produits chimiquesdans les usines de traitement des eaux usées, qui posent eux-mêmes des risques pour la santé. Les microplastiques, particules de 5 mm ou moins, nuisent aux poissons, à l’environnement, et pourraient être néfastes pour la santé humaine.
>> Suite à lire à :
<https://www.20minutes.fr/planete/3258291-20220323-microplastiques-plantes-pourraient-permettre-filtrer-eaux-usees-intoxiquer>
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4- A Rennes, un pollinarium "sentinelle" pour mieux traiter les allergies, AFP, 23/03/22, 17:00
Hélène Duvigneau

Juché sur le toit d'une bibliothèque, le pollinarium de Rennes ressemble à un jardin comme un autre. C'est là que sont cultivées les quinze espèces aux pollens les plus allergisants de la région, traqués chaque jour par un botaniste pour ensuite alerter la population.
"En ce moment ce sont le saule et le noisetier qui émettent le plus. D'ici deux semaines on aura les graminées avec le vulpin et la flouve odorante", observe Hervé Tiger, jardinier-botaniste de la ville de Rennes.
Face à lui, de larges jardinières baignées de soleil abritent ray-grass, fléole, houlque laineuse, dactyle, fromental bulbeux, flouve odorante, ainsi que des bouleaux, chênes, noisetiers, saules.
Chaque plant a été prélevé dans la nature, dans un rayon de 20 kilomètres autour de Rennes, aux quatre points cardinaux. "L'idée est d'avoir une plus grande variabilité génétique car chaque plant n'émet pas les pollens au même moment", explique à l'AFP le botaniste, doigt pointé sur les étamines, sacs à pollen. "Si on secoue un peu, on voit les grains de pollen très jaunes, sous forme de poussière très fine. C'est ça qui est allergisant", poursuit-il.
Elément fécondant mâle de la fleur, le pollen atterrit sur le pistil d'une fleur femelle de la même espèce pour le féconder et former le fruit. Il est constitué de minuscules grains de quelques dizaines de micromètres de diamètre, les plus fins et légers, transportés par le vent, étant les plus susceptibles d'atteindre les voies respiratoires et de provoquer des allergies. 
Chaque matin, Hervé Tiger passe en revue la floraison des espèces sélectionnées avec des médecins allergologues. "L'objectif est d'observer visuellement les émissions de pollens. On regarde s'il y a des étamines et on note sur un petit carnet la date de début et de fin d'émission, le plus important étant d'observer la toute première émission pour donner l'alerte", souligne-t-il.
- "Outil de prévention" -
Les informations sont ensuite validées par un médecin allergologue, entrées dans une base de données centralisée à Nantes (https://www.alertepollens.org/) et diffusées à la population. A Rennes, 1.300 patients et médecins figurent dans la base de données, l'inscription étant gratuite. "Chaque zone a ses alertes, car les plantes allergisantes ne sont pas forcément les mêmes partout", précise le jardinier.
Il existe vingt pollinariums en France, dont quatre en cours d'ouverture. Le premier a commencé à fonctionner à Nantes en 2012. Ce sont les allergologues qui ont imaginé cet outil "sentinelle", estimant qu'il y avait une trop grande différence entre les symptômes relevés chez leurs patients (rhinite, asthme, conjonctivite, etc) et les pollens détectés par les capteurs atmosphériques des villes, moins sensibles en tout début d'émission.
"C'est un outil de prévention très intéressant d'un point de vue de santé publique", assure Mickaël Pouliquen, médecin allergologue et référent du pollinarium de Rennes. "Grâce à lui, vous savez très précisément quand prendre et quand arrêter votre médicament antihistaminique. Cela permet aussi d'identifier le pollen à l'origine d'une allergie respiratoire", poursuit-il. 
De plus, un traitement administré dès le premier gramme de pollen dans l'air est "plus efficace qu'un traitement en pleine crise allergique", ajoute le médecin. Il souligne "l'augmentation de la prévalence des allergies depuis 30 ans, l'OMS prévoyant même qu'une personne sur deux sera allergique en 2050". En France, 10 à 20% de la population souffre d'allergie aux pollens. 
A terme, l'objectif est de quadriller tout le territoire de pollinariums avec une centaine de structures. 
"Le réchauffement climatique et la pollution contribuent à augmenter la quantité de pollens dans l'air", rappelle Julia Maguéro, chargée des partenariats à l'Association des pollinariums sentinelles de France (APSF). De fait, la chaleur rallonge la durée des saisons polliniques. "Les gens sont de plus en plus touchés tout au long de l'année alors qu'avant ils l'étaient de février à septembre", précise-t-elle, ajoutant que "la pollution augmente aussi le potentiel allergisant des pollens, entraînant de plus en plus de problèmes respiratoires".
<https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20220323-a-rennes-un-pollinarium-sentinelle-pour-mieux-traiter-les-allergies>
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5- Reportage. En Côte d’Ivoire, face à l’urbanisation sauvage, le parc du Banco, « poumon vert » d’Abidjan, se barricade, Le Monde Afrique avec AFP, 24/03/22, 13h18 

La réserve de 3 474 hectares, décrétée forêt protégée en 1929, est notamment menacée par les coupes de bois des habitants et l’explosion démographique. 
« Nous avons notre Grande Muraille de Chine ! », s’exclame Victor, un ouvrier sur le chantier : au cœur d’Abidjan, le parc national du Banco se protège contre une urbanisation sauvage qui ne cesse d’empiéter sur les limites du « poumon vert »de la capitale économique ivoirienne.
D’ici trois mois, un mur long de 10 kilomètres devrait ceinturer ce parc qui jouxte les communes les plus populaires de la plus grande métropole du pays. L’objectif : stopper « l’extension d’Abidjan » qui se fait « sans la moindre préoccupation de la préservation ou de la restauration du patrimoine naturel », avait critiqué fin octobre 2021 le ministre ivoirien des eaux et forêts, Alain Richard Donwahi.
> Lire aussi L’inquiétude des étrangers non ukrainiens qui ont fui en France
Forêt classée depuis 1929, le Banco est avec Tijuca à Rio de Janeiro au Brésil, le seul parc constitué de forêt dense primaire situé au cœur d’une grande agglomération. « En six ans, l’explosion démographique suivie d’un boom des constructions anarchiques ont grignoté le parc du Banco », affirme à l’AFP l’écologiste ivoirien, Tom Thalmas Lasme.
L’immense réserve de 3 474 hectares, érigée en parc national en 1953, « abrite une trentaine de végétaux en voie de disparition en Afrique de l’Ouest », ajoute t-il. Mais les riverains n’hésitent pas à s’infiltrer dans le parc pour abattre des arbres et en faire du bois de chauffe ou pour en chasser les animaux.
« Indispensable »
Longé par une voie express sur sa partie ouest, le parc a aussi été victime de « plusieurs incendies causés par les mégots de cigarettes jetés maladroitement par des automobilistes », rappelle aussi Roger Manet, un riverain de 58 ans.
Alors l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) qui gère la faune et la flore protégées du pays a entrepris la construction de ce mur, dont les travaux sont financés par le Japon et le gouvernement ivoirien.
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« Pour éviter que ce poumon vert d’Abidjan ne disparaisse à cause de la déforestation et pour renforcer son assise foncière, nous avons érigé une clôture en béton, explique Adama Tondossama, directeur général de l’OIPR. La forêt du Banco absorbe le gaz carbonique et rejette l’oxygène indispensable aux 6 millions d’Abidjanais. » Cette réserve naturelle permet également « la régulation du régime de pluviométrie et joue un rôle important dans la recharge de la nappe phréatique approvisionnant la ville d’Abidjan en eau potable », explique le lieutenant colonel Fousséni Coulibaly, responsable du parc du Banco.
La barrière doit également permettre de sécuriser la forêt, présentée parfois comme « un refuge pour évadés », en raison de sa proximité avec la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), la plus grande prison du pays. Et d’en faire « une destination pour les touristes », insiste le patron de l’OIPR, qui rappelle que la forêt dispose de 80 km de pistes cyclables.
« C’est la première fois qu’on visite une forêt aussi proche d’une grande ville. C’est intéressant de pouvoir couper un peu de la ville un peu bruyante pour venir en forêt et profiter de la nature », se réjouit Laurent Pigagnon, un Mauricien en promenade dominicale dans la forêt. « On doit tout faire pour préserver cette forêt, abonde Issiaka Kamaté, un autre promeneur. Sans elle, on aurait beaucoup de malades à Abidjan. »
« Pour les générations futures »
L’entretien de cette grande forêt urbaine coûte 200 millions de francs CFA par an (305 000 euros), selon l’OIPR, qui espère davantage de « subventions du gouvernement afin de la préserver pour les générations futures ».
La Côte d’Ivoire dispose de 14 parcs et réserves qui s’étendent sur 2 millions d’hectares, représentatifs des différents écosystèmes du pays, selon l’OIPR.
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Le pays n’a plus que 3 millions d’hectares de forêts, contre 16 millions dans les années 1960, en raison de la déforestation massive engendrée par la culture du cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. Chaque année, selon les chiffres officiels, pas moins de 300 000 hectares disparaissent.
<https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/03/24/en-cote-d-ivoire-face-a-l-urbanisation-sauvage-le-parc-du-banco-poumon-vert-d-abidjan-se-barricade_6118927_3212.html>
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6- Des scientifiques ont découvert un antidote naturel à une espèce invasive de fourmis aux Etats-Unis, AFP, 29/03/22, 01:00
Issam Ahmed

Des scientifiques étudiant des fourmis qui ravagent depuis 20 ans la faune dans le sud-est des Etats-Unis ont peut-être trouvé un antidote naturel, un pathogène semblable à un champignon, pour se débarrasser de cette espèce invasive venue d'Amérique du Sud.
L'étude des chercheurs de l'Université du Texas à Austin a été publiée lundi par l'Académie des sciences américaine.
L'auteur principal, Edward LeBrun, a affirmé à l'AFP que ce champignon avait déjà mené à l'extinction des poches de fourmis et qu'il allait être testé au printemps dans des environnements sensibles du Texas pour protéger des espèces en danger.
Les fourmis folles fauves (Nylanderia fulva, parfois nommées fourmis folles de Rasberry), nommée ainsi en raison de leurs déplacements erratiques, viennent d'Argentine et du Brésil et ont été introduites aux Etats-Unis par bateau. 
Elles ont chassé une autre espèce invasive de fourmis, dites "de feu" à cause de leur venin qui provoque des piqûres douloureuses, et s'attaque aux animaux - scorpions, serpents, lézards, oiseaux - en secrétant un acide formique qui les protègent aussi du venin de leurs cousines. 
"C'est un spectacle d'horreur", dit Edward LeBrun en décrivant des rivières de fourmis colonisant des arbres dans une zone du parc Estero Llano Grande au Texas où la faune locale a disparu.
Elles détruisent les écosystèmes mais sont aussi "une plaie" pour les humains, souligne le scientifique. Les fourmis colonisent les systèmes électriques, faisant sauter des compteurs, des climatisations et des pompes.
Elles ne réagissent qu'à des pesticides très toxiques, qui ne font que ralentir leur progression et laissent des montagnes de fourmis mortes qu'il faut ensuite évacuer.
- Fourmis de Troie - 
Il y a environ huit ans, Edward LeBrun et l'un des co-auteurs de l'étude Rob Plowes ont découvert que des cadavres de fourmis récupérées en Floride avaient l'estomac anormalement gonflé par de la graisse.
Les analyses ont révélé la présence de spores d'une espèce de microsporidies, un type de champignon pathogène, inconnue jusque-là.
Les microsporidies envahissent généralement les cellules graisseuses des insectes, les transformant en usines à fabriquer des spores.
L'origine de ce pathogène n'est pas claire : peut-être l'Amérique du Sud ou un autre insecte. 
Toujours est-il qu'il essaime au Texas. Sur les 15 colonies étudiées en huit ans, chaque population a baissé quand le pathogène y était détecté, et 60% de ces colonies sont mortes.
Dans le cadre de ses expériences, les chercheurs ont introduit des fourmis infectées par le pathogène au sein d'une colonie non-infectée dans une zone protégée, en plaçant un hot-dog pour que les deux groupes se mélangent.
Les fourmis folles vivent dans des "supercolonies" où les groupes ne se battent pas pour un territoire. C'est un énorme avantage pour coloniser de nouvelles zones, mais aussi leur plus grande faiblesse, qui permet ainsi au pathogène de se répandre librement.
L'expérience a été couronnée de succès, en menant à l'extinction la population de cette colonie en quelques années. Les larves contaminées par des fourmis ouvrières infectées étaient particulièrement fragiles.
Pour Edward LeBrun, il y a deux bonnes nouvelles: un pathogène d'origine naturelle vise spécifiquement des espèces invasives, limitant leur capacité à envahir un écosystème, et les scientifiques peuvent accélérer la propagation de ce pathogène pour en finir plus vite avec les fourmis folles fauves. 
Mais ce processus demandera du temps et les fourmis ne disparaîtront pas du jour au lendemain, souligne le chercheur.
<https://www.letemps.ch/sciences/etatsunis-scientifiques-ont-decouvert-un-antidote-naturel-une-espece-invasive-fourmis>
Sur le même sujet : 
> Invasive crazy ants could meet their match in a mysterious, funguslike pathogen <https://www.science.org/content/article/invasive-crazy-ants-could-meet-their-match-mysterious-funguslike-pathogen>, Science, 28 mars 2022
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7- Les mangroves du Panama, étape privilégiée pour les oiseaux migrateurs du continent américain, AFP, 29/03/22, 10:00
Juan José Rodríguez

Dans la baie de Panama, à seulement quelques kilomètres des gratte-ciel de la capitale, tous les ans plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux transitent par la mangrove de Juan Diaz, ses palétuviers et arbres fruitiers dont les oiseaux font leur provende.
Les mangroves de Panama, sont une "étape stratégique" des oiseaux migrateurs entre le nord et le sud du continent américain qui y trouvent de quoi "s'alimenter et emmagasiner l'énergie dont ils ont besoin pour continuer le voyage", explique à l'AFP Rosabel Miro, directrice de la Société Audubon de défense de l'environnement.
Perroquets, iguanes, crabes, crevettes et coquillages abondent aussi dans les eaux marécageuses entre les racines de palétuviers.
Certains oiseaux viennent de l'Arctique, d'Alaska, du Canada, des jungles d'Amazonie ou encore du Chili et d'Argentine : sucriers à ventre jaune, tangaras, merles noirs, passereaux... qui migrent entre l'Amérique du nord et l'Amérique du sud.
"Ils font étape ici. Ils mangent, ils s'alimentent de ce que nous leur laissons et de ce qu'ils trouvent dans les zones humides. C'est comme un complexe balnéaire" pour oiseaux, s'enthousiasme Rosabel Miro.
La mangrove de Juan Diaz est veillée de près par la Convention Ramsar pour la protection des zones humides, considérée parmi les plus importants habitats stratégiques de l'hémisphère occidental pour la migration des oiseaux. 
Selon le ministère panaméen de l'environnement, les côtes pacifiques et caraïbes du pays abritent la plus grande variété de palétuviers du continent américain, avec 12 des 75 espèces répertoriées dans le monde.
- Ecosystème menacé -
Mais ces mangroves ne s'étalent plus que sur 165.000 hectares, soit moins de la moitié qu'il y a moins d'un demi-siècle. 
L'élevage et l'activité agricole ainsi que les constructions et travaux publics constituent les principales menaces pour ces zones humides côtières, selon le ministère.
Et les oiseaux doivent partager la mangrove avec boîtes de conserve, bouteilles en plastique, pneus ou vieilles chaussures amenés là par les marées.
"Tout ce que charrient les cours d'eau arrive à la mer, et arrive ensuite dans la mangrove", déplore Natalia Tejedor, chercheuse à l'Université Technologique de Panama.
Les mangroves ne sont pas seulement précieuses pour les oiseaux : elles protègent les côtes de l'érosion et alimentent beaucoup d'espèces marines commerciales. 
Enfin, elles sont d'efficaces puits à carbone et de gaz à effet de serre.
C'est pourquoi la paix de la mangrove de Juan Diaz est régulièrement troublée par le crissement de pas des visiteurs qui veillent sur elle : les instruments qui truffent une tour de 30 mètres de haut mesurent le rayonnement du soleil, la capture du carbone et l'humidité.
Les données collectées permettent de savoir avec précision l'apport des mangroves à la protection de l'environnement, explique Natalia Tejedor.
"Comment pouvons-nous demander aux décideurs de protéger les mangroves ? (En montrant) leurs bienfaits. Entre autres pour la capture du carbone", explique la chercheuse. "Maintenant, avec les accords de Paris (pour combattre le changement climatique), tous les pays sont concernés", souligne-t-elle.
Les mangroves "sont la première barrière entre la terre ferme et la mer, elles sont essentielles. Elles sont tout simplement la première forêt qui nous protège", plaide de son côté Juliana Chavarria, technicienne du projet Charbon Bleu qui étudie ce milieu.
Selon les autorités panaméennes, le pays est l'un des rares à pouvoir se vanter d'avoir un bilan carbone négatif, c'est-à-dire qu'il absorbe plus de gaz à effet de serre qu'il n'en émet.
En langue autochtone précolombienne, Panama signifie "abondance de poissons, et abondance de poissons, c'est abondance de mangroves. 
Dans la mesure où nous protégeons ces écosystèmes, nous assurerons notre alimentation et nos ressources", souligne Juliana Chavarria.
<https://www.rtbf.be/article/les-mangroves-du-panama-etape-privilegiee-pour-les-oiseaux-migrateurs-du-continent-americain-10964701>
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8- Biodiversité : Protéger 30 % de la planète n'est que le début d'une vraie solution à long terme, 20 Minutes avec agences, 29/03/22, 16h20

Environnement. L’enjeu est plus complexe et va au-delà de la simple création de zones protégées
Protéger au moins 30 % de la planète d’ici à 2030. C’est l’objectif environnemental, baptisé « 30x30 », qui semble se dessiner dans le cadre de récentes négociations organisées jusqu’à ce mardi à Genève ( Suisse). Un accord sur la protection de la biodiversité sera adopté plus tard dans l’année.
En 2020, 17 % de la surface terrestre et 7 % des zones marines et côtières étaient protégés. L’objectif initial était de 17 % et 10 %. Pour parvenir à 30 %, les pays tablent sur de nouvelles « mesures de conservation efficaces et équitables » (OECM), incluant des zones avec des activités humaines compatibles avec la protection de la nature.
Inclure les communautés autochtones
Mais l’objectif 30x30 n’est qu’une partie de l’équation pour sauver la planète, avertit un responsable de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN). Le futur accord devra aussi s’assurer que les aires protégées soient gérées efficacement et équitablement. Un sujet sensible pour les peuples autochtones, qui vivent sur des territoires abritant 80 % de la biodiversité restante, selon un rapport récent du Giec.
La création d’OECM ouvre la voie à l’inclusion des terres gérées et possédées par les peuples autochtones. Mais ces derniers veulent être sûrs qu’ils auront leur mot à dire. « La notion de mise sous cloche de la nature n’a pas été bonne pour les peuples autochtones » jusqu’ici, fait remarquer Jennifer Tauli Corpuz, de l’association Nia Tero et représentante des peuples autochtones.
>> Suite à lire à :
<https://www.20minutes.fr/planete/3261815-20220329-biodiversite-proteger-30-planete-debut-vraie-solution-long-terme>
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9- Reportage. Le chat forestier, un des rares félins sauvages d’Europe, en expansion en France, Le Monde, 30/03/22, 05h31
Angela Bolis (Massif des Corbières (Aude), envoyée spéciale)

L’espèce profite de la déprise agricole pour regagner peu à peu ses anciens territoires. Dans les forêts de l’Aude, des naturalistes cherchent les traces de sa lente progression.
Sur un sentier du massif des Corbières, dans l’Aude, Maxime Belaud fait défiler les images prises par son piège photo. Soudain, il apparaît : un gros chat au pelage gris fauve légèrement marbré. Sa queue touffue, ornée d’anneaux noirs, ne laisse guère de doute : c’est un chat forestier, Felis silvestris silvestris, l’un des deux félins sauvages d’Europe avec le lynx. « Un beau mâle », estime M. Belaud, de l’association Nature en Occitanie.
L’animal hésite, hume les sous-bois… « Et voilà, il se frotte au tronc au lieu d’utiliser mon piège à poils ! », peste le naturaliste. Cette fois, il n’y aura donc rien à collecter sur la brosse en bois, imprégnée de racines de valériane pour attirer les matous. Mais peu importe : depuis décembre 2021, l’association a pu récolter suffisamment de clichés et d’échantillons pour confirmer, sous réserve des analyses génétiques, la présence de chats forestiers dans le secteur. Et élargir encore un peu son aire de répartition officielle.
Depuis quelques années, les découvertes se succèdent sur le petit félin, qui connaît une indéniable expansion en France. En 2020, l’Office français de la biodiversité (OFB) attestait sa présence dans l’Hérault. Peu après, il était photographié pour la première fois dans la Drôme par des chasseurs – sans analyses génétiques néanmoins. En 2021, l’association Nature en Occitanie dévoilait sa présence sur la montagne Noire, dans le Tarn, avec quelque 70 échantillons de poils et 400 clichés à l’appui.
> Lire aussi Le « chat-renard » corse, un mythe devenu réalité
Cette nouvelle étude dans l’Aude, qui touche à sa fin, vise à mieux comprendre les connexions entre les chats de la montagne Noire et ceux des Pyrénées, foyer relictuel où ils n’ont jamais disparu. « On essaie de faire ressortir les chemins empruntés par l’espèce pour recoloniser le territoire, en concentrant nos recherches sur les corridors écologiques : les haies, les ripisylves [boisements bordant les cours d’eau], les îlots forestiers…, explique Maxime Belaud. On cherche aussi à savoir si l’autoroute A61, qui passe entre les deux secteurs, constitue un obstacle. »Plus largement, l’association coopère avec l’OFB pour cartographier sa présence dans toute l’Occitanie : l’établissement public prospecte de son côté dans l’Aveyron, le Lot et la Lozère.
Lente reconquête
L’expansion du chat forestier semble s’accélérer depuis quelques années, mais elle n’est pas nouvelle. Dès les années 1980 et 1990, les premières études sur sa répartition montraient déjà une dynamique favorable : ses effectifs se densifiaient dans les foyers les plus anciens.
En plus des Pyrénées, le quart nord-est de l’Hexagone abrite la plus grande population de chats sauvages en France, où ils n’ont jamais disparu non plus. Depuis ces deux zones sources, l’espèce a ensuite entamé sa lente reconquête. En 2008, un vaste état des lieux, s’appuyant sur la collecte de dépouilles victimes de collisions routières, établit sa présence dans quarante-quatre départements français.
Aujourd’hui, il est observé dans cinquante-quatre départements, après avoir recolonisé la région Centre, une grande partie de l’Auvergne et du Limousin, la Savoie, l’Isère… « Et ça ne va pas s’arrêter là !, s’enthousiasme François Léger, spécialiste de cette espèce à l’OFB. Dans un avenir proche, on aura une coagulation des deux populations, celle du Nord-Est et celle du Sud-Ouest, probablement entre l’Aveyron et la Lozère. La population sera ainsi continue depuis le Portugal et l’Espagne, jusqu’en Belgique, en Allemagne et en Suisse. » Au-delà des frontières françaises, le chat forestier se propage partout en Europe occidentale – à l’exception des pays du pourtour méditerranéen, où il se porte moins bien.
A quoi doit-il cette santé rayonnante ? Le petit félin profite de la déprise agricole et de l’avancée des forêts, retrouvant peu à peu son habitat favori : des bois et des prairies naturelles, en plaine ou en moyenne montagne. Son statut d’espèce protégée, acquis en 1979, porte aussi ses fruits. Jusqu’au XXe siècle, le chat était piégé pour sa fourrure, ou parce qu’il était considéré comme un nuisible, concurrençant les chasseurs sur le petit gibier. Des légendes circulaient sur sa prétendue férocité. Persécuté, le chat sauvage était aussi très mal connu. « Les premières études sur l’espèce ont été lancées en Lorraine dans les années 1960, relate François Léger. Au départ, le but était déjà de le distinguer du chat domestique, grâce à des éléments de son pelage, la taille de son crâne et de son intestin… Il y avait encore beaucoup de confusion, et des connaissances très grossières sur sa répartition. »
Le danger de l’hybridation
Aujourd’hui, l’espèce est mieux connue, même si elle reste discrète. « Quand je fais des conférences, les gens sont très étonnés de découvrir qu’il vit autour de chez eux ! », raconte M. Léger. Chasseur nocturne, somnolent le jour à l’abri des fourrés, le chat forestier passe inaperçu. Si on a quelques chances de l’apercevoir, c’est plutôt l’été, quand il traque les petits rongeurs, les oiseaux et reptiles dans les prairies fauchées – les femelles, surtout, aiment y emmener leurs chatons pour leur apprendre à chasser. Encore faut-il ne pas le confondre avec un chat domestique.
Sa proximité avec l’animal de compagnie est telle qu’il peut se reproduire avec lui et engendrer des descendants fertiles. Seule ombre au tableau, cette hybridation fragilise l’espèce, en plus de l’urbanisation, de l’intensification agricole et des routes qui rongent son habitat. « Au niveau national, on a estimé un taux d’hybridation entre 10 % et 20 % en moyenne, rapporte Sébastien Devillard, chercheur en écologie évolutive à l’université Lyon 1. Sur le long terme, ça peut suffire à polluer son intégrité génétique, et constituer une menace pour sa conservation. »
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La cohabitation est pourtant ancienne entre Felis silvestris silvestris – l’espèce européenne, jamais domestiquée – et Felis silvestris catus, le chat domestique, qui descend, lui, d’une autre sous-espèce : Felis silvestris lybica, originaire d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Cette dernière aurait été domestiquée dans le Croissant fertile et en Egypte il y a environ huit mille ans, avec la naissance de l’agriculture, puis introduite il y a quatre mille à six mille ans en Europe. Mais ses effectifs ont explosé bien plus récemment : il y a aujourd’hui plus de quatorze millions de chats dans les foyers français.
Dans les milieux anthropisés, la probabilité pour un chat sauvage de rencontrer son cousin domestique est donc élevée… surtout si sa propre population est faible. Dans la montagne Noire, les échantillons analysés par Nature en Occitanie ont révélé 70 % de chats forestiers hybrides. Inquiète, l’association prévoit d’y mener une campagne de sensibilisation pour inciter les propriétaires de chats à stériliser leur animal.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/30/le-chat-forestier-un-des-rares-felins-sauvages-d-europe-en-expansion-en-france_6119720_3244.html>
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10- Le patron des chasseurs, soutien sans faille du président candidat, Le Monde, 30/01/22, 11h17 
Perrine Mouterde

Willy Schraen a annoncé mercredi qu’il voterait dès le premier tour pour Emmanuel Macron, en saluant un quinquennat au cours duquel « aucune loi n’a abîmé la chasse ». 
Le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) n’a jamais fait mystère des liens privilégiés qu’il entretenait avec Emmanuel Macron. Mercredi 30 mars, il a confirmé son soutien en annonçant, dans une interview au Parisien, qu’il voterait pour lui dès le premier tour de l’élection présidentielle. « Emmanuel Macron mettra toute son énergie pour répondre à nos demandes, assure-t-il. Il ne m’a pas déçu. Aucune loi ou amendement pouvant abîmer la chasse n’a été adopté dans ce quinquennat. »
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Alors que le programme du candidat sur le sujet doit être précisé dans une lettre envoyée d’ici quarante-huit heures aux présidents départementaux de chasse, Willy Schraen en détaille également certains points : le président « devrait s’engager sur l’indemnisation des dégâts de gibier, une police rurale de proximité, les chasses traditionnelles », explique-t-il.
Réagissant à cet entretien, le candidat écologiste Yannick Jadot a appelé à la création d’une loi de séparation des lobbys et de l’Etat. « C’est quand même incroyable, vous avez le patron de la fédération de chasse qui dit : voilà ce que le président de la République va annoncer en faveur de la chasse, a-t-il critiqué. Vous avez un patron de fédération qui, au fond, considère qu’il peut parler à la place du président de la République. »
Des chasses contestées
L’entourage du candidat conteste toutefois cette version. « Ce n’est pas Willy Schraen qui fait notre programme sur la chasse et nous ne sommes pas responsables de nos soutiens », assure le député La République en marche Jean-Charles Colas-Roy, qui s’occupe des questions environnementales dans le cadre de la campagne.
Les éléments de programme soulignés par Willy Schraen avaient en réalité été annoncés le 22 mars, lors d’un congrès organisé par la FNC, au cours duquel six candidats (ou leurs représentants) étaient venus présenter leur vision de la chasse et de la ruralité. Ni Yannick Jadot ni l’« insoumis » Jean-Luc Mélenchon, qui prônent l’interdiction de la chasse pendant les week-ends et les vacances scolaires, n’avaient été conviés.
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A cette occasion, Marc Fesneau, le représentant d’Emmanuel Macron, a rappelé « l’attachement particulier » du président à la chasse et aux chasseurs. Devant ces derniers, le ministre chargé des relations avec le Parlement français a réaffirmé que les chasses traditionnelles « étaient conformes au droit » et « ne posaient pas de problèmes en matière de biodiversité ».
Ces chasses sont pourtant largement contestées : chaque année, le gouvernement prend des arrêtés pour les autoriser, de façon dérogatoire. Chaque année, ces arrêtés sont contestés, notamment par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). La justice a déjà affirmé qu’une partie de ces méthodes de chasse – notamment avec des filets ou des cages – étaient illégales et contraires à la directive européenne de protection des oiseaux.
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« Cadeaux »
Marc Fesneau a également affirmé le 22 mars que l’Etat soutiendrait la mise en œuvre de l’accord conclu entre la FNC et les organisations agricoles concernant les dégâts causés aux récoltes par le gibier. Un agriculteur dont les champs ont été saccagés par certaines espèces peut réclamer une indemnisation à la fédération départementale des chasseurs de son département. La facture totale n’a cessé d’augmenter en raison de la prolifération des sangliers, s’élevant à 80 millions d’euros par an. « Nous demandons que l’Etat nous aide dans le cadre de l’accord conclu avec les agriculteurs visant à réduire ces dégâts de 30 % », explique Thierry Coste, conseiller politique de la FNC.
Outre Yannick Jadot, d’autres prétendants à l’Elysée ont réagi aux propos de Willy Schraen, la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, jugeant notamment que le patron des chasseurs n’était pas « dans son rôle » en se positionnant politiquement. La LPO, qui a dénoncé les « cadeaux » faits aux chasseurs tout au long du quinquennat, s’est, elle, dite « affligée » par ces annonces : « Pour le président, la chasse pèse plus lourd que la protection de la nature, au mépris des préoccupations des Français », a regretté Allain Bougrain-Dubourg, le président de l’organisation.
> Lire aussi Un quinquennat très attentif aux chasseurs, moins à la protection de la nature
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/31/le-patron-des-chasseurs-soutien-sans-faille-du-president-candidat_6119940_3244.html>
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11- L'"hormone de l'amour" transforme les lions en chatons, AFP, 30/03/22, 23:00
Issam Ahmed

Durant des années, des scientifiques ont pulvérisé de l'ocytocine, surnommée l'hormone de l'amour, sur le nez de lions. Résultat: ceux-ci sont devenus bien plus amicaux avec leurs voisins, et moins prompts à rugir contre les lions qu'ils ne connaissaient pas.
Ces travaux, publiés mercredi dans la revue iScience, pourraient apporter une aide précieuse face à l'expansion urbaine, qui force certains à animaux à se regrouper dans des réserves. 
"J'ai toujours aimé les lions", a expliqué à l'AFP Jessica Burkhart, neuroscientifique et auteure principale de l'étude. Après avoir étudié les cerveaux de ces animaux en laboratoire, elle a voulu les observer dans la vraie vie. 
Si les chats ont la réputation d'être indépendants, les lions vont à l'encontre de cette tendance. Ils vivent en groupes, et gagnent et défendent des territoires dans la savane africaine. 
"Les lions mâles, par exemple, quittent leur groupe quand ils ont quelques années, rencontrent d'autres mâles qu'ils ne connaissent pas (...), avec lesquels ils vont tisser des liens pour la vie", a-t-elle expliqué. 
Ce genre de comportement indique que les lions -- contrairement aux solitaires léopards ou guépards -- sont biologiquement programmés pour être sociaux dans certaines situations. Ce qui en faisait un animal intéressant pour tester l'ocytocine.
- Plus grande tolérance - 
L'ocytocine renforce les liens sociaux. Elle apparaît dans le cerveau d'une mère regardant les yeux de son nouveau-né, provoquant un sentiment de bonheur et de bien-être. Certains thérapeutes suggèrent même à des couples confrontés à des problèmes conjugaux de se regarder dans les yeux, afin de libérer de l'ocytocine.
Des effets similaires ont été observés chez d'autres espèces, par exemple entre des humains et leurs chiens. 
Jessica Burkhart et ses collègues ont travaillé dans la réserve de Dinokeng en Afrique du Sud, en utilisant des morceaux de viande pour appâter les lions. 
L'hormone devait être pulvérisée directement sur leur nez, en utilisant ce qui ressemblait à une ancienne bouteille de parfum, afin d'atteindre directement le cerveau.
Les 23 lions ayant reçu le traitement se sont révélés mieux tolérer les autres lions dans leur espace, notamment en possession d'un objet désirable.
"Une fois les lions ayant reçu l'ocytocine, on leur a donné leur jouet favori, et nous avons vu la distance (entre eux et leurs congénères) réduite de 7 mètres sans traitement, à 3,5 mètres avec", a détaillé Jessica Burkhart. 
Les lions traités ne rugissaient par ailleurs plus en retour à l'écoute d'enregistrements de rugissements d'intrus -- contrairement aux lions n'ayant reçu aucun traitement, ou à d'autres sur lesquels avait seulement été pulvérisée une solution saline. 
- Une crainte -
Cette agressivité réduite à l'encontre des lions étrangers est particulièrement encourageante, selon la chercheuse, car l'ocytocine est aussi connue pour un effet pervers chez les humains : si elle provoque des sentiments positifs envers les personnes proches, elle peut aussi accroître les rivalités envers les personnes extérieures.
Selon Jessica Burkhart, ce traitement pourrait être utile dans plusieurs scénarios. 
D'abord, il pourrait aider les lions secourus de cirques ou de zoos en zone de guerre, et ensuite placés dans des refuges. 
De plus, les lions sont confrontés à un problème croissant : les villes s'étendent et empiètent de plus en plus sur leur territoire. Les défenseurs des animaux doivent ainsi les transporter dans des réserves, où des groupes ne se connaissant pas sont forcés de se côtoyer. L'ocytocine pourrait ici aider à prévenir les conflits. 
Enfin, le traitement pourrait aussi aider lorsque les lions sont remis dans la nature, afin qu'ils s'adaptent mieux à leur nouvel environnement social, en les rendant "plus curieux et moins peureux", selon Mme Burkhart. 
Mais le traitement soulève aussi une crainte : que des personnes peu scrupuleuses -- dans la veine de responsables de zoos dépeints dans la série documentaire "Au royaume des fauves" -- l'utilisent pour permettre aux visiteurs de caresser des animaux. Une pratique très critiquée par les associations. 
"Il existe bel et bien des personnes corrompues. Mais on peut espérer que l'ocytocine aidera davantage qu'elle ne causera de dommages", souhaite la chercheuse.
<https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20220330-l-hormone-de-l-amour-transforme-les-lions-en-chatons>
Sur le même sujet :
> Pour rendre les lions plus pacifiques, la neuroscientifique Jessica Burkhart utilise l’ocytocine, l’hormone de l’amour <https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/l-etoile-du-jour/pour-rendre-les-lions-plus-pacifiques-la-neuroscientifique-jessica-burkhart-utilise-locytocine-lhormone-de-lamour_5023186.html>, Radio France, 01/04/22, 09:19
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12- Les poissons aussi ont la bosse des maths, AFP, 31/03/22, 18:00

Le cercle des animaux forts en maths s'élargit : après les primates, les abeilles et les oiseaux, des poissons d'eau douce ont montré des capacités numériques élaborées allant jusqu'au calcul, selon une étude parue jeudi.
La faculté à percevoir les quantités a été démontrée chez tous les vertébrés, et même certains invertébrés. Elle s'avère vitale quand il s'agit de chercher de la nourriture, éviter les prédateurs, choisir son partenaire ou se déplacer en groupe.
Mais les éthologues s'interrogent sur la manière dont s'opère cette différentiation numérique : simple estimation fondée sur la taille ou capacité plus fine à dénombrer ? Des études ont révélé que certains singes, perroquets, pigeons, araignées et abeilles, savaient traiter une information numérique isolée, allant jusqu'à résoudre des opérations simples.
Une expérience menée à l'Institut de zoologie de l'Université de Bonn (Allemagne), décrite dans la revue Scientific Reports, révèle que des poissons possèdent, eux aussi, ce don pour l'arithmétique : le mbuna zébré ("pseudotropheus zebra", un cichlidé à rayures) et la raie à ocelle ("potamotrygon motoro"), deux espèces d'eau douce.
Huit individus de chaque espèce ont été soumis à plusieurs centaines de tests, pratiqués dans des grands bassins spécifiquement conçus pour pouvoir observer leurs performances. Ils y étaient entraînés à reconnaître la couleur bleue comme symbole d'addition et la couleur jaune comme symbole de soustraction, par un facteur de un.
On leur présentait des cartes avec un certain nombre de formes bleues ou jaunes, puis deux portes coulissantes flanquées chacune d'une carte avec un autre nombre de formes - et dont une seule était la bonne réponse.
Par exemple, on montrait à un poisson une carte avec trois formes bleues, et il lui fallait calculer que puisqu'il s'agissait d'une addition il devait nager vers la porte associée à une carte avec quatre formes bleues. A l'inverse, si on leur présentait une carte avec quatre formes jaunes, ils devaient se diriger vers la porte associée à une carte comptant une forme de moins.
Si les poissons franchissaient la bonne porte, ils étaient récompensés : granules pour les mbuna, vers et petites crevettes pour les raies. Résultat : six des mbuna et quatre des raies ont réussi à associer systématiquement le bleu à l'addition (+1) et le jaune à la soustraction (-1).
L'exercice a demandé un peu plus de temps aux mbuna qu'aux raies, et pour les deux espèces, l'addition fut plus facile à retenir que la soustraction, précise l'étude.
Ces travaux révèlent de nouvelles capacités cognitives chez les poissons, concluent les auteurs. Elles pourraient aider les deux espèces à reconnaître leurs congénères par leur apparence, par exemple en comptant les rayures ou les taches sur leurs corps, suggèrent-ils.
<https://information.tv5monde.com/info/les-poissons-aussi-ont-la-bosse-des-maths-451056>
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13- Plus de 140 tarentules saisies à l'aéroport de Bogota, AFP, 01/04/22, 03:00

Quelque 143 tarentules destinées au Mexique ont été saisies jeudi par les autorités colombiennes, lors d'une opération de lutte contre le trafic d'animaux à l'aéroport de Bogota, a annoncé le ministère de l'Environnement colombien.
Les araignées, dont douze ont été retrouvées mortes asphyxiées, étaient dissimulées dans des sacs en plastique à bord d'un avion cargo, a précisé le ministère dans un communiqué.
La cargaison "ne disposait pas des documents certifiant son origine" ni des autorisations permettant son transport en toute légalité, a-t-il ajouté.
Selon l'Union internationale de conservation de la nature (UICN), les tarentules sont vendues illégalement car prisées sur le marché des animaux de compagnie, en raison de leur caractère docile et de leurs couleurs.
La police a ouvert une enquête pour identifier l'"expéditeur et le destinataire" des araignées. En novembre, 232 tarentules destinées à l'Europe avaient déjà été saisies en Colombie. 
La loi prévoit des sanctions pénales et des amendes très importantes à l'encontre des personnes accusées de trafic d'animaux, dans l'un des pays au monde à la biodiversité la plus riche.
<https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/arthropodes/plus-de-140-tarentules-saisies-a-l-aeroport-de-bogota_162637>
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14- Sous les tropiques, les oiseaux chanteurs prennent des couleurs, AFP, 04/04/22, 18:00

Les naturalistes du XIXe siècle l'avaient pressenti, c'est désormais prouvé : les oiseaux des tropiques sont plus colorés que leurs congénères des zones tempérées, obéissant à un schéma géographique bien spécifique qu'une étude vient de mettre au jour.
Durant leurs expéditions tropicales, les biologistes européens Charles Darwin, Alexander von Humboldt et Alfred Russel Wallace avaient décrit cette richesse si colorée de la flore et de la faune par rapport aux espèces des latitudes septentrionales. 
"Plus on approche des tropiques, plus augmentent la variété des structures, la grâce des formes et le mélange des couleurs", s'émerveillait ainsi le naturaliste allemand Humboldt (1769-1859), qui explora notamment la jungle amazonienne.
Depuis, plusieurs scientifiques ont suspecté l'existence d'une sorte de schéma géographique de coloration des espèces, variant en fonction de la latitude, mais sans pouvoir en apporter la preuve. 
Pour confirmer l'hypothèse, des biologistes de l'Université britannique de Sheffield ont étudié plus de 4.500 espèces de passereaux, la plus grande famille d'oiseaux chanteurs (hirondelles, pies, alouettes, rossignols, merles, mésanges, tangaras de paradis...), bien répartie à travers le monde.
Ils ont passé au crible les plumages de spécimens adultes (mâles et femelles) issus des collections du Muséum d'histoire naturelle de Tring, en Angleterre : chacun a été pris en photo sur un fond noir, sous trois angles différents, avec et sans filtre UV. 
Grâce à une méthode d'apprentissage profond (un des domaines de l'intelligence artificielle), ils ont extrait de ces séances photo 1.500 pixels par plumage. Sur cette base, ils ont pu mesurer un "taux" de coloration de chaque espèce, puis le comparer à la localisation de l'oiseau, avec un système de scores.
Les résultats ont confirmé que plus on s'approchait de l'équateur, plus les couleurs étaient vives, et qu'elles ternissaient à mesure qu'on s'en éloignait. Une sorte de "règle biogéographique", globalement valable pour les deux sexes, malgré de légères différences.
Quelle en est la cause ? Plusieurs explications ont été avancées, dont celle d'Alfred Russel Wallace qui voyait dans la luxuriante végétation des forêts tropicales un camouflage naturel permettant aux couleurs vives des oiseaux de s'épanouir toute l'année, quand leurs congénères des forêts tempérées ont dû adapter leur plumage aux arbres dénudés de l'hiver.
Une prédiction que l'étude a confirmée. "Nous avons trouvé que la coloration était plus élevée chez les oiseaux en habitat dense, comme les forêts tropicales", dit à l'AFP Christopher Cooney. Autre facteur avancé : l'alimentation, puisque les oiseaux se nourrissant de fruits et de nectar, davantage présents aux latitudes tropicales, présentent des couleurs plus vives, ajoute-t-il. 
Ses recherches établissent aussi une corrélation entre diversité des espèces et variété des couleurs, suggérant que cela puisse servir aux oiseaux "à mieux se distinguer entre eux, dans un environnement foisonnant d'espèces".
<https://information.tv5monde.com/info/sous-les-tropiques-les-oiseaux-chanteurs-prennent-des-couleurs-451560>
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15- « Les étudier, c’est apprendre l’humilité » : ce que nous racontent les fourmis, Le JDD, 04/04/22
Marianne Enault

Dans un livre à paraître mercredi, deux chercheurs s’interrogent sur ces petites bêtes qui fascinent les hommes mais dont ils se préoccupent peu : les fourmis.
Alors, les fourmis, plutôt Bernard Werber, auteur de la célèbre trilogie, ou Jean de La Fontaine, poète des Fables ? « Ni l’un ni l’autre, répondent en chœur Audrey Dussutour et Antoine Wystrach, deux spécialistes français de l’insecte. Chez Werber, la fourmi est trop humanisée. Chez La Fontaine, elle travaille tout le temps. Où sont passées les fourmis qui ne font rien du tout ? » Les deux chercheurs – « myrmécologues » de renom qui travaillent au Centre de recherches sur la cognition animale à l’université de Toulouse – se sont lancé un défi : raconter non pas la fourmi, mais les fourmis. « Derrière ce mot se cachent des milliers de mondes, observe Audrey Dussutour. On a identifié 13 000 espèces ! »
Un chaos organisé
Pour plonger dans cet univers minuscule, sur tous les continents, sauf l’Antarctique, les deux éthologues invitent les humains, dans un livre à paraître mercredi*, à regarder le monde du point de vue de l’insecte. Les fourmis nous fascinent, nous leur prêtons des caractéristiques humaines, et pourtant nous n’hésitons pas à les écraser du bout du pied. Pourquoi ?
Il n’est pas rare d’observer à un niveau individuel des fourmis qui ne font strictement rien ou, pire, qui ralentissent et même sapent le travail des autres
Il faut déjà démonter quelques clichés, dont celui d’une société ultra-organisée, souvent idéalisée. « De loin, l’harmonie semble régner au sein de la colonie. Le travail s’organise collectivement, que ce soit la récolte, la construction ou le soin apporté aux jeunes. […] Mais il n’est pas rare d’observer à un niveau individuel des fourmis qui ne font strictement rien ou, pire, qui ralentissent et même sapent le travail des autres », écrivent les auteurs.
> Lire aussi - Exclusif. En Île-de-France, un quart des insectes sont menacés de disparition « à très court terme »
Pour eux, les fourmis, c’est Wikipédia : un chaos organisé. Ensuite, les chercheurs nous livrent une information de taille : seules de 5 à 10 % des fourmis – les « fourrageuses » – s’aventurent à l’extérieur de leur nid à la recherche de nourriture, quand les autres ne verront jamais la lumière du jour. « Lorsque vous vous débarrassez de toutes les fourmis qui courent dans votre cuisine, vous exterminez en réalité une petite fraction de la colonie », décrit Audrey Dussutour.
En s’intéressant aux seules fourmis que nous pouvons observer à l’air libre, les deux scientifiques ont découvert leurs stratégies les plus folles pour apporter à manger à leurs congénères et échapper à leurs prédateurs. Ainsi, en Amazonie, la fourmi tortue, grimpée aux arbres en quête d’un repas, se jette dans le vide à l’approche d’un nuisible. Une chute mortelle ? Des idées suicidaires ? « En réalité, elle a hérité d’un réflexe ancestral, décrit Antoine Wystrach. Pour se stabiliser en l’air, elle étire à l’extrême ses pattes jusque vers le dos, tel un professionnel de la chute libre. Alors que le chat doit effectuer une rotation active pour retomber sur ses pattes, il suffit à une fourmi d’adopter cette posture pour s’équilibrer naturellement, comme un petit parachute. » Dès lors, elle n’atteint jamais le sol, où grouillent de nombreux ennemis, et trouve refuge sur l’arbre voisin.
Pour se nourrir, la même fourmi suit le chemin tracé par une consœur jusqu’au « supermarché », où elle va lui dérober la moitié de son « Caddie » ; quand la fourmi épineuse, en Indonésie, attend, elle, à la sortie du magasin pour « harceler » sa congénère qui a fait les courses. En Amérique centrale et dans le sud des États-Unis, les Dorymyrmex bicolor volent les réserves des fourmis pot de miel en leur jetant des petits cailloux, et cela peut durer des heures.
Prévoyantes, elles ont fait, bien avant l’homme, leur révolution agricole : plusieurs espèces font pousser champignons et graines dans leur fourmilière ; et elles pratiquent aussi confinement et isolement social en cas de maladie dans le nid. Mais chercher de la nourriture et se protéger n’est pas leur seul talent. Ainsi, les fourmis Atta ou « coupeuses de feuilles », qui peuplent les forêts tropicales humides, de couleur rouge orangé, sont capables de construire jusqu’à une trentaine d’autoroutes. « À l’échelle humaine, cela représenterait des tunnels de 20 kilomètres de long et de 100 mètres de large, soit la largeur de la Katy Freeway au Texas, qui est l’autoroute la plus large au monde avec ses 26 voies », illustre Audrey Dussutour.
Victimes de l’érosion de la biodiversité
Au gré des découvertes, les fourmis ont inspiré les hommes. « Il y a beaucoup d’applications sur la distribution de colis et les arrivées dans les aéroports, détaille Antoine Wystrach. Les fourmis sont aussi les championnes de la gestion des stocks. » Dans un autre registre, les fourmis des bois ont inspiré la construction de bâtiments écologiques : elles élaborent des dômes dans lesquels elles orientent les aiguilles de pin pour que l’eau puisse s’écouler et ainsi éviter les inondations. L’étude de leurs déplacements a aussi permis de résoudre le dilemme du « voyageur de commerce » : relier le maximum de villes en un minimum de temps. D’autres, évidemment, ont mauvaise réputation : si plusieurs espèces attaquent pour se défendre, certaines sont agressives par principe. Au Brésil et aux États-Unis, la fourmi de feu tue dix fois plus que les requins et provoque courts-circuits, incendies et accidents en s’insérant dans les circuits électriques. « Une vraie peste », sourit Audrey Dussutour.
Menacées, les fourmis ? Comme tous les autres insectes, elles sont victimes de l’érosion de la biodiversité. Les deux auteurs craignent des disparitions fantômes : celle de fourmis que la science n’a pas encore identifiées. « Les étudier, c’est apprendre l’humilité, défend Antoine Wystrach. Elles font la démonstration devant nos yeux de la beauté du vivant. » Une phrase à méditer lors de la prochaine invasion sur votre toile cirée.
* « L’Odyssée des fourmis », Audrey Dussutour et Antoine Wystrach <https://www.grasset.fr/livres/lodyssee-des-fourmis-9782246817192>, Grasset, 448 pages, 24 euros, parution le 6 avril.
<https://www.lejdd.fr/Societe/les-etudier-cest-apprendre-lhumilite-ce-que-nous-racontent-les-fourmis-4103498>
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En images
14- Ukraine : les animaux du zoo de Yasnohorodka laissés à l'abandon, TV5Monde, 31/03/22

Dans le zoo de Yasnohorodka, les animaux payent aussi le tribut de la guerre en Ukraine. Situé à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Kiev, ce parc familial n'a pas été épargné par les bombardements russes. Dans la précipitation, les propriétaires ont laissé des centaines de bêtes sur place. Certaines d'entre elles sont déjà mortes, les autres sont en liberté, à la recherche de nourriture.
> Vidéo (1 min 34) à voir à :
<https://information.tv5monde.com/video/ukraine-les-animaux-du-zoo-de-yasnohorodka-laisses-l-abandon>
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