[revue-presse-FNH] Petite revue de presse centrée sur biodiversité, sciences et protection du vivant et de l'univers, patrimoine + 1 publication & 1 annonce (mardi 25 janvier)

Florence de Monclin f.demonclin at fnh.org
Mar 25 Jan 08:11:03 CET 2022


Bonjour à tous,

Un petit tour d'horizon avec deux possibilités d'accès aux dépêches et articles suivants : 
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1- Vivre extrêmement vieux… comme le pin aristé <https://theconversation.com/vivre-extremement-vieux-comme-le-pin-ariste-174362>, The Conversation, 12/01/22, 21:37
2- L'Equateur agrandit sa réserve marine des Galapagos <https://www.geo.fr/environnement/lequateur-agrandit-sa-reserve-marine-des-galapagos-de-pres-de-60-207925>, AFP, 15/01/21, 02:00
3- Deux éléphants meurent au Sri Lanka après avoir mangé du plastique <http://www.slate.fr/story/222197/deux-elephants-meurent-au-sri-lanka-apres-avoir-mange-du-plastique>, Slate, 15/01/22, 12h52
4- A Washington, on se passionne pour un hibou venu de l'Arctique <https://www.geo.fr/environnement/a-washington-les-americains-se-passionnent-pour-un-hibou-venu-de-larctique-207949>, AFP, 15/01/22, 07:00
5- A Tonga, les habitants fuient le tsunami après l'éruption du volcan <https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/a-tonga-les-habitants-fuient-le-tsunami-apres-l-eruption-du-volcan_160683>, AFP, 15/01/22, 13:00
6- Des milliers de bénévoles sortent leurs jumelles pour compter les oiseaux d'eau <https://www.lepoint.fr/societe/des-milliers-de-benevoles-sortent-leurs-jumelles-pour-compter-les-oiseaux-d-eau-15-01-2022-2460572_23.php>, AFP, 15/01/22, 13:00
7- Chronique. Des nids de poissons par millions dans l’Antarctique <https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/01/16/des-nids-de-poissons-par-millions-dans-l-antarctique_6109719_1650684.html>, Le Monde, maj le 17/01/22 à 05h06
8- La journaliste Elizabeth Kolbert : "Un nombre croissant d'espèces ne peuvent plus survivre sans l'homme" <https://www.lejdd.fr/Societe/la-journaliste-elizabeth-kolbert-un-nombre-croissant-despeces-ne-peuvent-plus-survivre-sans-lhomme-4088157>, Le JDD, 18/01/21, 06h00
9- Pour se reproduire, l'éléphant de mer doit grossir, au risque d'en mourir <https://information.tv5monde.com/info/pour-se-reproduire-l-elephant-de-mer-doit-grossir-au-risque-d-en-mourir-440978>, AFP, 19/01/22, 09:00
10- En Afrique du Sud, des pumas et des lions contaminés par le Covid-19 <https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/01/19/en-afrique-du-sud-des-pumas-et-des-lions-contamines-par-le-covid-19_6110078_3212.html>, Le Monde avec AFP, 19/01/22, 09h19 
11- Pour protéger la biodiversité, des scientifiques appellent à des changements majeurs <https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/19/pour-proteger-la-biodiversite-des-scientifiques-appellent-a-des-changements-majeurs_6110090_3244.html>, Le Monde, 19/01/22, 10h49 
12- Afghanistan : les rescapés du double séisme meurtrier attendent toujours de l'aide <https://information.tv5monde.com/info/afghanistan-les-rescapes-du-double-seisme-meurtrier-attendent-toujours-de-l-aide-440997>, AFP, 19/01/22, 13:00
13- L'administration Biden vole au secours du marécage des Everglades <https://information.tv5monde.com/info/l-administration-biden-vole-au-secours-du-marecage-des-everglades-441086>, AFP, 19/01/22, 20:00
14- Un récif de coraux géants découvert au large de Tahiti <https://information.tv5monde.com/info/un-recif-de-coraux-geants-decouvert-au-large-de-tahiti-441133>, AFP, 20/01/22, 06:00
15- Au Kenya, rare naissance de jumeaux éléphants <https://information.tv5monde.com/afrique/au-kenya-rare-naissance-de-jumeaux-elephants-441228>, AFP, 20/01/22, 18:00
16- Fortes pressions sur la faune de Guadeloupe - Liste rouge des espèces menacées en France <https://uicn.fr/liste-rouge-faune-guadeloupe/>, Comité Français de l’UICN, 20/01/22
En images
17- Les Sages ont tranché : c'est bien aux chasseurs de payer les dégâts des sangliers <https://www.lci.fr/environnement-ecologie/les-chasseurs-doivent-continuer-d-indemniser-les-agriculteurs-en-cas-de-degats-de-sangliers-tranchent-les-sages-2207731.html>, TF1, journal de 13h, 20/01/22
18- Polynésie : l'exceptionnelle découverte d'un photographe français au large de Tahiti <https://www.lci.fr/voyages/video-polynesie-un-extraordinaire-jardin-de-corail-decouvert-au-large-de-tahiti-par-le-photographe-francais-alexis-rosenfeld-2207688.html>, TF1, journal de 20h, 20/01/22
19- Sri Lanka : les éléphants de la décharge <https://www.lci.fr/environnement-ecologie/video-sri-lanka-les-elephants-de-la-decharge-2207878.html>, TF1, journal de 20h, 21/01/21
Une publication
20- Des poissons dans le désert - Quand l'homme répare la nature <https://www.buchetchastel.fr/catalogue/des-poissons-dans-le-desert/>, d’Elizabeth Kolbert, Editions Buchet-Chastel, 20/01/22
Une annonce
21- Fête de la Nature : dates et thématiques 2022 <https://fetedelanature.com/newsletter-du-20-janvier-2022>, Lettre du 20/01/22

Bien à vous,
Florence

NB : En pied de page de chaque message, vous disposez d’une adresse url qui vous permet de vous abonner, de changer votre adresse mail ou de vous désabonner directement à votre gré.

NOS VŒUX : "Un autre monde est à notre portée. Puisse l’éveil des consciences nous donner le ressort de le bâtir en conduisant ensemble radicalement et progressivement cette société qui conjugue les enjeux écologiques, sociaux et économiques. Dans un sursaut salutaire, levons-nous enfin et que chacun fasse sa part !", Fondation pour la Nature et l’Homme <https://www.fnh.org/en-2022-construisons-lavenir-ensemble/>
RECORD DU JOUR : Si on recherche de la longévité, il faut se tourner vers les célèbres pins aristés de Californie qui détiennent les records d’âge, avec des individus vivants de 4 500 voire 5 000 ans, contemporains donc des pyramides d’Égypte. (cf. item 1)
DRAMES DU JOUR : — Les habitants des îles Tonga ont fui vers les hauteurs face au tsunami provoqué par une nouvelle éruption massive - entendue jusqu'à des centaines de kilomètres - du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha'apai. Coupés du monde et avec un territoire dévasté, ils doivent faire face à une pénurie d’eau potable. (cf. item 5 & suite)
— Au Sri Lanka et avec la dégradation de leur habitat naturel, deux éléphants ont été retrouvés morts dans la décharge de Pallakkadu, à l’ouest de l’île. En moins de dix ans, vingt de ces animaux sont morts dans cette décharge à ciel ouvert. (cf. item 3, 19 & suite)
— Les rescapés du double tremblement de terre qui a fait au moins 22 morts dans l'ouest de l'Afghanistan continuaient d'attendre l'arrivée de l'aide humanitaire, après avoir passé une seconde nuit en plein air par des températures glaciales. (cf. item 12)
SURPRISE DU JOUR : "Le harfang des neiges est un oiseau fascinant, encore plus pour les amateurs d'oiseaux dans la région de Washington, où sa présence est vraiment rare. C'est un sacré truc !", Scott Weidensaul, co-responsable du projet SnowStorm, qui répertorie sa présence en Amérique du nord (cf. item 4)
INITIATIVES DU JOUR : — L'Equateur a officiellement agrandi de près de 60% sa réserve marine des Galapagos, paradis de la biodiversité dans l'océan Pacifique. (cf. item 2 & suite)
— Comme chaque année à la mi-janvier, des bénévoles comptent les hérons cendrés, canards, oies migratrices… dans le cadre d'un programme mondial visant à mieux connaître ces populations d'oiseaux d'eau, parfois malmenées par les activités humaines. (cf. item 6)
— L'administration Biden a annoncé un investissement de 1,1 milliard de dollars pour venir au secours du parc national des Everglades, écosystème unique au monde du sud de la Floride, menacé par le changement climatique. (cf. item 13)
DÉCOUVERTES DU JOUR : — Des chercheurs allemands ont découvert en Antarctique sous la glace de la mer de Weddell la plus grande frayère connue à ce jour. (cf. item 7 & suite)
— Alors que les récifs coralliens souffrent du changement climatique, un récif de coraux géants en forme de rose et en bonne santé, a été découvert à plus de 30 mètres de profondeur au large de Tahiti. (cf. item 14, suite & 18)
ÉTUDES & RAPPORT DU JOUR : — Pour avoir une chance de se reproduire l'éléphant de mer mâle doit absolument grossir, pour dominer ses congénères et prendre la tête d'un harem, mais cet impératif le pousse dans des zones de pêche aussi riches que dangereuses, selon une étude. (cf. item 9 & suite)
— La transmission du virus par l’homme aux animaux « présente un risque pour les grands félins en captivité », met en garde l’étude menée par l’université de Pretoria. (cf. item 10 & suite)
— Les efforts de conservation « classiques » de la biodiversité, tels que les réseaux d’aires protégées, les plans de protection des espèces ou les mesures de restauration, ne seront absolument pas suffisants pour arrêter la perte de diversité animale et végétale. (cf. item 11 & suite)
ENTRETIEN DU JOUR : Elizabeth Kolbert, la journaliste et auteure du best-seller La Sixième Extinction, a rencontré des chercheurs qui, à travers le monde, tentent de réparer la nature. (cf. item 8 & 20)
RARETÉ DU JOUR : Cela n'arrive qu'une fois sur 100 : une éléphante a donné naissance à des jumeaux dans la réserve de Samburu, dans le nord du Kenya. (cf. item 15)
DÉCISION DU JOUR : Le Conseil Constitutionnel a maintenu la disposition contestée par les chasseurs à savoir le fait qu’ils devaient assumer seuls les dégâts causés par les sangliers aux exploitations agricoles. (cf. item 17)
LISTE ROUGE DU JOUR : En Guadeloupe et suite à des analyses réalisées qui ont porté sur une série de groupes d’espèces des milieux terrestres, d’eau douce et marins, il ressort au total 16 espèces ayant déjà disparu, 85 menacées et 48 sont quasi menacées. (cf. item 16)
NOTRE ACTU : A suivre sur notre site Internet <http://www.fondation-nature-homme.org/>, Facebook <https://www.facebook.com/FondationNH/>, Twitter <https://twitter.com/fondationNH> ou Instagram <https://www.instagram.com/fondationNH/>.
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> Le temps est venu de poser les premières pierres d’un nouveau monde <https://www.fondation-nicolas-hulot.org/le-temps-est-venu-lappel-de-nicolas-hulot-pour-poser-les-premieres-pierres-dun-nouveau-monde/>
> 10 mesures pour juger de la pertinence des programmes des candidats aux élections municipales <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/ecolos-et-sociales-les-prochaines-municipales>
> Baromètre des mobilités du quotidien - Coût, manque d'alternatives : les Français prisonniers de la voiture <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/cout-manque-dalternativesles-francais-prisonniers-de-leur-mode-de-transport>
> Guide en ligne. 7 propositions pour contribuer au grand débat national <http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/7-propositions-pour-contribuer-au-grand-debat-national/>
> Pétition. L’Affaire du Siècle. Climat : stop à l’inaction, demandons justice ! <https://laffairedusiecle.net/>
> Let’sbio ! Le Bonus cantine Bio et Locale <https://www.letsbio.org/>
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> Une collection de vidéos pour décrypter les enjeux écologiques et climatiques <https://www.youtube.com/playlist?list=PLh--7obE3XQ4Ku7J6VzsvlsKayQqvJTq9>
> Pétition. TAFTA, CETA : des traités climaticides qui menacent nos démocraties. <http://fondation-nicolas-hulot.org/action/tafta-ceta-des-traites-climaticides-qui-menacent-nos-democraties/?_ga=1.254849352.1537587716.1214298697>
> Crèches : arrêtons d’intoxiquer nos enfants <https://www.youtube.com/watch?v=FMjygtDmPSM>
> L'APPEL DES SOLIDARITÉS porté par plus de 80 ONG & associations de tous horizons <http://www.comite21.org/reseau-adherents/actualites.html?id=11056>
> 2nd édition de My Positive Impact : les 6 lauréats du public et les 3 lauréats du jury <https://www.fondation-nicolas-hulot.org/trophees-pour-le-climat-my-positive-impact/>
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1- Vivre extrêmement vieux… comme le pin aristé, The Conversation, 12/01/22, 21:37
Par Thierry Gauquelin, Professeur émérite, Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE), Aix-Marseille Université (AMU)

L’espérance de vie de nos compatriotes, menacée ou non par la pandémie de Covid-19, est aujourd’hui au cœur des discussions. Elle renvoie plus globalement à la question de la longévité, inscrite dans le patrimoine génétique des espèces animales et végétales, dont les scientifiques tentent de percer les secrets.
Chez les animaux, l’attention s’est notamment dirigée vers les protées, ces étranges et fascinants amphibiens cavernicoles, pesant une vingtaine de grammes et capables de vivre jusqu’à une centaine d’années, aussi longtemps qu’un éléphant.
Mais ce sont aussi vers les arbres qu’il faut se tourner. Parmi ceux-ci, les célèbres pins aristés de Californie détiennent les records d’âge, avec des individus vivants de 4 500 voire 5 000 ans, contemporains donc des pyramides d’Égypte.
Ces pins (les Great Basin Bristelcone Pines pour les États-Uniens) de l’espèce Pinus longaeva, s’épanouissent entre 3 000 et 3 800 mètres d’altitude sur les sommets arides balayés par le vent des White Mountains californiennes, marquées par le froid hivernal intense et la sécheresse estivale.
>> Suite à lire et à voir à :
<https://theconversation.com/vivre-extremement-vieux-comme-le-pin-ariste-174362>
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2- L'Equateur agrandit sa réserve marine des Galapagos, AFP, 15/01/21, 02:00

L'Equateur a officiellement agrandit vendredi de près de 60% sa réserve marine des Galapagos, paradis de la biodiversité dans l'océan Pacifique, a constaté l'AFP.
A bord d'une embarcation scientifique du Parc national des Galapagos (PNG), mouillant au large de l'île de Santa Cruz (l'une des cinq îles de l'archipel), le président équatorien Guillermo Lasso a signé le décret créant une nouvelle réserve naturelle baptisée "Fraternité".
Cette réserve marine de 60.000 km2 s'ajoute à la réserve de 138.000 km2 existant depuis mars 1998, célèbre notamment pour ses tortues et sa très riche faune marine. 
L'archipel équatorien, qui a inspiré la théorie de l'évolution du naturaliste anglais Charles Darwin, compte désormais 198.000 km2 de zone marine protégée.
La création de "Fraternité" est un "message clair au monde", a déclaré à cette occasion M. Lasso. Il s'agit d'"une nouvelle relation avec la Terre, une nouvelle façon de comprendre ce que signifie le progrès de l'humanité", a-t-il assuré.
Le président colombien Ivan Duque et l'ancien président américain Bill Clinton ont assisté à l'événement, de même que des représentants des gouvernements du Costa Rica et du Panama.
La nouvelle réserve, au nord de l'archipel, s'étend jusqu'à la frontière maritime du Costa Rica. Elle forme un corridor marin qui se connecte à la zone protégée de Cocos (Costa Rica), suivant un couloir naturel de migration de la faune marine.
Les zones protégées des îles de Malpelo (Colombie) et de Coiba (Panama) doivent ultérieurement s'y ajouter pour créer une réserve de biosphère marine transfrontalière, qui sera alors une zone exempte de pêche industrielle sur plus de 500.000 km2, dans des eaux où évoluent tortues de mer, baleines, requins et raies manta.
- "Nécessité vitale" -
Cette nouvelle réserve "garantira la survie de 40% des espèces marines du monde", a assuré le président colombien Duque.
"Nous sommes peut-être un petit territoire (...) mais la planète est aussi la nôtre", a plaidé de son côté le président Lasso, qui avait annoncé la création de cette nouvelle ère protégée lors de la COP26 de Glasgow en Ecosse, en novembre dernier, en échange d'une réduction de sa dette internationale.
"Les mers sont de grands régulateurs du climat mondial", a-t-il ajouté, soulignant que "prendre soin d'elles n'est pas un idéalisme naïf, c'est une nécessité vitale".
L'archipel des Galapagos, qui doit son nom aux tortues géantes endémiques qui y vivent, est situé à 1.000 km des côtes de l'Equateur et classé Patrimoine mondial et réserve mondiale de biosphère pour sa flore et sa faune uniques. 
Cette zone, protégée et où la pêche industrielle est interdite, est la deuxième plus grande au monde et compte plus de 2.900 espèces marines.
En mars 2016, l'Equateur avait créé un sanctuaire supplémentaire de 38.000 km2 dans les Galapagos pour protéger le requin-marteau (Sphyrnidae), une espèce menacée.
<https://www.geo.fr/environnement/lequateur-agrandit-sa-reserve-marine-des-galapagos-de-pres-de-60-207925>
Sur le même sujet : 
> La surface de la réserve marine des Galapagos agrandie de près de 50 % <https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/15/la-surface-de-la-reserve-marine-des-galapagos-agrandie-de-pres-de-50_6109562_3244.html>, Le Monde avec AFP, 15/01/22, 04h00
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3- Deux éléphants meurent au Sri Lanka après avoir mangé du plastique, Slate, 15/01/22, 12h52
Repéré par Barthélemy Dont sur Associated Press

La dégradation de leur habitat naturel pousse les bêtes au plus près des zones habitées.
Les éléphants du Sri Lanka sont en danger. Alors que leur habitat naturel se dégrade de plus en plus, les animaux se rapprochent des zones habitées, où ils sont victimes des braconniers, et des fermiers dont ils détruisent les cultures.
Affamés, les éléphants se tournent parfois vers les décharges, où ils ingèrent du plastique et des objets coupants. Ce qui endommage leurs intestins : «Ils arrêtent alors de s’alimenter et deviennent trop faibles pour supporter leur poids. (…) Il ne peuvent plus ni manger, ni boire, ce qui accélère leur mort», explique à Associated Press le vétérinaire Nihal Pushpakumara.
Deux éléphants ont ainsi été retrouvés morts dans la décharge de Pallakkadu, à l’ouest de l’île. En moins de dix ans, vingt de ces animaux sont morts dans cette décharge à ciel ouvert. La clôture électrique qui entoure le site a été frappée par la foudre en 2014, puis jamais réparée.
> À lire aussi Le braconnage peut modifier l'ADN des animaux
>> Suite à lire à :
<http://www.slate.fr/story/222197/deux-elephants-meurent-au-sri-lanka-apres-avoir-mange-du-plastique <http://www.slate.fr/story/222197/deux-elephants-meurent-au-sri-lanka-apres-avoir-mange-du-plastique>>
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4- A Washington, on se passionne pour un hibou venu de l'Arctique, AFP, 15/01/22, 07:00
Ulysse Bellier

La nuit est tombée à Washington, mais ils sont quelques dizaines de curieux à observer, jumelles ou téléobjectif en main, une apparition extraordinaire : un somptueux rapace venu de l'Arctique, perché tout près du Capitole américain. 
Le bruit court depuis quelques jours : un harfang des neiges est en ville.
"Il est là !", s'exclame l'un des ornithologues amateurs du jour, et les trépieds galopent pour trouver un meilleur angle de vue. 
"C'est génial", s'enthousiasme Meleia Rose, emmitouflée dans un large manteau. "J'observe les oiseaux depuis longtemps, et c'est la toute première fois que je vois un harfang des neiges! Je vais l'inscrire dans ma liste".
L'observation des oiseaux ("bird watching") est une activité populaire aux Etats-Unis, et la présence depuis une semaine, au cœur de la capitale fédérale, de ce seigneur de la toundra constitue un événement pour les passionnés.
- Alerte oiseau rare -
D'ici, "on peut voir le Capitole... C'est frappant, ce contraste entre la vie sauvage et la ville, particulièrement à Washington, avec tous ces monuments emblématiques", poursuit-elle, son compagnon Alex à ses côtés. Le couple s'est offert une baby-sitter pour la soirée afin de venir ici avec leur longue-vue.
Comme nombre de curieux du soir, Meleia Rose a été alertée par eBird, un réseau alimenté par des ornithologues amateurs qui signalent la présence d'oiseaux rares à la communauté - 200 millions d'observations notées en 2021 dans le monde par 290.000 passionnés.
Cette fois-ci, les photographes ne sont installés ni en forêt ni sur les rives d'un lac, mais entre l'imposante façade de la gare de Washington, Union Station, et un boulevard passant, sur ce terre-plein central peuplé de tentes de sans-abri et infesté de rats, proies de ce hibou des neiges.
Celui-ci est identifié, avec son plumage tacheté gris et blanc, comme une jeune femelle. Perchée du haut d'une statue comme en pleine toundra, elle balaie de ses yeux jaunes cerclés de blanc l'esplanade de la gare, à l'affût de tout rongeur qui pourrait finir dans ses griffes.
- Un "visiteur arctique" -
Parmi la foule de curieux, ces derniers jours devant Union Station, l'ambassadeur de Suisse aux Etats-Unis, Jacques Pitteloud, passionné d'ornithologie.
"Voir le harfang des neiges dans un cadre aussi improbable était un plaisir très spécial", a déclaré le diplomate à l'AFP, qui avait "depuis longtemps" le harfang des neiges sur sa "liste".
Avec leurs immenses ailes blanches, ces "oiseaux des neiges et des glaces" sont "comme des créatures d'un autre monde", s'émerveille Kevin McGowan, professeur au laboratoire d'ornithologie de l'université Cornell. 
Le harfang des neiges niche l'été dans les zones arctiques du cercle polaire et la plupart des individus migrent vers le sud pour passer l'hiver - mais s'arrêtent habituellement au niveau de la frontière Canada-Etats-Unis.
Sa présence dans une zone si méridionale, "c'est comme avoir un ours polaire dans son quartier", poursuit l'ornithologue.
- Harry Potter -
"C'est un oiseau fascinant, encore plus pour les amateurs d'oiseaux dans la région de Washington, où sa présence est vraiment rare. C'est un sacré truc !", confirme à l'AFP Scott Weidensaul, co-responsable du projet SnowStorm, qui répertorie sa présence en Amérique du nord.
Dans sa doudoune noire, Edward Eder est en train de préparer son immense appareil photo pour ce "visiteur arctique". Déjà présent la veille, le retraité de 71 ans a remarqué que la communauté des observateurs d'oiseaux "a probablement grandi encore davantage durant la pandémie, parce que c'est un hobby où l'on peut maintenir la distanciation sociale, tracer son propre chemin..."
Avec leurs parents qui pointent le doigt vers la statue-perchoir, une poignée d'enfants tentent, eux aussi, d'apercevoir un oiseau qu'il ont peut-être vu dans Harry Potter : la "chouette" Hedwige, fidèle compagnon de l'apprenti sorcier, est un harfang des neiges.
<https://www.geo.fr/environnement/a-washington-les-americains-se-passionnent-pour-un-hibou-venu-de-larctique-207949>
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5- A Tonga, les habitants fuient le tsunami après l'éruption du volcan, AFP, 15/01/22, 13:00

Les habitants des îles Tonga fuyaient samedi vers les hauteurs face au tsunami provoqué par une nouvelle éruption massive - entendue jusqu'à des centaines de kilomètres - du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha'apai.
"Un tsunami de 1,20 m a été observé à Nuku'alofa", la capitale du pays, a annoncé le Bureau australien de Météorologie. Le précédent tsunami n'avait pas dépassé 30 cm. Et l'alerte venait d'être levée lorsque le volcan a à nouveau fait éruption.
"C'était une explosion massive", a expliqué au site d'informations Stuff une habitante, Mere Taufa, qui se trouvait à ce moment-là chez elle, en train de préparer le dîner.
"Le sol a tremblé, la maison entière était secouée. Ca venait par vagues. Mon jeune frère pensait que des bombes explosaient près de chez nous", a-t-elle raconté.
Quelques minutes plus tard, l'eau a envahi leur maison, et elle a vu le mur d'une maison voisine s'écrouler.
"Nous avons tout de suite su que c'était un tsunami, avec cette eau qui jaillissait dans la maison. On pouvait entendre des cris partout autour, et tout le monde a commencé à fuir vers les hauteurs", a-t-elle ajouté.
Le roi des Tongas Tupou VI a été évacué du palais royal de Nuku'alofa et emmené vers une villa éloignée des côtes.
L'éruption a duré huit minutes, et était si forte qu'elle a été entendue "comme un bruit de tonnerre lointain" sur les îles Fidji, à plus de 800 km de là, ont déclaré des responsables des Fidji.
Ceux-ci ont également averti les habitants de couvrir les réserves d'eau pour les protéger de pluies ou de cendres acides.
Victorina Kioa, de la Commission des Services publics des Tongas, a appelé la population à "s'éloigner de tous les endroits menacés, c'est-à-dire les plages, les récifs et toutes les côtes plates".
Les autorités ont par ailleurs conseillé à l'ensemble de la population de rester autant que possible à l'intérieur, de porter des masques s'ils doivent sortir et, là aussi, de protéger toutes les réserves d'eau.
Des alertes au tsunami ont également été lancées pour les îles Fidji et Samoa, la Nouvelle-Zélande et l'Australie.
Les autorités australiennes ont averti la population de Sydney et de sa région, les Nouvelles Galles du Sud, de "sortir de l'eau, et de s'éloigner du bord de l'eau".
Le Hunga Tonga-Hunga Ha'apai se trouve sur une des îles inhabitées des Tongas, à environ 65 km de la capitale Nuku'alofa.
<https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/a-tonga-les-habitants-fuient-le-tsunami-apres-l-eruption-du-volcan_160683>
Sur le même sujet :
> Eruption et tsunami dans le Pacifique : gros dégâts aux Tonga, deux mortes au Pérou <https://www.la-croix.com/A-Tonga-habitants-fuient-tsunami-eruption-volcan-alerte-USA-Chili-2022-01-15-1301195021>, AFP, 17/01/22, 01:00
> Éruption explosive aux îles Tonga et tsunami : que s'est-il passé ? <https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/volcan-eruption-explosive-iles-tonga-tsunami-il-passe-96124/>, Futura-sciences, 17/01/22
> Premier décès aux îles Tonga, toujours coupées du monde après une éruption et un tsunami <https://www.letelegramme.fr/monde/premier-deces-aux-iles-tonga-toujours-coupees-du-monde-apres-le-tsunami-18-01-2022-12906374.php>, AFP, 18/01/21, 02:00
> L’inquiétude reste vive au sujet des îles Tonga, coupées du monde depuis l’éruption volcanique <https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/18/l-inquietude-reste-vive-au-sujet-des-iles-tonga-coupees-du-monde-depuis-l-eruption-volcanique_6109872_3244.html>, Le Monde avec AFP, 18/01/21, 02h49
> Des images montrent les îles Tonga dévastées après une éruption et un tsunami <https://information.tv5monde.com/info/des-images-montrent-les-iles-tonga-devastees-apres-une-eruption-et-un-tsunami-440830>, AFP, 19/01/22, 08:00
> Tonga : les avions transportant l'aide d'urgence vont pouvoir atterrir <https://information.tv5monde.com/info/tonga-les-avions-transportant-l-aide-d-urgence-vont-pouvoir-atterrir-440982>, AFP, 19/01/22, 15:00
> Les premiers avions d'aide d'urgence sont arrivés aux Tonga <https://information.tv5monde.com/info/les-premiers-avions-d-aide-d-urgence-sont-arrives-aux-tonga-441127>, AFP, 20/01/22, 19:00
> Les îles Tonga font face à une immense pénurie d'eau potable <https://information.tv5monde.com/info/les-iles-tonga-font-face-une-immense-penurie-d-eau-potable-441357>, AFP, 21/01/22, 12:00
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6- Des milliers de bénévoles sortent leurs jumelles pour compter les oiseaux d'eau, AFP, 15/01/22, 13:00
Laure Fillon

Hérons cendrés, canards, oies migratrices se côtoient dans des marais salants de l'île de Ré. Comme chaque année à la mi-janvier, des bénévoles les compteront dans le cadre d'un programme mondial visant à mieux connaître ces populations d'oiseaux d'eau, parfois malmenées par les activités humaines.
Des bernaches cravants, petites oies venues de Sibérie, noires et blanches, se déplacent en famille sur un plan d'eau de la réserve naturelle de Lilleau des Niges, à la pointe ouest de l'île, en cacardant.
Un peu plus loin, un courlis cendré sonde l'eau de son long bec, à la recherche de nourriture, non loin de canards souchets. Un couple de tadornes de belon, des canards bariolés, est immobile sur l'eau. Et de temps à autre, un héron cendré ou une aigrette s'envole, tandis qu'un faucon crécelle, comme suspendu dans le ciel clair et glacé de janvier, guette une proie.
Tous les oiseaux d'eau, qui dépendent de zones humides pour vivre, seront dénombrés lundi par des bénévoles, comme chaque année à la mi-janvier.
En France, plus de 1.500 ornithologues bénévoles et plus de 250 organismes et associations participent à cette opération coordonnée par l'ONG Wetlands International. 
Au niveau mondial, plus de 150.000 personnes seront mobilisées à partir de samedi pendant un ou deux jours, sur 50.000 zones humides dans 180 pays, dans une fenêtre de sept jours. 
A cette période de l'année, "la nature fait un arrêt sur images", "il n'y a pas de grands déplacements" migratoires, explique Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), l'association qui gère la réserve de Lilleau des Niges.
De plus, les populations de ces oiseaux d'eau sont au plus bas, la mortalité naturelle ayant fait son oeuvre et la période de chasse arrivant à sa fin. "On a potentiellement les reproducteurs de l'an prochain", poursuit Allain Bougrain-Dubourg.
- Importance des zones humides -
La métropole abrite plus de 500 zones humides où les relevés sont effectués régulièrement, dont 48 d'importance internationale pour les oiseaux d'eau, parce qu'ils abritent au moins 20.000 oiseaux d'eau ou 1% des individus d'une population. Deux cents espèces d'oiseaux y sont suivies depuis 1967.
Le comptage se fait selon un protocole précis, reproduit d'année en année, si possible avec les mêmes observateurs, pour obtenir des données les plus solides possibles.
Ce programme répond à deux objectifs, décrit Caroline Moussy, coordinatrice nationale du programme Wetlands: il permet de "déterminer les tendances et les tailles de population à l'échelle des voies de migration", mais aussi d'identifier les zones humides importantes à conserver.
Ces zones humides ont fortement régressé au cours des siècles, victimes de drainages et d'aménagements. Une prise de conscience de leur importance a toutefois eu lieu à la fin des années 1960, comme l'illustre la signature en 1971 d'un traité international sur les zones humides, la Convention de Ramsar.
La création de zones de quiétude et d'alimentation, l'interdiction de la chasse de certaines espèces ont porté leurs fruits : entre 1980 et 2021, les populations d'oiseaux en France métropolitaine ont bondi de 124% toutes espèces confondues. L'an dernier, environ 2,7 millions oiseaux d’eau ont été dénombrés, avec des effectifs stables sur les dernières décennies.
"Cela va cacher une certaine hétérogénéité" selon les espèces, précise toutefois Caroline Moussy, avec par exemple en 2021 des effectifs de grèbes en recul.
Le comptage Wetlands International "montre que les populations d'oiseaux augmentent parce qu'on a créé des réserves nationales et que ces mesures de protection fortes fonctionnent", insiste Cédric Marteau, directeur du pôle protection de la nature à la LPO.
Ces fortes croissances ne signifient pas pour autant que les populations d'oiseaux, dont certaines ont pu être mises à mal par le passé, ont retrouvé leurs niveaux d'origine, nuance-t-il.
Il existe toujours des sujets d'inquiétude. L'évolution des populations en France dépend de mesures de protection prises ailleurs sur les voies migratoires. Certaines espèces restent chassables. Et le développement d'éoliennes en mer le long des routes migratoires des oiseaux est une nouvelle source de préoccupation.
<https://www.lepoint.fr/societe/des-milliers-de-benevoles-sortent-leurs-jumelles-pour-compter-les-oiseaux-d-eau-15-01-2022-2460572_23.php>
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7- Chronique. Des nids de poissons par millions dans l’Antarctique, Le Monde, maj le 17/01/22 à 05h06


Des chercheurs allemands ont découvert sous la glace de la mer de Weddell la plus grande frayère connue à ce jour.
Zoologie. 



Une biomasse considérable





En savoir plus : 
>Report. A vast icefish breeding colony discovered in the Antarctic <https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0960982221016985>, Current Biology, 13 January 2022
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8- La journaliste Elizabeth Kolbert : "Un nombre croissant d'espèces ne peuvent plus survivre sans l'homme", Le JDD, 18/01/21, 06h00
Marianne Enault

Elizabeth Kolbert, la journaliste et auteure du best-seller La Sixième Extinction, a rencontré des chercheurs qui, à travers le monde, tentent de réparer la nature.
Avec son livre précédent, Elizabeth Kolbert a popularisé l'expression "sixième extinction" pour décrire l'accélération de la disparition des espèces. Cela lui a valu le prix Pulitzer. Dans son nouvel ouvrage (Des poissons dans le désert – Quand l'homme répare la nature, Buchet-Chastel, 288 pages, 20,90 euros), la journaliste du New Yorker s'intéresse aux remèdes possibles, et à la façon dont, à travers la planète, des femmes et des hommes tentent de réparer ce que d'autres ont détruit. Le JDD l'a rencontrée.
Pourquoi parler de ceux qui trouvent des solutions aux problèmes causés par d'autres ?
Car nous pouvons encore agir. Et, je l'espère, éviter les pires impacts. Il ne s'agit plus de maîtriser la nature, mais de maîtriser cette maîtrise de la nature.
Si les coraux disparaissaient, les mers seraient visqueuses comme il y a 500 millions d'années !
La technologie, c'est la solution ?
C'est toute la question ! Pour certains, le simple fait de parler de géo-ingénierie [processus qui vise à manipuler et modifier le climat et l'environnement], par exemple, est dangereux. On joue aux apprentis sorciers. Pour d'autres, nous sommes arrivés au point de non-retour et nous allons avoir besoin des technologies. En réalité, cela dépendra de l'usage que l'on en fait.
> Lire aussi - L'alerte de 46 acteurs de la biodiversité : "La moitié de nos activités dépendent d'une nature en bonne santé"
Quel exemple positif d'intervention de l'homme vous a marquée ?
Je raconte la façon dont des scientifiques tentent de préserver les récifs de corail. Une créature sur quatre vivant dans les océans y passe au moins une partie de sa vie. Si ces structures devaient disparaître, les mers seraient visqueuses comme il y a 500 millions d'années ! J'ai rencontré des chercheurs qui s'intéressent aux mécanismes utilisés par les coraux pour lutter contre le stress induit par leur environnement. Ils se sont demandé si ceux-ci pouvaient être développés afin d'aider d'autres types de coraux à surmonter les effets du changement climatique. C'est l'évolution assistée. Leurs résultats sont encourageants.
En anglais, votre livre s'intitule Under a White Sky, littéralement, "sous un ciel blanc". Pourquoi ?
Cela fait référence au blanchiment des nuages, la technique qui consiste à pulvériser des gouttelettes d'eau salée dans l'air pour créer une sorte de brouillard artificiel. La brume salée favoriserait, en théorie, la formation de nuages de couleur claire qui réfléchiraient la lumière du soleil vers l'espace, contrant ainsi le réchauffement planétaire. Manipuler les nuages… Nous espérons que ça fonctionnera, mais nous pouvons aussi le craindre. La géo-ingénierie pourrait changer la couleur du ciel ! L'homme se substitue à la nature pour prendre les choses en main, pour le meilleur et pour le pire. La nature ne pourra-t‑elle survivre qu'en cessant d'être naturelle ? C'est toute la question.
Nous passons notre temps à déplacer des espèces sans même nous en rendre compte !
Pour sauver la nature, doit-on forcément l'assister ? C'est le cas dans Des poissons dans le désert, qui est le titre de votre livre en français.
Dans les années 1950, l'écosystème du Devils Hole, près de la Vallée de la Mort [aux États-Unis], qui abrite un poisson unique au monde, Cyprinodon diabolis, s'est retrouvé menacé par la proximité d'un site d'essais nucléaires. À l'époque, on a fait des travaux pour loger les employés, des puits ont été creusés à moins de 250 mètres du "trou du diable". Le niveau de l'eau a baissé. Plus tard, on a donc décidé de construire une réplique artificielle du Devils Hole pour protéger les cyprinodons. Mais en les transférant, on a transporté des coléoptères. Ceux-ci ont apprécié le béton et se sont reproduits beaucoup plus vite que dans la nature. Ils se sont mis à manger les bébés cyprinodons. On a dû installer des pièges. La réplique du Devils Hole, c'est un gardien pour 13 poissons ! Il est plus facile de détruire un écosystème que d'assurer son bon fonctionnement. Un nombre croissant d'espèces ne peuvent plus survivre sans intervention humaine.
Les espèces invasives sont l'une des principales causes de perte de biodiversité. Pourquoi ?
Au milieu des années 1800, on a utilisé les crapauds-buffles ­d'Amérique pour lutter contre les larves de coléoptère qui ravageaient les cultures de canne à sucre dans les Caraïbes ou en Australie. Mais les coléoptères se perchent trop haut pour que les crapauds puissent les atteindre. Alors ces derniers ont trouvé d'autres proies, se sont reproduits en très grand nombre et se sont déplacés. En Australie, qui n'avait pas d'espèce de crapaud indigène, il y en a aujourd'hui des millions. Or ils sont toxiques. Quand on les attaque, ils libèrent une substance visqueuse qui paralyse le cœur. Ils tuent les chiens, par exemple. Pour s'en débarrasser, des recherches sur les gènes sont menées. On cherche à supprimer leur toxicité ou leurs fonctions reproductrices. Voilà un problème que l'on a créé. Nous passons notre temps à déplacer des espèces sans même nous en rendre compte ! Dans les eaux de ballast des bateaux, par exemple. C'est impossible à contrôler, et les conséquences sont parfois désastreuses.
• La génétique est-elle l'une des solutions ?
La question est de savoir comment nous allons utiliser ces techniques. Veut-on rendre toutes les créatures plus résilientes, et si non, lesquelles ? Il va falloir bien réfléchir, débattre avant d'agir. Car dans ce monde-là, les frontières entre l'homme et la nature, déjà brouillées, sont presque dissoutes.
<https://www.lejdd.fr/Societe/la-journaliste-elizabeth-kolbert-un-nombre-croissant-despeces-ne-peuvent-plus-survivre-sans-lhomme-4088157>
9- Pour se reproduire, l'éléphant de mer doit grossir, au risque d'en mourir, AFP, 19/01/22, 09:00
Pierre Celerier

Le choix est cornélien : pour avoir une chance de se reproduire l'éléphant de mer mâle doit absolument grossir, pour dominer ses congénères et prendre la tête d'un harem, mais cet impératif le pousse dans des zones de pêche aussi riches que dangereuses, selon une étude publiée mercredi.
Impossible de confondre un mâle et une femelle chez cette espèce de pinnipède (éléphants de mer, phoques, morses, otaries...). Par la masse imposante du premier, qui dépasse allègrement la tonne et demie, trois fois celle de la femelle. Sans parler de son appendice nasal, une sorte de trompe épaisse qui lui vaut son nom de pachyderme marin. 
Ce dimorphisme sexuel se traduit par un mode d'alimentation radicalement différent, et une équipe de scientifiques californiens, menée par la professeure Sarah Kienle, de l'Université texane Baylor, pense savoir pourquoi. 
"La stratégie de recherche de nourriture des éléphants de mer représente un compromis entre sa récompense et le risque de mortalité", selon l'étude parue dans Royal Society Open Science.
Tout commence à terre, dans une baie, où les colonies d'éléphants de mer du Pacifique nord s'articulent en harems, "variant de quelques femelles jusqu'à 40 ou 50, mené par un mâle alpha, avec quelques autres mâles bêta à la marge", explique à l'AFP le Pr Kienle. 
C'est "un des systèmes de reproduction les plus compétitifs de la planète", notent les auteurs de l'étude, qui ont analysé les données d'une colonie californienne de 39 mâles et 178 femelles sur dix ans. "Seul un petit pourcentage de mâles, les plus gros et plus dominants, s'accouplent avec les femelles", selon le Pr Kienle. 
La fenêtre de tir est courte, de un à trois mois par an, quand la colonie se forme à partir de décembre pour la reproduction. Le reste de l'année est dévolu à une longue expédition de pêche en mer, interrompue par un court séjour pour la mue. 
- Combats de sumos -
A terre, les mâles s'engagent dans une série de confrontations, vocales et posturales, et au besoin dans une lutte de sumos accompagnée de morsures, qui détermine leur hiérarchie. 
Le poids de l'animal est déterminant pour gagner le rôle de dominant, puis le maintenir pendant la saison de reproduction, au cours de laquelle il ne peut s'alimenter et où il peut espérer s'accoupler jusqu'à plus d'une cinquantaine de fois. 
"Il y a une pression énorme sur les mâles pour grossir, le plus vite possible, afin d'être compétitifs pour ces rares chances de se reproduire", explique le Pr Kienle. 
Les femelles ont une contrainte différente. Mettant bas une fois par un ou deux ans, leur priorité est de durer, pour procréer au maximum. 
Ces deux traits spécifiques à chaque sexe se traduisent par des stratégies de recherche de nourriture diamétralement différentes. 
Les femelles s'aventurent jusqu'à mille kilomètres du plateau continental Pacifique, privilégiant les fonds océaniques, jusqu'à -500 ou -600 m, pour se repaître de poissons et calamars. 
Elles délaissent la zone de nourriture des mâles, située en bordure du plateau continental, et à bien plus faible profondeur, en moyenne -230 m. Une zone avec "une forte concentration de proies", selon l'étude, à base de poissons, céphalopodes et petits requins. 
Un adulte mâle d'environ une tonne y gagnera ainsi la moitié de son poids pendant la campagne. Un gain jusqu'à six fois supérieur à celui des femelles, mais non sans conséquence sur son espérance de vie. 
"Les mâles ont six fois plus de risque de mourir durant leurs quêtes alimentaires en mer que les femelles", selon les observations. 
Même si la cause principale de mortalité reste à investiguer, la Pr Kienle fait "l'hypothèse que la prédation explique le taux de mortalité plus élevé des mâles, car ils se nourrissent dans des zones prisées par leurs prédateurs" : le requin blanc et l'orque. 
Ce qui réduit d'autant la population de mâles aptes à se reproduire. Sans changer grand chose au bout du compte, puisqu'un très petit nombre d'entre eux perpétue l'espèce, de toutes façons.
<https://information.tv5monde.com/info/pour-se-reproduire-l-elephant-de-mer-doit-grossir-au-risque-d-en-mourir-440978>
Sur le même sujet : 
> To reproduce, the elephant seal must grow, at the risk of dying <https://turnednews.com/to-reproduce-the-elephant-seal-must-grow-at-the-risk-of-dying/>, TurnedNews, January 19, 2022
En savoir plus :
> Trade-offs between foraging reward and mortality risk drive sex-specific foraging strategies in sexually dimorphic northern elephant seals <https://royalsocietypublishing.org/doi/10.1098/rsos.210522>, Royal Society Open Science, 19 January 2022
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10- En Afrique du Sud, des pumas et des lions contaminés par le Covid-19, Le Monde avec AFP, 19/01/22, 09h19 

La transmission du virus par l’homme aux animaux « présente un risque pour les grands félins en captivité », met en garde l’étude menée par l’université de Pretoria. 
Deux pumas et trois lions vivant en captivité dans un zoo en Afrique du Sud ont été contaminés par le Covid-19, le virus ayant vraisemblablement été transmis par des membres du personnel asymptomatiques, selon une étude publiée mardi 18 janvier.
La transmission du virus par l’homme aux animaux « présente un risque pour les grands félins en captivité », met en garde l’étude menée par l’université de Pretoria. Notamment car les tests PCR ont montré que les félins étaient positifs jusqu’à sept semaines après avoir été contaminés, suggérant que les animaux puissent être touchés par « une forme plus grave de la maladie », souligne le rapport.
Symptômes similaires à ceux des humains
L’étude a été lancée après que trois lions d’Afrique ont été testés positifs au Covid-19 en 2021. Ils présentaient des symptômes similaires à ceux des humains : difficultés respiratoires, écoulements nasaux, toux. Une lionne a développé une pneumonie.
Cinq employés du zoo en contact avec les animaux ont été testés positifs, laissant penser que l’origine de l’infection venait de l’homme. Le séquençage des tests a établi qu’il s’agissait du variant Delta, alors dominant en Afrique du Sud.
Un an auparavant, deux pumas présentant des signes d’anorexie et souffrant de diarrhée et d’écoulement nasal avaient aussi été testés positifs au Covid-19. Ils ont été guéris au bout de trois semaines. Dans leur cas, ni la source de contamination ni le variant n’avaient pu être déterminés.
<https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/01/19/en-afrique-du-sud-des-pumas-et-des-lions-contamines-par-le-covid-19_6110078_3212.html>
Sur le même sujet : 
> En Inde, un léopard contaminé par le SARS-CoV-2. Des pumas et des lions infectés dans un zoo en Afrique du Sud <https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2022/01/21/en-inde-un-leopard-contamine-par-le-sars-cov-2-des-pumas-et-des-lions-infectes-dans-un-zoo-en-afrique-du-sud/>, Blog Réalités biomédicales, 21/01/22
En savoir plus : 
> University of Pretoria-led study reveals COVID-19 Delta variants transmitted from humans to animals <https://www.up.ac.za/news/post_3043447-university-of-pretoria-led-study-reveals-covid-19-delta-variants-transmitted-from-humans-to-animals>, January 18, 2022
> Video. Scientists at the University of Pretoria found out that three lions were infected with COVID-19 <https://www.youtube.com/watch?v=V5JlAxWqkEw>, Wion, January 19, 2022
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11- Pour protéger la biodiversité, des scientifiques appellent à des changements majeurs, Le Monde, 19/01/22, 10h49 
Perrine Mouterde

Une cinquantaine d’experts publient un rapport sur les moyens d’atteindre des objectifs ambitieux de conservation du vivant alors que la COP15 a de nouveau été reportée. 
Vingt-et-une cibles, dix jalons, quatre grands objectifs… Le projet de nouveau cadre mondial sur la biodiversité est, pour le moins, touffu. Pour aider les décideurs à prioriser leurs actions, une cinquantaine d’experts de 23 pays publient, sous la houlette du programme de recherche bioDiscovery et du Groupe sur l’observation de la Terre – réseau d’observation de la biodiversité, un rapport d’évaluation du texte présenté en juillet 2021. « Nous avons souhaité montrer aux négociateurs ce que la littérature scientifique la plus récente dit concernant les moyens de mettre un terme à l’érosion de la biodiversité », explique Cornelia Krug, directrice de bioDiscovery et chercheuse à l’université de Zurich, en Suisse.
La publication de ce document, mercredi 19 janvier, intervient dans un contexte compliqué pour les négociations internationales. La 15e conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique, qui s’est ouverte officiellement en octobre en Chine et devait se tenir au printemps, a de nouveau été reportée en raison de la situation sanitaire, sans qu’aucune nouvelle date n’ait été annoncée. Ce rendez-vous doit aboutir à la conclusion d’un cadre mondial visant à mettre fin, d’ici à 2030, à l’effondrement sans précédent de la biodiversité. Une réunion importante, qui doit permettre aux négociateurs de se rencontrer en présentiel pour la première fois en deux ans, est toutefois prévue à la mi-mars en Suisse.
> Lire aussi : Biodiversité : avec sa « déclaration de Kunming », la Chine lance la négociation d’un nouveau cadre mondial.
L’occasion, pour les auteurs du rapport, de faire passer un message fort : les efforts de conservation « classiques », tels que les réseaux d’aires protégées, les plans de protection des espèces ou les mesures de restauration, ne seront absolument pas suffisants pour arrêter la perte de diversité animale et végétale. Or depuis le début des négociations, l’attention s’est en grande partie focalisée sur l’objectif de protéger 30 % des terres et des mers d’ici à 2030, porté par une coalition internationale présidée par la France et le Costa Rica.
« Changements radicaux nécessaires »
« Il existe de très bonnes preuves que nous échouerons de nouveau à atteindre des objectifs ambitieux si l’accent est trop mis sur les aires protégées au détriment d’autres actions urgentes visant à lutter contre les menaces qui pèsent sur la biodiversité, explique Paul Leadley, auteur de plusieurs rapports de la plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes) et professeur à l’université Paris-Saclay. Les gouvernements sont clairement aux prises avec l’ampleur et la profondeur des changements radicaux nécessaires mais ces changements seront grandement bénéfiques aux populations à long terme. »
Transformer le système de production alimentaire, réduire massivement les subventions néfastes dans les secteurs de la pêche ou de l’agriculture, limiter les pollutions… « Les 21 cibles, ce n’est pas à la carte, insiste Aleksandar Rankovic, enseignant à Sciences Po Paris. Il n’y en a pas une qui va permettre de régler 70 % du problème alors que le reste serait accessoire. » « L’Ipbes et d’autres, à la COP26 sur le climat par exemple, ont déjà dit qu’il fallait mettre en œuvre des changements transformateurs mais il est important de le répéter pour accroître la prise de conscience », ajoute Cornelia Krug.
> Lire aussi la tribune : « Les réactions à “Don’t Look Up” font l’impasse totale sur la crise de la biodiversité »
Les auteurs du rapport recommandent par ailleurs de mieux prendre en compte les différentes dimensions de la biodiversité – diversité génétique, des espèces, des écosystèmes… – ou encore d’améliorer le processus de suivi des progrès. « Pour le climat, les chercheurs ont un rôle-clé pour évaluer assez régulièrement les objectifs fixés par chaque Etat et dire si la somme de ces efforts est suffisante,explique Paul Leadley. Nous n’avons pas le même niveau de réactivité ni le même type d’interfaces entre politiques et scientifiques pour la biodiversité. » Des discussions sont en cours, dans le cadre des négociations pour la COP15, concernant la création d’un mécanisme de transparence et de responsabilité.
<https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/19/pour-proteger-la-biodiversite-des-scientifiques-appellent-a-des-changements-majeurs_6110090_3244.html>
En savoir plus :
> Expert input to the post-2020 global biodiversity framework : transformative actions on all drivers of biodiversity loss are urgently required to achieve the global goals by 2050 <https://drive.google.com/file/d/1RB1IDpA9yUWZ9DbQOTOGpwQNb6e8j-2L/view>, Convention of Biological Diversity, 14 January 2022
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12- Afghanistan : les rescapés du double séisme meurtrier attendent toujours de l'aide, AFP, 19/01/22, 13:00

Les rescapés du double tremblement de terre qui a fait lundi au moins 22 morts dans l'ouest de l'Afghanistan continuaient mercredi à attendre l'arrivée de l'aide humanitaire, après avoir passé une seconde nuit en plein air par des températures glaciales.
Les sauveteurs ont aussi poursuivi leurs recherches à Qadis, un district rural et difficile d'accès qui a été le plus sévèrement touché, fouillant les décombres pour trouver d'éventuels survivants.
Deux séismes d'une magnitude 4,9, et 5,3 sont survenus lundi à deux heures d'intervalle, selon l'Institut sismologique américain (USGS), endommageant des centaines d'habitations dans la province de Badghis, épicentre des secousses.
Si quelques rescapés ont pu s'abriter à Qadis dans des tentes amenées par des équipes humanitaires, beaucoup ont dû passer une nouvelle nuit en extérieur, a constaté un correspondant de l'AFP. L'aide arrive au compte-gouttes et la majorité des victimes n'a obtenu aucun soutien.
"Nous n'avons reçu aucune aide", a déclaré à l'AFP Najibullah Najibi, qui se retrouve sans toit avec 19 autres membres de sa famille après l'effondrement de leur maison.
"Nous avons passé la nuit dans une tente qui nous avait été donnée l'an passé quand nous avions été touchés par des inondations", a-t-il ajouté.
"Nous avons perdu tout ce que nous avions. Nous sommes sans abri. Tout est enterré sous les décombres", a constaté Abdul Rahman, un autre survivant.
Quand la première secousse a été ressentie, la panique a saisi les habitants, a-t-il raconté. "Tout le monde s'est mis à crier. Chacun, dans chaque maison, en est sorti précipitamment et s'est enfui".
Des images vidéo montrent des maisons en terre entièrement détruites, où des enfants fouillent dans les ruines pour récupérer ce qui peut l'être.
- 'Enterrés sous les murs' -
Un rescapé, le visage couvert de boue, pouvait être vu déambulant avec un enfant dans les bras parmi les gravats, parsemés de vêtements, tapis et biens divers.
"Les murs nous sont tombés dessus. Nous avons été enterrés sous les murs (...) Seules nos têtes étaient hors de la terre", a décrit un autre villageois, Khair Mohammad.
Beaucoup craignent que de nouvelles pluies ne fragilisent un peu plus les maisons qui sont encore debout. Près d'un millier d'habitations ont été endommagées, selon les autorités talibanes.
Celles-ci ont assuré que de l'aide allait être envoyée, sous la forme de tentes, nourriture et médicaments.
Ce désastre survient alors que l'Afghanistan subit déjà une situation humanitaire catastrophique, nourrie par de fortes sécheresses et qui a été aggravée par le retour au pouvoir des talibans en août.
La famine menace aujourd'hui 23 millions d'Afghans, soit 55% de la population, selon l'ONU qui dit avoir besoin de 4,4 milliards de dollars des pays donateurs pour financer les besoins humanitaires dans le pays cette année.
L'Afghanistan est fréquemment frappé par des séismes, en particulier dans la chaîne montagneuse de l'Hindu Kush qui se trouve à la jonction entre les plaques tectoniques eurasienne et indienne.
Ils ont souvent des conséquences désastreuses, en raison de la faible résistance des maisons afghanes dans les zones rurales.
<https://information.tv5monde.com/info/afghanistan-les-rescapes-du-double-seisme-meurtrier-attendent-toujours-de-l-aide-440997>
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13- L'administration Biden vole au secours du marécage des Everglades, AFP, 19/01/22, 20:00

L'administration Biden a annoncé mercredi un investissement de 1,1 milliard de dollars pour venir au secours du parc national des Everglades, écosystème unique au monde du sud de la Floride, menacé par le changement climatique.
Cette enveloppe, la plus importante jamais dédiée à ce joyau naturel selon la Maison Blanche, provient d'un gigantesque programme d'investissements de 1.200 milliards de dollars dans les infrastructures américaines. 
Ce plan, ratifié en novembre dernier, est considéré comme l'une des rares réussites du président Joe Biden, qui s'attache désormais à en décliner les mérites.
Les Everglades, vaste ensemble de marécages, "fournissent de l'eau potable à plus de 8 millions d'habitants de Floride, alimentent les 90 milliards de dollars d'économie du tourisme de l'Etat et abritent des dizaines d'espèces menacées", selon un communiqué de la Maison Blanche.
"Mais la hausse du niveau de la mer et d'autres effets du changement climatique mettent en danger cet écosystème", constate-t-elle.
L'investissement de 1,1 milliard de dollars doit servir en particulier à réguler le niveau d'eau douce dans cette zone de marécages de 600.000 hectares, considérée comme unique au monde.
Cela fait plus de vingt ans que l'avenir des Everglades est une source de préoccupation, mais jusqu'ici peu de projets destinés à préserver le parc national ont abouti.
En 2000 déjà, le Congrès américain avait donné son feu vert à un projet co-financé par l'Etat de Floride et le gouvernement fédéral pour protéger la zone, déclarée réserve de biosphère par l'Unesco en 1976.
L'objectif était de créer un système complexe de canaux, digues, barrages et pompes. Mais seul un des 68 grands chantiers du plan initial de l'an 2000 a été entièrement achevé.
<https://information.tv5monde.com/info/l-administration-biden-vole-au-secours-du-marecage-des-everglades-441086>
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14- Un récif de coraux géants découvert au large de Tahiti, AFP, 20/01/22, 06:00

Des scientifiques ont découvert un récif de coraux géants en forme de rose et en bonne santé, à plus de 30 mètres de profondeur au large de Tahiti, une découverte importante alors que les récifs coralliens souffrent du changement climatique.
"Il s'agit de l'un des plus grands récifs coralliens au monde à se trouver à plus de 30 mètres de profondeur", indique dans un communiqué l'Unesco, qui soutient cette mission scientifique. "L'état impeccable des coraux en forme de rose et l'étendue de la zone qu'ils recouvrent en font une découverte très inhabituelle", souligne l'Unesco.
Le récif s'étend sur trois kilomètres de long et entre 30 et 65 mètres de large, entre 35 et 70 mètres de profondeur, précise l'Unesco. Certains coraux géants mesurent deux mètres de diamètre.
"C'est une zone peu explorée. Ce que nous connaissons bien ce sont les zones comprises entre zéro et 30 mètres", explique à l'AFP Laetitia Hedouin, biologiste marine et spécialiste des coraux, du centre de recherche français CNRS et de l'organisme de recherche environnementale CRIOBE.
"Ces coraux ne présentent pas de signes de stress ni de maladie", poursuit-elle, alors que des coraux situés plus près de la surface en Polynésie française ont connu un épisode de blanchiment en 2019. Des étoiles de mer peuvent également ravager les coraux en les dévorant.
L'expédition de plongée a eu lieu en novembre 2021, grâce à des équipements de plongée spécifiques pour descendre aussi loin. "L'équipe a effectué des plongées totalisant environ 200 heures pour étudier le récif et a pu assister à la ponte du corail", précise l'Unesco.
Des capteurs de température ont été déposés dans la zone. "Nous sommes au début d'un programme de surveillance que nous espérons à long terme", pour mieux comprendre pourquoi ce récif corallien n'a visiblement pas souffert du changement climatique et quelle est sa dynamique de population.
Cette découverte pose aussi la question de "la prise en compte de ces zones profondes dans l'élaboration des aires marines protégées", souligne Laetitia Hedouin.
L'état des connaissances des océans est encore limité, avec seuls 20% des fonds marins de la planète (...) cartographiés", souligne l'Unesco.
<https://information.tv5monde.com/info/un-recif-de-coraux-geants-decouvert-au-large-de-tahiti-441133>
Sur le même sujet : 
> Un grand récif corallien profond découvert près de Tahiti <https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/01/23/un-grand-recif-corallien-profond-decouvert-pres-de-tahiti_6110637_1650684.html>, Le Monde, 23/01/22, 14h49
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15- Au Kenya, rare naissance de jumeaux éléphants, AFP, 20/01/22, 18:00

Cela n'arrive qu'une fois sur 10: une éléphante a donné naissance à des jumeaux dans la réserve de Samburu, dans le nord du Kenya, a annoncé jeudi une association de protection de cette espèce menacée.
L'association Save the Elephants a indiqué que les jumeaux - un mâle et une femelle - avaient été repérés le week-end dernier par des guides lors d'un safari dans cette réserve située à environ 300 kilomètres de la capitale Nairobi.
Des vidéos montrent les nouveaux-nés, âgés de seulement quelques jours, apprivoisant leur nouvel environnement de savane aux côtés de leur mère prénommée Bora et de leur frère aîné, né en 2017.
Les éléphantes ont la plus longue durée de gestation de tous les mammifères, portant leurs petits durant près de 22 mois et donnant naissance environ tous les quatre ans.
"On trouve rarement des jumeaux parmi les populations d'éléphants, ils ne représentent qu'environ 1% des naissances", a déclaré dans un communiqué le fondateur de Save the Elephants, Iain Douglas-Hamilton, tout en appelant à la prudence. 
Les jumeaux éléphants ne s'en tirent pas toujours: les derniers jumeaux nés à Samburu en 2006 n'ont survécu que quelques jours.
"Très souvent, les mères n'ont pas assez de lait pour nourrir deux petits", explique Douglas-Hamilton dans un communiqué: "Les prochains jours seront critiques pour les nouveaux jumeaux, mais nous croisons tous les doigts pour qu'ils survivent."
On compte environ 36.280 éléphants au Kenya, selon les chiffres du premier recensement national de l'ensemble la faune sauvage du pays réalisé en 2021. 
Ce chiffre constitue une augmentation de 12% par rapport à la population enregistrée en 2014, lorsque le braconnage pour l'ivoire était plus élevé.
L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a averti l'année dernière que le braconnage et la destruction de l'habitat, en particulier en raison de la conversion des terres pour l'agriculture, avaient un effet dévastateur sur le nombre d'éléphants à travers l'Afrique. 
La population d'éléphants de savane africaine a plongé d'au moins 60% au cours des 50 dernières années, ce qui a entraîné le reclassement de cette espèce comme "en danger" dans la dernière mise à jour de la "Liste rouge" des espèces menacées de l'UICN.
<https://information.tv5monde.com/afrique/au-kenya-rare-naissance-de-jumeaux-elephants-441228>
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16- Fortes pressions sur la faune de Guadeloupe - Liste rouge des espèces menacées en France, Comité Français de l’UICN, 20/01/22

Dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, le Comité français de l’UICN, l'OFB et le MNHN présentent, les résultats de l'évaluation de l’état de santé de la Faune de Guadeloupe.
Nous vous prions de trouver ci-dessous l'annonce de ces résultats.
> Liste rouge des espèces menacées en France : Fortes pressions sur la faune de Guadeloupe
Marqué par un riche patrimoine naturel, l’archipel de la Guadeloupe abrite une biodiversité remarquable confrontée à de nombreuses menaces. L'état des lieux portant sur 574 espèces de la faune mené dans le cadre de la Liste rouge nationale montre que près de 15 % d’entre elles sont menacées et que 16 espèces ont déjà disparu. Ces résultats ont été établis par le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’Office français de la biodiversité (OFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), grâce à la mobilisation de naturalistes et de scientifiques spécialistes de la faune guadeloupéenne.
Les analyses réalisées ont porté sur une série de groupes d’espèces des milieux terrestres, d’eau douce et marins : oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens, poissons et macro-crustacés d’eau douce, mollusques, papillons de jour, libellules, abeilles, mantes, phasmes et une partie des coléoptères. Au total, 16 espèces ont déjà disparu, 85 sont menacées et 48 sont quasi menacées.
Cet état des lieux révèle :
- Des atteintes importantes aux habitats terrestres et aux cours d’eau
- Une pression des prélèvements et des espèces exotiques envahissantes
- Des menaces en mer
- Un grand nombre d’extinctions et des défis pour l’avenir
Face à ces défis, des mesures de protection des espèces ont été mises en place, des milieux naturels terrestres et marins bénéficient désormais d’aires protégées et des programmes de conservation ont été déployés. Il apparaît toutefois essentiel de renforcer ces actions pour enrayer les pressions, améliorer la préservation des habitats naturels et restaurer les espèces les plus menacées pour éviter leur disparition. Les résultats de la Liste rouge contribuent à identifier les priorités et permettront d’orienter les stratégies de connaissance et de conservation, pour sauvegarder le patrimoine naturel exceptionnel et remarquable de la Guadeloupe.
<https://uicn.fr/liste-rouge-faune-guadeloupe/>
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En images
17- Les Sages ont tranché : c'est bien aux chasseurs de payer les dégâts des sangliers, TF1, journal de 13h, 20/01/22

Les chasseurs contestaient le fait de devoir assumer seuls les dégâts causés par les sangliers aux exploitations agricoles. Une disposition maintenue ce jeudi par le Conseil Constitutionnel.
La décision était très attendue par les agriculteurs comme par les chasseurs : ces derniers devront continuer à indemniser les agriculteurs pour les dégâts aux récoltes causés par le gibier, en particulier les sangliers mais aussi les cerfs et chevreuils, a tranché ce jeudi 20 janvier le Conseil Constitutionnel, au grand dam de la Fédération nationale des chasseurs (FNC).
Cette indemnisation est prise en charge exclusivement par les fédérations départementales de chasse, à partir d'un certain seuil et suivant un barème, selon une loi des années 1960. Et rien ne devrait donc bouger, bien que leur budget soit désormais insuffisant aux yeux de la FNC. C'est elle qui avait saisi le Conseil d'État pour contester le système actuel d'indemnisation, une question renvoyée en octobre devant le Conseil constitutionnel pour voir si cette disposition législative est contraire aux droits et libertés garantis par la Constitution.
>> Suite à lire et reportage à voir à :
<https://www.lci.fr/environnement-ecologie/les-chasseurs-doivent-continuer-d-indemniser-les-agriculteurs-en-cas-de-degats-de-sangliers-tranchent-les-sages-2207731.html>
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18- Polynésie : l'exceptionnelle découverte d'un photographe français au large de Tahiti, TF1, journal de 20h, 20/01/22

Il croyait découvrir des coraux, il a arpenté un jardin de roses unique au monde. Le 20H de TF1 dévoile des images exclusives des recherches du photographe Alexis Rosenfeld, en mission pour l'Unesco, au large de Tahiti.
De Tahiti, on connaît surtout les cartes postales de la surface ou les photos que l'on peut faire soi-même avec ses palmes et son tuba. Mais Alexis Rosenfeld, qui parcourt les mers de la planète sous le parrainage de l'Unesco, pour une mission de 10 ans destinée à sensibiliser à la situation "dramatique" des océans, part à la découverte de mondes inexplorés. Et le photographe, que TF1 accompagne dans les profondeurs des eaux polynésiennes dans la vidéo du 20H ci-dessus, n'est pas à l'abri de grandes surprises. 
L'exploration de ce jour-là se déroule entre 40 et 80 mètres de profondeur. Et ce que le photographe et les scientifiques qui l'accompagnent vont découvrir va largement dépasser leurs espérances : en plein cœur du Pacifique, un récif corallien profond, aux allures de champs de roses géantes, qui pourrait être l'un des plus grands du monde. Une vallée très esthétique pour le photographe, une mine d'informations pour les scientifiques. Pour le moment, les chercheurs ont déjà identifié trois kilomètres de ce récif en parfaite santé et préservé des perturbations environnementales. 
> Suite à lire et reportage à voir à :
<https://www.lci.fr/voyages/video-polynesie-un-extraordinaire-jardin-de-corail-decouvert-au-large-de-tahiti-par-le-photographe-francais-alexis-rosenfeld-2207688.html>
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19- Sri Lanka : les éléphants de la décharge, TF1, journal de 20h, 21/01/21

Au Sri Lanka, privés de leurs milieux naturels, les éléphants n'ont d'autre choix que de se rapprocher des villes pour trouver de la nourriture. Certains ont investi les décharges au risque de s'intoxiquer. Récit de nos reporters sur place.
Dans la vidéo en tête de cet article, au milieu des ordures, ce troupeau d'éléphants et d'éléphanteaux est en plein repas alors qu'un peu plus loin, l'un d'eux semble à l'agonie. Sur cette décharge srilankaise, deux pachydermes sont morts ces derniers jours. D'après les autopsies, il n'y avait aucun doute sur l'origine de leur décès. "Des sacs plastiques, des emballages alimentaires et d'autres matières non digestibles étaient présents en masse dans leur estomac et dans tout leur système digestif", alerte Nihal Pushpakumara, vétérinaire, spécialiste de la faune sauvage.
Ce type d'accident se multiplie depuis quelques années. Sur cette île vit la deuxième plus grande population d'éléphants d'Asie. Mais leur habitat naturel se réduit et la cohabitation avec l'homme est toujours plus difficile. "Les éléphants viennent à la décharge pour manger. S'ils ne trouvent pas de nourritures, ils viennent dans nos villages et détruisent nos plantations", regrette Kamarudeen Mohamed Rameez, habitant d'Ashraff Nagar (Sri Lanka).
En 2019, 100 Srilankais ont été tués par des pachydermes et 200 éléphants abattus par l'homme, alors que c'est un animal sacré dans ce pays. "Le principal problème aujourd'hui, c'est que ces éléphants n'ont pas suffisamment de places pour vivre. Leurs habitats sont fragmentés. Le forêt est rasée, découpée. Les blocs forestiers dans lesquels ils vivent sont trop petits maintenant pour accueillir des populations importantes. Donc, ils rentrent en conflit avec les activités humaines", explique Arnaud Gauffier, directeur des programmes "WWF France". Au Sri Lanka, en un siècle, la population d'éléphants a baissé de moitié. Pour les protéger, les décharges sont censées être entourées de clôtures électriques. Mais cette mesure est peu respectée.
> Reportage de E. Lefebvre & T. Leroy à voir à :
<https://www.lci.fr/environnement-ecologie/video-sri-lanka-les-elephants-de-la-decharge-2207878.html>
Et aussi :
> Une photo déchirante d’éléphants qui mangent des déchets remporte le premier prix <https://www.ipnoze.com/elephants-mangent-dechets-decharge-tharmaplan-tilaxan/>, !pnoze, 12/10/20, 00h34
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Une publication
20- Des poissons dans le désert - Quand l'homme répare la nature, d’Elizabeth Kolbert, Editions Buchet-Chastel, 20/01/22

Ainsi qu'Elizabeth Kolbert l'a montré dans son précédent livre, La Sixième Extinction (prix Pulitzer 2015), l'homme par sa seule présence sur Terre affecte l'environnement, mettant son intelligence au service de la destruction de la vie. Mais cette intelligence lui donne aussi la capacité de réparer les dommages qu'il fait subir à la nature. Qu'il s'agisse de ces chercheurs d'Hawaï mettant au point une espèce de corail susceptible de résister à l'acidification des océans ; de ces ingénieurs qui ont électrifié la rivière Chicago pour préserver la faune des Grands Lacs de la carpe asiatique ou de cette entreprise en Islande qui propose de capturer le carbone émis dans l'atmosphère pour le stocker sous forme de pierres, Elizabeth Kolbert est partie à la rencontre de celles et ceux qui tentent de restaurer notre environnement. 
A l'écart de tout militantisme, elle raconte ce moment extraordinaire où le seul moyen de garder une planète vivable est de se substituer à la nature et de prendre les choses en main... pour le meilleur comme pour le pire. Reportage de premier ordre sur nos efforts extraordinaires pour adapter la planète à l'homme, Des poissons dans le désert nous donne aussi à réfléchir sur l'humanité et le paradoxe d'aujourd'hui : la nature ne pourra survivre qu'en cessant d'être naturelle.
Des poissons dans le désert - Quand l'homme répare la nature, d’Elizabeth Kolbert, Editions Buchet-Chastel, 20/01/22, ISBN : 978-2-283-03530-6, EAN : 9782283035306, 288 pages, 20,90 € ou 14,99 en ebook.
<https://www.buchetchastel.fr/catalogue/des-poissons-dans-le-desert/>
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Une annonce
21- Fête de la Nature : dates et thématiques 2022, Lettre du 20/01/22

Chères organisateurs, chères organisatrices,
C’est accompagné de nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année que toute l’équipe de la Fête de la Nature vous annonce le lancement de son édition 2022 !
Cette 16e Fête de la Nature se déroulera du 18 au 22 mai 2022. Et cette année, ce ne sera pas une mais plusieurs thématiques qui guideront cette édition. Vous les retrouverez de façon plus détaillée avec des idées d’actions à mettre en place sur notre site. Cette liste s'enrichira prochainement, avec la proposition d'autres approches.
Bien sûr, le respect de ces thématiques n’influe en rien sur l’attribution du label. Celles-ci permettent essentiellement de mettre en avant des sujets de découverte et encourager le renouvellement ou la création de nouvelles manifestations. Libre à vous de faire d’autres propositions ! 
Comme les années précédentes, l’objectif est de sensibiliser les publics à la nature et à ses enjeux, de favoriser le partage des connaissances, et de valoriser le travail de chacun et chacune : le tout dans un esprit festif et de convivialité ! 
Si ce n'est pas le cas, vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire et remplir votre profil organisateur avec l’aide des tutoriels vidéo mis à votre disposition !
Très cordialement,
L'équipe de l'association de la Fête de la Nature
Les thématiques 2022
A vous de vous imprégner de ces thématiques diverses et variées et de commencer à imaginer les prémices de vos futures manifestations !
> Découvrir l'édition 2022 et ses thématiques <https://fetedelanature.com/edition-2022>
<https://fetedelanature.com/newsletter-du-20-janvier-2022>
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